Devoir de mémoire, Emeutes de février 2008 : Nouka Jean Paulin, victime de la barbarie policière
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Nouka Jean Paulin décède à l'âge de 25 ans le dimanche 15 Juin 2008 des suites de ses blessures, à l'hôpital Laquintinie de Douala où il était hospitalisé depuis les émeutes de la fin février au Cameroun.

Nouka Jean Paulin était un jeune piroguier camerounais de 25 ans qui résidait avec sa mère et sa petite sœur, au quartier Ndog-Passi III, un bidonville de Douala, capitale économique du Cameroun.

Dans la matinée Le 27 février 2008, après une partie de pêche, le jeune Nouka, range sa pirogue et décide de prendre son bain au bord du fleuve Dibamba, avant d' aller se reposer à la maison.

Soudain, Nouka entend des coups de feu nourris. Il n'a pas le temps de comprendre ce qui se passe qu'il est mitraillé de balles qui transpercent sa cavité abdominale de gauche à droite: les intestins de Nouka Paulin s'épanchent à l'extérieur et l'infortuné perd abondamment du sang !

Nouka Paulin est secouru par des volontaires qui, sur des embarcations de fortune, le transportent dans plusieurs centres de santé qui refusent de l'admettre, au vu de l'extrême gravité de son état.

Nouka  Paulin est conduit à l'hôpital Laquintinie, où il est admis aux soins intensifs. Signalons que ce 27 février, jour de la fusillade, Douala est une ville morte, dans laquelle rien ne circule. Les secouristes parcourent donc avec Nouka, plus de 10 km à pied avant de rallier l'hôpital Laquintinie où il est très rapidement admis au bloc opératoire pour une intervention chirurgicale d'urgence, grâce à la modeste somme d'argent dont sa famille était en possession.

Totalement démuni, abandonné à lui-même et sans aucune couverture maladie, L'ACAT Littoral à Douala s'était saisi du cas de cet infortuné et a avait contacté plusieurs organisations de la société civile camerounaise pour solliciter une aide d'urgence.

Malgré le soutien des uns et des autres, malgré la bonne volonté des medecins de l'hôpital Laquintinie de le maintenir en vie à travers des soins appropriés, le pire arriva.

Ainsi donc Nouka Paulin n'aura pas survécu à la violence des balles assassines dont il avait été criblé par la soldatesque criminelle de Paul Biya.

Nouka Jean Paulin venait ainsi d'allonger la liste de centaines de jeunes camerounais tués par le régime de Paul Biya, lors de la révolte populaire de février 2008 au Cameroun

Cellule de communication
Mouvement de Février 2008
http://fev2008cameroun.canalblog.com

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