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        <title>Le flux rss de camer.be</title>
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        <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
        <language>fr-FR</language>
        <lastBuildDate>Sat, 03 Oct 2026 22:03:13 +0200</lastBuildDate>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - 171 cadavres non réclamés à l&#039;hôpital Laquintinie]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/sante/cameroun-171-cadavres-non-reclames-a-lhopital-laquintinie.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>171 corps abandonnés à la morgue de l'hôpital Laquintinie de
Douala. Hommes, femmes, enfants, détenus et victimes d'accidents.
L'hôpital lance un appel aux fami...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Hopital_Laquintinie051224500.JPG" alt="Cameroun - 171 cadavres non réclamés à l&#039;hôpital Laquintinie" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>171 corps abandonn&eacute;s &agrave; la morgue de l'h&ocirc;pital Laquintinie de Douala. Hommes, femmes, enfants, d&eacute;tenus et victimes d'accidents. L'h&ocirc;pital lance un appel aux familles.&nbsp;</p>
<p>171 corps. Des hommes, des femmes, des enfants. Des d&eacute;tenus et des victimes d'accidents. Ils reposent tous, sans s&eacute;pulture, dans les chambres froides de l'h&ocirc;pital Laquintinie &agrave; Douala. Et personne ne les r&eacute;clame.</p>
<p>Le communiqu&eacute;, tomb&eacute; comme un couperet, a glac&eacute; l'opinion. La direction du plus grand h&ocirc;pital de la capitale &eacute;conomique du Cameroun a rendu public un chiffre insoutenable : 171 d&eacute;pouilles abandonn&eacute;es dans son service de thanatopraxie. Derri&egrave;re ce nombre, des vies bris&eacute;es, des familles absentes, un syst&egrave;me qui implose. Pourquoi ces corps ne sont-ils jamais r&eacute;clam&eacute;s ? Et si ce n'&eacute;tait que la partie &eacute;merg&eacute;e d'une crise fun&eacute;raire qui gangr&egrave;ne tout le pays ?</p>
<h2>Le chiffre qui glace le sang</h2>
<p>171. C'est le nombre de corps qui croupissent aujourd'hui dans les chambres froides de l'h&ocirc;pital Laquintinie de Douala. Un chiffre qui donne le vertige. Des hommes, des femmes, des enfants, des d&eacute;tenus, des victimes d'accidents de la voie publique tous partagent le m&ecirc;me sort : l'oubli.</p>
<p>Selon le communiqu&eacute; rendu public par la direction de l'&eacute;tablissement, ces d&eacute;pouilles n'ont jamais &eacute;t&eacute; r&eacute;clam&eacute;es. Aucune famille ne s'est pr&eacute;sent&eacute;e pour les identifier, aucune main tendue pour les accompagner &agrave; leur derni&egrave;re demeure. L'h&ocirc;pital a lanc&eacute; un appel : les proches doivent se manifester pour proc&eacute;der &agrave; l'identification et &agrave; l'inhumation des corps.</p>
<p>Mais les chiffres ne disent pas tout. Derri&egrave;re chaque corps, une histoire.</p>
<h2>Un b&eacute;b&eacute; de 18 mois : l'indicible douleur de l'identit&eacute;</h2>
<p>Parmi ces d&eacute;pouilles, celle d'un b&eacute;b&eacute; de 18 mois. Un enfant dont les parents n'ont pas r&eacute;clam&eacute; le corps. La direction de l'h&ocirc;pital n'a pas le droit de l'inhumer sans l'accord de ses proches. Alors il reste l&agrave;, dans le froid, attendant.</p>
<p>Ce cas, relay&eacute; par Cameroun Actuel, illustre une r&eacute;alit&eacute; troublante : il arrive que des familles n'aient pas les moyens de payer les frais fun&eacute;raires, parfois bien plus &eacute;lev&eacute;s que le salaire d'un ouvrier. Le deuil devient alors une d&eacute;pense impossible. Certains corps restent entrepos&eacute;s des mois, voire des ann&eacute;es.</p>
<h2>Le fonctionnement du service de thanatopraxie</h2>
<p>&Agrave; l'h&ocirc;pital Laquintinie, le service de thanatopraxie n'est pas une simple morgue. C'est un lieu o&ugrave; la mort se pr&eacute;pare, o&ugrave; les corps sont conserv&eacute;s, parfois pour de longues semaines, en attente d'une reconnaissance.</p>
<p>Le communiqu&eacute; de la direction, tout en gardant un ton administratif, ne cache pas son d&eacute;sarroi. Les corps s'accumulent. Les places sont compt&eacute;es. Des d&eacute;tenus, d&eacute;c&eacute;d&eacute;s en prison, ou des accident&eacute;s de la route gisent aux c&ocirc;t&eacute;s de civils morts chez eux, abandonn&eacute;s par la soci&eacute;t&eacute;.</p>
<h2>Pourquoi ces corps sont-ils abandonn&eacute;s ?</h2>
<p>Une soci&eacute;t&eacute; se juge &agrave; la mani&egrave;re dont elle traite ses morts. &Agrave; Douala, les 171 corps de Laquintinie r&eacute;v&egrave;lent une triple crise :</p>
<p><strong>La crise &eacute;conomique.</strong> Au Cameroun, les obs&egrave;ques co&ucirc;tent cher. Des milliers de francs CFA pour une c&eacute;r&eacute;monie qui peut d&eacute;passer les moyens d'une famille modeste. Sans argent, impossible de r&eacute;cup&eacute;rer un corps.</p>
<p><strong>La crise administrative.</strong> L'identification des corps, surtout pour les victimes d'accidents, peut prendre des mois. Dans certains cas, les corps ne sont jamais formellement identifi&eacute;s.</p>
<p><strong>La crise sociale.</strong> Les migrations, l'&eacute;clatement des familles, la perte de liens communautaires de nombreux d&eacute;funts meurent seuls, sans que personne ne sache qui ils &eacute;taient ou d'o&ugrave; ils venaient.</p>
<h2>Un ph&eacute;nom&egrave;ne plus large</h2>
<p>L'affaire de Laquintinie n'est pas isol&eacute;e. Selon les informations recueillies, d'autres formations sanitaires du Cameroun sont confront&eacute;es au m&ecirc;me probl&egrave;me : des corps qui s'accumulent, des familles qui ne viennent pas, des morgues qui d&eacute;bordent.</p>
<p>L'h&ocirc;pital g&eacute;n&eacute;ral de Douala, le CHU de Yaound&eacute;, les h&ocirc;pitaux de province tous connaissent cette r&eacute;alit&eacute;. Le ph&eacute;nom&egrave;ne est end&eacute;mique. Mais Laquintinie a eu le courage de le rendre public.</p>
<h2>Le vide juridique et les cons&eacute;quences sanitaires</h2>
<p>Le code civil camerounais pr&eacute;voit des d&eacute;lais pour l'inhumation, mais leur application reste floue. En l'absence de r&eacute;clamation, les corps peuvent rester des mois en chambre froide. Or, les morgues ne sont pas &eacute;ternelles. Les risques sanitaires sont r&eacute;els : les corps se d&eacute;composent, les maladies peuvent se propager.</p>
<p>Certains experts interrog&eacute;s pointent du doigt un vide juridique : les h&ocirc;pitaux ne savent plus quoi faire des corps non r&eacute;clam&eacute;s. Les enterrer sans consentement serait ill&eacute;gal. Les garder ind&eacute;finiment, impossible.</p>
<h2>Une responsabilit&eacute; collective</h2>
<p>Cette trag&eacute;die interroge chacun de nous. Une soci&eacute;t&eacute; civile forte, des autorit&eacute;s qui agissent, des communaut&eacute;s qui se souviennent le traitement des morts est un marqueur de civilisation.</p>
<p>Les familles qui reconnaissent les corps peuvent les r&eacute;cup&eacute;rer. Mais encore faut-il qu'elles sachent o&ugrave; chercher. L'appel de l'h&ocirc;pital Laquintinie est un cri d'alarme. Il est aussi une main tendue.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 06 Sep 2026 12:58:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SANTE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Hopital_Laquintinie051224500.JPG" type="image/jpeg"  />
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Hôpital public : l&#039;écorce soigne ce que l&#039;État abandonne]]></title>
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                    <p>Entre hôpitaux publics en ruine et évacuations sanitaires des
élites, les Camerounais se tournent massivement vers la médecine
traditionnelle. Plongée dans un s...</p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Entre h&ocirc;pitaux publics en ruine et &eacute;vacuations sanitaires des &eacute;lites, les Camerounais se tournent massivement vers la m&eacute;decine traditionnelle. Plong&eacute;e dans un syst&egrave;me de sant&eacute; &agrave; deux vitesses.&nbsp;</p>
<p>Face &agrave; des h&ocirc;pitaux publics vid&eacute;s de leur substance, plus de 70 % des Camerounais confient leur sant&eacute; aux tradipraticiens. Un choix ou une condamnation ?</p>
<p>L'h&ocirc;pital de district de Mfou, &agrave; quelques kilom&egrave;tres de Yaound&eacute;, n'a pas de toilettes. La nuit, il n'y a aucun personnel. La pharmacie est vide. Le 13 novembre 2025, le ministre de la Sant&eacute; publique, Dr Malachie Manaouda, y a effectu&eacute; une visite inopin&eacute;e. Il a d&eacute;couvert un &laquo; spectacle de d&eacute;solation &raquo;. Des habitants scandant &laquo; Monsieur le Ministre, le soir, il n'y a aucun personnel ! L'h&ocirc;pital est sale &raquo; ont r&eacute;sum&eacute; &agrave; eux seuls l'&eacute;tat de mort c&eacute;r&eacute;brale d'un syst&egrave;me public qui, faute de soins, pousse les Camerounais dans les bras des tradipraticiens.</p>
<p>Ce n'est pas un retour aux sources. C'est un d&eacute;sespoir structurel.</p>
<p>Pendant que l'&eacute;lite politique s'&eacute;vacue en Inde ou en Suisse pour 1,5 milliard de francs CFA par an aux frais du Tr&eacute;sor public le citoyen lambda n'a d'autre choix que de s'en remettre aux plantes, aux &eacute;corces et aux savoirs ancestraux. La m&eacute;decine traditionnelle n'est plus une alternative. Elle est devenue, pour des millions de Camerounais, la seule m&eacute;decine tout court.</p>
<p>Comment en est-on arriv&eacute; l&agrave; ? Et que dit la loi 2024/018, qui reconna&icirc;t enfin la m&eacute;decine traditionnelle comme &laquo; partie int&eacute;grante du syst&egrave;me de sant&eacute; &raquo; ?</p>
<h2>H&ocirc;pital public : quand l'&eacute;corce soigne ce que l'&Eacute;tat abandonne</h2>
<h3>L'h&ocirc;pital public en &eacute;tat de d&eacute;labrement avanc&eacute;</h3>
<p>Le constat du ministre de la Sant&eacute; &agrave; Mfou n'est pas un cas isol&eacute;. Il est le sympt&ocirc;me d'une gangr&egrave;ne g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e. &laquo; Un directeur absent, un personnel administratif d&eacute;sorganis&eacute;, des patients abandonn&eacute;s &agrave; leur sort, une pharmacie vide, des locaux insalubres et un environnement propice &agrave; la prolif&eacute;ration des moustiques &raquo;. Les mots du compte rendu minist&eacute;riel ont valeur de diagnostic clinique.</p>
<p>&Agrave; l'&eacute;chelle nationale, la situation est alarmante. En 2025, la fermeture de 288 centres de soins primaires a priv&eacute; 3,3 millions de Camerounais d'acc&egrave;s aux soins. Les h&ocirc;pitaux publics accumulent des dettes colossales, les salaires du personnel sont impay&eacute;s depuis des mois, et le ratio est de seulement 1,5 m&eacute;decin pour 10 000 habitants tr&egrave;s en de&ccedil;&agrave; des recommandations de l'OMS.</p>
<h2>&laquo; Trop c'est trop &raquo; : le personnel soignant dit stop</h2>
<p>En avril 2026, les syndicats du secteur de la sant&eacute; ont lanc&eacute; un pr&eacute;avis de gr&egrave;ve. Motif : l'enlisement du recrutement des personnels pr&eacute;caires, les salaires impay&eacute;s, l'absence de reconstitution de carri&egrave;re. Le slogan syndical, &laquo; Trop c'est trop &raquo;, claquait comme un couperet. Au c&oelig;ur du litige : le recrutement de 9 944 personnels pr&eacute;caires, annonc&eacute; en grande pompe par Paul Biya le 31 d&eacute;cembre 2024, et bloqu&eacute; depuis mars 2026 dans les m&eacute;andres bureaucratiques.</p>
<p>Le paradoxe est tragique : dans un pays o&ugrave; ils sont en premi&egrave;re ligne face aux &eacute;pid&eacute;mies, les soignants ne peuvent pas eux-m&ecirc;mes &ecirc;tre soign&eacute;s dignement. La gr&egrave;ve a finalement &eacute;t&eacute; suspendue le 4 mai 2026 apr&egrave;s un accord pr&eacute;voyant une premi&egrave;re vague de contractualisation en juin. Mais le mal est profond.</p>
<h2>L'irr&eacute;sistible ascension des tradipraticiens</h2>
<p>C'est dans ce vide que la m&eacute;decine traditionnelle s'est impos&eacute;e. Selon l'OMS, 80 % de la population des pays en d&eacute;veloppement, principalement en Afrique, consulte des gu&eacute;risseurs traditionnels. Au Cameroun, <strong>plus de 70 % de la population a recours &agrave; la m&eacute;decine traditionnelle</strong> pour ses soins de sant&eacute; primaires.</p>
<p>&laquo; Elles sont all&eacute;es &agrave; l'h&ocirc;pital et elles n'ont pas eu de r&eacute;sultats positifs, pas d'am&eacute;liorations &raquo;, explique Papa Michel, tradipraticien &agrave; Yaound&eacute;, interrog&eacute; par BBC Afrique. Il traite les MST, le diab&egrave;te, la goutte. Pour la syphilis, &laquo; je la d&eacute;tecte sur les paumes de la main, sur la plante des pieds, parce que &ccedil;a donne des petites taches noires &raquo;.</p>
<p>Ce recours n'est pas un choix culturel c'est une n&eacute;cessit&eacute; &eacute;conomique. Dans les quartiers d&eacute;favoris&eacute;s de Douala, la m&eacute;decine indig&egrave;ne et les pharmacies de rue sont devenues les options de soins primaires. Le mod&egrave;le &laquo; payer-avant-de-soigner &raquo; des cliniques modernes est un obstacle pour des familles qui pr&eacute;f&egrave;rent la flexibilit&eacute; des syst&egrave;mes de paiement des tradipraticiens. M&ecirc;me en zone rurale, o&ugrave; la confiance dans les syst&egrave;mes traditionnels reste forte, une pr&eacute;f&eacute;rence pour les soins occidentaux persiste en cas d'urgence vitale.</p>
<h2>Loi 2024/018 : la reconnaissance officielle</h2>
<p>Face &agrave; cette r&eacute;alit&eacute;, l'&Eacute;tat a fini par c&eacute;der. Le 23 d&eacute;cembre 2024, la loi n&deg; 2024/018 portant exercice et organisation de la m&eacute;decine traditionnelle a &eacute;t&eacute; promulgu&eacute;e. Son article 2 est historique : &laquo; La m&eacute;decine traditionnelle fait partie int&eacute;grante du syst&egrave;me de sant&eacute; camerounais &raquo;.</p>
<p>La loi vise &agrave; &laquo; promouvoir le d&eacute;veloppement de la m&eacute;decine traditionnelle comme modalit&eacute; d'acc&egrave;s des populations aux soins de sant&eacute; &raquo;. Elle fixe les droits et devoirs des tradipraticiens, institue une instance de r&eacute;gulation et autorise les tradipraticiens &agrave; r&eacute;f&eacute;rer les patients vers la m&eacute;decine conventionnelle. Les contrevenants s'exposent d&eacute;sormais &agrave; des peines d'emprisonnement et des amendes pouvant atteindre 20 millions de FCFA.</p>
<p>&laquo; Le projet de loi vise simplement &agrave; encadrer et &agrave; organiser ce secteur afin que les charlatans ne puissent pas ternir l'image de la m&eacute;decine traditionnelle &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; le ministre Manaouda devant le Parlement.</p>
<h2>Une m&eacute;decine &agrave; deux vitesses</h2>
<p>Mais la reconnaissance officielle ne masque pas l'injustice fondamentale. Pendant que 70 % des Camerounais se tournent vers les plantes faute de mieux, <strong>l'&eacute;lite politique s'&eacute;vacue vers l'Inde, la Turquie ou la Suisse</strong>. Les &eacute;vacuations sanitaires des dignitaires co&ucirc;tent <strong>1,5 milliard de FCFA par an au Tr&eacute;sor public</strong>, soit en moyenne <strong>10 millions FCFA par &eacute;vacuation</strong>. &laquo; Combien de Camerounais peuvent se permettre une d&eacute;pense de 5 &agrave; 10 millions pour se soigner ? &raquo;, interrogeait r&eacute;cemment un observateur.</p>
<p>Le ph&eacute;nom&egrave;ne suscite de vifs d&eacute;bats, &laquo; soulignant le contraste entre les privil&egrave;ges des &eacute;lites et les d&eacute;fis quotidiens du syst&egrave;me public &raquo;. Un contraste que les Camerounais ordinaires, r&eacute;duits aux d&eacute;coctions d'&eacute;corces, ne peuvent ignorer.</p>
<h2>Une crise qui interroge la souverainet&eacute; sanitaire</h2>
<p>Le basculement vers la m&eacute;decine traditionnelle est aussi une question de souverainet&eacute;. Les recherches scientifiques commencent &agrave; valider ce que les tradipraticiens savent depuis des g&eacute;n&eacute;rations : des &eacute;tudes men&eacute;es au Cameroun ont d&eacute;montr&eacute; le potentiel des plantes m&eacute;dicinales locales contre la dysenterie et d'autres pathologies. Pourtant, les syst&egrave;mes de pharmacovigilance restent faibles, et l'innocuit&eacute; des produits traditionnels est difficile &agrave; surveiller.</p>
