Deux personnes sont mortes après avoir été percutées par un convoi ministériel à Nkolbisson, Yaoundé. L'identité du ministre et les circonstances restent à confirmer.

Un convoi officiel a fauché deux vies à Nkolbisson ce mercredi matin, deux jours après un drame similaire impliquant le convoi de Paul Atanga Nji à Ngomo.

Nkolbisson, Yaoundé. Ce mercredi matin, 7 octobre 2026. Un convoi ministériel traverse le quartier. Deux personnes sont percutées. Elles ne survivent pas. L'identité du ministre n'est pas confirmée. Les circonstances non plus. Deux jours plus tôt, à Ngomo, sur la route de Bafia, le convoi de Paul Atanga Nji avait déjà tué deux personnes. La question n'est plus de savoir si les convois officiels tuent. Elle est de savoir combien de fois encore.

Nkolbisson, mercredi matin : deux morts sur le passage d'un convoi

Les faits sont établis. Ce mercredi 7 octobre 2026, dans la matinée, un convoi de véhicules officiels circule à Nkolbisson, un quartier de Yaoundé situé sur l'axe lourd vers Douala . Deux personnes sont percutées par des véhicules du convoi. Elles décèdent sur place.

L'information a été relayée par plusieurs médias camerounais . Ce que l'on ne sait pas est presque aussi important que ce que l'on sait. L'identité du ministre concerné n'a pas été officiellement confirmée . Les circonstances exactes de l'accident non plus : vitesse, état de la chaussée, comportement des piétons, partage de la voie. Aucune autorité n'a communiqué à ce stade.

Ngomo, deux jours plus tôt : le même scénario

Le drame de Nkolbisson n'est pas isolé. Dimanche 4 octobre, à Ngomo, sur la route de Bafia, à une cinquantaine de kilomètres d'Obala, le cortège officiel de Paul Atanga Nji, ministre de l'Administration territoriale, percute un véhicule stationné sur le bas-côté . Un chauffeur de profession qui déchargeait son chargement. Et un enfant présent sur les lieux.

Les deux sont tués sur le coup .

Selon des témoignages concordants, le cortège ne se serait pas arrêté . Une source locale décrit : « Pas une seconde de répit pour l'empathie, pas un coup de frein pour l'humanité. La caravane du pouvoir a poursuivi sa route, laissant derrière elle deux corps immobiles dans la poussière et le silence sidéré des témoins. » 

Le ministre Atanga Nji était en route vers Bamenda, où il devait participer à des réunions de sécurité et des activités humanitaires le 5 octobre .

Une colère qui monte

À Ngomo, l'indignation a pris une forme particulière. Des autorités traditionnelles de la localité auraient procédé à des rites sur les lieux du drame. Selon elles, l'accident ne serait pas fortuit. « Il s'agirait d'un sacrifice du ministre pour se maintenir en fonction et avoir une promotion », affirment-elles . Cette thèse, non vérifiée, alimente les spéculations les plus sombres à la veille d'un remaniement ministériel annoncé puis reporté .

À Yaoundé, la colère est plus sourde. Mais elle existe. « On se demande si ces sanctions ne peuvent pas s'appliquer aux ministres ou autorités qui roulent à vive allure sur les routes et tuent nos enfants », interroge un parent qui a perdu son fils dans ce type d'accident . Sa question, personne au gouvernement n'y a répondu.

Une source au ministère des Transports s'est contentée de rappeler que « le département attache du prix à l'importance du respect strict du code de la route » . Sans commenter le drame provoqué par le véhicule du ministre.

Ce que révèlent ces deux séquences

Deux convois officiels. Quatre morts en quatre jours. Un parti au pouvoir qui se déchire sur le contrôle des investitures. Un ministre de l'Administration territoriale en campagne de proximité dans le Nord-Ouest. Un remaniement qui n'arrive pas.

Ces faits, pris isolément, peuvent sembler sans lien. Ils racontent pourtant la même chose : un État qui avance vite, trop vite, sans toujours regarder ce qu'il laisse derrière lui.

Les convois officiels roulent à vive allure. La population le sait. Les autorités le savent. Les drames se répètent. Et à chaque fois, les mêmes questions restent sans réponse.


Que s'est-il passé à Nkolbisson ?
Un convoi ministériel a percuté deux personnes ce mercredi 8 octobre 2026 dans la matinée. Les deux victimes sont décédées sur place. L'identité du ministre impliqué n'a pas été confirmée.

Qui est le ministre concerné ?
L'identité du ministre n'a pas été officiellement communiquée. Plusieurs médias camerounais ont relayé l'information sans préciser son nom.

Y a-t-il eu d'autres accidents récents ?
Oui. Le dimanche 4 octobre 2026, le convoi de Paul Atanga Nji, ministre de l'Administration territoriale, a tué deux personnes à Ngomo, sur la route de Bafia. Le convoi ne se serait pas arrêté.

Pourquoi les convois officiels sont-ils dangereux ?
La vitesse des convois officiels est régulièrement mise en cause. Elle est souvent à l'origine de décès dans les centres urbains et sur les grands axes.