Le gouvernement lance la révision du fichier électoral en RDC
© Source : VOA Avec AFP | 29 janv. 2016 13:57:35 | 5645Les autorités congolaises ont annoncé le lancement d'une opération de révision du fichier électoral qui risque de rendre impossible la prochaine présidentielle en 2016 comme le prévoit la Constitution de la République démocratique du Congo
Le gouvernement congolais s'est engagé de manière "ferme, irrévocable et sans équivoque (...) à financer la révision du fichier électoral", a déclaré le ministre de l'Intérieur Évariste Boshab, à l'issue d'une réunion avec des bailleurs des fonds étrangers et la Commission électorale nationale indépendante (Céni).
La révision du fichier électoral débutera "le 10 février", a déclaré pour sa part le président de la Céni, Corneille Nangaa.
Selon une source à la Céni, "l'opération prendra au minimum treize mois".
"La mise en route du processus de révision du fichier électoral (corrompu hérité des élections de 2011, NDLR) serait un message clair à envoyer aux Congolais et aux partenaires du pays sur le début du processus électoral", a estimé Mamadou Diallo, chef adjoint de la Mission de l'ONU en RDC (Monusco) à l'issue de la réunion.
La communauté internationale insiste depuis des mois pour que la présidentielle censée avoir lieu au Congo en 2016 soit organisée dans les temps. Alors que les alliés politiques du président Kabila réclament un délai pour organiser les élections, affirmant que l'Etat manque d'argent pour que celles-ci puissent se tenir dans les temps, l'ONU et les bailleurs de fonds occidentaux disent être prêts à soutenir le processus électoral à condition de voir le gouvernement congolais s'engager financièrement, et la Céni publier un calendrier électoral respectant les termes de la Constitution.
Selon M. Nangaa, la réunion a permis de donner "des indications claires en termes d'engagements de chaque partie", mais aucune n'a donné d'indication précise sur la teneur chiffrée de ses engagements.
La RDC traverse une crise politique depuis la reconduction au pouvoir de M. Kabila à l'issue d'élections marquées par des fraudes massives en novembre 2011.
Depuis plus de deux ans l'opposition accuse le chef de l'Etat, au pouvoir depuis 2001, et dont le mandat expire en décembre, de chercher à tout faire pour se maintenir en poste au-delà de la fin de l'année, alors que la Constitution lui interdit de se représenter.
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