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        <title>Le flux rss de camer.be</title>
        <link>https://camer.be/rss/politique</link>
        <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
        <language>fr-FR</language>
        <lastBuildDate>Sat, 03 Oct 2026 22:03:35 +0200</lastBuildDate>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - FCC : le communiqué annonçant l&#039;adhésion de Kamto est un fake]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/politique/cameroun-fcc-le-communique-annoncant-ladhesion-de-kamto-est-un-fake.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le FCC dément le communiqué annonçant l'adhésion de Maurice Kamto.
Un fake qui relance les spéculations sur l'avenir politique de
l'opposant camerounais.

Un co...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Jean_Michel_Nintcheu31012024.jpg" alt="Cameroun - FCC : le communiqué annonçant l&#039;adhésion de Kamto est un fake" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/politique/cameroun-fcc-le-communique-annoncant-ladhesion-de-kamto-est-un-fake.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le FCC d&eacute;ment le communiqu&eacute; annon&ccedil;ant l'adh&eacute;sion de Maurice Kamto. Un fake qui relance les sp&eacute;culations sur l'avenir politique de l'opposant camerounais.</p>
<p>Un communiqu&eacute; dat&eacute; du 1er octobre 2026 annon&ccedil;ait l'adh&eacute;sion de Maurice Kamto au Front pour le Changement du Cameroun. En quelques heures, plusieurs cadres du FCC ont d&eacute;menti. L'information est fausse. Elle relance pourtant les questions sur l'avenir politique de l'ancien pr&eacute;sident du MRC.</p>
<p>Il y a des fakes qui ne trompent personne. Et il y a des fakes qui arrivent au bon moment. Celui-ci est arriv&eacute; un 1er octobre. Le jour o&ugrave; l'opposition camerounaise retient son souffle.</p>
<h2>Un communiqu&eacute; qui a circul&eacute; vite</h2>
<p>Tout commence sur les r&eacute;seaux sociaux. Un document pr&eacute;sent&eacute; comme un communiqu&eacute; officiel du FCC, r&eacute;f&eacute;renc&eacute; CDN/PN/2026/10_001, dat&eacute; du 1er octobre 2026. Il porte la signature de Jean-Michel Nintcheu, pr&eacute;sident national du parti.</p>
<p>Le texte est formel. Il annonce &laquo; l'adh&eacute;sion officielle du Professeur Maurice Kamto au sein de sa formation politique &raquo;. Il &eacute;voque &laquo; un choix courageux et lucide &raquo; de l'ancien pr&eacute;sident du MRC, apr&egrave;s ce qu'il qualifie de &laquo; d&eacute;rives antid&eacute;mocratiques &raquo;, &laquo; intrigues de couloir &raquo; et &laquo; man&oelig;uvres politiques cyniques &raquo; ayant conduit &agrave; &laquo; son &eacute;viction injuste &raquo; de la t&ecirc;te du MRC.</p>
<p>Le communiqu&eacute; va plus loin. Il parle d'une &laquo; fiert&eacute; inexprimable &raquo; d'accueillir Maurice Kamto. Il vante &laquo; la rigueur, l'expertise juridique in&eacute;gal&eacute;e, la stature morale irr&eacute;prochable et la vision &eacute;clair&eacute;e &raquo; de l'opposant. Il projette d&eacute;j&agrave; une repr&eacute;sentation de Kamto &laquo; lors des prochaines &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales majeures &raquo;.</p>
<p>Le document est repris par Times T&eacute;l&eacute;vision, un m&eacute;dia priv&eacute; &eacute;mettant depuis Yaound&eacute;, qui publie l'information sur son compte Facebook. Puis par Lebledparle, Camerounweb, et plusieurs autres sites. L'information devient virale en quelques heures.</p>
<h2>Le d&eacute;menti tombe</h2>
<p>Il ne faudra pas attendre longtemps. Tr&egrave;s vite, des cadres du FCC r&eacute;agissent.</p>
<p>&laquo; Le Prof Maurice Kamto n'a pas rejoint le FCC &raquo;, &eacute;crit Jean Robert Wafo, cadre du parti, sur les r&eacute;seaux sociaux.</p>
<p>&laquo; Il y a environ une heure. Le communiqu&eacute; attribu&eacute; &agrave; l'honorable Nintcheu, annon&ccedil;ant l'adh&eacute;sion du Pr Maurice Kamto au FCC est un fake grossier &raquo;, rench&eacute;rit Carlos Ngoualem, militant du FCC et grand conseiller &agrave; la Communaut&eacute; urbaine de Douala.</p>
<p>D'autres voix se joignent au d&eacute;menti. Le journaliste et criminologue Boris Bertolt qualifie l'information de &laquo; FAKE NEWS &raquo;. &laquo; Maurice Kamto reste militant du MRC &raquo;, ajoute-t-il.</p>
<p>Le lanceur d'alerte Paul Chouta est encore plus direct : &laquo; Fact Checking : Le document annon&ccedil;ant l'adh&eacute;sion de Maurice Kamto au FCC de Jean Michel NINTCHEU est un Fake. Les David Eboutou et autres sont les relais de cette affabulation. &raquo;</p>
<p>&Agrave; ce stade, aucune source officielle du FCC n'a confirm&eacute; l'authenticit&eacute; du communiqu&eacute;. Jean-Michel Nintcheu lui-m&ecirc;me n'a pas publi&eacute; de d&eacute;menti formel sur ses canaux officiels au moment d'&eacute;crire ces lignes. Mais plusieurs cadres du parti, dont certains occupent des responsabilit&eacute;s locales, ont clairement rejet&eacute; le document.</p>
<h2>Pourquoi ce fake tombe au mauvais moment</h2>
<p>Le contexte politique camerounais est explosif. Maurice Kamto a d&eacute;missionn&eacute; de la pr&eacute;sidence du MRC le 8 septembre 2026. Il a invoqu&eacute; &laquo; l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur du parti &raquo;. Son premier vice-pr&eacute;sident, Mamadou Mota, a d&eacute;missionn&eacute; le m&ecirc;me jour.</p>
<p>Depuis, le MRC est en pleine crise de l&eacute;gitimit&eacute;. Une convention extraordinaire est pr&eacute;vue le 17 octobre 2026 pour d&eacute;signer une nouvelle direction. Le parti a m&ecirc;me d&ucirc; d&eacute;mentir un autre faux communiqu&eacute; annon&ccedil;ant la cr&eacute;ation d'un nouveau parti par Maurice Kamto.</p>
<p>Dans ce vide, les sp&eacute;culations vont bon train. O&ugrave; ira Kamto ? Va-t-il rejoindre un autre parti ? Va-t-il rester au MRC ? Va-t-il cr&eacute;er sa propre formation ?</p>
<p>Le FCC est un alli&eacute; historique du MRC. Jean-Michel Nintcheu a soutenu la candidature de Kamto &agrave; la pr&eacute;sidentielle de 2025. Il l'a pr&eacute;sent&eacute; comme &laquo; le leader moral du MRC &raquo; apr&egrave;s sa d&eacute;mission. L'alliance entre les deux partis est maintenue pour les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales de 2027.</p>
<p>Alors, quand un communiqu&eacute; annonce l'adh&eacute;sion de Kamto au FCC, l'information para&icirc;t cr&eacute;dible. Elle s'inscrit dans une logique. Elle r&eacute;pond &agrave; une question que tout le monde se pose. C'est ce qui fait sa force.</p>
<h2>La m&eacute;canique du fake</h2>
<p>Le document est bien construit. Il utilise le vocabulaire du FCC. Il reprend les arguments du parti sur &laquo; l'&eacute;viction injuste &raquo; de Kamto. Il est dat&eacute; du 1er octobre, une date symbolique pour l'opposition camerounaise.</p>
<p>Il ne manque qu'une chose : l'authenticit&eacute;.</p>
<p>Qui a fabriqu&eacute; ce communiqu&eacute; ? Pourquoi ? &Agrave; ce stade, personne ne le sait. Aucune revendication. Aucune piste confirm&eacute;e.</p>
<p>Une chose est certaine : le fake a circul&eacute; suffisamment longtemps pour que plusieurs m&eacute;dias le relaient sans v&eacute;rifier aupr&egrave;s du FCC. Et c'est peut-&ecirc;tre l&agrave; l'essentiel. Dans la guerre de l'information qui se joue au Cameroun, la vitesse prime souvent sur la v&eacute;rification.</p>
<hr />
<p><strong>Maurice Kamto a-t-il rejoint le FCC ?</strong><br />Non. Le communiqu&eacute; annon&ccedil;ant son adh&eacute;sion au Front pour le Changement du Cameroun est un fake, selon plusieurs cadres du parti. Jean Robert Wafo, Carlos Ngoualem et d'autres militants du FCC ont d&eacute;menti l'information.</p>
<p><strong>Qui est l'auteur du faux communiqu&eacute; ?</strong><br />&Agrave; ce stade, l'identit&eacute; de l'auteur du fake n'est pas connue. Aucune revendication n'a &eacute;t&eacute; publi&eacute;e. Aucune source officielle n'a confirm&eacute; de piste.</p>
<p><strong>Pourquoi cette fausse information a-t-elle circul&eacute; ?</strong><br />Le contexte politique camerounais est propice aux rumeurs. Maurice Kamto a d&eacute;missionn&eacute; de la pr&eacute;sidence du MRC le 8 septembre 2026. Son avenir politique est incertain. Le FCC est un alli&eacute; historique du MRC. L'id&eacute;e d'une adh&eacute;sion de Kamto au FCC para&icirc;t donc cr&eacute;dible.</p>
<p><strong>Quelle est la position officielle du FCC ?</strong><br />Le FCC n'a pas publi&eacute; de communiqu&eacute; officiel pour d&eacute;mentir ou confirmer l'information. Plusieurs cadres du parti ont d&eacute;menti. Jean-Michel Nintcheu, pr&eacute;sident national, n'a pas pris la parole publiquement sur le sujet au moment d'&eacute;crire ces lignes.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 17:56:49 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Willy Mengue veut interdire la convention du MRC]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/politique/cameroun-willy-mengue-veut-interdire-la-convention-du-mrc.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Willy Mengue saisit le sous-préfet pour interdire la convention du
MRC du 17 octobre. Exclu du parti, il plaide aussi en appel. Analyse
d'une contre-offensive....</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Willy-Mengue080726500.webp" alt="Cameroun - Willy Mengue veut interdire la convention du MRC" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Willy Mengue saisit le sous-pr&eacute;fet pour interdire la convention du MRC du 17 octobre. Exclu du parti, il plaide aussi en appel. Analyse d'une contre-offensive.</p>
<p>Alors que le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV a d&eacute;j&agrave; sign&eacute; le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; autorisant la convention du MRC du 17 octobre, Willy Mengue, exclu du parti pour trahison, saisit l'administration pour faire interdire la r&eacute;union et porte son combat devant la Cour d'appel du Centre.</p>
<h2>Willy Mengue veut interdire la convention du MRC</h2>
