Politique émotionnelle et Culture de l'insécurité permanente à Yaoundé
© Correspondance : CL2p | 27 oct. 2020 14:00:00 | 1939La naturalisation de la violence dans la politique camerounaise n'a rien de nouveau pour les observateurs avisés qui suivent le travail des organisations de défense des droits civiques comme le CL2P.
Cette nouvelle forme de normalité oppressive a germé sous le régime de Yaoundé régie par la discipline répressive, la brutalité des sévices et les normes d'exception qui créent une culture d'insécurité permanente, en particulier pour ceux qui sont perçus comme étant contre le régime. Donc une culture politique ne laissant aucune place pour l'empathie et la compassion, mais pour une hiérarchie rigide, ossifiée, calcifiée sans âme et particulièrement mortelle.
Maintenant, avec le récent massacre de Kumba, les Camerounais ordinaires récoltent la culture mortelle de l'insécurité permanente et nécropolitique mise en place par le régime de Yaoundé. C'est dans ce contexte draconien de la République du Cameroun où des enfants ont péri dans une attaque attribuée aussitôt par les autorités de Yaoundé aux milices dites «sécessionnistes» ...
Remarquons que les mêmes autorités ne s'empressent pas d'initier une enquête indépendante et agitent paradoxalement cette accusation déplacée sur l’illégalité" supposée de l’école où ont péri les enfants; comme pour se dédouaner de toute responsabilité dans l'enlisement particulièrement meurtrier d'une guerre civile qu'elles ont déclarée à d'autres citoyens Camerounais entrés en désobéissance civile contre leur pouvoir centralisé...
Ah il ne faut surtout pas le relever, au moment où nous devons tous dénoncer "les terroristes anglophones" à l'unisson sans aucun rapport d'enquête, en maintenant comme le voudraient le tyran et ses griots nos cerveaux en sommeil très très très patriotique.
Nous osons néanmoins demander si ces assoiffés de sang du régime de Yaoundé et leurs adeptes peuvent réellement enfin comprendre que leur cynisme a des limites, et que le meurtre d'enfants ne doit pas conduire à une émotion feinte ???
Nous en doutons sérieusement, tant ils ne résistent pas à la tentation d'une exploitation malsaine de ce énième massacre effroyable en zone anglophone du Cameroun, difficilement occultable cette fois-ci. Force est de constater une fois de plus que nous sommes encore en présence ici d’un régime diabolique dont les dignitaires carburent littéralement depuis 38 ans aux crimes de sang.
Le Comité de Libération des Prisonniers Politiques – CL2P
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