Braconnage : 90 trafiquants arrêtés dans 7 pays africains
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AFRIQUE :: Braconnage : 90 trafiquants arrêtés dans 7 pays africains

Parmi les saisies les plus significatives, 474 kg d’ivoire d’éléphant ont été récupérés, dont 67 kg de défenses et 260 morceaux d’ivoire. Ces saisies ont eu lieu en Côte- d'Ivoire, au Togo, au Congo et au Cameroun

En 2024, 90 trafiquants d'espèces sauvages ont été interpellés lors d'opérations menées dans sept pays africains, marquant une avancée importante dans la lutte contre le braconnage et le commerce illégal d'animaux protégés. Ces arrestations, menées en collaboration avec le réseau Eagle, ont eu lieu en Côte d'Ivoire, au Togo, au Cameroun, en République du Congo, en Guinée, en Ouganda et au Sénégal. Elles ont permis de saisir des centaines de kilogrammes d'ivoire et de capturer des individus impliqués dans le trafic de peaux de grands félins, de primates et d'écailles de pangolin.

Parmi les saisies les plus significatives, 474 kg d’ivoire d’éléphant ont été récupérés, dont 67 kg de défenses et 260 morceaux d’ivoire. Ces saisies ont eu lieu en Côte d'Ivoire, au Togo, au Congo et au Cameroun. Des opérations ciblées ont également permis l’arrestation de 64 trafiquants d'ivoire, soulignant l’ampleur du réseau international impliqué.

Les forces de l'ordre, en coopération avec les organisations de protection de la faune, ont également neutralisé des trafiquants spécialisés dans les peaux de panthère et de lion. Treize suspects ont été arrêtés en Côte d'Ivoire, au Sénégal et en Ouganda, tandis que huit trafiquants de primates ont été appréhendés au Cameroun, au Togo et en Côte d'Ivoire. Parmi les arrestations notables figure celle de deux trafiquants au Congo, en possession de 81 kg d’écailles de pangolin géant, une espèce en danger critique.

L'une des opérations les plus marquantes a eu lieu en Côte d'Ivoire, où quatre grands trafiquants ont été capturés lors d'une intervention contre un réseau criminel opérant à Koumassi. Ils étaient liés à deux syndicats asiatiques et fournissaient des quantités massives d'ivoire et d’écailles de pangolin. Lors de leur arrestation, plus de 200 objets en ivoire sculpté ont été saisis. Par ailleurs, au Cameroun, trois trafiquants, dont deux militaires révoqués, ont été arrêtés avec des défenses d’éléphant, après une résistance violente à leur interpellation.

Au Congo, quatre trafiquants ont été arrêtés en possession de trois défenses d'éléphant dans le cadre d'une opération contre la corruption au sein du système judiciaire. L’un des suspects, greffier en chef du tribunal de Dolisie, était impliqué dans le trafic d'ivoire stocké dans la salle des scellés du tribunal. Ces défenses étaient marquées par des numéros d'identification datant d’une précédente saisie.

Les efforts de répression se poursuivent également près du parc national de Taï, en Côte d'Ivoire, où quatre trafiquants ont été arrêtés, dont un ancien combattant. Leur intention était d’utiliser les profits du trafic pour organiser l'abattage illégal d'éléphants dans le parc. De plus, un trafiquant de primates et deux autres suspects ont été appréhendés avec un bébé chimpanzé vivant et des parties de gorille.

Ces arrestations, bien qu'importantes, ne marquent pas la fin du commerce illégal des espèces sauvages, en particulier de l'ivoire, malgré les efforts des gouvernements et des organisations de lutte contre la criminalité environnementale. Le réseau Eagle, une coalition d'ONG, continue de jouer un rôle essentiel dans le soutien à la mise en œuvre des lois de protection de la faune dans ces pays. Il est actif dans des nations comme le Cameroun, le Congo, la Guinée, la Côte d'Ivoire, le Sénégal, le Togo et l'Ouganda, travaillant en étroite collaboration avec les autorités locales pour démanteler les réseaux de trafic d'espèces protégées.

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