Cameroun, Crise anglophone: la ville de Buea paralysée par les villes mortes
© Camer.be : H.S. Depuis Buea | 30 juil. 2018 13:25:38 | 17552Aucun commerce, kiosque, banque n’est ouvert ce lundi à Buea. Sur place, les rues sont désertes, pendant ce temps, des échanges de coups de feu ont lieu dans certains quartiers de la ville.
Malgré les efforts du maire Ekema Patrick (RDPC) pour empêcher cette initiative des membres de l’Ambazonie. Ce lundi matin la cité Buea reste figée. Personne ne veut quitter le domicile. Les commerces, les banques, les services publics sont tous clos. Le marché est désert, les étals sont vides. Les cités universitaires également vides
Un camion anti-émeute de la police surmonté d’un canon à eau a été déployé à un carrefour dit Mbongo Square, mais les quelques agents qui l’entourent semblent se préparer à une confrontation.
Dans la ville de Buéa, les déplacements des personnes sont restreints à cause l’arrêt des activités des transporteurs.
Dans le quartier de Molyko à Buea, les cités universitaires sont vides. A Prague Hall City, une mini cité de plus de 130 chambres, célèbre de Molyko on ne dénombre de trois occupants comme nous avons pu le constater sur place...La ville est morte»
Les principales entrées de cette cité estudiantine, autrefois bouillantes, sont désormais à l'image de la ville: quadrillées par des policiers armés.
Des affrontements entre des forces de défense et de sécurité et de présumés sécessionnistes ont lieu à Lysoka où des pneus brûlés sur la chaussée bloquent la circulation
Vendredi dernier, le maire Patrick Ekema avait menacé de fermer tous les commerces et entreprises qui resteraient fermés durant les villes mortes de ce lundi. Il avait même promis de sanctionner les commerçants qui respecteront le mot d'ordre de grève des sécessionnistes. A suivre
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