Les Camerounais pessimistes sur l’avenir du pays auront raison dans un an et demi
© Correspondance : Leon Tuam | 09 juin 2017 12:10:26 | 5877De plus en plus l’on parle de la déstabilisation des pays africains et d’ailleurs par des forces exogènes de connivence avec des marionnettes locales. C’est un fait. Mais parfois, certains dirigeants sont ceux-là qui font entrer ces chaos dans leur pays. Le Cameroun actuel figure parmi cette dernière catégorie.
Chaque jour dans les journaux et sur les réseaux sociaux, l’on entend dire et soutenir mordicus que des forces étrangères jalouses des richesses du Cameroun veulent le déstabiliser, le piller et le ruiner. On indexe la France, les Etats-Unis, l’ONU, etc. L’on accuse, accuse et accuse sans fin les autres.
Quand ces accusateurs ont fini de se plaindre, ils jurent que rien de pire n’arrivera au Cameroun ; que le pouvoir en place sera en mesure de faire face à toutes les forces ennemies et sauvera le pays du chaos. Nonobstant cela, les Camerounais sincères sont bien pessimistes quant à l’avenir de ce pays.
Ce sont ces derniers qui semblent avoir le meilleur thermomètre quand il s’agit d’évaluer et dire la santé du Cameroun actuel et des dix-huit prochains mois. Les crises sociales, les dérives étatiques et les injustices sont au zénith, mais les paisibles cris des mécontents sont toujours reçus par des répressions féroces.
Les marches de protestation sont interdites, les grèves sont réprimées, la presse est maltraitée, intimidée et étouffée ; des conférences et meetings des partis politiques sont interdits ou réprimés ; la corruption, le népotisme, les divisions et les discriminations se fortifient et les richesses nationales bradées.
Dans ce pays, le pouvoir fait la sourde oreille aux revendications, y compris à la crise dans les régions anglophones. Aucun effort chez les autorités politiques du pays pour solutionner les crises ou apaiser les colères. Les réponses sont les fausses promesses, l’oppression et la prison. Mais jusqu’où ? Ça tournera mal.
A cette allure, les Camerounais qui ont l’œil déjà larmoyant sur leur beau et riche pays auront raison dans un an et demi. Le chaos est proche. C’est facile de se retrouver avec trois morceaux du Cameroun. Alors, il faudra surtout blâmer le pouvoir en place et non des forces étrangères.
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