<p>Willy Mengue ne l&acirc;che pas. Alors que le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV a sign&eacute;, le 28 septembre 2026, le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; autorisant la convention extraordinaire du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) pr&eacute;vue le 17 octobre, l'ancien cadre du parti a saisi la m&ecirc;me autorit&eacute; administrative pour demander l'interdiction de la r&eacute;union. Motif invoqu&eacute; : un risque de trouble &agrave; l'ordre public.</p>
<p>La d&eacute;marche est pour le moins inhabituelle. Willy Mengue n'est plus membre du MRC depuis son exclusion d&eacute;finitive prononc&eacute;e par le Comit&eacute; national de m&eacute;diation et d'arbitrage (CNMA) le 29 juin 2026, puis valid&eacute;e par le directoire du parti le 7 juillet 2026, pour &laquo; trahison &raquo;, &laquo; refus manifeste de se conformer &agrave; la ligne politique &raquo; et &laquo; manque de loyaut&eacute; r&eacute;p&eacute;t&eacute; envers les instances dirigeantes &raquo;.</p>
<p>Il n'en demeure pas moins que l'homme, qui conteste sa radiation devant les tribunaux, multiplie les fronts.</p>
<h2>Un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; sign&eacute;, une requ&ecirc;te d&eacute;pos&eacute;e</h2>
<p>Le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; n&deg; 000332/RDMP/J06.04/SP a &eacute;t&eacute; d&eacute;livr&eacute; par le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV, Elvis Albahanguen, &agrave; la suite d'une d&eacute;claration d&eacute;pos&eacute;e le 23 septembre par Roger Justin Noah, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint n&deg;1 du MRC. Le document autorise la convention du samedi 17 octobre, de 8 heures &agrave; 20 heures, au si&egrave;ge du parti &agrave; Odza, dans l'arrondissement de Yaound&eacute; IV.</p>
<p>C'est pr&eacute;cis&eacute;ment ce m&ecirc;me sous-pr&eacute;fet que Willy Mengue vient de saisir pour demander l'interdiction. La logique juridique interpelle : comment l'autorit&eacute; qui vient de d&eacute;livrer un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; pourrait-elle, quelques jours plus tard, revenir sur sa propre d&eacute;cision ?</p>
<h2>L'argument de l'ordre public</h2>
<p>Dans sa requ&ecirc;te, Willy Mengue invoque un risque de trouble &agrave; l'ordre public pour justifier l'interdiction de la convention. L'argument n'est pas anodin. Il a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; utilis&eacute; par l'administration camerounaise pour emp&ecirc;cher des r&eacute;unions du MRC par le pass&eacute;.</p>
<p>En novembre 2025, une convention extraordinaire du parti pr&eacute;vue le 29 novembre &agrave; Odza avait &eacute;t&eacute; interdite par le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; III, au motif d'un &laquo; risque de trouble &agrave; l'ordre public &raquo; li&eacute; &agrave; une contestation interne men&eacute;e par un militant exclu, Okala Ebod&eacute;.</p>
<p>Cette fois, le contexte est diff&eacute;rent. Le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; a &eacute;t&eacute; sign&eacute;. La d&eacute;claration a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e dans les formes. Le sous-pr&eacute;fet a pris acte.</p>
<p>Willy Mengue, lui, argue que sa qualit&eacute; d'ancien cadre et de contestataire lui conf&egrave;re un int&eacute;r&ecirc;t &agrave; agir. Une source proche du dossier, qui a requis l'anonymat, &eacute;voque &laquo; une tentative de derni&egrave;re minute pour perturber un processus d&eacute;j&agrave; enclench&eacute; &raquo;.</p>
<h2>La bataille judiciaire en arri&egrave;re-plan</h2>
<p>La requ&ecirc;te au sous-pr&eacute;fet n'est qu'un front parmi d'autres. Willy Mengue est engag&eacute; depuis plusieurs mois dans une bataille judiciaire contre le MRC.</p>
<p>Le 7 juillet 2026, une premi&egrave;re audience en r&eacute;f&eacute;r&eacute; s'est tenue &agrave; Yaound&eacute;-Ekounou. Willy Mengue, Laure Noutchang et S&eacute;bastien Mbala Wouria II demandaient la mise sous tutelle judiciaire du parti et l'annulation de plusieurs d&eacute;cisions internes, dont la convention de d&eacute;cembre 2025 qui avait reconduit Maurice Kamto &agrave; la pr&eacute;sidence.</p>
<p>L'audience a tourn&eacute; court. Seul Willy Mengue s'est pr&eacute;sent&eacute; &agrave; la barre, sans avocat. Laure Noutchang et Mbala Wouria II &eacute;taient absents. Willy Mengue a tent&eacute; de produire des pi&egrave;ces, mais la d&eacute;fense du MRC a exig&eacute; un mandat &eacute;crit. Il a d&ucirc; admettre qu'il n'en poss&eacute;dait aucun.</p>
<p>Le 16 juillet 2026, Willy Mengue a constitu&eacute; un conseil, Me BIPAN, pour le repr&eacute;senter. Le dossier a &eacute;t&eacute; renvoy&eacute; au 21 juillet, puis au 25 ao&ucirc;t. &Agrave; chaque audience, la proc&eacute;dure s'est enlis&eacute;e.</p>
<p>Le 1er septembre 2026, le tribunal a de nouveau renvoy&eacute; l'affaire, cette fois au 8 septembre, sans audience publique. Willy Mengue n'&eacute;tait pas pr&eacute;sent. Son avocat non plus.</p>
<p>Aujourd'hui, l'affaire est port&eacute;e devant la Cour d'appel du Centre. Willy Mengue a introduit une requ&ecirc;te en appel apr&egrave;s avoir perdu en premi&egrave;re instance. La date de l'audience n'a pas &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;e.</p>
<h2>Un contestataire isol&eacute; ?</h2>
<p>Depuis son exclusion, Willy Mengue appara&icirc;t de plus en plus seul. &laquo; Un dissident dispose d'une base, d'un courant, de cadres derri&egrave;re lui, d'un rapport de force. Un contestataire isol&eacute; n'a rien de tout cela. Il n'a que sa voix, ses communiqu&eacute;s et l'espace m&eacute;diatique qu'il parvient &agrave; occuper &raquo;.</p>
<p>L'isolement de Willy Mengue est d'autant plus visible que le MRC a verrouill&eacute; son processus interne. Deux listes seulement ont &eacute;t&eacute; valid&eacute;es par la commission &eacute;lectorale : celle de Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, qui assure l'int&eacute;rim &agrave; la pr&eacute;sidence, et celle de Pierre Emmanuel Binyam.</p>
<p>Mamadou Mota, l'ancien premier vice-pr&eacute;sident du parti, a durci le ton le 13 septembre 2026. Il a affirm&eacute; qu'&laquo; aucun projet de rapprochement avec Willy Mengue et les personnes qui lui sont associ&eacute;es ne saurait &ecirc;tre accept&eacute; &raquo;, qualifiant un tel rapprochement de &laquo; haute trahison militante &raquo;.</p>
<h2>Que peut faire le sous-pr&eacute;fet ?</h2>
<p>La question juridique est simple. Le sous-pr&eacute;fet peut-il revenir sur un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; qu'il a lui-m&ecirc;me sign&eacute; ?</p>
<p>La loi n&deg; 90/055 du 19 d&eacute;cembre 1990, qui r&eacute;git les r&eacute;unions et manifestations publiques au Cameroun, pr&eacute;voit des cas d'interdiction. Mais une fois le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; d&eacute;livr&eacute;, la marge de man&oelig;uvre de l'administration se r&eacute;duit consid&eacute;rablement. Le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; vaut autorisation. Il ne peut &ecirc;tre retir&eacute; que pour des motifs graves, d&ucirc;ment justifi&eacute;s, et apr&egrave;s une proc&eacute;dure contradictoire.</p>
<p>Willy Mengue n'est plus membre du MRC. Il n'est pas organisateur de la convention. Il n'est pas non plus une autorit&eacute; administrative. Sa requ&ecirc;te repose sur un argument de s&eacute;curit&eacute; publique qu'il n'a pas, a priori, qualit&eacute; pour &eacute;valuer.</p>
<p>Le sous-pr&eacute;fet, lui, commande un commissariat de s&eacute;curit&eacute; publique et une brigade de gendarmerie, tous deux rattach&eacute;s &agrave; son service. C'est lui qui &eacute;value les risques. C'est lui qui a sign&eacute; le r&eacute;c&eacute;piss&eacute;.</p>
<hr />
<p><strong>Qui est Willy Mengue ?</strong><br />Willy Mengue est un ancien cadre du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Il a &eacute;t&eacute; exclu d&eacute;finitivement du parti le 29 juin 2026 pour &laquo; trahison &raquo; et &laquo; manque de loyaut&eacute; &raquo;. Il conteste cette exclusion devant les tribunaux.</p>
<p><strong>Pourquoi veut-il interdire la convention du MRC ?</strong><br />Il invoque un risque de trouble &agrave; l'ordre public. Sa requ&ecirc;te a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e aupr&egrave;s du sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV, la m&ecirc;me autorit&eacute; qui a sign&eacute; le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; autorisant la convention.</p>
<p><strong>La convention du MRC du 17 octobre est-elle autoris&eacute;e ?</strong><br />Oui. Le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV a sign&eacute; le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; n&deg; 000332/RDMP/J06.04/SP le 28 septembre 2026. La convention est pr&eacute;vue le 17 octobre de 8 heures &agrave; 20 heures au si&egrave;ge du parti &agrave; Odza.</p>
<p><strong>Willy Mengue a-t-il perdu son proc&egrave;s contre le MRC ?</strong><br />Oui, en premi&egrave;re instance. Il a introduit une requ&ecirc;te en appel devant la Cour d'appel du Centre. La date de l'audience n'a pas &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;e.</p>
<p><strong>Sa requ&ecirc;te peut-elle aboutir ?</strong><br />Juridiquement, la marge de man&oelig;uvre du sous-pr&eacute;fet est &eacute;troite une fois le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; d&eacute;livr&eacute;. Aucune d&eacute;cision n'a &eacute;t&eacute; rendue &agrave; ce stade.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 29 Sep 2026 18:36:55 +0200</pubDate>
                                    <author>Onna Nestor</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Convention MRC du 17 octobre : autorisée ou piégée ?]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/politique/cameroun-convention-mrc-du-17-octobre-autorisee-ou-piegee.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le sous-préfet de Yaoundé IV a signé le récépissé du MRC pour la
convention du 17 octobre. Deux candidats en lice. Analyse d'un
tournant.

