Quatre journalistes en garde à vue pour "suspicion de vol des lunettes" d'un ministre
© Camer.be : Isaac Ekwalla | 21 sept. 2026 11:35:02 | 2498Quatre journalistes camerounais ont été interpellés le 16 septembre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, alors qu'ils couvraient la cérémonie de clôture des Journées du Groupe de la Banque Islamique de Développement (BID).
Il s'agit de :
- François Essomba (Chine Afrique)
- Igor Gwet Bibey (Inform Plus)
- Solange Djuikam (Univers http://Info.net)
- Pierre Mouchili (Le Procès International)
Selon le Syndicat National des Professionnels de l'Information et de la Communication (SPIC), ils sont soupçonnés de "vol des lunettes" du Ministre de l'Économie, de la Planification et de l'Aménagement du Territoire (MINEPAT), Alamine Ousmane Mey. Ils sont depuis en garde à vue au Commissariat Central N°1 de Yaoundé.
Une interpellation musclée
D'après le SPIC, les faits se sont déroulés lors de la clôture présidée par le Ministre. Les quatre journalistes, présents dans le cadre strict de leur activité professionnelle, ont d'abord été conduits au Commissariat du 10ème arrondissement de Bastos, avant d'être transférés au Central N°1.
"Ce qui est curieux, c'est la violence de l'interpellation alors qu'ils n'étaient pas les seuls présents à cette cérémonie", souligne le syndicat.
Le SPIC dénonce une détention "arbitraire et abusive"
Dans un communiqué, le SPIC, par la voix de son Secrétaire Général Yannick Ebosse, condamne une procédure qu'il juge contraire au droit national et international.
Le syndicat estime que les arrestations reposent uniquement sur des soupçons, sans élément probant. Il rappelle qu'une détention arbitraire se caractérise par l'absence de mandat, l'iniquité de la procédure et la prolongation abusive de la détention provisoire.
"Étant des responsables de médias bien identifiés, pourquoi n'avoir pas procédé à une simple audition et à leur mise en liberté, au lieu de les incarcérer pendant des jours alors qu'ils font juste l'objet de soupçons ?", s'interroge Yannick Ebosse.
Le SPIC annonce le déploiement, dès ce lundi 21 septembre 2026, de "tous les moyens de droit et de lobbying nécessaires pour faire cesser ces abus caractérisés sur des journalistes en plein exercice de leur profession".
Cette affaire relance le débat sur la liberté de la presse et la protection des journalistes au Cameroun.
Lire aussi
Colonel Ayissi Nanga Parfait: « Martin Savom a tenté de me faire assassiner»
SOAP 2026 : Huawei mise sur la formation pour préparer les talents du numérique
Martinez Zogo : « torturé dans la Prado », dit le colonel
Cameroun : quand les corrompus doivent se contrôler eux-mêmes
Atanga Nji serre la vis aux mototaxis et taxis
Galax Etoga cité dans l’affaire Martinez Zogo
Devi’s Mambo “ le paquebot” : L’artiste, l’administrateur et le bienfaiteur
Affaire Zogo : 48 dossiers fiscaux qui accusent Modeste Mopa
Martinez Zogo : Ayissi Nanga, témoin en sursis
Adja Awa : mort annoncée, vérité absente
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
Les « katikas » veulent renverser la table À qui profiterait la chute de l'État ?
Pour insolvabilité: Le tribunal envoi Tal Hôtel dans la rue à Bafoussam
Hommage, Roger Moindou: Une voix qui ne se contentait pas de voyager dans l'air
Triste anniversaire - 28-10-2021/28-10-2026: trois jeunes brulés vifs à la chefferie Fondjomekwet
Arbitrage : 11,7 milliards saisis, le Cameroun perd encore
il y a un mois
Qassem Bassir : le missile qui a fait reculer l'US Navy
Uranium : le Niger met fin à 50 ans de monopole français
Parfait Ayissi : « tissu de mensonges » ou départ arrangé ?
Axe Douala-Yaoundé : deux accidents, quatre morts ce matin
Claude Le Roy : « Je n'ai qu'une seule envie, c'est de battre le Cameroun »
il y a un an