LA TRISTE FIN D'UN PUTSCHISTE DANS L'ÂME
© Correspondance : Par Jean Gatsi, Coordonnateur de la Convergence Républicaine et du G 80. | 01 nov. 2025 10:56:48 | 3182L'histoire politique du Cameroun vient d'enregistrer un de ses retours de flamme les plus spectaculaires. Hier, Issa Tchiroma Bakary était l'incarnation de l'espoir, l'alternative tant attendue par une frange significative de l'électorat, allant du Littoral à l'Ouest, en passant par le Nord. Ses partisans croyaient en lui, et les chiffres l'ont même placé devant le Président sortant Paul Biya dans quelques régions du pays..
Aujourd'hui, l'homme est aux abois. Le sauveur d'hier, bon diable, est devenu l'objet d'un mépris populaire grandissant, même parmi ses anciens électeurs. Sur les marchés, les commerçants, exaspérés et ruinés par les destructions et pillagesaveugles, le surnomment désormais "Tchoronko", le traitent de bandit, voire de voyou. Tchiroma en bas, Paul Biya en haut, clament-ils. Qu'est-ce qui a pu provoquer un tel retournement ?
Le poison de l'autoproclamation
Le point de rupture fut l'acte fatal : son autoproclamation à la Présidence de la République. En rejetant l'autorité du Conseil Constitutionnel, M. Tchiroma a activé le levier de sa vieille logique putschiste, transformant son combat politique en un appel direct à l'insurrection civile.
L'appel à manifester, lancé juste après cette déclaration illégale, a rapidement dégénéré. Les éléments les plus extrémistes de ses partisans ont profité de ce chaos pour se lancer dans une véritable razzia :
- Vandalisme et pillage : Des commerces ont été saccagés, des biens détruits.
- Destructions : Des bâtiments et des infrastructures ont été brûlés.
- Crimes : Des actes de violence extrêmes, allant jusqu'au meurtre, ont été rapportés. Des miliciens pro tchiroma auraient intégré les manifestations et tiré à bout portant sur des manifestants pour ensuite accuser les forces de maintien de l'ordre via leurs relais mensongers à l'étranger que sont Nzui Manto, Boris Bertholt, Paul Chouta, Calixthe Beyala, Michel Ngatchou et bien d'autres. .
Les conséquences sont immédiates et dramatiques : les prix flambent sur le marché, les stocks sont en rupture, l'activité économique est paralysée. Issa Tchiroma Bakary est devenu la malédiction de ses électeurs et du Cameroun.
Le retournement spectaculaire des électeurs
C'est là que le désaveu populaire est devenu brutal. Les victimes directes de cette violence sont souvent ces mêmes citoyens qui avaient cru en son message. Les commerçants qui avaient voté pour lui et dont les biens ont été complètement détruits ou pillés par les manifestants pro-Tchiroma ne veulent plus entendre parler de lui. Ils regrettent amèrement la situation d'avant, où ils pouvaient au moins vaquer librement à leurs occupations et gagner leur vie.
Le chaos, censé être l'outil de sa "victoire", est devenu le fossoyeur de sa légitimité. Issa Tchiroma Bakary est désormais seul contre tous, désavoué par la rue qu'il a tenté d'embraser.
La justice inéluctable
L'échec politique est total, mais l'épreuve judiciaire ne fait que commencer. Alors que des milliers de jeunes instrumentalisés dans ces violences ont déjà été arrêtés et traduits devant la justice (récoltant individuellement les fruits du désordre qu'ils ont collectivement semé), la loi est désormais aux trousses du principal instigateur.
L'ancien putschiste militaire, qui a prouvé par son entêtement qu'il n'avait pas renoncé à sa logique de force, doit désormais faire face à la rigueur de la loi. Les chefs d'accusation sont lourds : rébellion, insurrection, sédition et autres crimes.
Selon certaines informations, Issa Tchiroma Bakary se terre actuellement dans sa maison à Garoua, attendant l'inéluctable. Son arrestation, qui interviendra à coup sûr, marquera la triste et honteuse fin d'un homme politique qui a préféré le chaos à la légalité, et l'ambition personnelle à la paix de la Nation. Le verdict des urnes fut le rejet, celui de la rue est le mépris, et le dernier sera celui de la Justice. Il est vivement attendu.
Le 31 octobre 2025.
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