Après trois interdict...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Mrc_Parti_Cameroun_logo_26012024.jpg" alt="Cameroun - Convention MRC du 17 octobre : autorisée ou piégée ?" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/politique/cameroun-convention-mrc-du-17-octobre-autorisee-ou-piegee.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV a sign&eacute; le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; du MRC pour la convention du 17 octobre. Deux candidats en lice. Analyse d'un tournant.</p>
<p>Apr&egrave;s trois interdictions en dix mois, le MRC obtient enfin le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; qui autorise sa convention extraordinaire du 17 octobre &agrave; Odza. Mais l'administration camerounaise a d&eacute;j&agrave; montr&eacute; qu'un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; ne vaut pas toujours reconnaissance.</p>
<p>Le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV a sign&eacute;, lundi 28 septembre 2026, le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; de d&eacute;claration de r&eacute;union publique du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Le document, portant le num&eacute;ro 000332/RDMP/J06.04/SP, autorise la convention extraordinaire du parti, pr&eacute;vue le samedi 17 octobre 2026, de 8 heures &agrave; 20 heures, au si&egrave;ge national &agrave; Odza.</p>
<p>Le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; a &eacute;t&eacute; d&eacute;livr&eacute; &agrave; la suite d'une d&eacute;claration d&eacute;pos&eacute;e le 23 septembre par Roger Justin Noah, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint n&deg;1 du MRC. Deux candidats sont en lice pour succ&eacute;der &agrave; Maurice Kamto : Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, qui assure l'int&eacute;rim &agrave; la pr&eacute;sidence, et Pierre Emmanuel Binyam, l'un des secr&eacute;taires g&eacute;n&eacute;raux du parti.</p>
<p>L'autorisation a &eacute;t&eacute; publi&eacute;e sur la page du minist&egrave;re de l'Administration territoriale (MINAT).</p>
<p>Mais dans ce dossier, un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; n'a jamais suffi.</p>
<h2>Trois conventions, trois interdictions</h2>
<p>Novembre 2025. Le MRC annonce une convention extraordinaire pour le 29 novembre, &agrave; Odza. La veille, les forces de l'ordre investissent les lieux. Le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; III justifie l'interdiction par un &laquo; risque de trouble &agrave; l'ordre public &raquo; li&eacute; &agrave; une contestation interne men&eacute;e par un militant exclu, Okala Ebod&eacute;.</p>
<p>Le parti ne renonce pas. Le 21 d&eacute;cembre 2025, il tient sa convention en visioconf&eacute;rence. 2 320 d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s votent en ligne. Maurice Kamto est reconduit avec 95,44 % des suffrages. Une premi&egrave;re dans l'histoire politique camerounaise.</p>
<p>Puis, le 19 ao&ucirc;t 2026, le ministre Paul Atanga Nji adresse une correspondance &agrave; Joseph Thierry Okala Ebode. Le MINAT annonce qu'il refuse de prendre acte des travaux de cette convention. Motif : la r&eacute;union avait &eacute;t&eacute; interdite au pr&eacute;alable. Seules restent valables, selon le minist&egrave;re, les instances issues de la troisi&egrave;me convention ordinaire de d&eacute;cembre 2023.</p>
<p>Le 8 septembre 2026, Maurice Kamto annonce sa d&eacute;mission de la pr&eacute;sidence du MRC. &laquo; Dans l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur du parti &raquo;, &eacute;crit-il dans une lettre adress&eacute;e au directoire national. Le m&ecirc;me jour, son premier vice-pr&eacute;sident, Mamadou Mota, quitte ses fonctions.</p>
<p>Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah prend la direction du parti par int&eacute;rim.</p>
<h2>Le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; du 28 septembre : autorisation ou pi&egrave;ge juridique ?</h2>
<p>Nous avons pu consulter le document sign&eacute; par le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV. Il rappelle que le requ&eacute;rant et les organisateurs d&eacute;sign&eacute;s Roger Justin Noah, Siaka Nestor et Cl&eacute;mence Sindze Deffo s'engagent &agrave; &laquo; agir dans le strict respect de l'ordre public &raquo; et &agrave; &laquo; r&eacute;pondre de tout incident &raquo; qui surviendrait lors de la r&eacute;union.</p>
<p>Le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; pr&eacute;cise aussi une r&egrave;gle : &laquo; tout changement de l'objet, du lieu ou de la date de la pr&eacute;sente d&eacute;claration sans l'autorisation pr&eacute;alable de l'Autorit&eacute; Administrative, est &agrave; proscrire. &raquo;</p>
<p>Une clause standard. Mais dans le contexte du MRC, elle pourrait devenir une arme. Si le parti modifie un seul param&egrave;tre la date, le lieu, l'ordre du jour sans validation pr&eacute;alable, l'administration pourrait consid&eacute;rer la convention comme non d&eacute;clar&eacute;e.</p>
<p>Interrog&eacute; sur l'interpr&eacute;tation de cette clause, le cabinet du sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV n'a pas r&eacute;pondu &agrave; nos sollicitations avant publication.</p>
<p>Le MINAT n'a pas non plus pr&eacute;cis&eacute; si le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; valait reconnaissance des instances qui sortiront de la convention du 17 octobre. Nous avons tent&eacute; de joindre le service de communication du minist&egrave;re dans l'apr&egrave;s-midi du 28 septembre. Sans succ&egrave;s.</p>
<h2>Qui sont les deux candidats ?</h2>
<p><strong>Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah</strong> conduit la liste de la continuit&eacute;. Deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente du MRC, elle a d&eacute;j&agrave; assur&eacute; l'int&eacute;rim de la pr&eacute;sidence &agrave; plusieurs reprises lors des absences de Maurice Kamto. Elle incarne la ligne historique du parti.</p>
<p><strong>Pierre Emmanuel Binyam</strong> conduit la liste de la rupture. Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du MRC, il a d&eacute;pos&eacute; sa candidature dans les d&eacute;lais. Le camp Binyam conteste l'id&eacute;e d'une indulgence de la commission &eacute;lectorale, affirmant avoir rempli les conditions.</p>
<p>Un troisi&egrave;me candidat, Brice Ronnic Djolako, avait d&eacute;pos&eacute; un dossier. Il s'est retir&eacute; de la course avant la validation des listes.</p>
<p>La commission &eacute;lectorale du MRC, r&eacute;unie sous la pr&eacute;sidence de Roger Justin Noah, a valid&eacute; les deux listes le 27 septembre. La liste de Tiriane Noah a &eacute;t&eacute; jug&eacute;e conforme. Celle de Binyam a &eacute;t&eacute; admise apr&egrave;s discussion sur les cotisations de certains membres et des pi&egrave;ces produites apr&egrave;s le d&eacute;lai initial.</p>
<p>Le camp Binyam conteste cette lecture. Une querelle proc&eacute;durale qui pr&eacute;figure une comp&eacute;tition o&ugrave; la l&eacute;gitimit&eacute; du futur pr&eacute;sident d&eacute;pendra autant du vote que de la confiance dans l'arbitrage.</p>
<h2>Ce que le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; ne r&egrave;gle pas</h2>
<p>Le document du 28 septembre autorise la tenue de la r&eacute;union. Il ne dit rien de la reconnaissance future des instances &eacute;lues.</p>
<p>En ao&ucirc;t 2026, le MINAT a refus&eacute; de reconna&icirc;tre les instances issues de la convention du 21 d&eacute;cembre 2025, pourtant tenue apr&egrave;s une interdiction. Le pr&eacute;c&eacute;dent est lourd.</p>
<p>Si le minist&egrave;re applique la m&ecirc;me logique, le nouveau pr&eacute;sident du MRC quel qu'il soit pourrait se retrouver &agrave; la t&ecirc;te d'instances non reconnues par l'administration. Une situation qui compliquerait la pr&eacute;paration des &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales de 2027.</p>
<p>Le MRC le sait. Le parti a saisi le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV d&egrave;s le 23 septembre. La d&eacute;marche est administrative. Elle est, en apparence, banale. Sauf que depuis deux ans, chaque fois que le MRC a voulu se r&eacute;unir, l'administration a dit non.</p>
<p>Cette fois, elle a dit oui.</p>
<p>La question est de savoir pourquoi.</p>
<hr />
<p><strong>La convention du MRC du 17 octobre est-elle autoris&eacute;e ?</strong><br />Oui. Le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV a sign&eacute; le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; n&deg; 000332/RDMP/J06.04/SP le 28 septembre 2026. La convention peut se tenir le 17 octobre de 8 heures &agrave; 20 heures au si&egrave;ge du parti &agrave; Odza.</p>
<p><strong>Qui sont les candidats &agrave; la succession de Maurice Kamto ?</strong><br />Deux listes sont en lice : celle de Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah et celle de Pierre Emmanuel Binyam. Un troisi&egrave;me candidat, Brice Ronnic Djolako, s'est retir&eacute;.</p>