<p>Les autorit&eacute;s sanitaires camerounaises ont reconnu le r&ocirc;le vital de la m&eacute;decine traditionnelle. Mais l'int&eacute;gration formelle, la protection juridique et le financement public restent des chantiers ouverts. Les protocoles d'&eacute;valuation des rem&egrave;des traditionnels et les sanctions en cas de violations sont n&eacute;cessaires pour garantir la qualit&eacute; des soins et prot&eacute;ger les patients.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 01 Sep 2026 00:26:35 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SANTE</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Santé des écoliers : le cri d&#039;alarme du Dr Albert ZE]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/sante/cameroun-sante-des-ecoliers-le-cri-dalarme-du-dr-albert-ze.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>À l'approche de la rentrée, le Dr Albert ZE dénonce l'absence de
politique de santé scolaire au Cameroun. 29% des enfants souffrent de
retard de croissance, seu...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Albert-Ze170424500.jpg" alt="Cameroun - Santé des écoliers : le cri d&#039;alarme du Dr Albert ZE" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/sante/cameroun-sante-des-ecoliers-le-cri-dalarme-du-dr-albert-ze.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>&Agrave; l'approche de la rentr&eacute;e, le Dr Albert ZE d&eacute;nonce l'absence de politique de sant&eacute; scolaire au Cameroun. 29% des enfants souffrent de retard de croissance, seuls 2,8% ont acc&egrave;s &agrave; une cantine.</p>
<p>Le 11 ao&ucirc;t 2026, alors que des milliers d'&eacute;coliers camerounais s'appr&ecirc;tent &agrave; reprendre le chemin des classes, une question demeure sans r&eacute;ponse : le syst&egrave;me &eacute;ducatif camerounais garantit-il r&eacute;ellement la s&eacute;curit&eacute; sanitaire de ses enfants ? Pour le Dr Albert ZE, &eacute;conomiste de la sant&eacute;, la r&eacute;ponse est non. Et il n'est pas seul &agrave; tirer la sonnette d'alarme.</p>
<h2>LE CONSTAT SANS APPEL DU DR ALBERT ZE</h2>
<p>Le Dr Albert ZE, titulaire d'un doctorat PhD en &eacute;conomie, math&eacute;matiques et &eacute;conom&eacute;trie, sp&eacute;cialis&eacute; en &eacute;conomie de la sant&eacute;, est un chercheur camerounais reconnu, &eacute;lu parmi les meilleurs chercheurs africains en 2022 et d&eacute;cor&eacute; Chevalier de l'Ordre de la Valeur. Il n'en est pas &agrave; son premier coup d'&eacute;clat : en avril 2026, il d&eacute;non&ccedil;ait d&eacute;j&agrave; le gaspillage des ressources post-COVID et l'absence de p&eacute;rennisation des acquis sanitaires.</p>
<p>Aujourd'hui, c'est sur le terrain de l'&eacute;ducation qu'il interpelle les pouvoirs publics. Dans une tribune, il pose une question fondamentale : &laquo; <strong>La sant&eacute; des enfants &agrave; l'&eacute;cole : que dit le gouvernement camerounais ?</strong> &raquo;</p>
<p>Pour l'&eacute;conomiste, le d&eacute;bat public s'est focalis&eacute; sur la gestion de l'APEE et d'autres enjeux administratifs ou financiers, rel&eacute;guant une fois de plus la protection sanitaire des &eacute;l&egrave;ves au second plan.</p>
<h2>UNE MISSION DE SANT&Eacute; PUBLIQUE N&Eacute;GLIG&Eacute;E</h2>
<p>Le Dr Albert ZE rappelle un principe essentiel : l'institution scolaire a pour mission de veiller &agrave; la sant&eacute; des enfants et &agrave; leur &eacute;panouissement, r&eacute;pondant ainsi &agrave; un double objectif de sant&eacute; publique et de r&eacute;ussite &eacute;ducative. Un &eacute;l&egrave;ve dont la sant&eacute; est n&eacute;glig&eacute;e ne peut pr&eacute;tendre &agrave; un &eacute;panouissement ni &agrave; des r&eacute;sultats scolaires satisfaisants.</p>
<p>L'&eacute;cole est pourtant le lieu par excellence pour les activit&eacute;s de pr&eacute;vention et de promotion de la sant&eacute;. Elle doit :</p>
<p>- Favoriser le d&eacute;veloppement personnel de l'enfant ;<br />- D&eacute;velopper ses comp&eacute;tences psychosociales ;<br />- S'appuyer sur des donn&eacute;es probantes, &eacute;labor&eacute;es &agrave; partir de l'observation du milieu scolaire et de l'analyse des indicateurs de sant&eacute;.</p>
<p>Mais au Cameroun, ces principes restent largement lettre morte.</p>
<h2>LES CHIFFRES QUI INTERPELLENT</h2>
<p>Les donn&eacute;es disponibles donnent raison au Dr Albert ZE. Selon l'enqu&ecirc;te d&eacute;mographique et de sant&eacute; de 2018, 29 % des enfants camerounais souffrent de retard de croissance, 57 % sont an&eacute;miques et 11 % sont touch&eacute;s par l'ob&eacute;sit&eacute; infantile. Des chiffres que les crises climatiques, s&eacute;curitaires et &eacute;conomiques n'ont fait qu'aggraver.</p>
<p>L'acc&egrave;s &agrave; l'alimentation scolaire reste un privil&egrave;ge. Selon les annuaires statistiques du MINEDUB, seuls 2,8 % des &eacute;l&egrave;ves du primaire b&eacute;n&eacute;ficient aujourd'hui d'un repas chaud et gratuit &agrave; l'&eacute;cole. Pourtant, comme le souligne C&eacute;cile Patricia Ngo Sak, sp&eacute;cialiste en nutrition &agrave; la FAO Cameroun, &laquo; l'alimentation scolaire n'est pas un privil&egrave;ge : c'est un investissement structurant dans le capital humain &raquo;.</p>
<p>L'acc&egrave;s &agrave; l'eau potable est un autre d&eacute;fi majeur. Dans certaines r&eacute;gions, comme &agrave; Meri, dans l'Extr&ecirc;me-Nord, les enfants marchaient pr&egrave;s de sept kilom&egrave;tres chaque jour pour chercher de l'eau insalubre, avant l'installation d'un nouveau syst&egrave;me. Les enseignants constataient que beaucoup avaient du mal &agrave; se concentrer en classe, tandis que d'autres &eacute;taient malades &agrave; cause d'une consommation d'eau contamin&eacute;e.</p>
<h2>LE GOUVERNEMENT A-T-IL UNE POLITIQUE DE SANT&Eacute; SCOLAIRE ?</h2>
<p>Le gouvernement camerounais affiche des ambitions. La Strat&eacute;gie nationale d'alimentation scolaire (SNAS) adopt&eacute;e par le Cameroun vise &agrave; lier les cantines &agrave; la production agricole locale. En 2025, la FAO a mis ce mod&egrave;le &agrave; l'&eacute;preuve dans les r&eacute;gions de l'Est et du Sud.</p>
<p>Le minist&egrave;re de la Sant&eacute; publique a &eacute;galement publi&eacute; un calendrier de sant&eacute; scolaire pour l'ann&eacute;e 2025/2026, proposant des activit&eacute;s mensuelles adapt&eacute;es au contexte scolaire camerounais. Le Cameroun et Plan International ont renforc&eacute; leur partenariat pour contribuer davantage &agrave; la promotion de la sant&eacute; des enfants.</p>
<p>Mais pour le Dr Albert ZE, ces initiatives restent insuffisantes. La sant&eacute; n'est pas encore une priorit&eacute; strat&eacute;gique concr&egrave;te. &laquo; Si les politiques de d&eacute;veloppement l'&eacute;voquent dans les discours, la r&eacute;alit&eacute; du terrain d&eacute;ment les intentions &raquo;, d&eacute;plore-t-il.</p>
<h2>LA VOIX D'UN EXPERT QUI D&Eacute;RANGE</h2>
<p>Le Dr Albert ZE n'est pas un inconnu dans le d&eacute;bat public camerounais. Son expertise en &eacute;conomie de la sant&eacute; lui conf&egrave;re une l&eacute;gitimit&eacute; rare. Il a &eacute;t&eacute; reconnu dans la liste MIPAD100 under 40 et a re&ccedil;u la distinction de Docteur Honoris Causa en novembre 2025.</p>
<p>Il d&eacute;nonce r&eacute;guli&egrave;rement ce qu'il consid&egrave;re comme une &laquo; gestion &agrave; vue &raquo; du syst&egrave;me de sant&eacute; camerounais. &laquo; En ne p&eacute;rennisant pas les acquis de la p&eacute;riode COVID, le Cameroun se rend coupable d'un gaspillage de ressources sans pr&eacute;c&eacute;dent &raquo;, affirme-t-il.</p>
<p>Aujourd'hui, il &eacute;tend son analyse au secteur de l'&eacute;ducation, appelant &agrave; une v&eacute;ritable politique de sant&eacute; scolaire.</p>
<h2>L'URGENCE D'AGIR POUR NOS ENFANTS</h2>
<p>Le Dr Albert ZE interpelle : &laquo; La sant&eacute; des enfants &agrave; l'&eacute;cole : que dit le gouvernement camerounais ? &raquo; La question est rest&eacute;e sans r&eacute;ponse. En attendant, des milliers d'&eacute;coliers camerounais continuent d'apprendre le ventre vide, de boire une eau contamin&eacute;e, de souffrir de maladies &eacute;vitables.</p>
<p><strong>La sant&eacute; des &eacute;l&egrave;ves n'est pas une option. C'est un droit.</strong> Et tant que ce droit ne sera pas garanti, l'&eacute;cole camerounaise ne pourra pr&eacute;tendre remplir sa mission d'&eacute;ducation et d'&eacute;panouissement.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 11 Aug 2026 18:06:26 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SANTE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Albert-Ze170424500.jpg" type="image/jpeg"  />
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Hôpital régional de Bafoussam: Une bouffée d&#039;oxygène pour les 178 patients dialysés]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/sante/cameroun-hopital-regional-de-bafoussam-une-bouffee-doxygene-pour-les-178-patients-dialyses.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Une dotation de 40 millions de francs a été mise  à la disposition
du conseil régional de l'Ouest pour le suivi médical des personnes
atteintes d'insuffisance r...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Bafoussam_Regional_Hospital_11082026.jpg" alt="Cameroun - Hôpital régional de Bafoussam: Une bouffée d&#039;oxygène pour les 178 patients dialysés" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Une dotation de 40 millions de francs a &eacute;t&eacute; mise &nbsp;&agrave; la disposition du conseil r&eacute;gional de l'Ouest pour le suivi m&eacute;dical des personnes atteintes d'insuffisance r&eacute;nale.</p>
<p>Un vent d'espoir souffle en direction des 178 personnes atteintes d'insuffisance r&eacute;nale et dialys&eacute;es &agrave; l'h&ocirc;pital r&eacute;gional de Bafoussam, ce jeudi 06 ao&ucirc;t 2026.</p>
<p>En effet, comme annonc&eacute; pendant &nbsp;son allocution le 25 juillet dernier au stade Omnisport de Tocket &agrave; Bafoussam, lors du giga-meeting de remerciement organis&eacute; par le Rassemblement d&eacute;mocratique du peuple Camerounais (Rdpc) &agrave; l'endroit de Paul Biya, pr&eacute;sident dudit parti et pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, Th&eacute;odore Datouo, nouveau pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale (Pan) du Cameroun, a mis un ch&egrave;que de 40 millions de francs Cfa &agrave; la disposition du conseil r&eacute;gional de l'Ouest pour le suivi des 178 patients enregistr&eacute;s au centre d'h&eacute;modialyse de l'h&ocirc;pital r&eacute;gional de Bafoussam.</p>
<p><img src="/storage/photos/shares/Kamerun/Pan_Don_Middle_Bafoussam.jfif" alt="" width="550" height="365" /></p>
<p>Repr&eacute;sentant le Pan, son directeur de cabinet, le Pr Isaac Tamba, a remis, dans une salle de r&eacute;union de l'h&ocirc;pital r&eacute;gional de Bafoussam, symboliquement un ch&egrave;que de 40 millions de francs &agrave; Jules Hilaire Focka Focka, pr&eacute;sident du conseil r&eacute;gional de l'Ouest. Le directeur de cabinet du pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e national a exprim&eacute; que ce geste participe &agrave; la d&eacute;marche des actions concr&egrave;tes que posent le nouveau pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e pour traduire sa fid&eacute;lit&eacute; aux id&eacute;aux du Rdpc et sa loyaut&eacute; &agrave; Paul Biya gr&acirc;ce &agrave; qui il a &eacute;t&eacute; &eacute;lu &agrave; la t&ecirc;te de la chambre basse du parlement camerounais le 17 mars 2026.</p>
<p><strong>Recommandation d'une gestion parcimonieuse</strong></p>
<p>Ces fonds localis&eacute;s dans un compte dans une banque commerciale de place constitue le reliquat des cotisations ayant servi &agrave; la l'organisation du giga-meeting r&eacute;gional du Rdpc tenu le 25 juillet &agrave; Bafoussam. Il devra permettre, selon le directeur de l'h&ocirc;pital r&eacute;gional de Bafoussam, le docteur Jean Marie Ndjip, &agrave; l'achat des intrants et au renforcement des &eacute;quipements du centre d'h&eacute;modialyse de cette formation sanitaire pour favoriser ce traitement m&eacute;dical qui nettoie le sang &agrave; l'aide d'une machine et d'un filtre sp&eacute;cial (le dialyseur). Elle remplace le travail des reins quand ceux-ci ne fonctionnent plus assez bien pour &eacute;liminer les d&eacute;chets toxiques et l'eau en trop dans le corps. &nbsp;"Ce don, c'est une bouff&eacute;e d'oxyg&egrave;ne pour nous, patients dialys&eacute;s. C'est la vie qui continue &agrave; battre dans les veines", se r&eacute;jouit Raoul Njofang, porte-parole des 178 patients dialys&eacute;s &agrave; l'h&ocirc;pital r&eacute;gional de Bafoussam. Il insiste sur le renforcement de la banque de sang. Car de nombreux patients dialys&eacute;s re&ccedil;oivent plusieurs fois, au cours d'un mois, &nbsp;des transfusions sanguines pour tenir.</p>
<p>Au nom de ses pairs, celui-ci adresse ses remerciements &agrave; Theodore Datouo, pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale du Cameroun. Awa Fonka Augustine, gouverneur de la r&eacute;gion de l'Ouest, soutient ces remerciements et prescrit au directeur de l'h&ocirc;pital r&eacute;gional de Bafoussam, une gestion parcimonieuse et optimale dudit financement. Pour lui, les ressources octroy&eacute;es doivent &ecirc;tre engag&eacute;es pour le renforcement des performances op&eacute;rationnelles du centre d'h&eacute;modialyse de l'h&ocirc;pital r&eacute;gional de Bafoussam. "Chaque franc doit &ecirc;tre orient&eacute; vers l'am&eacute;lioration des conditions de vie des insuffisants r&eacute;naux", recommande-t-il.</p>
<p><strong>Les patients dialys&eacute;s tendent encore les mains...</strong></p>
<p>Un rigueur dans la gestion qui sera mise en &oelig;uvre par les dignitaires du Rdpc dans la r&eacute;gion, les autorit&eacute;s municipales et un chef traditionnel, le Fo'o Alain Guillaume N&eacute;gou T&eacute;la de Baleng. D'ailleurs, pour signifier que cette ressource financi&egrave;re provient du Rdpc, des fortes t&ecirc;tes et &eacute;lus de cette formation politique ont pris part &agrave; cette c&eacute;r&eacute;monie. Il s'agit notamment de Komidor Njimoluh, chef de la d&eacute;l&eacute;gation permanente r&eacute;gionale du comit&eacute; central du Rdpc &agrave; l'Ouest, &nbsp;de Maffo Toukam Sandio T&eacute;la Ang&egrave;le, secr&eacute;taire au bureau de l'Assembl&eacute;e nationale et membre du bureau national de l'Organisation des femmes du rassemblement d&eacute;mocratique du peuple camerounais (Ofrdpc), du Pr Chrispin Pettang, charg&eacute; de mission au Rdpc Ouest et bien d'autres.</p>
<p>En rappel, faut-il pr&eacute;ciser que pr&eacute;vu pour 50 patients , le centre d'h&eacute;modialyse de l'h&ocirc;pital r&eacute;gional de Bafoussam accueille aujourd'hui 178 personnes. Avec 10 appareils au d&eacute;part, il en est dot&eacute; de 15 &agrave; ce jour. Les patients dialys&eacute;s &agrave; Bafoussam tendent les mains aux forces vives de la r&eacute;gion de l'Ouest, aux camerounais de la diaspora et &agrave; toutes les &acirc;mes de bonne &nbsp; volont&eacute; afin que des gestes de g&eacute;n&eacute;rosit&eacute; soient multipli&eacute;s afin que l'h&eacute;modialys&eacute; soit trait&eacute; &agrave; Bafoussam comme cela se doit.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 11 Aug 2026 08:15:17 +0200</pubDate>
                                    <author>Guy Modeste DZUDIE</author>
                                                    <category>SANTE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Bafoussam_Regional_Hospital_11082026.jpg" type="image/jpeg"  />
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Baume François jugé impropre par le LANACOME]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/sante/cameroun-baume-francois-juge-impropre-par-le-lanacome.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le Baume François, produit phare de la pharmacopée camerounaise, a
été déclaré impropre à la consommation par le LANACOME.
