Voici pourquoi la politique de réduction de natalité prônée par Macron et très vite adoptée par les leaders-valets des pays de la CEDEAO échouera
© Correspondance : Leon Tuam | 25 juil. 2017 13:00:46 | 6020Le président français Emmanuel Macron récemment s’est attaqué à la taille de la famille africaine en la présentant comme ce qui le plus faisait obstacle au développement du continent. Mais à côté des vagues d’indignations que cela a suscitées dans les milieux africains à travers le monde, plus poignante, plus avilissante mais moins étonnante a été la réaction des leaders de la CEDEAO.
Après les fraîches attaques d’Emmanuel Macron sur la démographie africaine, le 22 juillet 2017 à Ouagadougou s’est tenue une réunion des parlementaires de la CEDEAO sur la natalité dans la sous-région assortie de la décision d’inciter la femme à n’avoir pas plus de 03 enfants. Ces leaders agents du jeune maître Macron mentent ainsi bassement sur les raisons du retard africain.
Pour nous, les raisons du retard économique et sociopolitique des pays africains et de l’Afrique Noire en particulier sont ailleurs. Ces marionnettes au pouvoir et Macron le savent tous d’ailleurs. Pourquoi ce jeune président veut-il la réduction de la démographie africaine et à qui cela va-t-il profiter ?
L’Afrique est encore sous-peuplée et regorge de ressources incommensurables pouvant soutenir ses populations ; aussi, sa jeune démographie ne représente pas de fait un obstacle notable à l’essor du continent. Les vrais obstacles sont :
Les ingérences et les dominations extérieures, la servitude monétaire à travers le FCFA, le pillage et l’achat au rabais des produits et matières premières de l’Afrique, la mal gouvernance des dirigeants africains eux-mêmes, l’installation et le maintien au pouvoir par des milieux extérieurs des dirigeants-fainéants, les guerres et conflits orchestrés et le manque de solidarité entre les Africains.
L’attaque sur la démographie africaine et l’appel à sa réduction graduelle par Macron ne sont pas soutenus par le souci du progrès de l’Afrique, mais par la peur de l’avenir de son pays qui est une sangsue sur l’Afrique Noire ; ça vient aussi de ce que les richesses africaines qui allaient plus en une direction (la France) vont en toutes directions au moment où la France à genoux en a tant besoin, face aux populations africaines croissantes, informées et révoltées.
La femme africaine moderne ou traditionnelle ne suivra pas Macron et ses valets africains parce qu’aussi les guerres imposées au continent déciment les populations et parce que les taux de mortalité infantile sont encore élevés. L’occident et les traîtres au pouvoir à travers ces guerres et pillages des richesses ont jeté et abandonné les enfants africains dans les bras de la mort partout et à tous âges.
Comment va-t-on parvenir à convaincre des femmes de la Côte d’Ivoire, RCA, Mali, Soudan, Liberia, Sierra Léone, RDC, Rwanda, Angola, Congo, Somalie, Mozambique, Libye, qui ont perdu les leurs ou vu d’autres en perdre dans des guerres d’une barbarie inouïe ou dans des épidémies funestes, de se limiter à 03 enfants ? Ce énième complot contre les peuples africains va échouer.
De même, quelles familles victimes des atrocités de Boko Haram ou témoins de ses cruautés auraient d’oreille pour Macron et ces moutons au pouvoir en Afrique ? Dans cette Afrique où l’incertitude plane partout, quelle femme visitée et endeuillée à cause des négligences des dirigeants du pays n’aurait pas pour frein à la procréation que la ménopause ? Cette campagne échouera.
Le projet d’union entre gens du même sexe (autre voie de limitation des naissances) qu’on a voulu imposer à l’Afrique n’a pas marché tel que prévu. On tente autre chose. La campagne subtile du génocide de la démographie africaine initiée par Macron et déjà adoptée par les dirigeants de la CEDEAO est aussi mort-née, à moins qu’ils ne stérilisent à leur insu les populations.
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