Bafoussam : La grève des commerçants n’était qu’un canular
© Mutations : Robert Nkaké | 10 avr. 2017 10:58:39 | 11369Annoncé pour durer trois jours, le mouvement d’humeur s’est achevé brusquement.
Le mouvement d’humeur des commerçants de la ville de Bafoussam, entamé le 3 avril 2017, a été assimilé à un ‘‘poisson d’avril’’ de mauvais goût. Car la farce, arrivée trop tard dans la nuit du 2 avril alors que l’évènement était caduc, est aussitôt morte de sa propre mort. L’ambiance est redevenue habituelle.
Sur place, des langues qui se délient estiment que c’est une supputation : «Quelques individus mal intentionnés et non identifiés ont voulu créer une psychose à travers des tracts ventilés nuitamment, question de rapprocher Bafoussam aux autres villes qui vivent dans une situation délétère», explique un commerçant qui a requis l’anonymat. Au marché ‘‘A’’, par exemple, grand pôle de convergence des populations, la sérénité est revenue.
Toutes les boutiques ont les portes grandes ouvertes, à côté des étals qui accueillent un grand monde. Des commerçants vaquent paisiblement à leurs occupations. Les clients et autres badauds ne sont pas en reste dans cette mouvance canularesque. «C’est une bombe. Et nous pensons qu’il faut ouvrir une enquête pour déterminer quels sont les véritables commanditaires de ces tracts et les interpeler. Je le dis parce que nous sommes très souvent informés à temps et nous réunissons pour nous organiser, afin de savoir la conduite à tenir. Il n’y avait rien de tout cela cette fois-ci», explique un autre.
Qui dénonce d’ailleurs l’attitude fuyarde des chefs de blocs et de soi-disant associations des commerçants et même des éventuels syndicats des commerçants et consommateurs qui ont été dupés. Pour ce commerçant qui a ouvert le premier jour, même les médias sont tombés dans le piège de ces grévistes véreux.
«Il y aurait eu connivence quelque part. Mais, la méthode adoptée par les grévistes a été bancale», suppose-t-il. Malgré tout, l’échec de cette grève n’est pas loin du signe avant-coureur d’une situation latente. Ce qui en appelle à certains commerçants malins de payer leurs impôts pour ne pas voir leurs magasins placés sous scellés, pour cause de la détention des marchandises non déclarées.
Lire aussi
Université de Yaoundé I : La justice enterre définitivement le doctorat de Damaris Mandob
Kumbo : Les autorités locales autorisent les marches
Les avocats dénoncent la volonté de soustraire le corps de Victor Fotso aux enquêtes (vidéo)
Paris : Voici les causes exactes du décès de Victor Fotso
Urgent: La dépouille de Fotso Victor pourrait quitter la France ?
CETTE CÉLÈBRE PROSTITUÉE GHANÉENNE AFFIRME AVOIR CHOISI LA PROSTITUTION PAR PARESSE
Elections 2020 : Un gendarme candidat sur les listes de Bello Bouba Maïgari
MARIAGE: LA BONNE ROBE N'EST PAS CELLE QUI ÉTALE VOTRE CAPITAL SÉDUCTION
Bafoussam : La grève des commerçants n’était qu’un canular
Evocation : La petite histoire de l’Etoile du Cameroun
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
LA SDFISATION DE L'OPPOSITION CAMEROUNAISE
Joël Image: Le regard d'un talent de la photographie en Belgique
ESSTIC: LE JOURNALISTE HILAIRE SOPIE PARTAGE SON EXPÉRIENCE AVEC LES ÉTUDIANTS
Texticules de Hugues Seumo: Vous avez dit que nous avons tous faim ?
livre « L’Univers de la radiotélévision au Cameroun : Acteurs, organisation et pratiques »
il y a un mois
Professeur ghanéen tué aux USA : sa femme accusée de meurtre
Douala : un hôtel de luxe à 220 milliards dans un pays sans routes
Impact-100 : 100 candidats, un parti secret, un pari risqué
Douala : D'une querelle sentimentale à une affaire d'armes, une comptable clame son innocence
COLOGNE : RUDOLF DOUALA MANGA BELL ENTRE DANS LA MÉMOIRE DE LA VILLE
il y a un an