Non-conformités majeures, risques pou...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Baume-Francois060826500.webp" alt="Cameroun - Baume François jugé impropre par le LANACOME" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le Baume Fran&ccedil;ois, produit phare de la pharmacop&eacute;e camerounaise, a &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute; impropre &agrave; la consommation par le LANACOME. Non-conformit&eacute;s majeures, risques pour la sant&eacute;, millions d&rsquo;usagers concern&eacute;s.</p>
<p><strong>Le Baume Fran&ccedil;ois n'est plus conforme.</strong> Le Laboratoire national de contr&ocirc;le de qualit&eacute; des m&eacute;dicaments et d'expertise (LANACOME), dirig&eacute; par le Pr Rose Ngono Mballa, a rendu son verdict : le produit phare de la pharmacop&eacute;e camerounaise est impropre &agrave; la consommation humaine.</p>
<p>Commercialis&eacute; &agrave; grande &eacute;chelle sans autorisation de mise sur le march&eacute;, le baume du pasteur Fran&ccedil;ois D&eacute;sir&eacute; Ekouma Ananga avait pourtant entam&eacute; une d&eacute;marche de normalisation en 2025. Audits d'hygi&egrave;ne, standardisation de la fabrication, contr&ocirc;les en laboratoire : rien n'y a fait. Les analyses toxicologiques ont r&eacute;v&eacute;l&eacute; des non-conformit&eacute;s majeures.</p>
<p>Pour les millions d'usagers qui l'appliquaient au quotidien, la nouvelle est un coup de massue. Et pour toute la fili&egrave;re des tradipraticiens camerounais, c'est un avertissement sans appel.</p>
<h2>LE BAUME FRAN&Ccedil;OIS, UNE R&Eacute;USSITE POPULAIRE</h2>
<p>Lanc&eacute; en 2021 par le pasteur Fran&ccedil;ois D&eacute;sir&eacute; Ekouma Ananga, le Baume Fran&ccedil;ois est devenu en quelques ann&eacute;es un produit incontournable au Cameroun et dans une quinzaine de pays africains.</p>
<p>Utilis&eacute; pour traiter divers maux toux, rhume, douleurs articulaires il avait conquis des millions de foyers gr&acirc;ce &agrave; son efficacit&eacute; per&ccedil;ue et son prix accessible.</p>
<p>Son promoteur, un entrepreneur parti d'un capital de 40 000 FCFA, avait r&eacute;ussi &agrave; transformer un r&ecirc;ve en un empire commercial. Mais ce succ&egrave;s fulgurant s'est heurt&eacute; &agrave; une r&eacute;alit&eacute; : celle de la r&eacute;glementation sanitaire.</p>
<h2>LE VERDICT DU LANACOME : &laquo; IMPROPRE &Agrave; LA CONSOMMATION &raquo;</h2>
<p>Apr&egrave;s des mois de partenariat avec le LANACOME, le verdict est tomb&eacute;. Les analyses toxicologiques et microbiologiques rigoureuses ont conclu &agrave; des non-conformit&eacute;s majeures repr&eacute;sentant un risque potentiel pour la population.</p>
<p>Le LANACOME, dirig&eacute; par le Pr Rose Ngono Mballa, a officiellement d&eacute;clar&eacute; le produit impropre &agrave; la consommation humaine.</p>
<p>Parmi les probl&egrave;mes identifi&eacute;s : l'&eacute;thanol utilis&eacute; dans la formulation serait impropre &agrave; la consommation. Les crit&egrave;res de conformit&eacute; et de s&eacute;curit&eacute; publique indispensables pour valider un produit de sant&eacute; n'ont pas &eacute;t&eacute; atteints.</p>
<h2>UNE TENTATIVE DE NORMALISATION AVORT&Eacute;E</h2>
<p>Conscient des exigences de s&eacute;curit&eacute; sanitaire, le pasteur Fran&ccedil;ois D&eacute;sir&eacute; Ekouma Ananga avait lui-m&ecirc;me initi&eacute; une d&eacute;marche volontaire de normalisation.</p>
<p>Un partenariat strat&eacute;gique avait &eacute;t&eacute; sign&eacute; avec le LANACOME en juillet 2025 pour auditer ses sites de production, analyser les composants du produit et standardiser sa formulation.</p>
<p>L'objectif &eacute;tait clair : transformer son rem&egrave;de populaire en <strong>M&eacute;dicament Traditionnel Am&eacute;lior&eacute; (MTA)</strong> dot&eacute; d'une Autorisation de Mise sur le March&eacute; (AMM).</p>
<p>Mais les r&eacute;sultats des examens de laboratoire ont douch&eacute; ces ambitions.</p>
<h2>L'ORDRE NATIONAL DES PHARMACIENS &Agrave; L'ORIGINE DE L'ALERTE</h2>
<p>Cette d&eacute;cision fait suite &agrave; une alerte de l'Ordre national des pharmaciens du Cameroun, qui d&eacute;non&ccedil;ait depuis 2023 la vente d'un produit hors cadre r&eacute;glementaire.</p>
<p>L'Ordre r&eacute;clamait l'interdiction pure et simple du Baume Fran&ccedil;ois, commercialis&eacute; sans autorisation de mise sur le march&eacute; ni statut officiel de m&eacute;dicament traditionnel am&eacute;lior&eacute;.</p>
<p>Face &agrave; cette menace, le promoteur avait choisi la voie de la normalisation. Mais les analyses n'ont pas valid&eacute; le produit.</p>
<h2>UN PROBL&Egrave;ME DE SANT&Eacute; PUBLIQUE</h2>
<p>Au Cameroun, plus de 80 % de la population a recours r&eacute;guli&egrave;rement aux plantes m&eacute;dicinales. Mais l'absence de dosage pr&eacute;cis et les conditions d'hygi&egrave;ne lors de la fabrication artisanale restent les principaux points de friction avec le corps m&eacute;dical.</p>
<p>Le verdict du LANACOME repose sur des protocoles scientifiques stricts &eacute;valuant la toxicit&eacute;, la stabilit&eacute; et la puret&eacute; microbiologique des produits de sant&eacute;.</p>
<p>En l'absence de validation, les autorit&eacute;s rappellent que la consommation ou l'application de ce produit expose les usagers &agrave; des effets secondaires impr&eacute;visibles.</p>
<h2>UN COUP D'ARR&Ecirc;T &Eacute;CONOMIQUE</h2>
<p>Au-del&agrave; de l'aspect sanitaire, cette d&eacute;claration d'impropret&eacute; porte un coup tr&egrave;s dur au mod&egrave;le &eacute;conomique d&eacute;velopp&eacute; par le pasteur Fran&ccedil;ois D&eacute;sir&eacute; Ekouma Ananga.</p>
<p>Son entreprise, Fran&ccedil;ois Sant&eacute; Sarl, avait b&acirc;ti sa croissance sur la popularit&eacute; de ce baume. Vendu dans une quinzaine de pays africains, le produit g&eacute;n&eacute;rait des revenus consid&eacute;rables.</p>
<p>On ignore encore si une <strong>reformulation</strong> est envisag&eacute;e ni quel sera le calendrier d'un &eacute;ventuel retour sur le march&eacute;.</p>
<h2>UN SIGNAL FORT POUR TOUTE LA FILI&Egrave;RE</h2>
<p>Ce verdict d&eacute;passe le seul cas du Baume Fran&ccedil;ois. Il sonne comme un avertissement pour toute une fili&egrave;re de tradipraticiens rest&eacute;e longtemps en marge de la r&eacute;glementation sanitaire.</p>
<p>La popularit&eacute; d'un rem&egrave;de, aussi massive soit-elle, ne garantit ni sa conformit&eacute; ni son innocuit&eacute;.</p>
<p>Sur un continent o&ugrave; la m&eacute;decine traditionnelle soigne encore une large majorit&eacute; de la population, la question pos&eacute;e est immense : comment concilier savoirs ancestraux et rigueur scientifique sans sacrifier l'un &agrave; l'autre ?</p>
<h2>QUELLE SUITE POUR LE BAUME FRAN&Ccedil;OIS ?</h2>
<p>Plusieurs options s'offrent d&eacute;sormais au promoteur :</p>
<p>- Une reformulation du produit pour r&eacute;pondre aux exigences du LANACOME.<br />- Un recours ou une demande de contre-expertise.<br />- Le retrait pur et simple du march&eacute;.</p>
<p>Le pasteur Fran&ccedil;ois D&eacute;sir&eacute; Ekouma Ananga n'a pas encore r&eacute;agi publiquement &agrave; ce verdict. Ses millions d'usagers, eux, attendent des r&eacute;ponses.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 06 Aug 2026 16:51:40 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SANTE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Baume-Francois060826500.webp" type="image/webp"  />
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                            </item>
        
                            <item>
                <title><![CDATA[23,5 millions $ : le Cameroun se prépare aux épidémies]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/sante/235-millions-le-cameroun-se-prepare-aux-epidemies.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Le Cameroun lance officiellement le Pandemic Fund avec 23,5 millions
de dollars pour renforcer la prévention des épidémies dans 42
districts sanitaires. Objecti...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Manaouda-malachie260324500.jpg" alt="23,5 millions $ : le Cameroun se prépare aux épidémies" width="600"/></p>
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                </description>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le Cameroun lance officiellement le Pandemic Fund avec 23,5 millions de dollars pour renforcer la pr&eacute;vention des &eacute;pid&eacute;mies dans 42 districts sanitaires. Objectif : d&eacute;tecter, coordonner et r&eacute;pondre plus vite.</p>
<p>Pr&eacute;sent dans 128 pays, le Pandemic Fund mobilise un financement de 23,5 millions de dollars pour le Cameroun afin de soutenir un projet fond&eacute; sur l'approche &laquo; Une seule sant&eacute; &raquo;, qui associe la sant&eacute; humaine, la sant&eacute; animale et la sant&eacute; des &eacute;cosyst&egrave;mes, avec un d&eacute;ploiement pr&eacute;vu dans les dix r&eacute;gions du pays et un ciblage prioritaire de 42 districts de sant&eacute;.</p>
<p>Le gouvernement camerounais a proc&eacute;d&eacute; mercredi au lancement officiel du Pandemic Fund, un m&eacute;canisme de financement multisectoriel destin&eacute; &agrave; renforcer la capacit&eacute; du pays &agrave; pr&eacute;venir, &agrave; se pr&eacute;parer et &agrave; r&eacute;pondre aux urgences sanitaires. La c&eacute;r&eacute;monie s'est tenue sous la pr&eacute;sidence du ministre de la Sant&eacute; publique, Manaouda Malachie.</p>
<p>Au total, ce sont 23,5 millions de dollars (plus de 13 milliards de FCFA) qui sont mobilis&eacute;s pour le Cameroun. Mais ce n'est pas tout : la subvention a &eacute;galement mobilis&eacute; 112,3 millions de dollars en cofinancement de partenaires internationaux et 24 millions de dollars en co-investissement du budget de l'&Eacute;tat, pour un investissement global de pr&egrave;s de 160 millions de dollars sur trois ans.</p>
<h2>Un dispositif n&eacute; de la pand&eacute;mie de Covid-19</h2>
<p>Cr&eacute;&eacute; en 2022 dans le sillage de la pand&eacute;mie de Covid-19, le Pandemic Fund vise &agrave; combler les insuffisances mises en &eacute;vidence par cette crise sanitaire mondiale et &agrave; aider les pays &agrave; mieux anticiper les urgences sanitaires. Pr&eacute;sent dans 128 pays, il finance des projets destin&eacute;s &agrave; renforcer les capacit&eacute;s des &Eacute;tats en mati&egrave;re de pr&eacute;vention, de pr&eacute;paration et de r&eacute;ponse aux pand&eacute;mies.</p>
<p>Pour le Cameroun, ce m&eacute;canisme repr&eacute;sente une opportunit&eacute; strat&eacute;gique de transformer son syst&egrave;me de sant&eacute; et de le rendre plus r&eacute;silient face aux menaces &eacute;pid&eacute;miques.</p>
<h2>L'approche &laquo; Une seule sant&eacute; &raquo; au c&oelig;ur du projet</h2>
<p>Le projet camerounais repose sur l'approche dite <strong>&laquo; Une seule sant&eacute; &raquo; (One Health)</strong> , qui associe la sant&eacute; humaine, la sant&eacute; animale et la pr&eacute;servation des &eacute;cosyst&egrave;mes. Cette approche multisectorielle est essentielle dans un pays comme le Cameroun, o&ugrave; les facteurs de risque d'&eacute;pid&eacute;mies sont multiples.</p>
<p>Situ&eacute; dans le bassin du Congo, le Cameroun est confront&eacute; &agrave; l'instabilit&eacute; r&eacute;gionale, &agrave; des fronti&egrave;res poreuses, &agrave; des catastrophes naturelles et &agrave; des mouvements de population &agrave; grande &eacute;chelle, dont plus de <strong>2 millions de personnes d&eacute;plac&eacute;es</strong>. Les inondations dans le Sahel ont par exemple conduit &agrave; une r&eacute;surgence des cas de chol&eacute;ra. Par ailleurs, le contact croissant entre les populations et la faune sauvage, d&ucirc; &agrave; la chasse, &agrave; la d&eacute;forestation et &agrave; l'exploitation mini&egrave;re, accro&icirc;t le risque d'&eacute;pizooties.</p>
<h2>Des actions concr&egrave;tes dans les dix r&eacute;gions</h2>
<p>Le programme sera d&eacute;ploy&eacute; sur l'ensemble du territoire national, avec une attention particuli&egrave;re accord&eacute;e &agrave; <strong>42 districts de sant&eacute; prioritaires</strong>. Les interventions viseront &agrave; :</p>
<p>- <strong>Renforcer la surveillance des maladies</strong> et les syst&egrave;mes d'alerte pr&eacute;coce<br />- <strong>Am&eacute;liorer les capacit&eacute;s des laboratoires</strong>, avec l'op&eacute;rationnalisation d'un syst&egrave;me d'information de gestion des laboratoires multisectoriel en temps r&eacute;el<br />- Former les personnels de sant&eacute; et mettre en place des &eacute;quipes d'intervention rapide int&eacute;gr&eacute;es<br />- <strong>Coordonner les urgences sanitaires</strong> avec l'op&eacute;rationnalisation de dix centres r&eacute;gionaux d'op&eacute;rations d'urgence<br />- <strong>Mobiliser les ressources</strong> n&eacute;cessaires aux interventions</p>
<h2>Des partenaires de poids</h2>
<p>La mise en &oelig;uvre du projet est assur&eacute;e avec l'appui de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) , de la <strong>Banque mondiale</strong> et du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) . Ces trois institutions agiront comme entit&eacute;s de mise en &oelig;uvre, aux c&ocirc;t&eacute;s du minist&egrave;re de la Sant&eacute; publique, du minist&egrave;re de l'Agriculture, du minist&egrave;re de l'Environnement, du minist&egrave;re des For&ecirc;ts et de la Faune, et du minist&egrave;re de l'&Eacute;levage.</p>
<p>La soci&eacute;t&eacute; civile n'est pas en reste : la Croix-Rouge camerounaise et la F&eacute;d&eacute;ration internationale des Soci&eacute;t&eacute;s de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont &eacute;galement partenaires.</p>
<h2>La cible 7-1-7 : d&eacute;tecter, notifier, r&eacute;pondre</h2>
<p>En ligne de mire, le Cameroun vise la cible mondiale 7-1-7 : d&eacute;tecter une flamb&eacute;e &eacute;pid&eacute;mique en sept jours, la notifier aux autorit&eacute;s comp&eacute;tentes en un jour, et mettre en &oelig;uvre les premi&egrave;res mesures efficaces de r&eacute;ponse en <strong>sept jours</strong>.</p>
<p>&laquo; Un pays pr&eacute;par&eacute;, mieux fourni en laboratoires, en personnels et administrations form&eacute;s, est un pays qui va faire face efficacement &agrave; une &eacute;pid&eacute;mie &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; le ministre Manaouda Malachie.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 31 Jul 2026 03:27:42 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SANTE</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Le salaire honteux qui chasse les médecins]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/sante/cameroun-le-salaire-honteux-qui-chasse-les-medecins.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Alors que 5 000 médecins camerounais exercent à l'étranger et que
70 % des jeunes diplômés sont au chômage, le président de l'Ordre
tire la sonnette d'alarme. U...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/26/Afrique2/Salle-Accouchement270326500.webp" alt="Cameroun - Le salaire honteux qui chasse les médecins" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Alors que 5 000 m&eacute;decins camerounais exercent &agrave; l'&eacute;tranger et que 70 % des jeunes dipl&ocirc;m&eacute;s sont au ch&ocirc;mage, le pr&eacute;sident de l'Ordre tire la sonnette d'alarme. Une p&eacute;nurie de professionnels de sant&eacute; se profile.&nbsp;</p>
<p>Le Cameroun risque de se retrouver sans m&eacute;decins comp&eacute;tents. Le pr&eacute;sident de l'Ordre national des m&eacute;decins alerte depuis un an sur une fuite massive des professionnels de sant&eacute; qui menace directement la vie des patients et l'avenir du syst&egrave;me de sant&eacute; public.</p>
<p>Un m&eacute;decin pour 30 000 habitants. 5 000 praticiens exer&ccedil;ant &agrave; l'&eacute;tranger. 70 % de jeunes dipl&ocirc;m&eacute;s sans emploi. Ces chiffres dessinent le portrait d'une catastrophe sanitaire silencieuse qui frappe le Cameroun.</p>
<p>Depuis un an, le pr&eacute;sident de l'Ordre national des m&eacute;decins du Cameroun (ONMC), le Dr Rodolphe Fonkoua, alerte sur une situation devenue critique : les d&eacute;parts massifs de m&eacute;decins ne cessent de s'acc&eacute;l&eacute;rer. Une v&eacute;ritable h&eacute;morragie qui, si rien n'est fait, pourrait priver le pays de ses professionnels de sant&eacute; les plus comp&eacute;tents dans un avenir proche. Que se passe-t-il vraiment dans les h&ocirc;pitaux camerounais ? Pourquoi les m&eacute;decins fuient-ils ? Et qui paiera le prix de cette crise ? Plong&eacute;e dans les coulisses d'un syst&egrave;me de sant&eacute; &agrave; bout de souffle.</p>
<h2>Un cri d'alarme ignor&eacute; depuis un an</h2>
<p>Le 28 juillet 2026. La date n'est pas anodine. Cela fait pr&eacute;cis&eacute;ment un an que le Dr Rodolphe Fonkoua, pr&eacute;sident de l'Ordre national des m&eacute;decins du Cameroun, tire la sonnette d'alarme. Un an qu'il alerte sur une fuite massive des professionnels de sant&eacute;. Un an que ses mises en garde restent sans r&eacute;ponse.</p>
<p>&laquo; L'inqui&eacute;tude que le pr&eacute;sident de l'Ordre des m&eacute;decins du Cameroun a exprim&eacute;e depuis un an se renforce, du fait des d&eacute;parts massifs dans leurs secteurs d'activit&eacute;. &raquo; Le constat est sans appel : les m&eacute;decins quittent le Cameroun par milliers, emportant avec eux leur savoir-faire et laissant derri&egrave;re eux des h&ocirc;pitaux exsangues.</p>
<h2>Les chiffres accablants de l'exode</h2>
<p>Les donn&eacute;es sont &eacute;loquentes. Selon une enqu&ecirc;te de l'Ordre national des m&eacute;decins, 5 000 m&eacute;decins camerounais exercent actuellement &agrave; l'&eacute;tranger, contre seulement 4 000 &agrave; l'int&eacute;rieur du pays. Un ratio invers&eacute; qui t&eacute;moigne d'une v&eacute;ritable saign&eacute;e.</p>
<p>Pire encore, le Cameroun continue de former des m&eacute;decins qui ne trouveront jamais de poste. Le pays forme environ 750 m&eacute;decins par an, auxquels s'ajoutent 200 &agrave; 250 qui reviennent de l'&eacute;tranger, soit pr&egrave;s de 1 000 nouveaux praticiens chaque ann&eacute;e. Mais l'&Eacute;tat, historiquement le principal employeur du secteur, a gel&eacute; les recrutements dans la fonction publique pendant cinq ann&eacute;es cons&eacute;cutives en raison des mesures d'aust&eacute;rit&eacute; impos&eacute;es par le FMI.</p>
<p>R&eacute;sultat : <strong>entre 60 % et 70 % des jeunes m&eacute;decins camerounais sont aujourd'hui au ch&ocirc;mage</strong>, certains sans emploi depuis pr&egrave;s de cinq ans apr&egrave;s l'obtention de leur dipl&ocirc;me.</p>
<h2>Le salaire ind&eacute;cent qui pousse &agrave; l'exil</h2>
<p>Pourquoi un m&eacute;decin form&eacute; pendant sept ans, &agrave; un co&ucirc;t compris entre <strong>20 et 50 millions de FCFA</strong> pour l'&Eacute;tat, choisirait-il de quitter son pays ? La r&eacute;ponse est simple : les conditions de travail et la r&eacute;mun&eacute;ration.</p>
<p>Le salaire d'un m&eacute;decin au Cameroun est d'environ <strong>175 000 FCFA</strong>. Un montant d&eacute;risoire au regard des ann&eacute;es d'&eacute;tudes, des responsabilit&eacute;s et des sacrifices consentis. &Agrave; cela s'ajoutent des conditions de travail difficiles, des h&ocirc;pitaux sous-&eacute;quip&eacute;s et un manque criant de perspectives.</p>
<p>&laquo; L'&eacute;migration croissante des m&eacute;decins camerounais est occasionn&eacute;e par les conditions de travail difficiles ainsi que les salaires qui sont bas et tout ce qui accompagne le salaire pour le confort du m&eacute;decin &raquo;, souligne l'enqu&ecirc;te de l'Ordre. Le d&eacute;part des m&eacute;decins s'est d'ailleurs accru avec la double baisse de salaire dans la fonction publique en 1993, o&ugrave; certaines cat&eacute;gories ont perdu jusqu'&agrave; 60 % de leurs revenus.</p>
<h2>Un syst&egrave;me de sant&eacute; &agrave; deux vitesses</h2>
<p>Le drame de cette fuite des m&eacute;decins, c'est d'abord celui des populations. Dans les zones rurales, &laquo; la pr&eacute;sence d'un m&eacute;decin se fait rare &raquo;. Parfois, un seul m&eacute;decin doit couvrir des territoires immenses.</p>
<p>Lors d'une r&eacute;union du Conseil m&eacute;dical du Cameroun &agrave; Bertoua en mai 2026, le Dr Fonkoua a d&eacute;nonc&eacute; l'absurdit&eacute; des crit&egrave;res de l'OMS qui ne prennent pas en compte la superficie : &laquo; L'OMS calcule le ratio en fonction du nombre d'habitants. Malheureusement, ils ne tiennent pas compte de la superficie. Vous pouvez avoir un village de seulement 200 habitants, mais il se trouve &agrave; 800 kilom&egrave;tres de Bertoua. Le p&eacute;diatre le plus proche est &agrave; 400 kilom&egrave;tres. Si un enfant tombe malade l&agrave;-bas, il doit parcourir 400 kilom&egrave;tres pour voir un p&eacute;diatre, ce qui est inacceptable &raquo;.</p>
<h2>Le paradoxe du ch&ocirc;mage des jeunes m&eacute;decins</h2>
<p>Le plus cruel dans cette situation est le paradoxe qu'elle r&eacute;v&egrave;le : pendant que les populations rurales meurent par manque de soins, des centaines de m&eacute;decins camerounais qualifi&eacute;s sont assis chez eux sans travail.</p>
<p>La formation d'un m&eacute;decin co&ucirc;te entre 20 et 50 millions de FCFA &agrave; l'&Eacute;tat camerounais. Ne pas utiliser ces dipl&ocirc;m&eacute;s, c'est litt&eacute;ralement jeter l'argent public par les fen&ecirc;tres. C'est aussi, comme le souligne le Conseil m&eacute;dical, &laquo; subventionner des talents hautement sp&eacute;cialis&eacute;s qui sont finalement contraints de quitter le pays &raquo;.</p>
<h2>Les destinations de l'exil : Canada, Europe, &Eacute;tats-Unis</h2>
<p>Frustr&eacute;s par des ann&eacute;es d'attente et d'incertitude, les jeunes m&eacute;decins quittent le Cameroun en masse. Le Canada, l'Europe et les &Eacute;tats-Unis sont leurs destinations privil&eacute;gi&eacute;es.</p>
<p>Le Dr Fonkoua a r&eacute;cemment racont&eacute; un voyage &agrave; Atlanta, aux &Eacute;tats-Unis, o&ugrave; il a rencontr&eacute; un grand nombre de jeunes dipl&ocirc;m&eacute;s camerounais d'institutions comme l'Universit&eacute; des Montagnes. Une diaspora m&eacute;dicale talentueuse que le Cameroun a form&eacute;e &agrave; grands frais et qui profite d&eacute;sormais &agrave; d'autres syst&egrave;mes de sant&eacute;.</p>
<h2>Les mesures d'urgence du Conseil m&eacute;dical</h2>
<p>Face &agrave; cette crise, le Conseil m&eacute;dical du Cameroun (CMC) a pris des mesures. Lors de son assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale &agrave; Bertoua du 14 au 16 mai 2026, il a annonc&eacute; plusieurs initiatives :</p>
<p>1. &nbsp;<strong>Un programme de soutien &agrave; l'entrepreneuriat m&eacute;dical</strong> : chaque ann&eacute;e, un jeune m&eacute;decin dans chacune des 10 r&eacute;gions du Cameroun sera s&eacute;lectionn&eacute;, financ&eacute; et encadr&eacute; pour ouvrir un cabinet priv&eacute;, avec des pr&ecirc;ts remboursables de 5 &agrave; 7 millions de FCFA.<br />2. &nbsp;<strong>Une lutte contre la m&eacute;decine ill&eacute;gale</strong> : des cliniques clandestines tenues par des non-qualifi&eacute;s se sont multipli&eacute;es, occupant le vide laiss&eacute; par l'&Eacute;tat.<br />3. &nbsp;<strong>Des sanctions disciplinaires</strong> : 12 m&eacute;decins ont &eacute;t&eacute; sanctionn&eacute;s pour des erreurs m&eacute;dicales document&eacute;es.</p>
<p>Mais ces mesures, aussi louables soient-elles, ne r&eacute;gleront pas le probl&egrave;me de fond : l'absence d'une politique de sant&eacute; coh&eacute;rente et la persistance de conditions de travail et de r&eacute;mun&eacute;ration indignes.</p>
<h2>La bombe &agrave; retardement d&eacute;mographique</h2>
<p>Le vieillissement du corps m&eacute;dical aggrave encore la situation. Avec des praticiens seniors qui approchent de la retraite et des jeunes qui fuient &agrave; l'&eacute;tranger, le Cameroun se dirige vers <strong>un effondrement absolu de la prestation de soins de sant&eacute; au cours de la prochaine d&eacute;cennie</strong>.</p>
<p>&laquo; Le Cameroun n'aura plus de professionnels de la sant&eacute; comp&eacute;tents d'ici peu &raquo;, pr&eacute;vient le pr&eacute;sident de l'Ordre. Une trag&eacute;die en perspective pour les malades et la sant&eacute; publique au Cameroun.</p>
<h2>Que faire pour inverser la tendance ?</h2>
<p>L'Ordre national des m&eacute;decins du Cameroun a d&eacute;j&agrave; formul&eacute; des recommandations : revalorisation des salaires, am&eacute;lioration des conditions de travail, ouverture de nouvelles facult&eacute;s de m&eacute;decine. Mais ces pr&eacute;conisations restent lettre morte.</p>
<p><strong>Pour endiguer l'exode, plusieurs leviers sont n&eacute;cessaires</strong> :<br />- Mettre fin au gel des recrutements dans la fonction publique.<br />- Augmenter significativement les salaires des m&eacute;decins.<br />- Investir dans les infrastructures hospitali&egrave;res.<br />- Offrir des perspectives de carri&egrave;re et de sp&eacute;cialisation.<br />- Lutter contre les d&eacute;tournements de fonds publics qui privent le secteur sant&eacute; de ressources.</p>
<h2>L'urgence d'agir</h2>
<p>Le temps presse. Chaque jour qui passe voit un m&eacute;decin suppl&eacute;mentaire franchir les fronti&egrave;res du Cameroun. Chaque jour qui passe rapproche un peu plus le pays d'une catastrophe sanitaire.</p>
<p>Les patients, eux, n'ont pas le temps d'attendre. Ils sont d&eacute;j&agrave; les premi&egrave;res victimes de cette crise silencieuse. Dans les h&ocirc;pitaux publics, les services sont sous-staff&eacute;s, les sp&eacute;cialistes sont rares, les d&eacute;lais d'attente s'allongent. Et demain, il pourrait n'y avoir plus personne pour les soigner.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 29 Jul 2026 11:01:14 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SANTE</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Croqueuse de Diamants ferme ses activités d&#039;injection]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/sante/cameroun-croqueuse-de-diamants-ferme-ses-activites-dinjection.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Sous pression de l'Ordre des médecins, Manuella Nimpa, alias
Croqueuse de Diamants, annonce l'arrêt définitif de ses injections
esthétiques au Cameroun.