<p><strong>Pourquoi Maurice Kamto a-t-il d&eacute;missionn&eacute; ?</strong><br />Il a invoqu&eacute; &laquo; l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur &raquo; du parti dans une lettre dat&eacute;e du 8 septembre 2026. Sa d&eacute;mission est intervenue apr&egrave;s le refus du MINAT de reconna&icirc;tre la convention de d&eacute;cembre 2025 qui l'avait reconduit &agrave; la pr&eacute;sidence.</p>
<p><strong>Le MRC pourra-t-il participer aux &eacute;lections de 2027 ?</strong><br />Cela d&eacute;pendra de la reconnaissance par le MINAT des instances issues de la convention du 17 octobre. Le minist&egrave;re n'a pas encore pr&eacute;cis&eacute; sa position.</p>
<p><strong>Le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; suffit-il &agrave; garantir la tenue de la convention ?</strong><br />Non. Le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; autorise la r&eacute;union. Il ne prot&egrave;ge pas contre une &eacute;ventuelle contestation ult&eacute;rieure de la part de l'administration, comme cela s'est produit apr&egrave;s la convention du 21 d&eacute;cembre 2025.</p>
<p><img src="/storage/photos/shares/Afrique2/Recepisse290926.webp" alt="" width="1080" height="1528" /></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 29 Sep 2026 10:54:38 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Mrc_Parti_Cameroun_logo_26012024.jpg" type="image/jpeg"  />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - PCRN : Nourane Foster claque la porte, Cabral Libii lui souhaite « bonne suite »]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/politique/cameroun-pcrn-nourane-foster-claque-la-porte-cabral-libii-lui-souhaite-bonne-suite.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Nourane Foster quitte le PCRN après dix ans. Cabral Libii répond
sans attaque, lui souhaitant « bonne suite ». Une leçon de
politique dans un Cameroun sous tens...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Cabral-libii160324500.jpg" alt="Cameroun - PCRN : Nourane Foster claque la porte, Cabral Libii lui souhaite « bonne suite »" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/politique/cameroun-pcrn-nourane-foster-claque-la-porte-cabral-libii-lui-souhaite-bonne-suite.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Nourane Foster quitte le PCRN apr&egrave;s dix ans. Cabral Libii r&eacute;pond sans attaque, lui souhaitant &laquo; bonne suite &raquo;. Une le&ccedil;on de politique dans un Cameroun sous tension.</p>
<p>La d&eacute;put&eacute;e du Wouri-Est tourne la page du PCRN apr&egrave;s une &eacute;rosion de confiance. Cabral Libii choisit la sobri&eacute;t&eacute; face &agrave; une rupture politique sans animosit&eacute; apparente.</p>
<p>Nourane Foster n'est plus membre du Parti camerounais pour la r&eacute;conciliation nationale. La d&eacute;put&eacute;e du Wouri-Est a annonc&eacute; sa d&eacute;mission dans une lettre adress&eacute;e &agrave; Cabral Libii, invoquant des divergences id&eacute;ologiques profondes et des attaques personnelles subies apr&egrave;s avoir r&eacute;pondu &agrave; une invitation de la Premi&egrave;re dame Chantal Biya.</p>
<p>Mais ce qui retient l'attention, ce n'est pas seulement le d&eacute;part. C'est la r&eacute;ponse.</p>
<p>Cabral Libii n'a pas attaqu&eacute;. Il n'a pas intent&eacute; de proc&egrave;s. Il a accus&eacute; r&eacute;ception, souhait&eacute; &laquo; bonne suite &raquo; &agrave; Nourane Foster, et lui a r&eacute;affirm&eacute; qu'elle pouvait jouer un r&ocirc;le majeur dans le leadership f&eacute;minin au Cameroun, quel que soit son bord politique d&eacute;sormais.</p>
<p>Pas de r&egrave;glement de comptes. Pas d'invectives.</p>
<p>Dans un pays o&ugrave; la s&eacute;paration politique devient souvent pr&eacute;texte &agrave; l'affrontement, cette r&eacute;ponse pose une question : et si la politique camerounaise pouvait &ecirc;tre autre chose qu'une guerre de tranch&eacute;es ?</p>
<h2>Dix ans de collaboration, puis la rupture</h2>
<p>Nourane Moluh Hassana, &eacute;pouse Fotsing, plus connue sous le nom de Nourane Foster, n&eacute;e le 11 d&eacute;cembre 1987 au Caire, est une entrepreneuse devenue femme politique. &Eacute;lue d&eacute;put&eacute;e du Wouri-Est en 2020 sous l'&eacute;tiquette du PCRN, elle a si&eacute;g&eacute; parmi les cinq d&eacute;put&eacute;s du parti &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale.</p>
<p>Pendant pr&egrave;s de dix ans, elle a incarn&eacute; l'une des figures montantes de la formation de Cabral Libii. &laquo; Elle &eacute;tait la chouchou &raquo;, confie une source proche du parti. &laquo; Cabral Libii lui-m&ecirc;me voyait en elle une digne h&eacute;riti&egrave;re &raquo;.</p>
<p>Puis quelque chose s'est bris&eacute;.</p>
<p>Le 20 juin 2026, son nom dispara&icirc;t de la liste officielle des d&eacute;put&eacute;s publi&eacute;e sur le site du PCRN. Nourane Foster d&eacute;nonce publiquement cette situation. &laquo; On peut retirer mon portrait, mais pas mon parcours &raquo;, &eacute;crit-elle. Le 2 juillet 2026, Cabral Libii r&eacute;agit &agrave; la pol&eacute;mique, d&eacute;non&ccedil;ant une &laquo; agitation num&eacute;rique &raquo;.</p>
<p>Mais Nourane Foster ne quitte pas imm&eacute;diatement le parti. Elle affirme rester membre, tout en prenant ses distances.</p>
<p>Le 26 septembre 2026, la rupture est consomm&eacute;e. Dans une lettre dat&eacute;e de ce jour et adress&eacute;e &agrave; Cabral Libii, elle annonce sa d&eacute;mission avec effet imm&eacute;diat.</p>
<h2>Les faits : une d&eacute;mission et un ralliement</h2>
<p>Nourane Foster justifie son d&eacute;part par &laquo; de profondes divergences id&eacute;ologiques &raquo; et une succession d'&eacute;v&eacute;nements ayant &laquo; progressivement &eacute;rod&eacute; sa confiance dans le parti et son pr&eacute;sident &raquo;.</p>
<p>Elle revient notamment sur les critiques dont elle dit avoir fait l'objet apr&egrave;s avoir r&eacute;pondu &agrave; une invitation de la Premi&egrave;re dame. Elle affirme avoir eu le sentiment d'&ecirc;tre &laquo; jet&eacute;e &agrave; la vindicte populaire &raquo;, alors qu'elle consid&egrave;re avoir agi dans le respect de son statut d'&eacute;lue.</p>
<p>Elle &eacute;voque &eacute;galement des &laquo; attaques personnelles et des propos visant sa communaut&eacute; &raquo;, ainsi qu'une &laquo; absence de r&eacute;action des instances du PCRN &raquo; face &agrave; ce qu'elle qualifie de d&eacute;rives.</p>
<p>&laquo; Je refuse que l'appartenance communautaire devienne un crit&egrave;re de l&eacute;gitimit&eacute; politique ou qu'un citoyen puisse &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme &eacute;tranger dans une partie de son propre pays &raquo;, &eacute;crit-elle dans sa lettre. &laquo; C'est une question de conviction, de dignit&eacute; et de fid&eacute;lit&eacute; &agrave; l'id&eacute;e que je me fais de notre R&eacute;publique &raquo;.</p>
<p>Dans le m&ecirc;me courrier, Nourane Foster annonce son ralliement au Pacte Social pour la Gouvernance, une formation dirig&eacute;e par Emmanuel Kueka. Une convention de collaboration a &eacute;t&eacute; sign&eacute;e le samedi 26 septembre &agrave; Douala entre son mouvement citoyen Impact 100 et le PSG.</p>
<p>Son &eacute;poux, l'homme d'affaires Firmin Bouler Fosting, ancien r&eacute;gional du PCRN dans la r&eacute;gion de l'Ouest, avait d&eacute;j&agrave; claqu&eacute; la porte du parti apr&egrave;s la pr&eacute;sidentielle du 12 octobre 2026. La d&eacute;mission de son &eacute;pouse vient acter d&eacute;finitivement la rupture entre le couple et le parti.</p>
<p>Un autre cadre du PCRN, Justin Nkakeu Aim&eacute; Ledoux, a &eacute;galement annonc&eacute; sa d&eacute;mission le m&ecirc;me jour.</p>
<h2>La r&eacute;ponse de Cabral Libii : sobri&eacute;t&eacute; et reconnaissance</h2>
<p>Contact&eacute; pour r&eacute;agir &agrave; cette d&eacute;mission, Cabral Libii a choisi une voie que peu attendaient.</p>
<p>Il accuse r&eacute;ception. Souhaite &laquo; bonne suite &raquo; &agrave; Nourane Foster. Et lui r&eacute;affirme qu'elle peut jouer un r&ocirc;le majeur dans le leadership f&eacute;minin au Cameroun, quel que soit son bord politique d&eacute;sormais.</p>
<p>Pas d'attaque. Pas de proc&egrave;s. Pas de mise en cause de son int&eacute;grit&eacute;.</p>
<p>Une rupture politique, sans animosit&eacute;.</p>
<p>Dans un paysage politique o&ugrave; la s&eacute;paration devient souvent pr&eacute;texte &agrave; l'affrontement, cette r&eacute;ponse est inhabituelle. Elle rappelle qu'on peut diverger sans s'invectiver, se s&eacute;parer sans se d&eacute;chirer, et se souvenir de la valeur de l'autre m&ecirc;me sans partager ses choix.</p>
<h2>Ce que cette s&eacute;quence dit de la politique camerounaise</h2>
<p>La d&eacute;mission de Nourane Foster est une actualit&eacute;. La mani&egrave;re d'y r&eacute;pondre est une le&ccedil;on de politique.</p>
<p>Dans le contexte camerounais, les d&eacute;parts politiques se transforment fr&eacute;quemment en r&egrave;glements de comptes publics. Les r&eacute;seaux sociaux deviennent le th&eacute;&acirc;tre d'attaques personnelles, les communiqu&eacute;s de presse se muent en r&eacute;quisitoires, et les anciens alli&eacute;s se transforment en ennemis jur&eacute;s.</p>
