Cameroun: Les opposants camerounais déjà candidats à la présidentielle de 2018 relèvent de l’ordure politique
© Correspondance : Leon Tuam | 13 juin 2017 10:02:19 | 5170Depuis plus d’un an au Cameroun ne se passe de mois, voire de semaine, sans qu’un nouveau candidat à l’élection présidentielle de 2018 se révèle au peuple. Ceci ne figure pas un bon signe pour des Camerounais qui connaissent bien le passé et le présent de leur pays et comprennent vers où il s’en va.
L’œil averti saisit que cette fois-ci si quelque chose de diffèrent, d’original, de sûr et d’assez efficace ne se produit au Cameroun, les jours nouveaux tant voulus par le peuple resteront longtemps un mirage. Cet œil aussi saisit, vu le contexte, que rien de bon ne sortira des choix de ces leaders biscornus.
Pourquoi des candidats sincères dans un pays normal sollicitent-ils les voix du peuple ? Ils demandent ces voix parce qu’ils se sentent compétents et ont quelque chose de mieux qui aide à l’épanouissement du peuple et du pays. Ils le font parce que les dispositions électorales garantissent la transparence.
N’allons pas interroger les programmes politiques et compétences de ces gens de l’opposition qui (comme des êtres entièrement dépêtrés de scrupules) se sont déjà déclarés candidat à la présidentielle de 2018. Agrippons-nous seulement au contexte ou aux conditions électorales actuelles.
Les conditions pour des consultions électorales justes et transparentes sont-elles approximativement réunies au Cameroun ? Toute langue honnête, même celle qui s’intéresse peu à la chose politique répondra par la négative. Ces candidats déclarés diront eux-mêmes, Non. Et pourquoi y aller ?
Depuis 1992, année où la victoire de John Fru Ndi à la présidentielle fut volée par Paul Biya, ce dernier n’a ménagé aucun effort pour lubrifier la machine des fraudes aux consultations électorales. Ces leaders de l’opposition savent bien que même avec un candidat unique, ils en sortiront vaincus ; ils le savent.
La tâche première et essentielle des opposants dans ce pays ce jour, c’est d’ameuter leurs militants pour ensemble forcer et obtenir des dispositions électorales rassurantes. Ceux qui fuient cette voie sont, tel le pouvoir actuel, des traîtres, des hypocrites, des criminels, et relèvent de l’ordure politique.
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