Visée...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Manuella-Nimpa170726500.webp" alt="Cameroun - Croqueuse de Diamants ferme ses activités d&#039;injection" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Sous pression de l'Ordre des m&eacute;decins, Manuella Nimpa, alias Croqueuse de Diamants, annonce l'arr&ecirc;t d&eacute;finitif de ses injections esth&eacute;tiques au Cameroun.</p>
<p>Vis&eacute;e par une plainte de l'Ordre National des M&eacute;decins et r&eacute;cemment interpell&eacute;e, l'influenceuse camerounaise Manuella Nimpa, alias &laquo; La Croqueuse de Diamants &raquo;, annonce dans une lettre ouverte la fermeture d&eacute;finitive de ses activit&eacute;s d'injection esth&eacute;tique.</p>
<p>Il y a une semaine encore, ses vid&eacute;os de &laquo; body filler &raquo; cumulaient des milliers de vues. Aujourd'hui, c'est une lettre d'excuses qui circule sous son nom. Entre-temps : une plainte, une descente de gendarmerie, une garde &agrave; vue. Le parcours de la &laquo; Croqueuse de Diamants &raquo; vient de basculer et avec lui, tout un pan de l'&eacute;conomie camerounaise de l'esth&eacute;tique clandestine.</p>
<h2>Une affaire qui couvait depuis des mois</h2>
<p>La pratique du &laquo; <strong><a title=" body filler " href="/93986/13:1/cameroun-la-croqueuse-de-diamants-trainee-en-justice-pour-body-filler-cameroon.html">body filler </a></strong>&raquo; l'injection de produits de comblement pour modifier le volume de certaines parties du corps, notamment les fesses, les hanches ou le visage s'est multipli&eacute;e ces derni&egrave;res ann&eacute;es au Cameroun, port&eacute;e par la visibilit&eacute; des r&eacute;seaux sociaux. Le minist&egrave;re de la Sant&eacute; publique avait d&eacute;j&agrave; alert&eacute; sur la multiplication de ces offres, rappelant que ces actes rel&egrave;vent strictement du domaine m&eacute;dical et ne peuvent &ecirc;tre pratiqu&eacute;s que par des professionnels qualifi&eacute;s, dans des structures sanitaires autoris&eacute;es.</p>
<h2>Les faits : une plainte, une arrestation, une garde &agrave; vue</h2>
<p>Le 16 juillet 2026, le pr&eacute;sident de l'Ordre National des M&eacute;decins du Cameroun (ONMC), le Dr Rodolphe Fonkoua, annonce dans une note officielle avoir d&eacute;pos&eacute; plainte contre deux personnalit&eacute;s publiques : Kingsly Nembo, accus&eacute; de se pr&eacute;senter illicitement comme &laquo; docteur &raquo;, et Manuella Nimpa, mise en cause pour la r&eacute;alisation d'actes esth&eacute;tiques invasifs notamment des injections de produits de comblement en dehors de tout cadre l&eacute;gal. Le lendemain, 17 juillet, l'influenceuse est interpell&eacute;e &agrave; son domicile du quartier Makepe, &agrave; Douala, par des &eacute;l&eacute;ments de la gendarmerie, selon plusieurs m&eacute;dias camerounais concordants. Les deux dossiers ont depuis &eacute;t&eacute; transmis aux autorit&eacute;s comp&eacute;tentes, charg&eacute;es de conduire l'enqu&ecirc;te et d'&eacute;tablir les responsabilit&eacute;s.</p>
<h2>Le tournant : une lettre ouverte et un mea culpa public</h2>
<p>C'est dans ce contexte de pression judiciaire et m&eacute;diatique que Manuella Nimpa a choisi de s'exprimer publiquement, dans une lettre ouverte adress&eacute;e aux autorit&eacute;s et au peuple camerounais. Elle y reconna&icirc;t la gravit&eacute; de la situation : &laquo; Depuis plusieurs jours, je me retrouve au c&oelig;ur d'une vive pol&eacute;mique li&eacute;e &agrave; mes activit&eacute;s dans le domaine de l'esth&eacute;tique. Les r&eacute;actions suscit&eacute;es par cette affaire [&hellip;] m'ont amen&eacute;e &agrave; une profonde r&eacute;flexion &raquo;, &eacute;crit-elle.</p>
<p>L'annonce centrale de cette lettre est sans ambigu&iuml;t&eacute; : &laquo; J'annonce ce jour la fermeture d&eacute;finitive de toutes mes activit&eacute;s li&eacute;es aux injections esth&eacute;tiques et &agrave; toute pratique susceptible d'&ecirc;tre assimil&eacute;e &agrave; un acte m&eacute;dical &raquo;, affirme-t-elle, pr&eacute;cisant agir &laquo; par respect pour les institutions de la R&eacute;publique &raquo; et pour l'Ordre National des M&eacute;decins.</p>
<p>Elle y pr&eacute;sente &eacute;galement des excuses formelles : &laquo; Mon intention n'a jamais &eacute;t&eacute; de mettre en danger la sant&eacute; de qui que ce soit ni de manquer de respect aux lois de notre pays &raquo;, &eacute;crit-elle, avant de solliciter la &laquo; cl&eacute;mence &raquo; des autorit&eacute;s et de ses compatriotes.</p>
<h2>Ce que cela change concr&egrave;tement</h2>
<p>Cette annonce de fermeture volontaire n'efface pas la proc&eacute;dure judiciaire en cours. Les plaintes d&eacute;pos&eacute;es par l'ONMC ont &eacute;t&eacute; transmises &agrave; la justice, qui reste seule comp&eacute;tente pour qualifier d'&eacute;ventuelles infractions et d&eacute;terminer les suites &agrave; donner au dossier. La cessation d'activit&eacute;, si elle est r&eacute;elle et durable, pourra &ecirc;tre prise en compte par les autorit&eacute;s, mais elle ne constitue pas juridiquement un classement de l'affaire. Il convient donc de distinguer clairement l'engagement moral pris dans la lettre ouverte sur lequel aucune v&eacute;rification ind&eacute;pendante n'a pu &ecirc;tre &eacute;tablie &agrave; ce stade de l'issue judiciaire, qui reste &agrave; ce jour incertaine.</p>
<h2>Enjeux : un signal envoy&eacute; &agrave; toute une industrie</h2>
<p>Au-del&agrave; du cas individuel, cette affaire agit comme un signal d'alarme pour tout un secteur informel de l'esth&eacute;tique invasive au Cameroun. Le minist&egrave;re de la Sant&eacute; publique avait d&eacute;j&agrave; rappel&eacute;, dans un communiqu&eacute;, que ces injections rel&egrave;vent d'actes m&eacute;dicaux stricto sensu et exposent leurs pratiquants non habilit&eacute;s &agrave; des poursuites, tandis que leurs clientes s'exposent &agrave; des risques sanitaires r&eacute;els : infections, n&eacute;croses, complications vasculaires des risques document&eacute;s dans plusieurs pays de la sous-r&eacute;gion confront&eacute;s au m&ecirc;me ph&eacute;nom&egrave;ne.</p>
<h2>Perspective : la justice aura le dernier mot</h2>
<p>La suite de cette affaire d&eacute;pendra d&eacute;sormais de l'enqu&ecirc;te judiciaire ouverte &agrave; la suite des plaintes de l'ONMC. Reste &agrave; savoir si l'engagement pris par Manuella Nimpa sera suivi d'effets concrets et durables, et si d'autres influenceurs op&eacute;rant dans ce secteur non r&eacute;gul&eacute; suivront un chemin similaire, sous l'effet de la pression d&eacute;sormais exerc&eacute;e conjointement par le minist&egrave;re de la Sant&eacute; et l'Ordre des m&eacute;decins.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 26 Jul 2026 15:08:09 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SANTE</category>
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                <title><![CDATA[Cameroun - Yaoundé capitale du VIH en milieu urbain]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/sante/cameroun-yaounde-capitale-du-vih-en-milieu-urbain-cameroon.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Avec 4,4 % de prévalence à Yaoundé et 3,3 % à Douala, les deux
principales villes du Cameroun concentrent les taux les plus élevés
du pays. Une réalité urbaine...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde/Sida01122023.jpg" alt="Cameroun - Yaoundé capitale du VIH en milieu urbain" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Avec 4,4 % de pr&eacute;valence &agrave; Yaound&eacute; et 3,3 % &agrave; Douala, les deux principales villes du Cameroun concentrent les taux les plus &eacute;lev&eacute;s du pays. Une r&eacute;alit&eacute; urbaine qui interpelle alors que la pr&eacute;valence nationale est en baisse.</p>
<p>Yaound&eacute; : 4,4 %. Douala : 3,3 %. Ce sont les deux taux de pr&eacute;valence du VIH les plus &eacute;lev&eacute;s parmi les grandes villes du Cameroun. &Agrave; elles seules, ces deux m&eacute;tropoles concentrent une part significative des personnes vivant avec le VIH dans le pays. Pourtant, la pr&eacute;valence nationale est tomb&eacute;e &agrave; 2,7 % en 2024. Comment expliquer ce d&eacute;calage ? Alors que le Cameroun affiche des progr&egrave;s dans la lutte contre le sida, les zones urbaines restent des &eacute;picentres de l'&eacute;pid&eacute;mie. Un paradoxe qui m&eacute;rite d'&ecirc;tre d&eacute;crypt&eacute;.</p>
<h2>Yaound&eacute; et Douala en t&ecirc;te des pr&eacute;valences urbaines</h2>
<p>Selon les derni&egrave;res donn&eacute;es officielles disponibles, Yaound&eacute; enregistre la pr&eacute;valence du <strong><a title="ONUSIDA &mdash; Donn&eacute;es Cameroun" href="https://www.unaids.org/fr/regionscountries/countries/cameroon" target="_blank" rel="noopener">VIH</a></strong> la plus &eacute;lev&eacute;e des grandes villes camerounaises, avec <strong>4,4 %</strong> de la population adulte vivant avec le virus. Douala suit de pr&egrave;s avec <strong>3,3 %</strong>.</p>
<p>Ces chiffres, qui portent sur les deux m&eacute;tropoles du pays, offrent un &eacute;clairage crucial sur la dynamique de l'&eacute;pid&eacute;mie en milieu urbain. Ils confirment que la lutte contre le VIH au Cameroun ne peut faire l'&eacute;conomie d'une approche cibl&eacute;e sur les grandes agglom&eacute;rations.</p>
<h2>Un contraste saisissant avec la moyenne nationale</h2>
<p>La pr&eacute;valence nationale du VIH chez les adultes (15-49 ans) est estim&eacute;e &agrave; <strong>2,7 % en 2024</strong>, contre 5,4 % en 2018. Une baisse significative qui t&eacute;moigne des progr&egrave;s r&eacute;alis&eacute;s en mati&egrave;re de d&eacute;pistage, de pr&eacute;vention et de traitement.</p>
<p>Pourtant, les chiffres urbains 4,4 % &agrave; Yaound&eacute; et 3,3 % &agrave; Douala sont <strong>sup&eacute;rieurs &agrave; la moyenne nationale</strong>. Ce contraste interpelle : pourquoi les villes sont-elles davantage touch&eacute;es ?</p>
<h2>Les facteurs explicatifs d'une pr&eacute;valence urbaine &eacute;lev&eacute;e</h2>
<p>Plusieurs &eacute;l&eacute;ments permettent d'expliquer cette situation :</p>
<p>1. <strong>La concentration des populations cl&eacute;s</strong><br />Les grandes villes concentrent les populations les plus expos&eacute;es au VIH : travailleuses du sexe, hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), personnes utilisatrices de drogues. Or, ces groupes restent souvent &eacute;loign&eacute;s des services de pr&eacute;vention et de soins, par crainte de stigmatisation.</p>
<p>2. <strong>La mobilit&eacute; et les migrations</strong><br />Yaound&eacute; et Douala sont des p&ocirc;les d'attraction &eacute;conomique. Les migrations internes et les d&eacute;placements fr&eacute;quents favorisent la diss&eacute;mination du virus et compliquent le suivi des patients.</p>
<p>3. <strong>Les in&eacute;galit&eacute;s socio-&eacute;conomiques</strong><br />La pr&eacute;carit&eacute;, le ch&ocirc;mage et l'acc&egrave;s limit&eacute; aux soins dans certains quartiers p&eacute;riph&eacute;riques cr&eacute;ent des conditions favorables &agrave; la propagation du VIH.</p>
<p>4. <strong>Un acc&egrave;s in&eacute;gal au d&eacute;pistage et aux soins</strong><br />Bien que l'offre de soins soit plus dense en ville, certaines populations y restent sous-d&eacute;pist&eacute;es. Le d&eacute;pistage tardif demeure un d&eacute;fi majeur.</p>
<h2>Des progr&egrave;s, mais des d&eacute;fis persistants</h2>
<p>Le Cameroun a enregistr&eacute; <strong>21 000 nouvelles infections au VIH en 2025</strong>. Un chiffre qui rappelle que la bataille est loin d'&ecirc;tre gagn&eacute;e, m&ecirc;me si l'incidence est en baisse.</p>
<p>L'incidence du VIH chez les 15-49 ans est estim&eacute;e &agrave; <strong>0,15 %</strong>. Autrement dit, le nombre de nouvelles infections diminue, mais l'&eacute;pid&eacute;mie reste active, en particulier dans les zones urbaines.</p>
<p>L'&eacute;tude CAMPHIA 2024-2025, men&eacute;e par l'Institut National de la Statistique, a permis d'actualiser les donn&eacute;es &eacute;pid&eacute;miologiques. Elle montre que la pr&eacute;valence reste plus &eacute;lev&eacute;e chez les femmes (5,0 %) que chez les hommes (2,3 %). Une in&eacute;galit&eacute; de genre qui se retrouve dans les villes.</p>
<h2>Yaound&eacute; et Douala : des &eacute;picentres &agrave; ne pas n&eacute;gliger</h2>
<p>Les deux grandes villes du Cameroun ne sont pas seulement des centres &eacute;conomiques et politiques. Ce sont aussi des <strong>&eacute;picentres de l'&eacute;pid&eacute;mie de VIH</strong>. Les donn&eacute;es de pr&eacute;valence &agrave; 4,4 % et 3,3 % appellent &agrave; une vigilance renforc&eacute;e.</p>
<p>Les autorit&eacute;s sanitaires, &agrave; travers le Comit&eacute; National de Lutte contre le <strong><a title="CNLS &mdash; Plan Strat&eacute;gique National 2024-2030" href="https://cnls.cm" target="_blank" rel="noopener">Sida (CNLS)</a></strong>, ont identifi&eacute; les zones g&eacute;ographiques prioritaires pour la p&eacute;riode 2024-2030. Les grandes villes y figurent en bonne place, preuve que la riposte nationale a int&eacute;gr&eacute; cette r&eacute;alit&eacute;.</p>
<p>Mais les moyens d&eacute;ploy&eacute;s sont-ils &agrave; la hauteur des enjeux ? La question m&eacute;rite d'&ecirc;tre pos&eacute;e.</p>
<h2>Que faire ? Les pistes d'action</h2>
<p>Pour inverser la tendance dans les zones urbaines, plusieurs leviers sont identifi&eacute;s :</p>
<p>- <strong>Renforcer le d&eacute;pistage communautaire</strong>, en allant au-devant des populations les plus expos&eacute;es.<br />- <strong>Am&eacute;liorer l'acc&egrave;s au traitement</strong>, pour que les personnes vivant avec le VIH atteignent la charge virale ind&eacute;tectable.<br />- <strong>Lutter contre la stigmatisation</strong>, principale barri&egrave;re au d&eacute;pistage et &agrave; l'observance.<br />- <strong>Cibler les populations cl&eacute;s</strong> avec des programmes adapt&eacute;s et non discriminants.<br />- <strong>Intensifier la pr&eacute;vention combin&eacute;e</strong> (pr&eacute;servatifs, PrEP, circoncision, r&eacute;duction des risques).</p>
<h2>Un enjeu de sant&eacute; publique et de d&eacute;veloppement</h2>