<p>Cette fois, la s&eacute;quence est diff&eacute;rente.</p>
<p>Nourane Foster a expliqu&eacute; son d&eacute;part sans insulter ses anciens camarades. Elle a &eacute;voqu&eacute; des divergences, des blessures, des d&eacute;saccords profonds. Elle a remerci&eacute; les militants et responsables avec lesquels elle a partag&eacute; &laquo; plusieurs ann&eacute;es d'engagement &raquo;.</p>
<p>Cabral Libii a r&eacute;pondu sans contre-attaquer. Il n'a pas cherch&eacute; &agrave; minimiser le parcours de celle qui fut pr&eacute;sent&eacute;e comme son h&eacute;riti&egrave;re politique. Il n'a pas tent&eacute; de la discr&eacute;diter.</p>
<p>Cette s&eacute;quence pose une question de fond : et si la politique camerounaise pouvait &ecirc;tre autre chose qu'une guerre permanente ? Et si l'on pouvait se s&eacute;parer sans se d&eacute;truire ?</p>
<h2>Cons&eacute;quences : un PCRN affaibli, une opposition en recomposition</h2>
<p>Le d&eacute;part de Nourane Foster intervient dans un contexte d&eacute;licat pour le PCRN.</p>
<p>Apr&egrave;s la pr&eacute;sidentielle d'octobre 2025, plusieurs cadres ont d&eacute;j&agrave; claqu&eacute; la porte, r&eacute;v&eacute;lant &laquo; les fractures internes d'une formation politique en qu&ecirc;te de repositionnement &raquo;. En f&eacute;vrier 2026, un &laquo; cadre influent &raquo; proche de Cabral Libii avait d&eacute;missionn&eacute; &agrave; quelques jours du remaniement minist&eacute;riel.</p>
<p>La perte de Nourane Foster repr&eacute;sente un coup suppl&eacute;mentaire. &Eacute;lue d&eacute;put&eacute;e du Wouri-Est avec 34 % des suffrages en 2020, elle disposait d'une visibilit&eacute; m&eacute;diatique importante et incarnait une forme de renouveau politique.</p>
<p>Son ralliement au PSG, avec son mouvement Impact 100, pourrait redistribuer les cartes en vue des &eacute;lections communales et l&eacute;gislatives projet&eacute;es pour 2027. Selon nos informations, le PSG investira des membres d'Impact 100 aux prochaines &eacute;lections.</p>
<p>Le PCRN, de son c&ocirc;t&eacute;, doit g&eacute;rer une double pression : la perte de figures embl&eacute;matiques et la n&eacute;cessit&eacute; de se repositionner avant les &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales &agrave; venir.</p>
<h2>Perspectives : quelle politique les Camerounais m&eacute;ritent-ils ?</h2>
<p>La s&eacute;quence Nourane Foster-Cabral Libii ne se r&eacute;sume pas &agrave; une d&eacute;mission. Elle interroge la mani&egrave;re de faire de la politique au Cameroun.</p>
<p>Dans un pays o&ugrave; l'opposition est souvent fragment&eacute;e, o&ugrave; les alliances se font et se d&eacute;font au gr&eacute; des ambitions personnelles, o&ugrave; les r&eacute;seaux sociaux amplifient les tensions, la r&eacute;ponse de Cabral Libii appara&icirc;t comme un contre-exemple.</p>
<p>Elle ne r&eacute;sout pas les probl&egrave;mes de fond. Elle ne masque pas les fractures r&eacute;elles. Mais elle montre qu'une autre voie est possible : celle du respect, de la reconnaissance du parcours de l'autre, et de la s&eacute;paration sans d&eacute;chirement.</p>
<p>Nourane Foster a quitt&eacute; le PCRN. Elle a rejoint une autre formation. Elle poursuit son engagement politique. Cabral Libii, lui, a choisi de ne pas en faire une guerre.</p>
<p>C'est peut-&ecirc;tre &ccedil;a, la politique que les Camerounais m&eacute;ritent.</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi Nourane Foster a-t-elle quitt&eacute; le PCRN ?</strong><br />Elle invoque des &laquo; divergences id&eacute;ologiques profondes &raquo; et une &laquo; &eacute;rosion de la confiance &raquo; dans le parti et son pr&eacute;sident. Elle d&eacute;nonce aussi des attaques personnelles subies apr&egrave;s avoir r&eacute;pondu &agrave; une invitation de la Premi&egrave;re dame.</p>
<p><strong>Qu'a r&eacute;pondu Cabral Libii ?</strong><br />Il a accus&eacute; r&eacute;ception de la d&eacute;mission, souhait&eacute; &laquo; bonne suite &raquo; &agrave; Nourane Foster, et lui a r&eacute;affirm&eacute; qu'elle pouvait jouer un r&ocirc;le majeur dans le leadership f&eacute;minin au Cameroun, quel que soit son bord politique.</p>
<p><strong>O&ugrave; est partie Nourane Foster ?</strong><br />Elle a rejoint le Pacte Social pour la Gouvernance (PSG), dirig&eacute; par Emmanuel Kueka, avec son mouvement Impact 100. Une convention de collaboration a &eacute;t&eacute; sign&eacute;e le 26 septembre 2026 &agrave; Douala.</p>
<p><strong>Qu'est-ce que &ccedil;a change pour 2027 ?</strong><br />Le PSG pr&eacute;voit d'investir des membres d'Impact 100 aux &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales. Le PCRN, lui, perd une figure embl&eacute;matique et doit se repositionner avant les &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 27 Sep 2026 00:33:52 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Cabral-libii160324500.jpg" type="image/jpeg"  />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Nourane Foster démissionne du PCRN de Cabral Libii]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/politique/cameroun-nourane-foster-demissionne-du-pcrn-de-cabral-libii.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Après son mari Firmin Fotsing, la députée Nourane Foster quitte à
son tour le PCRN. Une page se tourne dans la vie politique
camerounaise.

C'est une rupture qu...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Kamerun/Nourane-Foster170425500.jpg" alt="Cameroun - Nourane Foster démissionne du PCRN de Cabral Libii" width="600"/></p>
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                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/politique/cameroun-nourane-foster-demissionne-du-pcrn-de-cabral-libii.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Apr&egrave;s son mari Firmin Fotsing, la d&eacute;put&eacute;e Nourane Foster quitte &agrave; son tour le PCRN. Une page se tourne dans la vie politique camerounaise.</p>
<p>C'est une rupture que beaucoup attendaient. Ce samedi 26 septembre 2026, Nourane Foster, d&eacute;put&eacute;e du Wouri-Est, a d&eacute;missionn&eacute; du Parti camerounais pour la r&eacute;conciliation nationale (PCRN), dirig&eacute; par Cabral Libii. La d&eacute;cision intervient quelques heures apr&egrave;s la convention d'Impact-100, mouvement qu'elle a lanc&eacute; avec son &eacute;poux Firmin Fotsing, qui a annonc&eacute; un partenariat avec un parti politique pour porter les candidatures de 100 jeunes aux prochaines &eacute;lections.</p>
<p>&Eacute;lue d&eacute;put&eacute;e sous les couleurs du PCRN en 2020, Nourane Foster &eacute;tait l'une des figures les plus visibles du parti &agrave; Douala. Son d&eacute;part intervient pr&egrave;s d'un an apr&egrave;s celui de son mari, qui avait lui aussi claqu&eacute; la porte en octobre 2025. Une s&eacute;paration politique qui marque la fin d'un chapitre et le d&eacute;but d'un autre.</p>
<h2>Une d&eacute;mission attendue apr&egrave;s des mois de tensions</h2>
<p>La nouvelle est tomb&eacute;e ce samedi 26 septembre 2026. Nourane Foster, d&eacute;put&eacute;e du Wouri-Est, a officiellement d&eacute;missionn&eacute; du Parti camerounais pour la r&eacute;conciliation nationale (PCRN) de Cabral Libii. Une d&eacute;cision qui met fin &agrave; des mois de sp&eacute;culations et de tensions au sein du parti d'opposition.</p>
<p>Cette d&eacute;mission n'est pas une surprise. Depuis plusieurs mois, les signaux d'un &eacute;loignement &eacute;taient visibles. En juin 2026, le nom et la photo de Nourane Foster avaient disparu du site officiel du PCRN. Une situation &agrave; laquelle l'&eacute;lue avait r&eacute;agi en estimant que sa l&eacute;gitimit&eacute; ne pouvait &ecirc;tre effac&eacute;e &laquo; &agrave; travers un simple clic &raquo; .</p>
<p>Quelques semaines auparavant, elle avait lanc&eacute; Impact-100, un mouvement politique avec son &eacute;poux Firmin Fotsing. Un projet qui se voulait rassembleur, mais qui marquait d&eacute;j&agrave; une prise de distance avec le parti de Cabral Libii. Ce samedi 26 septembre, Impact-100 a sign&eacute; une convention avec un parti politique pour porter les candidatures de 100 jeunes aux prochaines &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales .</p>
<p>Le nom du parti partenaire n'a pas encore &eacute;t&eacute; rendu public. Selon plusieurs sources, il s'agirait du Pacte Social pour la Gouvernance (PSG).&nbsp;</p>
<h2>Le PCRN, un parti en crise</h2>
<p>Le d&eacute;part de Nourane Foster n'est pas un cas isol&eacute;. Il s'inscrit dans un contexte de crise plus large au sein du PCRN.</p>
<p>En octobre 2025, Firmin Fotsing, l'&eacute;poux de Nourane Foster et d&eacute;l&eacute;gu&eacute; r&eacute;gional du PCRN pour l'Ouest, avait d&eacute;j&agrave; d&eacute;missionn&eacute;. Dans sa lettre adress&eacute;e &agrave; Cabral Libii, il &eacute;voquait &laquo; le d&eacute;calage entre les attentes profondes de nos jeunes compatriotes et les r&eacute;ponses apport&eacute;es &raquo; .</p>
