Au-delà de la sémantique guerrière : ALERTE SUR LE SORT D’UN MONDE AU BORD DU PRECIPICE
© Correspondance : Shanda Tonme | 27 avr. 2026 11:04:01 | 4113Sommes-nous exposés au règne des satanistes ?
Les enseignements de la théorie et de la pratique diplomatique, prescrivent des attentions spéciales qui induisent une valorisation des moindres signes, des moindres déclarations et des actes les plus anodins, pour situer aussi bien les significations du temps immédiat, que les articulations prospectives. Ainsi en vient-on à conclure, que tout ce qui fait et défait les rapports entre les nations et conditionnent en retour le destin de l’humanité entière, s’articule moins sur les conclusions des grandes analyses et plus sur la compréhension objective et première, de tout ce qui à priori revêt le caractère d’une pure banalité.
Dans l’histoire, les gouvernants qui avaient négligé les signes ou mal interpréter leurs implications et motivations, ont perdu leur peuple. Personne dans la pléiade des négociateurs des multiples accords diplomatiques de la fin de la guerre de 1939 – 1945, ne pouvait à priori soupçonner la survenance des brutalités langagières auxquelles nous assistons aujourd’hui. Jamais on n’aurait, parce que l’on sortait des souffrances terribles, imaginer des Européens, des Américains, des Asiatiques tenant un discours de défi contre la paix et la coexistence pacifique.
La guerre dans le subconscient humain avait vécu, avait produit les pires moments, au-delà des génocides, des sacrifices de l’espèce. Parler de guerre, de destruction, d’élimination voire d’éradication d’un peuple, ne pouvait relever que de la folie. On avait vu les Juifs, les Arméniens, les Indiens et dans une moindre mesure, certains peuples être poussés dans l’abîme du génocide. Jamais plus cela, jamais plus ces haines, jamais plus ces destructions et ces types de gouvernance.
Voilà la morale qui ressort de la fin de la dernière grande guerre. Mais que nous sert-on aujourd’hui ? C’est vrai qu’au Vietnam déjà, on avait connu des envahisseurs et agresseurs, qui ont déversé des milliers de tonnes de poison, des substances chimiques pour éliminer, tuer les populations et interdire pour longtemps des cultures. C’était la plus grande puissance planétaire, celle qui se donne des médailles et des lauriers de civilisation avancée. On a géré, nous avons géré, nous avons contemplé avec regrets et désolations, mais le monde a avancé, refusant de comptabiliser les tas de cadavres. Gaza, le Sud Liban, le Soudan, et les autres, ont laissé et laissent des traces, des douleurs et des malheurs, des génocides insoupçonnés. On croyait l’apartheid éradiqué, mais non.
Nous avons avancé, et jusqu’à la rupture sémantique cruelle, quand depuis le bureau ovale à Washington, un président a ramené le monde en arrière, réincarnant comme un diable qui renaît de ses cendres, les affres du passé et redessinant des lendemains sombres pour toute l’humanité. On n’avait plus jamais entendu parler d’un MINISTERE DE LA GUERRE, jusqu’à ce que la folie des rives du Potomac, rebaptise le ministère de la défense de ce nom. Bravo les civilisés, puisque la logique du suivi conséquent, est arrivée avec la promesse de raser toute une civilisation, une des plus anciennes et des plus sublimes, des mieux protégées et des plus adulées. Et puis, les alliés, ses alliés, ont repris et amplifié la chanson, promettant de ramener certains peuples à l’âge de la pierre taillée. Sommes-nous finalement exposés au règne des satanistes ?
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