<p>Au-del&agrave; des chiffres, la pr&eacute;valence du VIH &agrave; Yaound&eacute; et Douala est un <strong>indicateur de vuln&eacute;rabilit&eacute; urbaine</strong>. Elle interroge sur les in&eacute;galit&eacute;s d'acc&egrave;s aux soins, la pr&eacute;carit&eacute;, et la capacit&eacute; des politiques publiques &agrave; toucher les populations les plus marginalis&eacute;es.</p>
<p>Alors que le Cameroun s'est engag&eacute;, avec la communaut&eacute; internationale, &agrave; mettre fin au sida comme menace de sant&eacute; publique d'ici 2030, la situation des grandes villes constitue un test grandeur nature. Les progr&egrave;s accomplis ne doivent pas masquer les poches de r&eacute;sistance de l'&eacute;pid&eacute;mie.</p>
<hr />
<p>Que pensez-vous de ces chiffres ? Le Cameroun en fait-il assez pour lutter contre le VIH en milieu urbain ? Donnez votre avis.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 19 Jul 2026 18:31:34 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SANTE</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - « La Croqueuse de Diamants » traînée en justice pour body filler]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/sante/cameroun-la-croqueuse-de-diamants-trainee-en-justice-pour-body-filler-cameroon.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Le Dr Rodolphe Fonkoua, président de l'Ordre national des médecins,
a déposé plainte contre l'influenceuse Manuella Nimpa et Kingsly
Nembo, accusés d'exercice i...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Manuella-Nimpa170726500.webp" alt="Cameroun - « La Croqueuse de Diamants » traînée en justice pour body filler" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le Dr Rodolphe Fonkoua, pr&eacute;sident de l'Ordre national des m&eacute;decins, a d&eacute;pos&eacute; plainte contre l'influenceuse Manuella Nimpa et Kingsly Nembo, accus&eacute;s d'exercice ill&eacute;gal de la m&eacute;decine et de pratiques esth&eacute;tiques invasives mettant en danger la sant&eacute; des Camerounais.</p>
<p>L'Ordre national des m&eacute;decins du Cameroun (ONMC) a franchi un cap ce 16 juillet 2026. Par la voix de son pr&eacute;sident, le Dr Rodolphe Fonkoua, l'institution a officiellement saisi la justice contre deux personnalit&eacute;s publiques : <strong>Manuella Nimpa</strong>, connue sur les r&eacute;seaux sociaux sous le pseudonyme de &laquo; <strong>La Croqueuse de Diamant</strong>s &raquo; , et <strong>Kingsly Nembo</strong>, qui se pr&eacute;sente illicitement comme &laquo; docteur &raquo;.</p>
<p>L'affaire est explosive. D'un c&ocirc;t&eacute;, une influenceuse star des r&eacute;seaux sociaux, habitu&eacute;e des plateaux t&eacute;l&eacute;vis&eacute;s et du faste, accus&eacute;e de pratiquer des <strong>injections de body filler</strong>; des actes esth&eacute;tiques invasifs en dehors de tout cadre l&eacute;gal. De l'autre, un homme qui usurpe le titre de m&eacute;decin pour proposer des actes m&eacute;dicaux et esth&eacute;tiques sans la moindre habilitation.</p>
<p>Mais derri&egrave;re ces deux noms, c'est tout un <strong>march&eacute; clandestin de la m&eacute;decine esth&eacute;tique</strong> qui se retrouve sur le banc des accus&eacute;s. Un march&eacute; lucratif, aliment&eacute; par les r&eacute;seaux sociaux, qui prosp&egrave;re dans l'ombre et expose des milliers de Camerounais &agrave; des risques sanitaires potentiellement mortels.</p>
<h2>L'ORDRE DES M&Eacute;DECINS PASSE &Agrave; L'OFFENSIVE</h2>
<h3>Une note d'information qui fait date</h3>
<p>Le 16 juillet 2026, le Dr Rodolphe Fonkoua, pr&eacute;sident de l'Ordre national des m&eacute;decins du Cameroun, a sign&eacute; une note d'information &agrave; l'attention de la communaut&eacute; m&eacute;dicale et du grand public. Ce document, dont la r&eacute;daction de CamerounWeb a obtenu copie, annonce le d&eacute;p&ocirc;t de plaintes aupr&egrave;s des autorit&eacute;s comp&eacute;tentes.</p>
<p>L'Ordre pr&eacute;cise que ces dossiers &laquo; ont &eacute;t&eacute; transmis aux autorit&eacute;s comp&eacute;tentes, qui sont d&eacute;sormais charg&eacute;es de conduire les enqu&ecirc;tes n&eacute;cessaires afin de v&eacute;rifier les faits et d'&eacute;tablir les responsabilit&eacute;s, conform&eacute;ment aux lois de la R&eacute;publique &raquo;.</p>
<p>Cette offensive judiciaire intervient dans un contexte o&ugrave; les <strong>actes m&eacute;dico-esth&eacute;tiques connaissent un essor consid&eacute;rable</strong> au Cameroun, suscitant des pr&eacute;occupations croissantes en mati&egrave;re de s&eacute;curit&eacute; sanitaire.</p>
<h2>Kingsly Nembo : l'usurpateur de titre</h2>
<p>La premi&egrave;re plainte vise <strong>Kingsly Nembo</strong>. Selon l'Ordre, cet op&eacute;rateur &laquo; se pr&eacute;sente publiquement sous le titre de &ldquo;Docteur&rdquo; et propose des actes m&eacute;dicaux et esth&eacute;tiques sans &ecirc;tre inscrit au tableau de l'Ordre National des M&eacute;decins du Cameroun &raquo;.</p>
<p>L'usurpation du titre de m&eacute;decin n'est pas un d&eacute;tail. Au Cameroun, comme dans la plupart des pays, le titre de &laquo; docteur &raquo; est prot&eacute;g&eacute; par la loi. L'exercice de la m&eacute;decine sans inscription au tableau de l'Ordre constitue un d&eacute;lit p&eacute;nalement r&eacute;prim&eacute;. En se pr&eacute;sentant comme m&eacute;decin, Kingsly Nembo expose ses patients &agrave; des risques majeurs : absence de formation, de diagnostic, de suivi, et de responsabilit&eacute; m&eacute;dicale.</p>
<h2>Manuella Nimpa : &laquo; La Croqueuse de Diamants &raquo; dans le viseur</h2>
<p>Le second dossier, plus retentissant encore, cible <strong>Manuella Nimpa</strong>, mondialement connue sous le pseudonyme de &laquo; <strong>La Croqueuse de Diamants </strong>&raquo; .</p>
<p>Cette influenceuse, qui a fait son apparition sur la sc&egrave;ne m&eacute;diatique camerounaise en 2023, est rapidement devenue une figure controvers&eacute;e. Son pseudonyme, qu'elle affirme ne pas avoir choisi, lui a valu une notori&eacute;t&eacute; fulgurante sur les r&eacute;seaux sociaux.</p>
<p>Aujourd'hui, l'Ordre des m&eacute;decins lui reproche des &laquo; faits signal&eacute;s relatifs &agrave; la r&eacute;alisation d'actes esth&eacute;tiques invasifs, notamment des injections de Body Filler, en dehors du cadre l&eacute;gal applicable &raquo; .</p>
<h2>LE BODY FILLER : UNE PRATIQUE &Agrave; HAUT RISQUE</h2>
<h3>Qu'est-ce que le body filler ?</h3>
<p>Le <strong>body filler</strong> d&eacute;signe des produits de comblement destin&eacute;s &agrave; galber fesses, poitrine ou d'autres parties du corps. Ces injections, de plus en plus propos&eacute;es sur les r&eacute;seaux sociaux, &eacute;chappent souvent &agrave; toute supervision m&eacute;dicale.</p>
<p>Le ministre de la Sant&eacute; publique, Dr Manaouda Malachie, a lui-m&ecirc;me tir&eacute; la sonnette d'alarme dans un communiqu&eacute; dat&eacute; du 16 juillet 2026, d&eacute;non&ccedil;ant la <strong>banalisation de ces pratiques dangereuses</strong> et rappelant qu'&laquo; une injection de comblement corporel rel&egrave;ve strictement de la m&eacute;decine &raquo;.</p>
<h2>Des complications potentiellement mortelles</h2>
<p>Le communiqu&eacute; du minist&egrave;re de la Sant&eacute; dresse une liste alarmante de complications possibles :</p>
<p>- <strong>Infections graves</strong><br />- <strong>R&eacute;actions allergiques s&eacute;v&egrave;res</strong><br />- <strong>D&eacute;formations corporelles irr&eacute;versibles</strong><br />- <strong>Douleurs persistantes</strong><br />- <strong>D&eacute;placement du produit inject&eacute; dans l'organisme</strong><br />- <strong>N&eacute;crose tissulaire</strong> (mort des tissus)<br />- <strong>Complications potentiellement mortelles</strong></p>
<p>Les soci&eacute;t&eacute;s savantes de m&eacute;decine esth&eacute;tique rappellent que ces injections peuvent entra&icirc;ner des complications &laquo; parfois tr&egrave;s graves lorsque les produits sont inadapt&eacute;s ou lorsque les gestes sont r&eacute;alis&eacute;s dans de mauvaises conditions &raquo;.</p>
<p>&Agrave; ce jour, aucun produit de comblement de masse n'a re&ccedil;u d'autorisation de mise sur le march&eacute; camerounais, ce qui rend ces pratiques encore plus dangereuses.</p>
<h2>UNE ALERTE SANITAIRE QUI D&Eacute;PASSE LES DEUX CAS</h2>
<h3>Le ministre de la Sant&eacute; en premi&egrave;re ligne</h3>
<p>L'affaire &laquo; Croqueuse de Diamants &raquo; n'est que la partie &eacute;merg&eacute;e d'un <strong>iceberg sanitaire</strong>. Le Dr Manaouda Malachie a appel&eacute; la population &agrave; la vigilance face aux offres circulant sur les r&eacute;seaux sociaux ou propos&eacute;es dans des lieux non homologu&eacute;s.</p>
<p>&laquo; Se tourner vers un op&eacute;rateur improvis&eacute;, officiant depuis un domicile ou recrut&eacute; via une simple publication en ligne, revient &agrave; <strong>exposer sa sant&eacute; &agrave; des dangers s&eacute;rieux</strong> plut&ocirc;t qu'&agrave; s'offrir un simple geste esth&eacute;tique &raquo;, a-t-il martel&eacute;.</p>
<h2>Des contr&ocirc;les et des poursuites annonc&eacute;s</h2>
<p>Le minist&egrave;re de la Sant&eacute; a annonc&eacute; <strong>des contr&ocirc;les d'ores et d&eacute;j&agrave; programm&eacute;s</strong>, avec &agrave; la cl&eacute; des poursuites administratives et judiciaires contre les contrevenants. Le grand public est &eacute;galement encourag&eacute; &agrave; signaler aux autorit&eacute;s sanitaires toute pratique jug&eacute;e suspecte.</p>
<h2>Le m&eacute;decin qui d&eacute;nonce&hellip; et qui est menac&eacute;</h2>
<p>La pratique du body filler hors cadre m&eacute;dical au Cameroun constitue &laquo; une alerte de sant&eacute; publique &raquo;, ont soulign&eacute; plusieurs professionnels de sant&eacute;. Certains m&eacute;decins qui ont d&eacute;nonc&eacute; ces pratiques auraient m&ecirc;me &eacute;t&eacute; <strong>menac&eacute;s</strong>, signe que le ph&eacute;nom&egrave;ne est profond&eacute;ment enracin&eacute;.</p>
<h2>QUE RISQUENT LES MISES EN CAUSE ?</h2>
<h3>Exercice ill&eacute;gal de la m&eacute;decine : un d&eacute;lit p&eacute;nal</h3>
<p>Au Cameroun, l'exercice ill&eacute;gal de la m&eacute;decine est r&eacute;gi par la Loi n&deg; 80-06 du 14 juillet 1980 portant r&eacute;glementation de la profession m&eacute;dicale.</p>
<p>L'article 9 de cette loi stipule qu'&laquo; est reconnu coupable d'exercice ill&eacute;gal de la m&eacute;decine : 1. Tout praticien qui exerce son art sous un pseudonyme ou qui donne des consultations dans des conditions non autoris&eacute;es &raquo;.</p>
<p>Les peines encourues peuvent &ecirc;tre lourdes : amendes substantielles et peines d'emprisonnement, en fonction de la gravit&eacute; des faits et des cons&eacute;quences sur les patients.</p>
<h2>Une proc&eacute;dure judiciaire en cours</h2>
<p>&Agrave; ce stade, les plaintes ont &eacute;t&eacute; transmises aux autorit&eacute;s judiciaires qui m&egrave;neront les investigations n&eacute;cessaires. Aucune condamnation n'a encore &eacute;t&eacute; prononc&eacute;e, et la pr&eacute;somption d'innocence s'applique aux deux mis en cause.</p>
<p>L'Ordre des m&eacute;decins, en se constituant partie civile, entend toutefois <strong>donner un signal fort</strong> : la tol&eacute;rance z&eacute;ro face &agrave; l'exercice ill&eacute;gal de la m&eacute;decine et aux pratiques esth&eacute;tiques clandestines.</p>
<h2>L'APPEL &Agrave; LA VIGILANCE DE L'ORDRE DES M&Eacute;DECINS</h2>
<p>Dans sa note d'information, l'ONMC rappelle avec fermet&eacute; que &laquo; tout acte m&eacute;dical ou m&eacute;dico-esth&eacute;tique invasif ne peut &ecirc;tre pratiqu&eacute; que par des professionnels l&eacute;galement habilit&eacute;s et r&eacute;guli&egrave;rement inscrits au tableau de l'Ordre, dans le respect des textes en vigueur &raquo;.</p>
<p>L'institution &laquo; r&eacute;affirme sa d&eacute;termination &agrave; lutter contre toute forme d'exercice ill&eacute;gal de la m&eacute;decine, &agrave; prot&eacute;ger la sant&eacute; des populations et &agrave; pr&eacute;server l'honneur, la cr&eacute;dibilit&eacute; et l'int&eacute;grit&eacute; de la profession m&eacute;dicale au Cameroun &raquo;.</p>
<p>Les praticiens et le public sont invit&eacute;s &agrave; signaler &agrave; l'Ordre toute situation susceptible de constituer un exercice ill&eacute;gal de la m&eacute;decine.</p>
<p>L'affaire &laquo; La Croqueuse de Diamants &raquo; et Kingsly Nembo est bien plus qu'un simple fait divers judiciaire. Elle r&eacute;v&egrave;le <strong>l'ampleur d'un ph&eacute;nom&egrave;ne inqui&eacute;tant</strong> : la prolif&eacute;ration des pratiques m&eacute;dicales et esth&eacute;tiques clandestines au Cameroun, aliment&eacute;e par les r&eacute;seaux sociaux et l'app&acirc;t du gain.</p>
<p>Derri&egrave;re les paillettes et les promesses de beaut&eacute; instantan&eacute;e, ce sont des vies humaines qui sont en jeu. Une injection mal r&eacute;alis&eacute;e, un produit non conforme, une infection non trait&eacute;e &agrave; temps : les cons&eacute;quences peuvent &ecirc;tre dramatiques, voire mortelles.</p>
<p>En portant plainte contre ces deux figures publiques, l'Ordre national des m&eacute;decins du Cameroun envoie un message clair : l'impunit&eacute; n'est plus de mise. La sant&eacute; des Camerounais ne se marchande pas sur les r&eacute;seaux sociaux.</p>
<p>Reste &agrave; esp&eacute;rer que cette affaire servira de d&eacute;clencheur pour une prise de conscience collective. Car la beaut&eacute;, si elle m&eacute;rite d'&ecirc;tre c&eacute;l&eacute;br&eacute;e, ne vaut jamais qu'on y risque sa vie.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 17 Jul 2026 01:08:49 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SANTE</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Body filler au Cameroun : le médecin qui dénonce est menacé]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/sante/body-filler-au-cameroun-le-medecin-qui-denonce-est-menace-cameroon.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Une pratique dangereuse se répand sur les réseaux sociaux. Ceux qui
tirent la sonnette d’alarme en paient le prix.

