Destruction de la plaque du Mrc par un chef à Nkout II: Shanda Tonme interpelle le Premier ministre
CAMEROUN :: SOCIETE

CAMEROUN :: Destruction de la plaque du Mrc par un chef à Nkout II: Shanda Tonme interpelle le Premier ministre :: CAMEROON

Le chef traditionnel Nkoumou Ze Paul de la localité de Nkout, région du Sud a arraché la semaine dernière et détruit une plaque du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC).

Face à ce manquement de la part de l'autorité traditionnelle de Nkout, le Médiateur Universel, Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI), Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (MPDR), vient d'interpeller le Premier ministre de la république du Cameroun.

Selon lui, "Les différents témoignages, observations, remarques et protestations suscités par cet événement regrettable, montrent que nos compatriotes dans leur immense majorité, désapprouvent le comportement sectaire, discriminatoire et somme toute arbitraire, qui tendrait à faire de notre pays une sorte de système d’apartheid. Il y a donc lieu de rappeler que chaque compatriote est partout chez lui sur le territoire national, avec exactement les mêmes droits et les mêmes devoirs."

L'intégralité de sa lettre en dessous

Monsieur le Premier Ministre

L’INDISPENSABLE RAPPEL A L’ORDRE A propos de l’agression contre les militants du MRC à Nkout
 

Chaque fois que nous laisserons se perpétuer des dérives qui portent atteinte aux principes fondamentaux de la coexistence, des droits et des libertés dans la république par quelques individus ou groupes d’individus, et cela quels que soient leur origine, statut, rang, fonction et grade, nous mettrons en danger notre propre sécurité individuelle. Non seulement nous hypothéquerons ce faisant le destin de plusieurs générations, mais également nous compromettrons, notre image collective comme société moderne gouvernée par des responsables avisés et impartiaux.
 
Monsieur le premier ministre, 

J’ai l’honneur de vous renouveler mes encouragements fraternels, dans le contexte actuel de notre pays, particulièrement sensible, délicat et chargé de défis en cette année électorale chargée de bruits et dominée par des passions compréhensibles, provenant de citoyennes et de citoyens aspirant à l’exercice de responsabilités locales et nationales.

Je m’empresse cependant, de saisir cette autre occasion, pour éveiller votre précieuse attention, sur les multiples dérapages concrétisés par des discours débordant de haines, de délations et de promesses de désordres, avec en apogée des attaques graves contre des individus ainsi que des formations politiques ciblés à tort ou à raison.

En effet il m’est apparu nécessaire de vous mobiliser particulièrement, à propos des violences exercées contre des militants du parti politique dénommé MRC (Mouvement pour la Renaissance du Cameroun), dont le chef est le Professeur Maurice Kamto, ancien ministre délégué auprès du Vice-Premier ministre chargé de la justice, garde des sceaux. Les faits qui ont été très largement ventilés sur les réseaux sociaux, dominant même l’actualité nationale, se sont déroulés dans la localité de Nkout, un village dans le Sud du pays.

Les différents témoignages, observations, remarques et protestations suscités par cet événement regrettable, montrent que nos compatriotes dans leur immense majorité, désapprouvent le comportement sectaire, discriminatoire et somme toute arbitraire, qui tendrait à faire de notre pays une sorte de système d’apartheid. Il y a donc lieu de rappeler que chaque compatriote est partout chez lui sur le territoire national, avec exactement les mêmes droits et les mêmes devoirs. De même, il me semble souhaitable de rappeler, que toutes les formations et mouvements politiques, ont un égal droit de s’implanter librement et tranquillement partout dans le pays, pour autant que rien dans leur démarche, ne constitue une entreprise explicite ou implicite d’attaque contre les us et coutumes, les lois républicaines, la sécurité des personnes et des biens, et finalement la stabilité des institutions dans leur ensemble. 

A l’approche des élections, nous avons intérêt, pour la stabilité et le progrès de notre pays, de prôner une démarche inclusive à tous les niveaux des processus des diverses consultations. Tout ce qui peut ressembler à une exclusion, une marginalisation ou un ciblage négatif, entraînerait automatiquement pour nous, une perte de crédibilité certaine. Nous n’avons pas le droit de croiser les bras, ni de montrer de la faiblesse ou de la complaisance.

Votre excellence ferait œuvre utile de rappeler à l’ordre les fauteurs des troubles de tous les bords, et d’instruire le MINAT dans le sens d’une démarche inclusive consacrée.

Très hautes et fraternelles considérations./."

Lire aussi dans la rubrique SOCIETE

Les + récents

partenaire

Vidéo de la semaine

évènement

Vidéo


L'actualité en vidéo