Maison hantée à Douala : le féticheur s'enfuit
© Camer.be : Avec CT | 18 juin 2026 13:34:33 | 2722Dans la nuit de mardi à mercredi à Bonaberi, un féticheur réputé « très fort » a pris la fuite en plein rituel de désenvoûtement, laissant derrière lui un délégué médical désemparé, une maison aux bruits de chantier et une question qui hante tout le quartier de Mambanda : qu'a-t-il bien pu voir ?
Minuit. Quartier Mambanda-Bonaberi, au lieu-dit « Petit Marécage ». Douala IV.
Une patrouille de gendarmerie fend la nuit. Soudain, un bruit. Provenant d'une maison.
Les militaires s'approchent. À côté du portail, un homme. Tremblant. Valentin T., 44 ans, délégué médical.
Son audition va révéler une histoire à donner froid dans le dos.
Des bruits de chantier, la nuit. Des marteaux, des scies, des voix – alors que la villa est achevée depuis des mois. Un prêtre, de l'eau bénite. Un exorciste, un rituel. Un répit. Puis le retour des forces obscures.
Et pour finir, un féticheur venu de Bekoko, un certain « Malho Malho ». Réputé « très fort ». Capable de « vision à distance ». Il a diagnostiqué : la maison est hantée. Par quoi ? La suite de l'article ne le dit pas. Mais une chose est sûre : le féticheur a pris ses jambes à son cou en plein rituel.
Que s'est-il passé dans cette maison ? Et surtout, qu'a-t-il vu pour s'enfuir en catastrophe ?
L'histoire est réelle. Elle est signée Cameroon Tribune. Et elle fait déjà le tour des réseaux sociaux.
Une villa, quatre ans de travaux, une vie rêvée
Valentin T. est un homme comme tant d'autres. Délégué médical de 44 ans, il a consacré quatre ans de sa vie à construire sa villa à Bonaberi, dans le 4e arrondissement de Douala.
Trois chambres, deux douches, un salon, une cuisine. Le tout dans une barrière soigneusement fermée.
Début 2026. Enfin. Valentin, son épouse, leurs trois enfants et un beau-frère emménagent.
La première semaine est paisible. Le calme avant la tempête.
Les bruits de minuit
Un soir, alors que l'horloge sonne minuit, des bruits s'élèvent du salon. Une « ambiance de chantier », racontera Valentin aux gendarmes.
Des marteaux qui frappent. Des scies qui grincent. Des voix étouffées. Pourtant, la maison est achevée. Pourtant, il n'y a personne.
Valentin entend. Il n'ose pas aller voir.
Le phénomène se répète. Nuit après nuit.
L'eau bénite et le répit éphémère
Au bout d'une semaine de ces nuits blanches, Valentin consulte un prêtre.
Le religieux lui donne de l'eau bénite. À asperger dans la maison et aux alentours.
Pendant trois jours, le calme revient. Puis le « chantier » reprend. Les bruits sont toujours aussi étranges, toujours aussi inquiétants.
L'exorciste et le matériel rituel
Valentin ne baisse pas les bras. Il recourt à un prêtre exorciste.
Le rituel est plus élaboré. Notre délégué médical achète du matériel. Suivant les indications de l'exorciste, il mène lui-même l'opération.
Cette fois, la paix dure plus longtemps. Onze jours de tranquillité.
Le retour de l'ombre
Valentin fait alors venir sa sœur cadette, Blandine, qui attend un enfant.
Six jours après son arrivée, les bruits recommencent.
Valentin est à bout. Il ne sait plus à quel saint se vouer.
« Malho Malho » : la dernière carte
Une connaissance lui parle d'un féticheur « très fort ». Il vit à Bekoko. Il s'appelle « Malho Malho ».
Valentin le contacte. Le féticheur commence par une « vision à distance ».
Son diagnostic est sans appel : la maison est hantée.
Par quoi ? Le texte s'arrête là, laissant planer le mystère.
Mais la suite, on la connaît par les gendarmes : le féticheur est sorti en catastrophe de la maison en plein rituel. Il a pris la fuite. Laissant Valentin T., seul, à côté de son portail, au milieu de la nuit.
La scène vue par les gendarmes
Les éléments de gendarmerie en patrouille ont entendu un bruit soudain. Ils se sont orientés vers la maison. Ils ont trouvé un homme à côté de son portail.
Valentin T. a été entendu. Son audition relève du « bizarre ».
Le féticheur, lui, a disparu dans la nuit.
Commentaires
Lire aussi
Nécrologie/ Football : Le dernier coup de tête de Jean Manga Onguéné
Cerlin Belinga : le magistrat qui monnayait la liberté à Yaoundé
Féminicides / Novembre 2026 : Ces engagements aux lois qui placent le parlement face à l'histoire
BAZOU EXPO DAYS 10 AU 18 OCTOBRE 2026 : LE PARI FOU DU MAIRE BÂTISSEUR DR FRÉDÉRIC DJEUHON
Presse sportive : Vincent Radureau transmet 34 ans d’expérience
IHS Cameroon Partners with Orange Cameroun to Launch DIGIT4HER, Empowering 200 Young Women
Trois jeunes hommes retrouvés morts à Muea, près de Buea
Journée mondiale des enseignants:Le souvenir douloureux de Hamidou, mort après 10 ans sans salaire
Université de Yaoundé II : la rentrée est bien réelle à Soa
Affaire Joyce : 4 mois de silence, la Toile s'enflamme
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
il y a un mois
il y a un an