La vidéo a fait le tour des réseaux sociaux...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Albert-Ze170424500.jpg" alt="Body filler au Cameroun : le médecin qui dénonce est menacé" width="600"/></p>
                                        ]]>
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                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/sante/body-filler-au-cameroun-le-medecin-qui-denonce-est-menace-cameroon.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Une pratique dangereuse se r&eacute;pand sur les r&eacute;seaux sociaux. Ceux qui tirent la sonnette d&rsquo;alarme en paient le prix.</p>
<p>La vid&eacute;o a fait le tour des r&eacute;seaux sociaux camerounais. On y voit une femme, gant&eacute;e de noir, une seringue &agrave; la main, s'appr&ecirc;tant &agrave; injecter un produit dans le corps d'une cliente. Le d&eacute;cor n'est pas une clinique st&eacute;rile. C'est un salon de coiffure.</p>
<p>L'influenceuse, connue sous le pseudonyme de &laquo; Croqueuse de Diamants &raquo;, propose des injections pour grossir les fesses, augmenter les hanches, affiner la taille, remodeler le nez ou rajeunir le visage. Elle n'est pas m&eacute;decin. Sa &laquo; qualification &raquo; ? Une attestation &laquo; Basic Spa &raquo; obtenue apr&egrave;s une &laquo; formation &eacute;clair &raquo; au Nigeria.</p>
<p>Depuis qu'un m&eacute;decin a alert&eacute; publiquement sur ces pratiques, il re&ccedil;oit des menaces. Comment la sant&eacute; publique a-t-elle pu en arriver l&agrave; ?</p>
<h2>&laquo; Une alerte de sant&eacute; publique &raquo;</h2>
<p>Le Dr Albert Ze, PhD, n'a pas h&eacute;sit&eacute;. Dans une lettre ouverte adress&eacute;e au ministre de la Sant&eacute; publique, il a tir&eacute; la sonnette d'alarme. Son message est sans &eacute;quivoque : la pratique du body filler hors cadre m&eacute;dical au Cameroun constitue &laquo; <strong>une alerte de sant&eacute; publique</strong> &raquo;.</p>
<p>&laquo; Face &agrave; la dangerosit&eacute; av&eacute;r&eacute;e de cette pratique de modification corporelle et aux risques sanitaires qu'elle implique, j'aimerais savoir, Monsieur le Ministre, si cette structure dispose d'une autorisation officielle d&eacute;livr&eacute;e par vos services pour exercer une telle activit&eacute; &raquo;, &eacute;crit-il.</p>
<p>Sa question est simple. La r&eacute;ponse, elle, se fait attendre.</p>
<h2>Un m&eacute;decin sous pression</h2>
<p>Depuis sa prise de position, le Dr Albert Ze affirme &ecirc;tre <strong>la cible de menaces, d'insultes et de tentatives d'intimidation</strong> sur ses messageries priv&eacute;es. Un m&eacute;decin qui re&ccedil;oit des menaces pour avoir fait son travail, cela pose question.</p>
<p>&laquo; On voit mal comment une alerte m&eacute;dicale l&eacute;gitime peut d&eacute;clencher ce genre de r&eacute;ponse, sauf &agrave; consid&eacute;rer qu'elle touche un point sensible &raquo;, observe un sp&eacute;cialiste.</p>
<p>Le parall&egrave;le avec d'autres affaires est troublant. En R&eacute;publique d&eacute;mocratique du Congo, une influenceuse congolaise de 25 ans, Sarah Kanku, est d&eacute;c&eacute;d&eacute;e lors d'une chirurgie esth&eacute;tique. Au Cameroun, le drame n'a pas encore eu lieu. Mais les ingr&eacute;dients sont r&eacute;unis.</p>
<h2>Les risques : infections, n&eacute;croses, embolies</h2>
<p>Les professionnels de sant&eacute; sont formels : les injections de body filler r&eacute;alis&eacute;es hors cadre m&eacute;dical exposent &agrave; des complications graves.</p>
<p>Parmi les risques encourus :</p>
<p>- <strong>Infections</strong> : souvent s&eacute;v&egrave;res, en raison de l'absence de conditions d'hygi&egrave;ne.<br />- <strong>N&eacute;croses</strong> : des tissus meurent, laissant des s&eacute;quelles irr&eacute;versibles.<br />- <strong>Embolies</strong> : le produit peut migrer dans la circulation sanguine.<br />- <strong>R&eacute;actions allergiques s&eacute;v&egrave;res</strong> : parfois mortelles.<br />- <strong>D&eacute;formations permanentes</strong> : quand le produit migre ou se d&eacute;grade mal.</p>
<p>&laquo; Il ne s'agit pas d'un simple soin esth&eacute;tique, mais d'un acte susceptible d'entra&icirc;ner des complications graves &raquo;, alerte le Dr Ze.</p>
<p>Le body filler, qui consiste &agrave; injecter des produits de comblement comme l'acide hyaluronique pour remodeler les fesses, les hanches, les seins ou les mollets, est pr&eacute;sent&eacute; comme une alternative non chirurgicale aux implants. Mais sans m&eacute;decin, sans asepsie, sans contr&ocirc;le, la seringue devient une arme.</p>
<h2>&laquo; Le Cameroun, c'est le Cameroun &raquo; ?</h2>
<p>L'influenceuse &laquo; Croqueuse de Diamants &raquo; affirme avoir suivi une formation au Nigeria et brandit une attestation &laquo; Basic Spa &raquo; qu'elle pr&eacute;sente comme une qualification. Elle annonce accueillir des clientes pour des chirurgies esth&eacute;tiques, entour&eacute;e d'&laquo; experts &raquo; dont l'identit&eacute; reste floue.</p>
<p>Pour de nombreux observateurs, ce cas r&eacute;v&egrave;le un probl&egrave;me plus profond :</p>
<p>&laquo; Croqueuse de Diamants est sous les projecteurs parce qu'elle est connue, mais combien d'autres, beaucoup moins visibles, proposent d&eacute;j&agrave; ce type de services dans l'ombre ? &raquo;</p>
<p>Le constat est amer : absence de r&eacute;glementation claire, attestations de formations non v&eacute;rifi&eacute;es, patients incapables de distinguer un professionnel d'un interm&eacute;diaire, complications qui tuent pour prot&eacute;ger le business, responsabilit&eacute;s floues en cas de drame.</p>
<p>&laquo; Elle s'est certainement dit "Le Cameroun, c'est le Cameroun" &raquo;, peut-on lire dans les commentaires en ligne.</p>
<h2>Le silence des autorit&eacute;s</h2>
<p>Aucune r&eacute;action officielle du minist&egrave;re de la Sant&eacute; publique n'a &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;e &agrave; ce jour. Pourtant, la m&eacute;decine esth&eacute;tique exige une formation universitaire pouss&eacute;e et une autorisation d'exercer d&eacute;livr&eacute;e par les services sanitaires.</p>
<p>Selon des sources proches du dossier, le ministre de la Sant&eacute;, le Dr Manaouda Malachie, a &eacute;t&eacute; interpell&eacute; directement. Aucune r&eacute;ponse publique n'a &eacute;t&eacute; formul&eacute;e.</p>
<p>Le Dr Ze appelle &agrave; un &eacute;change direct et r&eacute;affirme sa d&eacute;termination :</p>
<p>&laquo; La sant&eacute; publique ne doit jamais &ecirc;tre sacrifi&eacute;e au profit des tendances des r&eacute;seaux sociaux ou de la recherche du buzz &raquo;.</p>
<h2>Un ph&eacute;nom&egrave;ne qui d&eacute;passe les fronti&egrave;res</h2>
<p>Le Cameroun n'est pas un cas isol&eacute;. &Agrave; Kinshasa, la demande pour les interventions esth&eacute;tiques injections, remodelage corporel, BBL (Brazilian Butt Lift) explose, port&eacute;e par TikTok, Instagram et un marketing num&eacute;rique agressif. Les risques sont les m&ecirc;mes : infections, n&eacute;croses, complications vasculaires.</p>
<p>La diff&eacute;rence ? Au Cameroun, comme ailleurs, <strong>l'absence de r&eacute;gulation transforme un march&eacute; en plein essor en un danger de sant&eacute; publique</strong>.</p>
<h2>Ce que dit la loi</h2>
<p>La promotion et la r&eacute;alisation du body filler sont formellement interdites au Cameroun en dehors d'un cadre m&eacute;dical strict et qualifi&eacute;. Les autorit&eacute;s sanitaires n'ont d&eacute;livr&eacute; aucune autorisation pour ce type d'actes.</p>
<p>Pourtant, le flou persiste. L'Ordre des m&eacute;decins du Cameroun (CNOM) n'a d'autorit&eacute; que sur les m&eacute;decins. La r&eacute;gulation des pratiques exerc&eacute;es par des non-m&eacute;decins reviendrait au minist&egrave;re de la Sant&eacute;. Un vide juridique que les influenceuses exploitent.</p>
<h2>Un appel &agrave; la vigilance</h2>
<p>&Agrave; l'heure o&ugrave; les r&eacute;seaux sociaux dictent les canons de beaut&eacute;, o&ugrave; les influenceuses promettent un &laquo; corps de r&ecirc;ve &raquo; en quelques injections, la vigilance s'impose.</p>
<p>Pour les Camerounaises et Camerounais tent&eacute;s par ces promesses, un rappel s'impose : une seringue entre des mains non qualifi&eacute;es, dans un salon de coiffure, ce n'est pas de la m&eacute;decine esth&eacute;tique. C'est une mise en danger.</p>
<p>Et pour ceux qui d&eacute;noncent, le prix &agrave; payer est parfois &eacute;lev&eacute;.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 14 Jul 2026 01:02:51 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SANTE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Albert-Ze170424500.jpg" type="image/jpeg"  />
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                            <item>
                <title><![CDATA[France - Deuxième Symposium MediTraining : l&#039;actualité et l&#039;innovation médicale au cœur des échanges]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/sante/france-deuxieme-symposium-meditraining-lactualite-et-linnovation-medicale-au-coeur-des-echanges.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le 30 mai 2026, l'Hôtel Novotel Paris Tour Eiffel a accueilli la
deuxième édition du Symposium MediTraining, un rendez-vous
désormais bien installé dans le pays...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Special2/Tham1.jpg" alt="France - Deuxième Symposium MediTraining : l&#039;actualité et l&#039;innovation médicale au cœur des échanges" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/sante/france-deuxieme-symposium-meditraining-lactualite-et-linnovation-medicale-au-coeur-des-echanges.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 30 mai 2026, l'H&ocirc;tel Novotel Paris Tour Eiffel a accueilli la deuxi&egrave;me &eacute;dition du Symposium MediTraining, un rendez-vous d&eacute;sormais bien install&eacute; dans le paysage de la formation m&eacute;dicale continue. Plac&eacute;e sous le th&egrave;me &laquo; Actualit&eacute; et innovation m&eacute;dicale &raquo;, cette rencontre a rassembl&eacute; pr&egrave;s de 250 m&eacute;decins, sp&eacute;cialistes, chercheurs et professionnels de sant&eacute; venus d&eacute;battre des &eacute;volutions r&eacute;centes de la pratique m&eacute;dicale et des d&eacute;fis auxquels sont confront&eacute;s les syst&egrave;mes de sant&eacute;.</p>
<p><img src="/storage/photos/shares/Special2/Tcham9.jpg" alt="" width="975" height="700" /></p>
<p><strong>Un programme scientifique centr&eacute; sur les innovations</strong></p>
<p>Tout au long de la journ&eacute;e, les participants ont assist&eacute; &agrave; un programme scientifique articul&eacute; autour de conf&eacute;rences, de communications d'experts et de sessions d'&eacute;changes consacr&eacute;es aux avanc&eacute;es th&eacute;rapeutiques, aux innovations technologiques et aux nouvelles approches diagnostiques.</p>
<p>Les interventions ont soulign&eacute; l'impact croissant des innovations m&eacute;dicales sur la qualit&eacute; des soins, tout en rappelant que leur int&eacute;gration dans la pratique clinique n&eacute;cessite une formation continue rigoureuse et une actualisation permanente des connaissances.</p>
<p><img src="/storage/photos/shares/Special2/Tcham8.jpg" alt="" width="989" height="700" /></p>
<p><strong>Les &eacute;changes Nord-Sud, un mod&egrave;le de coop&eacute;ration scientifique</strong></p>
<p>L'un des temps forts de cette &eacute;dition a &eacute;t&eacute; la mise en avant des &eacute;changes Nord-Sud comme levier de d&eacute;veloppement des comp&eacute;tences m&eacute;dicales. Les intervenants ont insist&eacute; sur la n&eacute;cessit&eacute; d'une coop&eacute;ration fond&eacute;e sur le partage r&eacute;ciproque des expertises, des exp&eacute;riences cliniques et des bonnes pratiques.</p>
<p>Cette approche bidirectionnelle favorise non seulement le renforcement des capacit&eacute;s des professionnels de sant&eacute;, mais contribue &eacute;galement &agrave; l'am&eacute;lioration des syst&egrave;mes de sant&eacute; dans des contextes sanitaires parfois tr&egrave;s diff&eacute;rents. Les discussions ont illustr&eacute; combien la circulation des connaissances constitue aujourd'hui un facteur essentiel d'innovation et de progr&egrave;s m&eacute;dical.</p>
<p><img src="/storage/photos/shares/Special2/Tcham7.jpg" alt="" width="1049" height="700" /></p>
<p><strong>La formation continue comme moteur d'excellence</strong></p>
<p>Au-del&agrave; des th&eacute;matiques scientifiques abord&eacute;es, le Symposium MediTraining a rappel&eacute; le r&ocirc;le strat&eacute;gique de la formation m&eacute;dicale continue dans un environnement o&ugrave; les connaissances &eacute;voluent rapidement. Les participants ont pu actualiser leurs comp&eacute;tences, confronter leurs pratiques et &eacute;changer avec des experts reconnus dans leurs domaines respectifs.</p>
<p>Les d&eacute;bats ont &eacute;galement mis en &eacute;vidence l'apport des outils num&eacute;riques, de la t&eacute;l&eacute;m&eacute;decine, de l'intelligence artificielle et des technologies &eacute;mergentes dans l'&eacute;volution de la pratique m&eacute;dicale. Toutefois, les intervenants ont soulign&eacute; que ces innovations ne prennent pleinement leur sens que lorsqu'elles viennent soutenir une m&eacute;decine centr&eacute;e sur le patient, guid&eacute;e par l'expertise clinique et les principes &eacute;thiques.</p>
<p><img src="/storage/photos/shares/Special2/Tcham4.jpg" alt="" width="700" height="1049" /></p>
<p><strong>Des &eacute;changes professionnels au-del&agrave; des conf&eacute;rences</strong></p>
<p>Le symposium a &eacute;galement privil&eacute;gi&eacute; les moments de networking entre professionnels. Les espaces de discussion, le d&eacute;jeuner ainsi que le d&icirc;ner de cl&ocirc;ture ont favoris&eacute; la cr&eacute;ation de nouvelles collaborations, renfor&ccedil;ant les liens entre praticiens, enseignants, chercheurs et acteurs du secteur de la sant&eacute;.</p>
<p>Ces temps de convivialit&eacute; ont permis de prolonger les &eacute;changes scientifiques dans un cadre propice au partage d'exp&eacute;riences et &agrave; l'&eacute;mergence de projets communs.</p>
<p><strong>Une dynamique qui se confirme</strong></p>
<p>Par la qualit&eacute; de son organisation, la pertinence des sujets abord&eacute;s et la diversit&eacute; de ses intervenants, cette deuxi&egrave;me &eacute;dition confirme l'ambition de MediTraining de s'imposer comme une plateforme de r&eacute;f&eacute;rence pour la formation m&eacute;dicale continue et l'innovation en sant&eacute;.</p>
<p>L'engouement suscit&eacute; aupr&egrave;s des participants t&eacute;moigne de l'int&eacute;r&ecirc;t croissant de la communaut&eacute; m&eacute;dicale pour ce format associant excellence scientifique, coop&eacute;ration internationale et d&eacute;veloppement professionnel. &Agrave; l'issue de cette &eacute;dition, une perspective s'impose naturellement : celle d'un troisi&egrave;me symposium appel&eacute; &agrave; poursuivre cette dynamique, en accompagnant les professionnels de sant&eacute; face aux mutations permanentes de la m&eacute;decine contemporaine.</p>
<p><img src="/storage/photos/shares/Special2/Tcham2.jpg" alt="" width="1049" height="700" /></p>
<p><img src="/storage/photos/shares/Special2/Tcham3.jpg" alt="" width="1049" height="700" /></p>
<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 07 Jul 2026 15:33:12 +0200</pubDate>
                                    <author>Hilaire SOPIE</author>
                                                    <category>SANTE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Special2/Tham1.jpg" type="image/jpeg"  />
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                            </item>
        
                            <item>
                <title><![CDATA[Congo - RESURGENCE D’EBOLA :  De la nécessité d’une mobilisation mondiale]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/sante/congo-resurgence-debola-de-la-necessite-dune-mobilisation-mondiale.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Depuis quelque temps, la fièvre hémorragique Ebola est de retour en
République démocratique du Congo (RDC) sous la forme d’un nouveau
variant qui donne des inso...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Afrique2/Ebola_Congo22052026.jpg" alt="Congo - RESURGENCE D’EBOLA :  De la nécessité d’une mobilisation mondiale" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/sante/congo-resurgence-debola-de-la-necessite-dune-mobilisation-mondiale.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelque temps, la fi&egrave;vre h&eacute;morragique Ebola est de retour en R&eacute;publique d&eacute;mocratique du Congo (RDC) sous la forme d&rsquo;un nouveau variant qui donne des insomnies aux autorit&eacute;s sanitaires, au regard de son ampleur et de sa vitesse de propagation.&nbsp;</p>
<p>Plus de cent morts ont d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;s pour des cas de contamination qui d&eacute;passent d&eacute;j&agrave; le demi-millier, selon les autorit&eacute;s congolaises. Une nouvelle souche qui n&rsquo;a, pour l&rsquo;instant, aucun traitement sp&eacute;cifique valid&eacute;, encore moins de vaccin. Et qui a d&eacute;j&agrave; d&eacute;pass&eacute; les fronti&egrave;res de la RDC pour toucher l&rsquo;Ouganda voisine o&ugrave; des cas confirm&eacute;s et m&ecirc;me de d&eacute;c&egrave;s ont &eacute;t&eacute; signal&eacute;s.</p>
<p><strong>La n&eacute;cessit&eacute; de rester prudent et vigilant</strong></p>
<p>Un signal d&rsquo;alarme qui a de quoi sonner d&rsquo;autant plus la mobilisation au niveau mondial que l&rsquo;exp&eacute;rience traumatisante du Covid-19 qui avait commenc&eacute; comme une &eacute;pid&eacute;mie localis&eacute;e avant de devenir la pand&eacute;mie qui a contraint le monde au confinement que l&rsquo;on a connu, est encore fra&icirc;che dans les m&eacute;moires. Toujours est-il qu&rsquo;un ressortissant am&eacute;ricain a pu &ecirc;tre contamin&eacute; en RDC o&ugrave; il &eacute;tait en mission dans le cadre de son travail.&nbsp;</p>
<p>Alors, rien ne dit que cette maladie &agrave; forte mortalit&eacute;, qui ne conna&icirc;t pas de fronti&egrave;res et qui peut se contracter par simple contact avec d&rsquo;autres personnes, n&rsquo;a pas d&eacute;j&agrave; atteint des proportions plus importantes, voire des contr&eacute;es encore insoup&ccedil;onn&eacute;es. C&rsquo;est dire si, quelque part, il y a v&eacute;ritablement p&eacute;ril en la demeure. C&rsquo;est dire aussi la n&eacute;cessit&eacute; de rester prudent et vigilant, face &agrave; la menace qui peut venir de partout. Surtout &agrave; quelques semaines de la Coupe du monde de football 2026 conjointement organis&eacute;e par les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, et qui d&eacute;bute le 11 juin prochain.&nbsp;</p>
<p>D&eacute;j&agrave;, les autorit&eacute;s am&eacute;ricaines ont pris les devants en renfor&ccedil;ant les contr&ocirc;les sanitaires pour les voyageurs en provenance des pays africains touch&eacute;s par la propagation du virus. Des mesures d&rsquo;urgence et de pr&eacute;cautions qui s&rsquo;&eacute;tendent aussi bien &agrave; la RDC et &agrave; l&rsquo;Ouganda qu&rsquo;au Soudan du Sud voisin. Et qui incluent des restrictions temporaires d&rsquo;attributions de visas dans les pays concern&eacute;s. Une situation qui n&rsquo;est pas loin d&rsquo;apporter de l&rsquo;eau au moulin de l&rsquo;iconoclaste pr&eacute;sident am&eacute;ricain, Donald Trump, qui avait d&eacute;j&agrave; pris des mesures de durcissement des conditions d&rsquo;entr&eacute;e aux Etats-Unis pour la Coupe du monde.&nbsp;</p>
<p>M&ecirc;me si, parall&egrave;lement, l&rsquo;Etat am&eacute;ricain a d&eacute;bloqu&eacute; une aide d&rsquo;urgence de treize millions de dollars, pour faire face &agrave; la menace de la maladie. De son c&ocirc;t&eacute;, l&rsquo;Organisation mondiale de la sant&eacute; (OMS) a d&eacute;clar&eacute; l&rsquo;&eacute;pid&eacute;mie d&rsquo;Ebola qui s&eacute;vit en RDC, comme une urgence sanitaire internationale. Preuve, si besoin en est, que la situation reste &eacute;minemment pr&eacute;occupante au plus haut sommet de l&rsquo;institution mondiale sanitaire. M&ecirc;me si, pour le moment, on ne parle pas encore de pand&eacute;mie. Toujours est-il qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;allure o&ugrave; vont les choses, on peut nourrir des craintes. D&rsquo;autant plus qu&rsquo;au del&agrave; du manque de vaccin et de traitement sp&eacute;cifique appropri&eacute;, les mesures visant &agrave; endiguer la propagation du virus, reposent seulement sur le respect des mesures barri&egrave;res de protection et la d&eacute;tection rapide des cas pour limiter les contacts.</p>