<p>Son d&eacute;part avait &eacute;t&eacute; suivi par plusieurs autres cadres du parti, notamment Fay&ccedil;al Hamadou Demaissala, conseiller proche de Cabral Libii, et Monfua Dominic, d&eacute;l&eacute;gu&eacute; pour le Lebialem .</p>
<p>Une h&eacute;morragie qui intervient apr&egrave;s la d&eacute;faite de Cabral Libii &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle d'octobre 2025. Le leader du PCRN n'avait obtenu que 157 568 voix, contre 218 834 en 2018, reculant &agrave; la troisi&egrave;me place .</p>
<p>&laquo; Ces d&eacute;parts traduisent un malaise profond &raquo;, confiait un observateur de la sc&egrave;ne politique camerounaise. &laquo; Apr&egrave;s deux &eacute;checs cons&eacute;cutifs &agrave; la pr&eacute;sidentielle, certains militants ne croient plus en la capacit&eacute; du PCRN &agrave; incarner une alternative cr&eacute;dible &raquo; .</p>
<h2>Qui est Nourane Foster ?</h2>
<p>Nourane Moluh Hassana Epse Fotsing, connue sous le nom de Nourane Foster, est n&eacute;e le 11 d&eacute;cembre 1987 au Caire, en &Eacute;gypte . Entrepreneuse, elle dirige plusieurs entreprises sous la marque Nourishka .</p>
<p>Elle entre en politique en 2020, en se portant candidate aux &eacute;lections l&eacute;gislatives sous les couleurs du PCRN dans la circonscription du Wouri-Est. Elle est &eacute;lue avec 34 % des suffrages .</p>
<p>&Agrave; l'Assembl&eacute;e nationale, elle devient secr&eacute;taire de la Commission Production et &Eacute;changes, et secr&eacute;taire du Groupe d'Amiti&eacute; Chine-Cameroun .</p>
<p>Surnomm&eacute;e la &laquo; d&eacute;put&eacute;e 2.0 &raquo; pour son usage intensif des r&eacute;seaux sociaux, elle &eacute;tait l'une des figures les plus m&eacute;diatiques du PCRN &agrave; Douala .</p>
<h2>Impact-100 : le nouveau projet</h2>
<p>Le mouvement Impact-100 a &eacute;t&eacute; officiellement lanc&eacute; le 8 ao&ucirc;t 2026 &agrave; Douala. Il se pr&eacute;sente comme un &laquo; espace de r&eacute;flexion et de mobilisation citoyenne &raquo;, avec pour slogan &laquo; Le Temps des Solutions &raquo; .</p>
<p>Le mouvement affiche clairement ses intentions : participer aux prochaines &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales. Un objectif qui passe par une convention avec un parti politique l&eacute;galement reconnu, car Impact-100, en tant que mouvement citoyen, ne peut pas pr&eacute;senter de candidats en son nom propre .</p>
<p>Le programme d'Impact-100 comporte des propositions de rupture : sortie progressive du franc CFA, SMIG &agrave; 200 000 FCFA, gratuit&eacute; des soins et de l'&eacute;ducation, parit&eacute; homme-femme &agrave; 50/50 d'ici 2035 .</p>
<p>Des mesures ambitieuses qui tranchent avec la ligne du PCRN et qui dessinent un projet politique distinct.</p>
<p>La d&eacute;mission de Nourane Foster du PCRN marque une &eacute;tape importante dans la recomposition politique camerounaise &agrave; l'approche des &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales.</p>
<p>Pour le PCRN, c'est une perte significative. Nourane Foster &eacute;tait l'une des rares figures du parti &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier d'une visibilit&eacute; m&eacute;diatique importante &agrave; Douala. Son d&eacute;part pourrait fragiliser davantage une formation d&eacute;j&agrave; en difficult&eacute;.</p>
<p>Pour Nourane Foster, c'est le d&eacute;but d'une nouvelle aventure politique. Avec Impact-100, elle entend peser sur le d&eacute;bat politique et porter les candidatures de 100 jeunes aux prochaines &eacute;lections.</p>
<p>Reste &agrave; savoir quelle sera la r&eacute;action officielle de Cabral Libii et du PCRN. Nous n'avons pas pu joindre le parti avant publication. Le communiqu&eacute; officiel n'&eacute;tait pas encore publi&eacute; au moment d'&eacute;crire ces lignes.</p>
<p>Une chose est s&ucirc;re : dans le paysage politique camerounais, les d&eacute;parts ne sont jamais anodins. Celui de Nourane Foster pourrait bien en annoncer d'autres.</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi Nourane Foster a-t-elle d&eacute;missionn&eacute; du PCRN ?</strong><br />Nourane Foster a d&eacute;missionn&eacute; du PCRN apr&egrave;s des mois de tensions et de prise de distance. Son nom avait disparu du site officiel du parti en juin 2026. Elle avait &eacute;galement lanc&eacute; Impact-100, un mouvement politique avec son &eacute;poux, qui a sign&eacute; une convention avec un parti pour pr&eacute;senter 100 candidats aux prochaines &eacute;lections.</p>
<p><strong>Qui est Nourane Foster ?</strong><br />Nourane Foster est une entrepreneuse et femme politique camerounaise, n&eacute;e en 1987. Elle est d&eacute;put&eacute;e du Wouri-Est depuis 2020, &eacute;lue sous les couleurs du PCRN. Elle est la fondatrice de la marque Nourishka et l'une des figures les plus m&eacute;diatiques du parti &agrave; Douala.</p>
<p><strong>Le PCRN est-il en crise ?</strong><br />Le PCRN conna&icirc;t une h&eacute;morragie de ses cadres depuis la d&eacute;faite de Cabral Libii &agrave; l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle d'octobre 2025. Plusieurs personnalit&eacute;s ont quitt&eacute; le parti, dont Firmin Fotsing, l'&eacute;poux de Nourane Foster, en octobre 2025. Le d&eacute;part de Nourane Foster fragilise davantage une formation d&eacute;j&agrave; en difficult&eacute;.</p>
<p><strong>Que va faire Nourane Foster apr&egrave;s son d&eacute;part du PCRN ?</strong><br />Nourane Foster va poursuivre son engagement politique au sein d'Impact-100, le mouvement qu'elle a lanc&eacute; en ao&ucirc;t 2026. Ce mouvement a sign&eacute; une convention avec un parti politique pour porter les candidatures de 100 jeunes aux prochaines &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 26 Sep 2026 14:27:53 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Kamerun/Nourane-Foster170425500.jpg" type="image/jpeg"  />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Impact-100 : 100 candidats, un parti secret, un pari risqué]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/politique/cameroun-impact-100-100-candidats-un-parti-secret-un-pari-risque.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le mouvement Impact-100 de Nourane Fotsing signe ce samedi 26
septembre 2026 à Douala une convention avec un parti politique dont
l’identité n’a pas été révélée...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Nourane_Foster130125500.jpg" alt="Cameroun - Impact-100 : 100 candidats, un parti secret, un pari risqué" width="600"/></p>
                                        ]]>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le mouvement Impact-100 de Nourane Fotsing signe ce samedi 26 septembre 2026 &agrave; Douala une convention avec un parti politique dont l&rsquo;identit&eacute; n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; r&eacute;v&eacute;l&eacute;e. Objectif : investir 100 jeunes candidats aux l&eacute;gislatives et municipales. L&rsquo;&eacute;v&eacute;nement se tient au Saho Douala Airport (ex-Best Western), &agrave; 10 heures.</p>
<p>Douala, 26 septembre 2026. Dix heures. Saho Douala Airport, ancien Best Western. Les cam&eacute;ras sont l&agrave;. Les micros aussi. Nourane Fotsing, d&eacute;put&eacute;e du Wouri-Est, arrive. Elle est accompagn&eacute;e de son &eacute;poux, l&rsquo;homme d&rsquo;affaires Firmin Fotsing. Ils s&rsquo;appr&ecirc;tent &agrave; signer un accord avec un parti politique dont personne ne conna&icirc;t encore le nom.</p>
<p>L&rsquo;information a filtr&eacute; la veille. Dans un message adress&eacute; &agrave; la presse, Nourane Fotsing, porte-parole num&eacute;ro 2 d&rsquo;Impact-100, annonce la couleur : &laquo; Demain samedi 26 septembre au Best Western des 10h. Convention Impact-100 et un Parti Politique nouveau. Nous allons investir 100 Jeunes Candidats aux Elections Legislatives et Municipales. Soyez nombreux. Entr&eacute;e libre. &raquo;</p>
<p>Le ton est donn&eacute;. L&rsquo;objectif est clair. Mais le partenaire reste un myst&egrave;re. Ni l&rsquo;invitation, ni les communications officielles du mouvement ne pr&eacute;cisent l&rsquo;identit&eacute; de ce &laquo; parti politique nouveau &raquo;. Les journalistes pr&eacute;sents devront attendre la c&eacute;r&eacute;monie pour le d&eacute;couvrir.</p>
<p>Ce n&rsquo;est pas un d&eacute;tail. Dans le paysage politique camerounais, le nom du parti partenaire d&eacute;termine l&rsquo;&eacute;ligibilit&eacute; des 100 candidats. La loi &eacute;lectorale exige qu&rsquo;un candidat soit investi par une formation politique l&eacute;galement reconnue. Impact-100, en tant que mouvement citoyen, ne peut pas pr&eacute;senter de candidats en son nom propre. D&rsquo;o&ugrave; cet accord.</p>
<h2>Impact-100, un mouvement lanc&eacute; dans la tourmente</h2>
