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© Camer.be : Alain Ndanga
- 06 Aug 2017 22:48:24
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Cameroun,Obsèques du maire Abraham Tchato : la Communauté Urbaine de Douala accusée publiquement d’être à l’origine de son décès. :: CAMEROON
Quoi qu’il arrive, il a quitté le monde des hommes. Il a été inhumé ce 5 aout 2017 à Bazou. Les 148 millions qu’il réclamait à la Cud sans suite, auraient abrégés sa souffrance terrestre.
L’ami du défunt, un certain Mvondo a fait le grand déballage. C’est lui qui est venu replonger l’assistance dans l’émoi, quand il témoignait. Il a tout dit sur l’argent que la Cud devait à son compère, après une prestation brillamment exécutée par le défunt. C’était de quoi se relancer après plusieurs échecs et déboires. A mieux cerner l’histoire, le flou artistique persiste sur l’agissement de ses bourreaux. Le délégué du Gouvernement auprès la communauté urbaine de Douala, s’est fait représenté par l’un de ses grands conseillers, par ailleurs président de la commission environnement.
Annoncé pour son témoignage, l’assistance était accrochée à ses lèvres et attendait qu’il délie sa langue et propage la bonne nouvelle. Face au cercueil d’Abraham pour un dernier voyage à l’au-delà, il n’avait pas l’enveloppe contenant les 148 millions en main, encore moins une avance de quoi assouvir la tristesse de sa veuve et de ses orphelins. Ce dernier est venu témoigner simplement comme collègue grand conseiller à la Cud. Il a déclaré connaitre l’affaire, mais il n’y a pas surfé. C’est Denise Fampou maire de la Commune de Douala 2e, qui est venue donner une lueur d’espoir à la famille de son feu conseiller municipal. Elle argue que le Dr Fritz Ntone s’est résolument engagé de manière à lever tous les verrous sur le dossier et de permettre enfin au maire Tchato de toucher même outre-tombe. Mme le maire est restée au pupitre pendant plus 15 minutes. A la fin, elle a dit ce que les gens voulaient entendre. Reste que la suite ne tourne pas à la maffia à l’italienne.
Des cérémoniales
La présence de S.E Jean Claude Mbwentchou, ministre de l’Habitat et du Développement Urbain a rehaussée l’éclat des cérémonies. Malgré la longueur de l’ordonnancement des activités obituaires, il ne s’est pas ennuyé. Le patron des villes camerounaises était encadré par un gratin de VIP. A la fin, il s’est recueilli devant la dépouille. Il est ensuite allé vers l’épouse et les enfants du défunt. Egal à lui-même, il lancé quelques mots réconfortants à la famille, dont la profondeur s’est mesurée par le sourire des enfants, et ce malgré la douleur qui les hante et qui les étreint. De quoi s’inscrire à l’opposé d’Auguste de Villiers de l'Isle-Adam dans Œuvres complètes: contes cruels, où il disait : « Il est de certaines douleurs qu'on ne cherche pas à consoler ».
Avant, les ministres du culte ont accroché les participants dans une homélie où les maitres mots, étaient: l’espoir, le pardon et l’amour du prochain. Bref, une prédication riche en leçons de vie qui n’est pas allé dans les oreilles de sourds. Le culte de circonstance ramenait justement les gens sur terre et dans les couloirs de Dieu. Car les témoignages aussi nombreux, d’égale pertinence, n’étaient pas de nature à retenir ses larmes. Chacun venait avec non numéro, et disait ce qu’a été l’homme, ce qu’il connait de lui. Des anecdotes marrantes n’ont pas manquées à la déferlantes de qualificatifs qui n’étaient que positifs. Seules quelques personnes ont réussi l’exploit de glisser quelques faiblesses de l’homme. D’un point de vue général, Abraham Tchato était exceptionnel. Il aura marqué son temps, mieux, il est entré dans l’histoire : équipementier des lions indomptables de 1981, maire de la commune de Douala 2e de 2002 en 2007, chef de plusieurs entreprises.
Pour les membres de la famille, Dr Fredéric Djeuhon, Eugénie Ngatchou, respectivement de la famille paternelle et maternelle, c’était un bon père de famille. Le premier s’est solennellement engagé à ne pas laisser les enfants entre les mains de loups. Qu’il sera plus que jamais auprès d’eux. Les responsables de la Fécafoot, de la section Rdpc où il était rattaché, de l’Union de Douala, le club à qui il doit ses victoires politiques, ont retracé ses faits d’armes. Pour certains, c’était le dinosaure, le distributeur automatique, ou encore le lion. Ceci pour marquer son caractère opiniâtre, affable et altruiste. L’artiste a définitivement tiré sa révérence. Un hommage mérité lui a été rendu.
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