Le Pr Aba’a Oyono réclame 100 millions FCFA au MINFI pour dettes académiques impayées depuis 2000
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Le Pr Aba’a Oyono, éminent universitaire camerounais, a récemment adressé un recours gracieux au ministre des Finances, Louis Paul Motaze, pour exiger le paiement de dettes académiques impayées depuis plus de deux décennies. Ces dettes, estimées à 100 millions de FCFA, concernent ses prestations d’encadrement de mémoires et thèses de doctorat, ainsi que sa participation aux jurys de soutenance dans plusieurs universités d’État du Cameroun entre 2000 et 2021.  

Les universités concernées incluent celles de Yaoundé 2, Dschang, Ngaoundéré, Douala, Bertoua et Ebolowa. Selon le Pr Oyono, ces dettes résultent de services rendus dans le cadre de ses fonctions académiques, notamment l’encadrement des étudiants et la participation active aux jurys de soutenance. Malgré les multiples relances, ces montants n’ont jamais été honorés, ce qui a conduit l’universitaire à solliciter l’intervention du ministère des Finances pour obtenir réparation.  

Dans son recours gracieux, le Pr Oyono demande non seulement le paiement des sommes dues, mais aussi une réparation des dommages sérieux causés par ces retards répétés. Il souligne l’importance de reconnaître et de valoriser le travail des enseignants-chercheurs, qui jouent un rôle crucial dans la formation des futures élites du pays.  

Cette situation met en lumière un problème récurrent au sein des universités camerounaises : le non-paiement des honoraires dus aux enseignants pour leurs prestations académiques. De nombreux universitaires dénoncent régulièrement ces retards, qui affectent leur motivation et leur capacité à contribuer pleinement au système éducatif.  

Le MINFI, dirigé par Louis Paul Motaze, est désormais sous pression pour répondre à cette demande et régulariser la situation. Les observateurs espèrent que cette affaire servira de catalyseur pour améliorer la gestion financière des universités publiques et garantir le respect des engagements envers les enseignants.  

En conclusion, la démarche du Pr Aba’a Oyono soulève des questions cruciales sur la valorisation du travail académique et la nécessité de réformes structurelles pour assurer le bon fonctionnement des institutions éducatives camerounaises.  

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