<p><strong>On croise les doigts pour qu&rsquo;un vaccin puisse &ecirc;tre trouv&eacute; le plus vite possible</strong></p>
<p>C&rsquo;est dire les risques &eacute;lev&eacute;s d&rsquo;extension de la maladie ainsi que la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;organiser la riposte dans un cadre de concertation global et &eacute;largi. En attendant, les cons&eacute;quences de cette &eacute;pid&eacute;mie se font d&eacute;j&agrave; sentir en RDC et au Rwanda voisin o&ugrave; l&rsquo;activit&eacute; &eacute;conomique, de part et d&rsquo;autre de la fronti&egrave;re commune, est fortement impact&eacute;e en raison des mesures de restrictions prises par les autorit&eacute;s sanitaires des deux pays. Une situation &eacute;conomique tendue, qui vient en rajouter au calvaire des populations qui vivent le martyre de conflits arm&eacute;s persistants dans cette r&eacute;gion des Grands Lacs.&nbsp;</p>
<p>Des populations qui risquent aussi de voir leurs conditions de vie se d&eacute;grader davantage et leur sort empirer si, &agrave; la crise s&eacute;curitaire et humanitaire qui a fini de d&eacute;r&eacute;gler leur quotidien, doit se greffer une crise sanitaire d&rsquo;ampleur. A une autre &eacute;chelle, on peut craindre que si la maladie n&rsquo;est pas vite ma&icirc;tris&eacute;e, elle n&rsquo;ait un impact beaucoup plus important sur les &eacute;conomies d&eacute;j&agrave; fragiles des pays concern&eacute;s en accroissant leur d&eacute;pendance vis-&agrave;-vis de l&rsquo;aide internationale. Pour le reste, il appartient &agrave; la communaut&eacute; scientifique de se secouer. Et on croise les doigts pour qu&rsquo;un vaccin puisse &ecirc;tre trouv&eacute; le plus vite possible, au plus grand soulagement de tous.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 22 May 2026 16:25:35 +0200</pubDate>
                                    <author>Le Pays</author>
                                                    <category>SANTE</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Hantavirus au Cameroun : zéro cas détecté, surveillance renforcée aux frontières]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/sante/hantavirus-au-cameroun-zero-cas-detecte-surveillance-renforcee-aux-frontieres-cameroon.html</link>
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                    <p>Aucun cas de hantavirus n'a été détecté au Cameroun. Le risque de
propagation de la souche Andes reste faible sur le territoire
national. Le ministre de la Sant...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Manaouda-malachie260324500.jpg" alt="Hantavirus au Cameroun : zéro cas détecté, surveillance renforcée aux frontières" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Aucun cas de hantavirus n'a &eacute;t&eacute; d&eacute;tect&eacute; au Cameroun. Le risque de propagation de la souche Andes reste faible sur le territoire national. Le ministre de la Sant&eacute; publique l'a confirm&eacute; publiquement ce vendredi &agrave; Yaound&eacute;.</p>
<h2>Une d&eacute;claration officielle dans un contexte de vigilance internationale</h2>
<p><strong>Manaouda Malachie</strong>, ministre camerounais de la Sant&eacute; publique, a tenu une conf&eacute;rence de presse &agrave; Yaound&eacute; pour informer la population sur la situation &eacute;pid&eacute;miologique li&eacute;e au <strong>hantavirus</strong>. Sa d&eacute;claration est sans ambigu&iuml;t&eacute; : aucun cas n'a &eacute;t&eacute; identifi&eacute; sur le territoire camerounais, et le niveau de risque d'introduction de la <strong>souche Andes</strong> demeure bas.</p>
<p>Cette prise de parole intervient dans un contexte o&ugrave; la vigilance internationale autour du hantavirus a &eacute;t&eacute; rehauss&eacute;e. Le virus, transmis principalement par contact avec des rongeurs infect&eacute;s ou leurs d&eacute;jections, fait l'objet d'un suivi renforc&eacute; par les autorit&eacute;s sanitaires mondiales. La souche Andes, identifi&eacute;e en Am&eacute;rique du Sud, pr&eacute;sente la particularit&eacute; rare d'&ecirc;tre transmissible d'humain &agrave; humain.</p>
<h2>Pourquoi le Cameroun r&eacute;agit maintenant</h2>
<p>La <strong>surveillance sanitaire aux fronti&egrave;res</strong> camerounaises a &eacute;t&eacute; renforc&eacute;e de mani&egrave;re pr&eacute;ventive. Ce choix s'explique par des facteurs convergents.</p>
<p>Le premier est la connectivit&eacute; internationale du pays. Les a&eacute;roports de <strong>Yaound&eacute;-Nsimalen</strong> et de <strong>Douala</strong> constituent des points d'entr&eacute;e majeurs pour les voyageurs en provenance de zones &agrave; risque. Les ports de Douala, Kribi et Limbe assurent quant &agrave; eux un flux commercial maritime constant. Ces infrastructures repr&eacute;sentent les vecteurs potentiels d'introduction de pathog&egrave;nes &eacute;mergents sur le territoire.</p>
<p>Le deuxi&egrave;me facteur est la le&ccedil;on tir&eacute;e des crises sanitaires pr&eacute;c&eacute;dentes. L'&eacute;pid&eacute;mie de Covid-19 a d&eacute;montr&eacute; le co&ucirc;t d'une r&eacute;action tardive. Les autorit&eacute;s sanitaires camerounaises appliquent d&eacute;sormais un principe de pr&eacute;caution anticipatoire : intervenir avant que le risque ne se mat&eacute;rialise, et non apr&egrave;s.</p>
<p>Le troisi&egrave;me facteur est la pression des partenaires internationaux. L'Organisation mondiale de la sant&eacute; et les agences de sant&eacute; publique r&eacute;gionales encouragent les &Eacute;tats &agrave; activer leurs protocoles de veille d&egrave;s lors qu'une alerte &eacute;pid&eacute;miologique est &eacute;mise, ind&eacute;pendamment de leur exposition directe.</p>
<h2>Le dispositif d&eacute;ploy&eacute;</h2>
<p>La <strong>surveillance renforc&eacute;e aux a&eacute;roports et ports camerounais</strong> repose sur plusieurs niveaux d'intervention simultan&eacute;s. Les points d'entr&eacute;e Yaound&eacute;-Nsimalen, Douala, Kribi et Limbe font l'objet d'un contr&ocirc;le sanitaire accru des voyageurs. Les agents en poste sont mobilis&eacute;s pour d&eacute;tecter tout signe clinique compatible avec une infection virale.</p>
<p>En parall&egrave;le, les <strong>h&ocirc;pitaux de r&eacute;f&eacute;rence</strong> du pays pr&eacute;parent des unit&eacute;s d'isolement. Cette mesure de pr&eacute;caution permet de disposer d'une capacit&eacute; de prise en charge imm&eacute;diate si un cas suspect devait &ecirc;tre identifi&eacute;. L'isolement pr&eacute;coce est le principal outil de pr&eacute;vention de la transmission dans les &eacute;tablissements de sant&eacute;.</p>
<p>La collaboration avec des <strong>instituts de recherche internationaux</strong> a &eacute;galement &eacute;t&eacute; activ&eacute;e. Elle porte sur la capacit&eacute; de diagnostic en laboratoire : en cas de suspicion clinique, des &eacute;chantillons pourront &ecirc;tre analys&eacute;s rapidement gr&acirc;ce &agrave; ces partenariats. Le <strong>diagnostic du hantavirus</strong> requiert des tests sp&eacute;cialis&eacute;s que peu de laboratoires africains peuvent r&eacute;aliser de mani&egrave;re autonome.</p>
<h2>Des enjeux sanitaires &agrave; deux horizons temporels</h2>
<p>L'efficacit&eacute; du dispositif d&eacute;pend de la continuit&eacute; des contr&ocirc;les aux points d'entr&eacute;e et de la r&eacute;activit&eacute; des &eacute;quipes hospitali&egrave;res. Un cas import&eacute; non d&eacute;tect&eacute; dans les premi&egrave;res heures peut g&eacute;n&eacute;rer une cha&icirc;ne de transmission difficile &agrave; contr&ocirc;ler. La souche Andes, transmissible entre humains, exige une vigilance particuli&egrave;rement soutenue dans les structures de soins.</p>
<p>L'enjeu est structurel. Le Cameroun doit consolider sa capacit&eacute; de <strong>diagnostic virologique</strong> sur le territoire national. D&eacute;pendre de laboratoires internationaux pour confirmer une infection &eacute;mergente introduit des d&eacute;lais incompatibles avec une r&eacute;ponse &eacute;pid&eacute;mique rapide. Le renforcement des capacit&eacute;s locales de s&eacute;quen&ccedil;age et d'analyse virale est une priorit&eacute; que cette alerte remet en lumi&egrave;re.</p>
<h2>La vraie question que pose cette alerte pr&eacute;ventive</h2>
<p>Le Cameroun a choisi la transparence et l'anticipation face &agrave; une menace qui ne s'est pas encore mat&eacute;rialis&eacute;e sur son sol. C'est une posture sanitaire saine. Mais elle soul&egrave;ve une interrogation plus profonde : les infrastructures de sant&eacute; publique camerounaises sont-elles aujourd'hui suffisamment dimensionn&eacute;es pour absorber une crise virale &eacute;mergente d'ampleur, si la situation venait &agrave; &eacute;voluer ? La r&eacute;ponse &agrave; cette question se construit maintenant, pas au moment de la premi&egrave;re alerte rouge.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 16 May 2026 01:26:01 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SANTE</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[CSU Cameroun, 3 ans : bilan mitigé d&#039;une réforme sanitaire ambitieuse]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/sante/csu-cameroun-3-ans-bilan-mitige-dune-reforme-sanitaire-ambitieuse-cameroon.html</link>
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Cameroun n'a pas encore tenu toutes ses promesses. Le ministre de la
Santé publique, le Dr Man...</p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Trois ans apr&egrave;s son lancement, la Couverture Sant&eacute; Universelle au Cameroun n'a pas encore tenu toutes ses promesses. Le ministre de la Sant&eacute; publique, le Dr Manaouda Malachie, a dress&eacute; un bilan officiel lors d'une conf&eacute;rence de presse tenue au Centre de Coordination des Op&eacute;rations d'Urgence de Sant&eacute; Publique. Le verdict est nuanc&eacute;.</p>
<h2>Contexte : une r&eacute;forme voulue au sommet de l'&Eacute;tat</h2>
<p>La <strong>CSU au Cameroun</strong> se d&eacute;finit comme une politique nationale visant &agrave; garantir l'acc&egrave;s aux soins essentiels &agrave; l'ensemble de la population, sans exposer les m&eacute;nages &agrave; un risque d'appauvrissement financier. Elle a &eacute;t&eacute; lanc&eacute;e sous l'impulsion directe du pr&eacute;sident Paul Biya et confi&eacute;e au Dr Manaouda Malachie pour sa mise en &oelig;uvre op&eacute;rationnelle.</p>
<p>Trois ans jour pour jour apr&egrave;s son entr&eacute;e en vigueur, le gouvernement a choisi de rendre des comptes publiquement. La conf&eacute;rence de presse de ce mercredi au Centre de Coordination des Op&eacute;rations d'Urgence de Sant&eacute; Publique marque un moment de transparence institutionnelle rare sur un sujet aussi sensible. Le bilan pr&eacute;sent&eacute; est qualifi&eacute; officiellement de mitig&eacute;; un terme d'une franchise inhabituelle dans les communications gouvernementales camerounaises.</p>
<h2>Pourquoi la CSU peine &agrave; tenir ses objectifs</h2>
<p>Les obstacles &agrave; la pleine r&eacute;alisation de la <strong>couverture sant&eacute; universelle</strong> au Cameroun s'expliquent par des causes structurelles profondes. Le syst&egrave;me de sant&eacute; camerounais souffre d'un sous-financement chronique, d'une r&eacute;partition g&eacute;ographique in&eacute;gale des infrastructures sanitaires et d'une insuffisance persistante du personnel qualifi&eacute; dans les zones rurales.</p>
<p>La <strong>r&eacute;forme du syst&egrave;me de sant&eacute;</strong> initi&eacute;e par Paul Biya repose sur un m&eacute;canisme de protection financi&egrave;re des patients. Mais sans r&eacute;seau de soins primaires dense et fonctionnel, cette protection reste th&eacute;orique pour des millions de Camerounais &eacute;loign&eacute;s des centres urbains. La couverture formelle ne signifie pas l'acc&egrave;s r&eacute;el aux soins.</p>
<p>Il faut &eacute;galement prendre en compte les r&eacute;sistances structurelles du secteur pharmaceutique et la faible int&eacute;gration du secteur informel de sant&eacute;, qui reste le premier recours pour une large fraction de la population &agrave; faible revenu.</p>
<h2>Les m&eacute;canismes d'une mise en &oelig;uvre incompl&egrave;te</h2>
<p>La <strong>politique de sant&eacute; publique</strong> camerounaise fonctionne selon une logique descendante : d&eacute;cision pr&eacute;sidentielle, pilotage minist&eacute;riel, ex&eacute;cution d&eacute;concentr&eacute;e. Ce mod&egrave;le pr&eacute;sente une efficacit&eacute; limit&eacute;e lorsque les capacit&eacute;s d'ex&eacute;cution locale font d&eacute;faut.</p>
<p>Concr&egrave;tement, la CSU au Cameroun s'appuie sur un syst&egrave;me de cotisation et de remboursement encore en phase de d&eacute;ploiement. Les m&eacute;canismes d'enregistrement des b&eacute;n&eacute;ficiaires, de collecte des contributions et de remboursement des prestations aux &eacute;tablissements de soins restent partiellement op&eacute;rationnels trois ans apr&egrave;s le lancement. Le Dr <strong>Manaouda Malachie</strong> a reconnu publiquement ces d&eacute;lais sans en minorer l'importance.</p>
<p>Le d&eacute;fi de l'<strong>acc&egrave;s aux soins essentiels</strong> au Cameroun est &eacute;galement d&eacute;mographique : une population jeune en forte croissance, des migrations rurales-urbaines massives et une transition &eacute;pid&eacute;miologique qui superpose maladies infectieuses et pathologies chroniques. Aucune r&eacute;forme sanitaire ne peut r&eacute;pondre &agrave; cette complexit&eacute; en trois ans.</p>
<h2>Ce que les prochaines ann&eacute;es vont r&eacute;v&eacute;ler</h2>
<p>&Agrave; court terme,&nbsp;la cr&eacute;dibilit&eacute; de la couverture sant&eacute; universelle d&eacute;pendra de la capacit&eacute; du gouvernement &agrave; acc&eacute;l&eacute;rer l'enregistrement des b&eacute;n&eacute;ficiaires et &agrave; augmenter le taux de remboursement effectif des soins. Sans am&eacute;lioration mesurable de ces deux indicateurs, la d&eacute;fiance populaire envers la r&eacute;forme risque de s'installer durablement.</p>
<p>&Agrave; moyen terme &nbsp;,&nbsp; la r&eacute;forme du syst&egrave;me de sant&eacute; camerounais sera jug&eacute;e sur sa capacit&eacute; &agrave; r&eacute;duire effectivement le reste &agrave; charge des m&eacute;nages les plus vuln&eacute;rables. Les donn&eacute;es de mortalit&eacute; maternelle et infantile, ainsi que le taux de renoncement aux soins pour raisons financi&egrave;res, constitueront les indicateurs les plus fiables de son impact r&eacute;el. La politique de sant&eacute; publique port&eacute;e par Paul Biya sera &eacute;valu&eacute;e sur ces r&eacute;sultats concrets, pas sur des annonces institutionnelles.</p>
<p>L'enjeu g&eacute;opolitique est &eacute;galement pr&eacute;sent : le Cameroun cherche &agrave; positionner sa CSU comme mod&egrave;le pour les pays d'Afrique centrale. Un bilan d&eacute;finitivement mitig&eacute; fragiliserait cette ambition r&eacute;gionale.</p>
<h2>R&eacute;forme en construction ou promesse non tenue ?</h2>
<p>Trois ans, c'est &agrave; la fois peu et beaucoup pour une r&eacute;forme de cette envergure. Peu, si l'on mesure la profondeur des transformations structurelles n&eacute;cessaires. Beaucoup, si l'on pense aux Camerounais qui renoncent chaque jour aux soins faute de moyens.</p>
<p>La <strong>Couverture Sant&eacute; Universelle au Cameroun</strong> est-elle une r&eacute;forme en cours de construction, ou une promesse dont l'horizon recule &agrave; mesure qu'on avance ? La r&eacute;ponse d&eacute;pendra moins des conf&eacute;rences de presse minist&eacute;rielles que des d&eacute;cisions budg&eacute;taires des prochaines lois de finances. L'acc&egrave;s aux soins ne se d&eacute;cr&egrave;te pas il se finance.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 30 Apr 2026 11:51:59 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>SANTE</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[Mort du ministre bangladais : le paludisme camerounais frappe en plein sommet mondial]]></title>
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                    <p>Le paludisme cérébral a tué un ministre en exercice. Mahbubur
Rahman, ministre bangladais du Commerce, est mort le 17 avril 2025, à
l'hôpital, des suites d'un p...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/Mahbubur-Raman280426500.webp" alt="Mort du ministre bangladais : le paludisme camerounais frappe en plein sommet mondial" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le paludisme c&eacute;r&eacute;bral a tu&eacute; un ministre en exercice. Mahbubur Rahman, ministre bangladais du Commerce, est mort le 17 avril 2025, &agrave; l'h&ocirc;pital, des suites d'un paludisme contract&eacute; lors d'un d&eacute;placement officiel &agrave; Yaound&eacute;. Une mort qui aurait pu &ecirc;tre &eacute;vit&eacute;e.</p>
<h2>Ce qui s'est pass&eacute; : un sommet, une conf&eacute;rence, un drame</h2>
<p>La <strong>conf&eacute;rence mondiale du commerce</strong> s'est tenue au Cameroun du 26 au 29 mars 2025. Mahbubur Rahman, 58 ans, faisait partie de la d&eacute;l&eacute;gation officielle du Bangladesh. Quelques jours apr&egrave;s son retour, il s'est effondr&eacute;. Le diagnostic tombe : paludisme c&eacute;r&eacute;bral, la forme la plus mortelle de la maladie.</p>
<p>Sa famille r&eacute;v&egrave;le un fait accablant : le ministre n'avait re&ccedil;u aucun briefing sur les risques sanitaires au Cameroun. Aucune prophylaxie. Aucune mise en garde. Rien.</p>
<h2>Pourquoi le Cameroun repr&eacute;sente un risque sanitaire majeur</h2>
<p>Le Cameroun n'est pas un pays &agrave; risque mod&eacute;r&eacute;. Avec un t<strong>aux de pr&eacute;valence du paludisme d'environ 26 %</strong>, il figure parmi les douze nations les plus touch&eacute;es au monde. En 2023, plus de deux millions de cas y ont &eacute;t&eacute; recens&eacute;s, pour 1 756 d&eacute;c&egrave;s officiellement enregistr&eacute;s.</p>
<p>Le <strong>paludisme au Cameroun</strong> est end&eacute;mique, permanent, et particuli&egrave;rement agressif dans les zones urbaines et foresti&egrave;res. Les visiteurs &eacute;trangers surtout originaires de zones non end&eacute;miques comme le Bangladesh n'ont aucune immunit&eacute; acquise. Leur vuln&eacute;rabilit&eacute; est totale.</p>
<h2>Comment le paludisme c&eacute;r&eacute;bral tue : un m&eacute;canisme implacable</h2>
<p>Le paludisme c&eacute;r&eacute;bral se d&eacute;finit comme une complication neurologique grave de l'infection &agrave; <strong>Plasmodium falciparum</strong>. Sans traitement imm&eacute;diat, il provoque des convulsions, un coma, puis la mort dans 15 &agrave; 25 % des cas m&ecirc;me apr&egrave;s hospitalisation.</p>
<p>La vitesse de progression est le facteur cl&eacute;. Entre la piq&ucirc;re du moustique infect&eacute; et les premiers sympt&ocirc;mes s&eacute;v&egrave;res, il peut s'&eacute;couler moins d'une semaine. Mahbubur Rahman est d&eacute;c&eacute;d&eacute; moins de trois semaines apr&egrave;s avoir quitt&eacute; Yaound&eacute;. La fen&ecirc;tre th&eacute;rapeutique avait &eacute;t&eacute; manqu&eacute;e.</p>
<p>La pr&eacute;vention reste simple et accessible : chimioprophylaxie avant le d&eacute;part, r&eacute;pulsifs, moustiquaires impr&eacute;gn&eacute;es. Aucune de ces mesures n'aurait co&ucirc;t&eacute; cher. Aucune n'a &eacute;t&eacute; appliqu&eacute;e.</p>
<h2>Un angle mort diplomatique et sanitaire</h2>
<p>&Agrave; court terme, ce d&eacute;c&egrave;s va contraindre les administrations publiques du monde entier &agrave; revoir leurs protocoles de pr&eacute;paration sanitaire pour les missions diplomatiques en zones end&eacute;miques. Le Bangladesh devra justifier l'absence de proc&eacute;dure interne. Le Cameroun, lui, verra son image de destination de conf&eacute;rence internationale fragilis&eacute;e.</p>
<p>&Agrave; moyen terme entre trois et cinq ans cette affaire pourrait acc&eacute;l&eacute;rer deux dynamiques. D'abord, la normalisation des bilans de sant&eacute; pr&eacute;-d&eacute;placement pour les d&eacute;l&eacute;gations officielles, sur le mod&egrave;le des protocoles militaires. Ensuite, une pression accrue sur l'OMS et les organisateurs de sommets internationaux pour int&eacute;grer des modules d'alerte sanitaire obligatoires dans la logistique &eacute;v&eacute;nementielle.</p>
<p>Le <strong>risque paludisme pour voyageurs officiels</strong> n'est pas une question p&eacute;riph&eacute;rique. C'est une faille syst&eacute;mique dans la gouvernance mondiale des d&eacute;placements &agrave; haut niveau.</p>
<h2>La vraie question que personne ne pose encore</h2>
<p>Combien de d&eacute;l&eacute;gations officielles se rendent chaque ann&eacute;e dans des zones &agrave; forte pr&eacute;valence palustre sans aucun protocole sanitaire pr&eacute;ventif ? La mort de Mahbubur Rahman n'est peut-&ecirc;tre pas un accident isol&eacute;. C'est peut-&ecirc;tre le premier cas document&eacute; d'une pratique g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e d'impr&eacute;paration.</p>
