La déstabilisation imminente du Cameroun marquera la fin des agresseurs imbéciles au pouvoir
© Correspondance : Leon Tuam | 23 juin 2017 13:10:08 | 5332A la lecture de ce titre, des Camerounais qui en trois décennies ont fignolé l’art de fermer flegmatiquement et fermement les yeux sur des guêpes et sangsues et ont le cran et la manie d’arroser de mercurochrome des plaies caverneuses vont dire : « Celui-ci exècre son pays et ne rêve que guerre et chaos ».
Pourtant, il n’en est rien. Ce sont ceux-là qui veulent à convaincre le peuple que tout va bien et ira mieux demain avec le pouvoir actuel qui sont les vrais ennemis du pays et allongent et closent le cercle des citoyens les plus dangereux qui l’entraînent jour après jour à la putréfaction totale.
Le Cameroun de nos jours –disons-le sans mâcher les mots –est un grand pot traversé par de riches et profondes fissures, et qui n’attend qu’un léger coup bien calculé pour se briser et faire voir tout son contenu monstrueux, triste et nauséabond au monde. Les vrais patriotes doivent aimer et servir la vérité.
Voici un pays où un seul homme détient la clef de tout, et surtout une clef rouillée, dépassée et ruineuse. Le défaut de sagesse, l’apathie et l’égoïsme animal qui font son essence vont conduire le peuple à l’irréparable. Contre la volonté du peuple et sous les louanges de ses flatteurs, il veut s’y éterniser.
Oui, Paul Biya veut continuer sa traîtreuse tâche de fossoyeur du pays jusqu’à la décomposition complète de celui-ci. Sur les armes et les armées du pays qui lui sont soumises, il mise. Lui et son équipe s’y accrochent pour continuer d’agresser de façon imbécile et abjecte le peuple.
Ils entendent continuer d’agresser, de violer et voler les droits du peuple sous toutes les formes : Pauvre système de santé et des soins médicaux, système éducatif et infrastructures inadéquats, confiscation des libertés d’expression et de se réunir, mainmise sur les informations sur la gestion des ressources du pays.
Refus de laisser le peuple choisir des dirigeants compétents qu’il veut avoir, droit d’accès à l’eau potable et à l’énergie électrique non garanti, droit à la souveraineté (indépendance politique, monétaire, culturelle et économique) interdit. Oui, le peuple en est empêché par des gens qu’il n’a pas élus.
Au bord de l’explosion, le pays a besoin à sa tête d’une nouvelle figure politique ouverte aux reformes sollicitées par le peuple : Fin des injustices, de la corruption, du népotisme, d’une gestion aux allures monarchiques et anarchiques, fin des mascarades et des holdups électoraux.
Le peuple hèle des institutions plus aptes à l’éclosion socio-culturelle et économique et défavorables à la prédation des ressources naturelles et humaines nationales. Il veut une large décentralisation ou le fédéralisme, avec élection des gouverneurs, délégués du gouvernement, création d’emplois, etc.
Il n’y a que des Camerounais naïfs ou vendus pour croire que ceci peut se réaliser sous le pouvoir néocolonial en place. Tels des enfants qui jouent à ce que la tornade les surprenne et leur laisse des traces indélébiles, la démarche inepte des dirigeants actuels va conduire à la déstabilisation du pays.
Pour 2018, ils comptent sur les méthodes utilisées pour garder le peuple sous leur joug pendant 35 ans. Erreur ! Le temps du peuple approche. Un peuple mûr résolu de prendre soin de lui-même. Le moment venu, que les agresseurs cupides au pouvoir s’accusent et cessent de parler d’un peuple manipulé.
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