<p>Le mouvement a &eacute;t&eacute; officiellement lanc&eacute; le 8 ao&ucirc;t 2026 &agrave; Douala. Ce jour-l&agrave;, Nourane Fotsing et Firmin Fotsing pr&eacute;sentent Impact-100 comme un &laquo; espace de r&eacute;flexion et de mobilisation citoyenne &raquo;, explicitement non construit autour d&rsquo;une personnalit&eacute; unique.</p>
<p>Le contexte de ce lancement n&rsquo;est pas anodin. Depuis le 7 juin 2026, Paul Biya s&eacute;journe en Europe pour ce que la pr&eacute;sidence pr&eacute;sente comme un &laquo; bref s&eacute;jour priv&eacute; &raquo;. L&rsquo;absence du chef de l&rsquo;&Eacute;tat, qui durera finalement 74 jours, alimente les rumeurs et les interrogations. C&rsquo;est dans ce vide institutionnel qu&rsquo;Impact-100 voit le jour.</p>
<p>Le programme du mouvement, d&eacute;voil&eacute; le jour du lancement, propose vingt priorit&eacute;s nationales. Sortie progressive du franc CFA au profit d&rsquo;une monnaie nationale. SMIG &agrave; 200 000 FCFA. Gratuit&eacute; des soins et de l&rsquo;&eacute;ducation de la maternelle &agrave; l&rsquo;universit&eacute;. Parit&eacute; homme-femme &agrave; 50/50 dans les postes de responsabilit&eacute; d&rsquo;ici 2035. Transfert automatique de 20 % du budget national aux communes. R&eacute;forme de la justice. &Eacute;radication de la corruption par le num&eacute;rique.</p>
<p>Un programme ambitieux. Peut-&ecirc;tre trop pour un mouvement qui n&rsquo;a pas encore un an d&rsquo;existence.</p>
<h2>La rupture avec le PCRN</h2>
<p>Pour comprendre Impact-100, il faut revenir en arri&egrave;re. Nourane Fotsing a &eacute;t&eacute; &eacute;lue d&eacute;put&eacute;e en 2020 sous la banni&egrave;re du Parti camerounais pour la r&eacute;conciliation nationale (PCRN), dirig&eacute; par Cabral Libii. Elle est devenue la premi&egrave;re d&eacute;put&eacute;e PCRN &eacute;lue &agrave; Douala. La plus jeune de l&rsquo;histoire du Cameroun.</p>
<p>Puis les choses se sont g&acirc;t&eacute;es.</p>
<p>Le 21 octobre 2025, Firmin Fotsing d&eacute;missionne de son poste de d&eacute;l&eacute;gu&eacute; r&eacute;gional du PCRN pour l&rsquo;Ouest. Dans une lettre adress&eacute;e &agrave; Cabral Libii, il invoque &laquo; le d&eacute;calage entre les attentes profondes de nos jeunes compatriotes et les r&eacute;ponses apport&eacute;es &raquo;. &laquo; Mon devoir de conscience me pousse &agrave; me d&eacute;solidariser d&rsquo;un syst&egrave;me qui, &agrave; mon sens, tarde &agrave; incarner l&rsquo;alternative promise &raquo;, &eacute;crit-il.</p>
<p>Nourane Fotsing r&eacute;agit publiquement. Elle salue &laquo; le parcours &raquo; de son &eacute;poux, &laquo; un Homme de conviction, d&rsquo;engagement et de loyaut&eacute;, qui a servi avec passion et fid&eacute;lit&eacute; le PCRN pendant huit ann&eacute;es &raquo;. Elle ne d&eacute;missionne pas. Pas encore.</p>
<p>Le 20 juin 2026, le nom et la photo de Nourane Fotsing disparaissent du site officiel du PCRN. Aucune explication. Aucun communiqu&eacute;. La d&eacute;put&eacute;e d&eacute;nonce des &laquo; man&oelig;uvres internes &raquo; et affirme que &laquo; sa l&eacute;gitimit&eacute; ne d&eacute;pend pas d&rsquo;un site web &raquo;.</p>
<p>Le porte-parole du PCRN, Christian Ndjock Nkongo, &eacute;voque une &laquo; basse manipulation &raquo;. Cabral Libii parle d&rsquo;&laquo; agitation num&eacute;rique &raquo;. Mais personne ne justifie l&rsquo;absence de la d&eacute;put&eacute;e sur le site.</p>
<p>Le divorce est consomm&eacute;.</p>
<h2>100 candidats, un pari risqu&eacute;</h2>
<p>Investir 100 jeunes candidats aux l&eacute;gislatives et municipales. Sur le papier, l&rsquo;id&eacute;e est s&eacute;duisante. Le Cameroun compte 180 circonscriptions l&eacute;gislatives et plus de 360 communes. Impact-100 vise donc &agrave; couvrir environ un tiers du territoire.</p>
<p>Mais la r&eacute;alit&eacute; est plus complexe.</p>
<p>Premi&egrave;re question : qui sont ces 100 jeunes ? Le mouvement n&rsquo;a pas publi&eacute; de liste. Aucun crit&egrave;re de s&eacute;lection n&rsquo;a &eacute;t&eacute; rendu public. Nourane Fotsing parle d&rsquo;&laquo; investir &raquo; des candidats. Le terme est vague. S&rsquo;agit-il de les financer ? De les former ? De les parrainer ?</p>
<p>Deuxi&egrave;me question : quel parti les investira ? Sans formation politique reconnue, les candidats d&rsquo;Impact-100 ne peuvent pas figurer sur un bulletin de vote. L&rsquo;accord sign&eacute; ce samedi doit r&eacute;soudre ce probl&egrave;me. Mais l&rsquo;identit&eacute; du partenaire sera d&eacute;terminante. S&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un parti marginal, l&rsquo;impact sera limit&eacute;. S&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une formation alli&eacute;e au RDPC, la cr&eacute;dibilit&eacute; d&rsquo;Impact-100 en tant que force d&rsquo;opposition sera compromise.</p>
<p>Troisi&egrave;me question : quel est le rapport de forces dans le Wouri ? Nourane Fotsing a &eacute;t&eacute; &eacute;lue dans le Wouri-Est. Le d&eacute;partement du Wouri est un bastion &eacute;conomique. Toutes ses communes sont dirig&eacute;es par le RDPC. Mais les si&egrave;ges de d&eacute;put&eacute;s se r&eacute;partissent entre plusieurs figures de l&rsquo;opposition : Joshua Osih du SDF, Jean-Michel Nintcheu du FCC, Nourane Fotsing du PCRN, et trois &eacute;lus du RDPC.</p>
<p>Le Wouri est convoit&eacute;. Les n&eacute;gociations pour des listes communes entre partis d&rsquo;opposition sont en cours. Nourane Fotsing, en lan&ccedil;ant ses propres candidats, choisit de faire cavalier seul. Un pari.</p>
<h2>Ce que dit la loi</h2>
<p>L&rsquo;article 3, alin&eacute;a 2, de la loi n&deg; 90/056 du 19 d&eacute;cembre 1990 portant r&eacute;gime des partis politiques interdit l&rsquo;adh&eacute;sion multiple. Un militant ne peut pas appartenir &agrave; deux partis en m&ecirc;me temps.</p>
<p>Impact-100 n&rsquo;est pas un parti politique. C&rsquo;est un mouvement citoyen. En th&eacute;orie, un militant du PCRN peut donc adh&eacute;rer &agrave; Impact-100 sans enfreindre la loi. C&rsquo;est du moins l&rsquo;argument des responsables du mouvement.</p>
<p>Mais le PCRN ne l&rsquo;entend pas de cette oreille. Depuis ao&ucirc;t 2026, plusieurs militants ont re&ccedil;u des lettres de suspension pour avoir adh&eacute;r&eacute; &agrave; Impact-100. Le parti invoque l&rsquo;article 84 de son r&egrave;glement int&eacute;rieur et l&rsquo;incompatibilit&eacute; entre le statut de militant et celui de membre d&rsquo;un autre mouvement politique.</p>
<p>Le m&ecirc;me argument pourrait &ecirc;tre retourn&eacute; contre Nourane Fotsing. Elle est toujours d&eacute;put&eacute;e PCRN. Elle n&rsquo;a jamais annonc&eacute; de d&eacute;mission formelle. Et elle dirige un mouvement qui investit des candidats contre son propre parti.</p>
<p>La question n&rsquo;est pas seulement juridique. Elle est politique.</p>
<p>L&rsquo;accord sera sign&eacute; &agrave; 10 heures. Les responsables d&rsquo;Impact-100 devraient pr&eacute;senter les contours de la collaboration devant les m&eacute;dias. Le nom du parti partenaire sera d&eacute;voil&eacute;. Les crit&egrave;res de s&eacute;lection des 100 candidats seront peut-&ecirc;tre pr&eacute;cis&eacute;s. Les circonscriptions concern&eacute;es, aussi.</p>
<p>Ensuite, il faudra attendre la convocation officielle du corps &eacute;lectoral. ELECAM poursuit les pr&eacute;paratifs des l&eacute;gislatives et municipales. Aucune date n&rsquo;a encore &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e. Les mandats des d&eacute;put&eacute;s et des conseillers municipaux ont d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; prolong&eacute;s &agrave; trois reprises.</p>
<p>Nourane Fotsing, elle, joue gros. Si le pari r&eacute;ussit, elle transforme un mouvement naissant en force &eacute;lectorale. Si le pari &eacute;choue, elle aura officialis&eacute; une rupture avec le PCRN sans avoir b&acirc;ti de v&eacute;ritable alternative.</p>
<p>Dans les deux cas, la politique camerounaise ne sera plus tout &agrave; fait la m&ecirc;me.</p>
<hr />
<p><strong>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;Impact-100 ?</strong><br />Un mouvement citoyen lanc&eacute; le 8 ao&ucirc;t 2026 &agrave; Douala par Nourane Fotsing et son &eacute;poux Firmin Fotsing. Il se pr&eacute;sente comme un espace de r&eacute;flexion et de mobilisation, avec vingt priorit&eacute;s nationales.</p>
<p><strong>Pourquoi Nourane Fotsing a-t-elle quitt&eacute; le PCRN ?</strong><br />Elle n&rsquo;a jamais annonc&eacute; de d&eacute;mission formelle. Mais son nom a disparu du site du PCRN en juin 2026. Son &eacute;poux, Firmin Fotsing, a d&eacute;missionn&eacute; de son poste de d&eacute;l&eacute;gu&eacute; r&eacute;gional en octobre 2025.</p>
<p><strong>Quel est le parti partenaire d&rsquo;Impact-100 ?</strong><br />Il n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; d&eacute;voil&eacute; avant la c&eacute;r&eacute;monie du 26 septembre. L&rsquo;identit&eacute; du parti sera annonc&eacute;e lors de la signature.</p>