<p>Le <strong>d&eacute;c&egrave;s du ministre bangladais</strong> oblige &agrave; poser la question frontalement : la protection sanitaire des diplomates sera-t-elle enfin trait&eacute;e comme une priorit&eacute; strat&eacute;gique, ou attendra-t-on la prochaine mort ?</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 28 Apr 2026 10:41:05 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SANTE</category>
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                <title><![CDATA[Sénégal - Sénégal : la traque contre les homosexuels menace la lutte contre le sida]]></title>
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                    <p>Soixante-deux personnes placées sous mandat de dépôt. Une loi
votée à 135 voix. Le Sénégal a franchi un cap législatif majeur
le 11 mars 2026, durcissant massiv...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Afrique/Ousmane_Sonko070125500.jpg" alt="Sénégal - Sénégal : la traque contre les homosexuels menace la lutte contre le sida" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Soixante-deux personnes plac&eacute;es sous mandat de d&eacute;p&ocirc;t. Une loi vot&eacute;e &agrave; 135 voix. Le S&eacute;n&eacute;gal a franchi un cap l&eacute;gislatif majeur le 11 mars 2026, durcissant massivement les peines contre l'homosexualit&eacute;. Derri&egrave;re les annonces politiques, une crise de sant&eacute; publique se profile.</p>
<h2>L'affaire Pape Cheikh Diallo embrase le pays</h2>
<p>Depuis f&eacute;vrier 2026, une vague d'arrestations sans pr&eacute;c&eacute;dent secoue le S&eacute;n&eacute;gal. L'affaire Pape Cheikh Diallo du nom de l'animateur vedette du Groupe Futurs m&eacute;dias a entra&icirc;n&eacute; l'interpellation de 64 personnes : journalistes, personnalit&eacute;s du showbiz, religieux et un &eacute;lu local. Parall&egrave;lement, l'<strong>affaire Pierre Robert</strong>, un retrait&eacute; fran&ccedil;ais soup&ccedil;onn&eacute; d'animer un r&eacute;seau p&eacute;docriminel au S&eacute;n&eacute;gal, a amplifi&eacute; l'&eacute;moi public.</p>
<p>Point commun des deux dossiers : la pr&eacute;sum&eacute;e <strong>transmission volontaire du VIH-sida</strong>, un &eacute;l&eacute;ment qui a provoqu&eacute; une r&eacute;action politique imm&eacute;diate et une pression populaire intense sur le parti au pouvoir, le <strong>Pastef</strong> d'Ousmane Sonko.</p>
<h2>La loi Sonko : durcissement ou r&eacute;cup&eacute;ration politique ?</h2>
<p>Le 11 mars 2026, l'Assembl&eacute;e nationale adoptait la modification de l'article 319 du Code p&eacute;nal. Les peines pour &laquo; actes contre nature &raquo; passent d&eacute;sormais de 1-5 ans &agrave; <strong>5-10 ans d'emprisonnement</strong>. Les amendes sont multipli&eacute;es par vingt. Le sursis est d&eacute;sormais interdit : toute condamnation entra&icirc;ne automatiquement au moins cinq ans ferme.</p>
<p>Plus in&eacute;dit encore : la loi criminalise l'<strong>apologie de l'homosexualit&eacute;</strong>, exposant journalistes et ONG &agrave; des peines de 3 &agrave; 7 ans. Donner la parole &agrave; un d&eacute;fenseur des droits LGBT devient potentiellement un d&eacute;lit constitu&eacute; d&egrave;s la publication.</p>
<p>Ousmane Sonko a revendiqu&eacute; personnellement ce texte : &laquo; J'ai d&eacute;pos&eacute; moi-m&ecirc;me le projet de loi. C'est le premier projet que je porte moi-m&ecirc;me. &raquo; Ses opposants, y compris dans l'ex-majorit&eacute;, d&eacute;noncent une instrumentalisation &eacute;lectorale. Le d&eacute;put&eacute; Thierno Alassane Sall a &eacute;t&eacute; cinglant : &laquo; C'est une loi de tromperie. &raquo;</p>
<h2>Une sant&eacute; publique en p&eacute;ril</h2>
<p>Le vrai choc est sanitaire. Le <strong>Renapoc</strong> R&eacute;seau national des populations cl&eacute;s dans la lutte contre le VIH-Sida tire la sonnette d'alarme. Ses membres font face &agrave; du harc&egrave;lement en ligne : noms, adresses et num&eacute;ros de t&eacute;l&eacute;phone divulgu&eacute;s par des influenceurs. R&eacute;sultat : les associations ont suspendu leurs activit&eacute;s de sensibilisation au d&eacute;pistage.</p>
<p>Plus grave, les personnes vivant avec le VIH d&eacute;sertent les centres de soin. Certains fuient vers les pays voisins, interrompant leur traitement antir&eacute;troviral. &laquo; La communaut&eacute; homosexuelle tente de se r&eacute;fugier dans les pays limitrophes avec un risque d'interruption de leur traitement &raquo;, alerte le r&eacute;seau. Une interruption th&eacute;rapeutique prolong&eacute;e peut entra&icirc;ner des r&eacute;sistances virales et relancer les contaminations.</p>
<p>Le risque d&eacute;passe la seule communaut&eacute; LGBT. Comme le r&eacute;sume un acteur associatif sous anonymat : &laquo; Tel que le probl&egrave;me est pr&eacute;sent&eacute;, on a l'impression que tout porteur du VIH est homosexuel. Ce qui rend la probl&eacute;matique encore plus complexe. &raquo;</p>
<h2>Le financement de la riposte contre le sida en danger</h2>
<p>La contradiction est vertigineuse. Le S&eacute;n&eacute;gal, qui brandit sa souverainet&eacute;, finance &agrave; <strong>70,1 % sa lutte contre le sida gr&acirc;ce &agrave; des bailleurs &eacute;trangers</strong>, selon le dernier rapport du CNLS d'octobre 2025. Les deux principaux : l'USAID, paralys&eacute; par Donald Trump, et le Fonds mondial de lutte contre le sida.</p>
<p>Une ministre wallonne a d&eacute;j&agrave; &eacute;voqu&eacute; une r&eacute;vision de l'aide europ&eacute;enne. Sonko a r&eacute;pondu en d&eacute;fiant publiquement ces partenaires de &laquo; garder leurs financements &raquo;. Une posture souverainiste qui pourrait co&ucirc;ter cher &agrave; des milliers de malades qui d&eacute;pendent de ces fonds pour acc&eacute;der aux traitements.</p>
<h2>Quelle sortie de crise ?</h2>
<p>&Agrave; court terme, la r&eacute;pression risque d'aggraver l'&eacute;pid&eacute;mie en poussant les populations vuln&eacute;rables dans la clandestinit&eacute;. &Agrave; moyen terme, la perte de financements internationaux menacerait directement la capacit&eacute; de l'&Eacute;tat &agrave; maintenir sa riposte contre le sida. Le S&eacute;n&eacute;gal peut-il r&eacute;ellement se permettre de choisir entre ses convictions politiques et la sant&eacute; de ses citoyens les plus fragiles ?</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 22 Apr 2026 09:51:48 +0200</pubDate>
                                    <author>La rédaction</author>
                                                    <category>SANTE</category>
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                            <item>
                <title><![CDATA[France - 2e Symposium Intercontinental : à Paris, la médecine se réinvente entre actualité et innovation]]></title>
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                    <p>À l’approche du grand rendez-vous médical du 30 mai 2026 à Paris,
dont le thème retenu est "ACTUALITE ET INNOVATION EN MEDECINE", la
tension monte d’un cran dan...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Special2/Tcham-itw.jpg" alt="France - 2e Symposium Intercontinental : à Paris, la médecine se réinvente entre actualité et innovation" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<div class="xdj266r x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs x126k92a">
<div dir="auto">&Agrave; l&rsquo;approche du grand rendez-vous m&eacute;dical du 30 mai 2026 &agrave; Paris, dont le th&egrave;me retenu est "ACTUALITE ET INNOVATION EN MEDECINE", la tension monte d&rsquo;un cran dans les milieux scientifiques et sanitaires.</div>
<div dir="auto">&nbsp;</div>
<div dir="auto">Ce week-end, dans la capitale fran&ccedil;aise, les m&eacute;decins organisateurs du symposium intercontinental ont fait face &agrave; la presse au cours d&rsquo;un &eacute;change dense, sans langue de bois, qui a dur&eacute; plus d&rsquo;une heure.</div>
<div dir="auto">&nbsp;</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Objectif : lever le voile sur les ambitions, les enjeux et les attentes de ce rassemblement d&rsquo;envergure internationale.</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Dans une salle attentive, o&ugrave; journalistes et observateurs scrutaient chaque mot, les organisateurs ont dress&eacute; le portrait d&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement qui se veut &agrave; la fois scientifique, strat&eacute;gique et profond&eacute;ment humain.</div>
<div dir="auto">&nbsp;</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Au c&oelig;ur des discussions : la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;une coop&eacute;ration m&eacute;dicale renforc&eacute;e entre les continents, le partage des connaissances face aux d&eacute;fis sanitaires mondiaux, et la mise en place de solutions concr&egrave;tes pour am&eacute;liorer l&rsquo;acc&egrave;s aux soins.</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Mais au-del&agrave; des discours techniques, c&rsquo;est une vision qui s&rsquo;est impos&eacute;e: celle d&rsquo;une m&eacute;decine sans fronti&egrave;res, port&eacute;e par l&rsquo;innovation, la solidarit&eacute; et l&rsquo;engagement.</div>
<div dir="auto">&nbsp;</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Prenant la parole au terme de cette rencontre, le pr&eacute;sident du symposium, le Dr Christian TCHAM, a livr&eacute; un message fort au micro de Sopieprod, &laquo; la voix de la diaspora &raquo;.</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">D&rsquo;un ton pos&eacute; mais d&eacute;termin&eacute;, il a rappel&eacute; que ce 2&egrave;me symposium n&rsquo;est pas un simple rendez-vous acad&eacute;mique :</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">&laquo; Il s&rsquo;agit d&rsquo;un moment historique. Nous voulons cr&eacute;er un pont durable entre les syst&egrave;mes de sant&eacute;, encourager les synergies et surtout replacer l&rsquo;humain au centre des priorit&eacute;s m&eacute;dicales &agrave; travers la formation continue. &raquo;</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Dans un contexte mondial marqu&eacute; par des crises sanitaires r&eacute;p&eacute;t&eacute;es et des in&eacute;galit&eacute;s persistantes, l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement du 30 mai s&rsquo;annonce comme un carrefour d&eacute;cisif.</div>
<div dir="auto">&nbsp;</div>
<div dir="auto">Experts, chercheurs, praticiens et d&eacute;cideurs venus de divers horizons sont attendus pour croiser leurs exp&eacute;riences et b&acirc;tir des r&eacute;ponses communes.</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">Ce symposium intercontinental ne sera pas seulement une tribune d&rsquo;&eacute;changes : il ambitionne d&rsquo;&ecirc;tre un catalyseur de changements, un espace o&ugrave; les id&eacute;es se transforment en actions.</div>
</div>
<div class="x14z9mp xat24cr x1lziwak x1vvkbs xtlvy1s x126k92a">
<div dir="auto">&Agrave; Paris, le 30 mai prochain, la m&eacute;decine mondiale pourrait bien &eacute;crire une nouvelle page de son histoire.</div>
<div dir="auto">&nbsp;</div>
<div dir="auto"><iframe src="https://www.youtube.com/embed/SQHlmQM0Q8s" width="560" height="314" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></div>
<div dir="auto">&nbsp;</div>
</div>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 20 Apr 2026 21:50:58 +0200</pubDate>
                                    <author>Hilaire SOPIE</author>
                                                    <category>SANTE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Special2/Tcham-itw.jpg" type="image/jpeg"  />
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                            <item>
                <title><![CDATA[Le ministère de la santé publique et Nestlé vont en lutte contre l’anémie au Cameroun]]></title>
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Douala. Intitulée Campagne de sensibilisation de lutte contre
l’anémie dans la littorale vill...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroon/Etat_Nestle_13042026.jpeg" alt="Le ministère de la santé publique et Nestlé vont en lutte contre l’anémie au Cameroun" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>La campagne a &eacute;t&eacute; ouverte dans le district de sant&eacute; de Bonassama &agrave; Douala. Intitul&eacute;e Campagne de sensibilisation de lutte contre l&rsquo;an&eacute;mie dans la littorale ville de Douala. Elle a pour but de Mobiliser les acteurs autour d&rsquo;un objectif commun : r&eacute;duire durablement l&rsquo;an&eacute;mie au Cameroun.</p>
<p>Le constat est clair et les statistiques l&rsquo;approuvent, l&rsquo;an&eacute;mie est un probl&egrave;me de sant&eacute; publique au <strong>Cameroun</strong>. Elle est d&rsquo;autant plus pr&eacute;occupante qu&rsquo;elle touche les couches les plus vuln&eacute;rables de la soci&eacute;t&eacute; &agrave; savoir : les femmes enceintes, les femmes allaitantes et les enfants de moins de 5 ans.&nbsp;</p>
<p>Une situation qui a des cons&eacute;quences n&eacute;fastes sur la sant&eacute; maternelle, le d&eacute;veloppement cognitif de l&rsquo;enfant et la productivit&eacute; dans le pays.<br />&nbsp;<br />L&rsquo;Etat a pris la mesure de la situation &agrave; travers son programme de &nbsp;lutte contre les carences nutritionnelles. Pour le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; r&eacute;gional de la sant&eacute; publique du Littoral Ngo&rsquo;o Mebe Saurel, cette campagne vise &agrave; &laquo; Informer sur les causes et cons&eacute;quences de l&rsquo;An&eacute;mie, promouvoir les pratiques alimentaires saines et riches en micronutriments notamment le fer, encourager le recours aux services de sant&eacute; pour le d&eacute;pistage et la prise en charge pr&eacute;coce &raquo;<br />&nbsp;<br />Ces pr&eacute;occupations vont en ligne droite de l&rsquo;engagement soci&eacute;tale de Nestl&eacute; Cameroun qui, au cours de cette campagne s&rsquo;associe aux professionnels de la sant&eacute; pour promouvoir l&rsquo;Education nutritionnelle adapt&eacute;e au quotidien des familles et des communaut&eacute;s pour leur permettre de faire des choix &eacute;clair&eacute;s au b&eacute;n&eacute;fice de leur sant&eacute; et celle des enfants.</p>
<p>Une alimentation riche en fer s&rsquo;impose pour faire reculer la menace. A Nestl&eacute; Cameroun on affirme que seule une bonne alimentation peut am&eacute;liorer la qualit&eacute; de vie. Aussi, au cours de son allocution, Aboubacar Coulibaly, administrateur g&eacute;n&eacute;ral de Nestl&eacute; Cameroun a d&eacute;roul&eacute; le plan d&rsquo;action, sous forme d&rsquo;engagement &nbsp;&laquo; Une bonne alimentation pour am&eacute;liorer la qualit&eacute; de vie. C&rsquo;est fort de cela Nous prenons des engagements en mati&egrave;re de nutrition sant&eacute; et de bien&ecirc;tre. La nutrition reste un des piliers essentiels du d&eacute;veloppement humain elle conditionne la croissance et l&rsquo;apprentissage. Am&eacute;liorer les chances de r&eacute;ussite tout au long de la vie &raquo;&nbsp;</p>
<p>Finalement, Les carences en micronutriments et leurs cons&eacute;quences restent un d&eacute;fi de sant&eacute; publique majeur que la campagne Minist&egrave;re de la Sant&eacute; Publique Nestl&eacute; s&rsquo;engage &agrave; relever.&nbsp;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 13 Apr 2026 09:19:48 +0200</pubDate>
                                    <author>Franck Bafeli</author>
                                                    <category>SANTE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroon/Etat_Nestle_13042026.jpeg" type="image/jpeg"  />
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                            </item>
        
                            <item>
                <title><![CDATA[France - Paris accueillera un symposium médical international   dédié aux innovations en santé]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/sante/france-paris-accueillera-un-symposium-medical-international-dedie-aux-innovations-en-sante.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Le 30 mai 2026, un symposium médical transcontinental réunira à
Paris plusieurs  centaines de professionnels de santé autour des
évolutions récentes de la médec...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/World/Affiche-medecin.jpg" alt="France - Paris accueillera un symposium médical international   dédié aux innovations en santé" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/sante/france-paris-accueillera-un-symposium-medical-international-dedie-aux-innovations-en-sante.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 30 mai 2026, un symposium m&eacute;dical transcontinental r&eacute;unira &agrave; Paris plusieurs&nbsp; centaines de professionnels de sant&eacute; autour des &eacute;volutions r&eacute;centes de la m&eacute;decine et des innovations scientifiques.&nbsp;</p>
<p><br />Organis&eacute; par l&rsquo;association MediTraining, l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement se tiendra &agrave; l&rsquo;H&ocirc;tel Novotel Paris Tour Eiffel et devrait rassembler plus de 300 participants, parmi lesquels des m&eacute;decins, des professionnels param&eacute;dicaux, des internes et des repr&eacute;sentants des secteurs pharmaceutique et technologique.&nbsp;</p>
<p><br /><strong>Un rendez-vous scientifique tourn&eacute; vers l&rsquo;international&nbsp;</strong><br />Pour cette deuxi&egrave;me &eacute;dition, les organisateurs entendent consolider une dynamique engag&eacute;e lors du premier symposium, en mettant l&rsquo;accent sur la coop&eacute;ration internationale. Des experts issus d&rsquo;Europe et d&rsquo;Afrique sont attendus pour intervenir sur les avanc&eacute;es r&eacute;centes en m&eacute;decine.&nbsp;<br />Les &eacute;changes porteront notamment sur les innovations scientifiques et technologiques, ainsi que sur les transformations actuelles des pratiques m&eacute;dicales. L&rsquo;&eacute;v&eacute;nement se d&eacute;roulera en fran&ccedil;ais et en anglais, afin de favoriser la participation d&rsquo;un public international.&nbsp;</p>
<p><br /><strong>Formation continue et partage des pratiques&nbsp;</strong><br />L&rsquo;association MediTraining, &agrave; l&rsquo;origine de l&rsquo;initiative, se consacre &agrave; la formation m&eacute;dicale continue et &agrave; la diffusion des connaissances scientifiques. Elle promeut une approche fond&eacute;e sur l&rsquo;Evidence-Based Medicine, tout en tenant compte des r&eacute;alit&eacute;s locales d&rsquo;exercice des professionnels de sant&eacute;. &Agrave; travers ce symposium, elle vise &agrave; encourager le partage d&rsquo;exp&eacute;riences entre praticiens et &agrave; contribuer &agrave; l&rsquo;am&eacute;lioration des pratiques m&eacute;dicales.&nbsp;</p>
<p><br /><strong>Un programme ax&eacute; sur l&rsquo;&eacute;change et l&rsquo;innovation&nbsp;</strong><br />La journ&eacute;e sera structur&eacute;e autour de plusieurs formats : conf&eacute;rences scientifiques, pr&eacute;sentations d&rsquo;innovations m&eacute;dicales et technologiques, ainsi que des sessions d&rsquo;&eacute;changes entre professionnels. Des temps de rencontre sont &eacute;galement pr&eacute;vus pour favoriser les interactions&nbsp;<br />entre acteurs du monde m&eacute;dical, institutions et industriels, dans un contexte o&ugrave; les collaborations interdisciplinaires jouent un r&ocirc;le croissant.&nbsp;</p>
<p><br /><strong>Un enjeu : accompagner les mutations de la m&eacute;decine&nbsp;</strong><br />Dans un contexte marqu&eacute; par des &eacute;volutions rapides qu&rsquo;elles soient technologiques, scientifiques ou organisationnelles&nbsp; ce type d&rsquo;&eacute;v&eacute;nement s&rsquo;inscrit dans une volont&eacute; de mise &agrave; jour continue des connaissances. Il t&eacute;moigne &eacute;galement de l&rsquo;importance croissante des&nbsp;<br />r&eacute;seaux internationaux dans la diffusion des savoirs m&eacute;dicaux et dans l&rsquo;harmonisation des pratiques.&nbsp;</p>
<p><br />Informations pratiques&nbsp;<br />&bull; Date : Samedi 30 mai 2026 &nbsp;<br />&bull; Lieu : H&ocirc;tel Novotel Paris Tour Eiffel &nbsp;<br />&bull; Organisateur : MediTraining &nbsp;<br />&bull; Participants attendus : plus de 300 professionnels de sant&eacute; &nbsp;<br />&bull; Langues : Fran&ccedil;ais et anglais &nbsp;<br />&bull; Inscriptions : via la plateforme HelloAsso&nbsp;<br />Dr Christian CHAM, pr&eacute;sident de MediTraining</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 11 Apr 2026 08:29:03 +0200</pubDate>
                                    <author>Serges NGOUNGA</author>
                                                    <category>SANTE</category>
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