« Ça ne vient pas de très loin » : la phrase du préfet de l’Océan sur le meurtre de Fifinda
© Camer.be : Toto Jacques | 06 nov. 2026 11:48:00 | 531Le chef supérieur de Fifinda a été assassiné dans son palais. Le préfet de l’Océan assure que le crime « ne vient pas de très loin ».
Fifinda, 5 novembre : le palais devient une scène de crime
Le jour se lève à peine, jeudi 5 novembre 2026, quand la nouvelle tombe à Fifinda. Sa Majesté Innocent Ondoa Nkou, chef supérieur Evouzok-Ewondo, a été assassiné dans son palais. Un assassinat « barbare ». Le mot n’est pas neutre. Il dit la violence du geste.
Le préfet du département de l’Océan, Bouba Haman, s’est rendu sur les lieux avec son état-major, « à l’effet de s’enquérir de la situation ». La formule est administrative. Le déplacement, lui, ne l’est pas. Un préfet qui arrive au palais d’un chef supérieur le jour même, c’est une mesure du poids du crime.
Ce que le préfet Bouba Haman a dit, mot pour mot
Face aux journalistes présents, le préfet a tenu un raisonnement. Il n’est pas « passé par quatre chemins ». Seuls des familiers du palais, a-t-il expliqué, pouvaient aussi facilement localiser le chef. Puis la phrase : « Ça ne vient pas de très loin. »
Quatre mots. Ils orientent l’enquête vers l’entourage immédiat du palais. Ils disent aussi, entre les lignes, que l’autorité administrative n’exclut pas une main connue.
Bouba Haman a ajouté que « tout sera mis en œuvre » par les pouvoirs publics pour que les auteurs de ce « crime crapuleux » soient « démasqués ». C’est un engagement. Pas un résultat.
La piste des familiers : une hypothèse, pas un verdict
Il faut tenir les deux bouts. D’un côté, une déclaration officielle qui désigne une direction. De l’autre, aucune mise en cause nommée. Le préfet n’a cité personne. Il n’a parlé ni de suspect, ni de mobile.
« Ça ne vient pas de très loin » est une intuition d’enquêteur formulée en public. Ce n’est ni une preuve, ni un réquisitoire. À ce stade, la seule chose établie, c’est que les pouvoirs publics affirment avoir été saisis.
Pourquoi le titre de chef supérieur pèse dans ce dossier
Au Cameroun, « chef supérieur » n’est pas un titre honorifique vague. C’est une catégorie administrative reconnue, qui place son titulaire à un niveau élevé de la hiérarchie traditionnelle. Le chef Evouzok-Ewondo de Fifinda n’était donc pas le notable d’un simple village.
Le « maître des céans ». L’expression place le souverain dans un registre symbolique lié à l’eau et à la mer. Nous n’avons pas d’élément, à ce stade, pour en dire davantage. Mais elle indique qu’on touche à une autorité symbolique, pas à un simple administré.
Ce que l’enquête doit encore établir
Les questions s’empilent. Combien d’assaillants ? Par où sont-ils entrés ? Le palais était-il gardé ? Le chef vivait-il seul ? Existe-t-il des images, des témoins directs, des traces ?
Une autre question, plus large, reste ouverte. Un chef supérieur assassiné chez lui, c’est un signal envoyé à toute une chefferie. Dans le département de l’Océan, le sujet dépasse Fifinda.
Que s’est-il passé à Fifinda ?
Sa Majesté Innocent Ondoa Nkou, chef supérieur Evouzok-Ewondo de Fifinda, a été assassiné dans son palais au petit matin du jeudi 5 novembre 2026.
Qui était le chef Innocent Ondoa Nkou ?
Il portait le titre de chef supérieur Evouzok-Ewondo de Fifinda. Le texte source ne donne ni son âge, ni la durée de son règne, ni le détail de son parcours.
Quand le crime a-t-il eu lieu ?
Au petit matin du jeudi 5 novembre 2026, selon le texte.
Que veut dire le préfet par « ça ne vient pas de très loin » ?
Il suggère que les auteurs connaissaient le palais et le chef. C’est une orientation d’enquête, pas une accusation nommée.
Y a-t-il des suspects ?
Aucun suspect n’est nommé dans le texte. Aucune interpellation n’y est mentionnée.
Le chef était-il seul dans son palais ?
Le texte ne le précise pas.
Que font les autorités ?
Le préfet de l’Océan s’est rendu sur place avec son état-major. Il affirme que tout sera mis en œuvre pour identifier les auteurs.
Pourquoi ce crime secoue-t-il autant ?
Parce qu’il touche un chef supérieur, une autorité traditionnelle reconnue, tué dans son propre palais. Le retentissement dépasse la localité de Fifinda.
Lire aussi
« Ça ne vient pas de très loin » : la phrase du préfet de l’Océan sur le meurtre de Fifinda
Plaidoyer de Shanda Tonme auprès du premier ministre pour un traitement valorisant de la diaspora
Yaoundé : un faux agent de la DSP arrêté avec un arsenal de guerre
Election à la tête de la FIFA: Soutiens panafricains à la candidature du Dr Jean Crépin Nyamsi
Bamenda : Berinyuy Blandine retrouvée morte à Nkwen
Innocent Ondoa Nkou, ex-DGA de la BICEC, tué à la machette
Distinction:l’Association camerounaise du froid et de la climatisation sacrée meilleure d’Afrique
Comment MTN Cameroun contribue à l’inclusion sanitaire à Douala
Dimako : une restauratrice arrêtée avec un sac d’ossements humains
Yaoundé : le « Colonel » de 16 ans et sa bande de faux élèves
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
Franck Biya reçoit Albert II à dîner, Paul Biya absent
Djeuga Palace : la Cour d'appel bloque l'expulsion de l'État
L'actualité dans la presse camerounaise de ce 30 octobre 2026
Le Ndolè décroche son passeport officiel à l'OAPI
Obala : une élève de 15 ans retrouvée chez un homme, puis boit de l’eau de javel
il y a un mois
Après-Biya : l'option Franck Biya qui rassure Washington
Transition au Cameroun : l'appel solennel de 11 personnalités
Féminicides / Novembre 2026 : Ces engagements aux lois qui placent le parlement face à l'histoire
CNC vs MINCOM : Canal+ au cœur d'une guerre d'État
Nécrologie/ Football : Le dernier coup de tête de Jean Manga Onguéné
il y a un an