Le démantèlement de réseaux mafieux et d'escroquerie autour de la délivrance de la Carte Nationale d’Identité (CNI) à Douala faite par le Médiateur Universel, Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI) et Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (MPDR) s'inscrit dans une démarche républicaine qui condamne des décennies de corruption, de monnayage abusif des récépissés et de trafics de faux documents dans les commissariats de la capitale économique.

Lire en dessous sa lettre envoyée à Monsieur le Délégué général à  la sureté nationale

Yaoundé, le 12 octobre 2026                

Monsieur le Délégué général à  la sureté nationale

PREMIERE URGENCE 

Démentiellement de la mafia sur la délivrance  de la carte nationale d’identité dans les services à Douala

UN CRIME D’UNE EXTREME ET IMPARDONABLE TRAHISON  CONTRE LA NATION, CONTRE L’ETAT ET CONTRE LA REPUBLIQUE

Monsieur le Délégué général,

La carte nationale d’identité est le seul et l’unique repère par lequel, le lien de sang et le lien de la terre, confèrent à l’individu des droits inaliénables pour le rattachement à une nation. La carte nationale d’identité est donc, avant le passeport et plus que le passeport et mieux que toute autre pièce, la preuve documentaire de la nationalité. En retour et prioritairement, la délivrance de la carte nationale d’identité à un individu, matérialise l’expression puis la consécration légale, à la fois au plan national et au plan international, de l’autorité suprême de l’Etat, du caractère discrétionnaire de sa souveraineté, de même que de la plénitude de sa compétence ainsi que des prérogatives qui en résultent comme puissance publique, de manière opposable à d’autres entités nationales. Cette pièce symbolise ainsi dans le droit international positif, l’affirmation de loyauté, de fidélité et d’appartenance à un territoire nanti des emblèmes reconnus internationalement.

Fonctionnaire donc agent et préposé de la puissance publique chargé de connaître et de diligenter le processus de délivrance de la carte nationale d’identité, on est appelé à faire preuve d’une rectitude morale, éthique et déontologique à nulle autre pareille. En somme, tout dérapage, tout égarement, toute manœuvre ou manipulation violant la règlementation, est assimilable à une haute trahison et doit être examiné, jugé et sanctionné comme tel, sans concession aucune.

Monsieur le Délégué général,

Je n’ai de cesse de louer votre patriotisme et votre grande rigueur, et je n’ai de cesse de soutenir, d’encourager et de féliciter les sacrifices sur le terrain de l’ensemble de nos forces de défense et de sécurité. J’ai vécu pratiquement une révolution personnelle, dès l’instant où nous avons pu enclencher la délivrance effective et massive des passeports et des cartes nationales d’identité à nos compatriotes. Je ne compte plus mes écrits et mes sorties publiques à ce propos. Je viens vers vous cette fois, de façon enveloppé et quasiment gagné voire vaincu par une profonde tristesse, parce que la nouvelle répandue sur les réseaux sociaux avec des preuves à l’appui (sous toute réserve), est tellement grave, que j’ai perdu l’appétit, perdu la confiance en nos hommes, perdu la confiance en tout. Les trafics mis en exergue et dénoncés bruyamment sur l’existence d’une mafia criminelle dans le centre de délivrance de la carte nationale d’identité à Douala, dépassent toutes les trahisons. La pire des annonces c’est que ce trafic repose en partie sur l’exploitation et le braquage de nos compatriotes détenteurs de la double nationalité, nos compatriotes de la diaspora en premier.

Aussi, en vous renouvelant mon soutien et mes encouragements, je vous recommande des mesures urgentes et immédiates : la suspension de tous les responsables du centre de Douala ; la création d’une commission d’enquête ; la mise sous scellés de leurs comptes bancaires. 

Haute et fraternelle considération./.

Copie : PM ; SG/PR ; MINETAT/Justice