<p><strong>Les 100 jeunes candidats sont-ils d&eacute;j&agrave; connus ?</strong><br />Non. Aucune liste n&rsquo;a &eacute;t&eacute; publi&eacute;e. Les crit&egrave;res de s&eacute;lection et les circonscriptions concern&eacute;es n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; pr&eacute;cis&eacute;s.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 26 Sep 2026 01:02:51 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - MRC : la convention du 17 octobre déclarée, le pouvoir peut-il dire non ?]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/politique/cameroun-mrc-la-convention-du-17-octobre-declaree-le-pouvoir-peut-il-dire-non.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le MRC a notifié le 23 septembre 2026 la tenue de sa convention
extraordinaire, prévue le 17 octobre au siège du parti à Odza,
Yaoundé 4. Deux candidats sont en...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/24/Atanga-nji.jpg" alt="Cameroun - MRC : la convention du 17 octobre déclarée, le pouvoir peut-il dire non ?" width="600"/></p>
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                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/politique/cameroun-mrc-la-convention-du-17-octobre-declaree-le-pouvoir-peut-il-dire-non.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le MRC a notifi&eacute; le 23 septembre 2026 la tenue de sa convention extraordinaire, pr&eacute;vue le 17 octobre au si&egrave;ge du parti &agrave; Odza, Yaound&eacute; 4. Deux candidats sont en lice pour succ&eacute;der &agrave; Maurice Kamto. Mais trois pr&eacute;c&eacute;dentes tentatives de congr&egrave;s ont &eacute;t&eacute; interdites. La question n&rsquo;est plus de savoir si le parti respecte la loi, mais si l&rsquo;administration acceptera cette fois de d&eacute;livrer le r&eacute;c&eacute;piss&eacute;.</p>
<p>Le document est dat&eacute; du 23 septembre. Il est adress&eacute; au sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; 4. Le cachet de r&eacute;ception porte la date du 24. Il est sign&eacute; par Noah Roger Justin, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint n&deg;1, agissant pour le compte du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du MRC.</p>
<p>L&rsquo;objet : d&eacute;clarer la tenue d&rsquo;une convention extraordinaire, pr&eacute;vue le samedi 17 octobre 2026 de 8 heures &agrave; 20 heures au si&egrave;ge du parti, dans le quartier Odza. Le texte invoque l&rsquo;article 4 alin&eacute;a 3 de la loi n&deg; 90/055 du 19 d&eacute;cembre 1990 portant r&eacute;gime des r&eacute;unions et des manifestations publiques.</p>
<p>Trois responsables ont &eacute;t&eacute; d&eacute;sign&eacute;s pour organiser l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement : Noah Roger Justin lui-m&ecirc;me, Siaka Nestor, secr&eacute;taire national charg&eacute; de l&rsquo;organisation et de la formation, et Cl&eacute;mence Sindze, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;organisation des Femmes du MRC (FMRC).</p>
<p>La d&eacute;marche est administrative. Elle est, en apparence, banale. Sauf que depuis deux ans, chaque fois que le MRC a voulu se r&eacute;unir, l&rsquo;administration a dit non.</p>
<h2>Trois conventions, trois interdictions</h2>
<p>Novembre 2025. Le MRC annonce une convention extraordinaire pour le 29 novembre, au si&egrave;ge du parti &agrave; Odza. La veille, les forces de l&rsquo;ordre investissent les lieux. Le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; 3 justifie l&rsquo;interdiction par un &laquo; risque de trouble &agrave; l&rsquo;ordre public &raquo; li&eacute; &agrave; une contestation interne men&eacute;e par un militant exclu, Okala Ebod&eacute;.</p>
<p>Le MRC ne renonce pas. Le 21 d&eacute;cembre 2025, le parti tient sa convention en visioconf&eacute;rence. 2 320 d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s votent en ligne. Maurice Kamto est reconduit avec 95,44 % des suffrages. Une premi&egrave;re dans l&rsquo;histoire politique camerounaise.</p>
<p>Mais en ao&ucirc;t 2026, le ministre de l&rsquo;Administration du territoire, Paul Atanga Nji, annonce qu&rsquo;il refuse de reconna&icirc;tre les instances issues de cette convention. Motif invoqu&eacute; : la r&eacute;union avait &eacute;t&eacute; interdite au pr&eacute;alable. Seules restent valables, selon le MINAT, les instances issues de la troisi&egrave;me convention ordinaire de d&eacute;cembre 2023.</p>
<p>Puis, le 8 septembre 2026, Maurice Kamto annonce sa d&eacute;mission de la pr&eacute;sidence du MRC. &laquo; Dans l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur du parti &raquo;, &eacute;crit-il.</p>
<p>Un nouveau scrutin est convoqu&eacute;. Cette fois, trois candidats d&eacute;posent leur dossier. Un se retire. Deux restent en lice.</p>
<h2>Deux candidats pour une succession</h2>
<p>La Commission &eacute;lectorale du MRC, r&eacute;unie sous la pr&eacute;sidence de Roger Justin Noah, a valid&eacute; deux listes : celle de Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, pr&eacute;sidente par int&eacute;rim, et celle de Pierre Emmanuel Binyam.</p>
<p>La liste de Tiriane Noah a &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;e conforme &agrave; l&rsquo;ensemble des crit&egrave;res : anciennet&eacute;, cotisations &agrave; jour, pi&egrave;ces administratives compl&egrave;tes. Celle de Binyam a &eacute;t&eacute; retenue &laquo; &agrave; titre exceptionnel &raquo;, malgr&eacute; des irr&eacute;gularit&eacute;s de d&eacute;p&ocirc;t et un reliquat de cotisations de 35 000 francs CFA.</p>
<p>La candidature de Brice Ronnic Djolako, premier &agrave; avoir d&eacute;pos&eacute; son dossier, a &eacute;t&eacute; rejet&eacute;e pour cotisations impay&eacute;es et pi&egrave;ces manquantes. Il s&rsquo;&eacute;tait retir&eacute; la veille et avait appel&eacute; &agrave; voter pour Tiriane Noah.</p>
<p>Mamadou Mota, ancien premier vice-pr&eacute;sident du parti, a &eacute;galement apport&eacute; son soutien &agrave; Tiriane Noah. Le p&egrave;re j&eacute;suite Ludovic Lado a fait de m&ecirc;me.</p>
<h2>Le r&eacute;c&eacute;piss&eacute;, cette formalit&eacute; qui n&rsquo;en est plus une</h2>
<p>La loi n&deg; 90/055 du 19 d&eacute;cembre 1990 est claire. L&rsquo;article 4 alin&eacute;a 3 oblige les organisateurs de r&eacute;unions publiques &agrave; en faire la d&eacute;claration aupr&egrave;s de l&rsquo;autorit&eacute; administrative comp&eacute;tente. Celle-ci d&eacute;livre un r&eacute;c&eacute;piss&eacute;.</p>
<p>Dans la pratique, ce r&eacute;c&eacute;piss&eacute; est devenu un instrument de contr&ocirc;le politique. Le MRC l&rsquo;a appris &agrave; ses d&eacute;pens : en juin 2025, un meeting du parti &agrave; Douala avait &eacute;t&eacute; interdit au motif que la d&eacute;claration pr&eacute;alable n&rsquo;avait pas &eacute;t&eacute; faite, alors que le parti affirmait le contraire. &Agrave; Bertoua, en avril 2026, les forces de l&rsquo;ordre avaient bloqu&eacute; Maurice Kamto &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e de la ville, emp&ecirc;chant la tenue d&rsquo;un meeting.</p>
<p><em>&laquo; Nous avons d&eacute;pos&eacute; la d&eacute;claration dans les r&egrave;gles &raquo;, confie un cadre du MRC joint par t&eacute;l&eacute;phone, qui n&rsquo;a pas souhait&eacute; &ecirc;tre nomm&eacute;. &laquo; Mais nous savons que le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; peut ne jamais arriver. Ou arriver trop tard. &raquo;</em></p>
<h2>Ce que le pouvoir redoute</h2>
<p>Pourquoi une convention interne, organis&eacute;e dans les locaux priv&eacute;s d&rsquo;un parti, d&eacute;range-t-elle &agrave; ce point ?</p>
<p>La r&eacute;ponse tient en un mot : la pr&eacute;sidentielle d&rsquo;octobre 2025. Le MRC, malgr&eacute; les obstacles, reste la principale force d&rsquo;opposition structur&eacute;e. La convention du 17 octobre doit d&eacute;signer un nouveau leader, capable de porter la voix du parti dans un calendrier &eacute;lectoral qui s&rsquo;acc&eacute;l&egrave;re.</p>
<p>Le r&eacute;gime de Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, a multipli&eacute; les restrictions administratives contre les partis d&rsquo;opposition ces derni&egrave;res ann&eacute;es. Un rapport de l&rsquo;ONU publi&eacute; en 2026 documente &laquo; plusieurs rassemblements interdits &raquo; et des &laquo; candidats de l&rsquo;opposition faisant &eacute;tat d&rsquo;intimidations &raquo;.</p>
<p>&laquo; Ce n&rsquo;est pas une question de droit, c&rsquo;est une question de rapport de forces &raquo;, analyse un juriste camerounais sp&eacute;cialiste du droit public, joint &agrave; Douala. &laquo; L&rsquo;administration dispose d&rsquo;un pouvoir discr&eacute;tionnaire qui, en pratique, lui permet d&rsquo;interdire n&rsquo;importe quelle r&eacute;union sans avoir &agrave; se justifier v&eacute;ritablement. &raquo;</p>
<p>Le MRC a fait ce que la loi exige. Il a d&eacute;clar&eacute;. Il a d&eacute;sign&eacute; des responsables. Il a demand&eacute; un r&eacute;c&eacute;piss&eacute;.</p>
<p>La balle est dans le camp du sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; 4. S&rsquo;il d&eacute;livre le r&eacute;c&eacute;piss&eacute;, la convention pourra se tenir. S&rsquo;il ne le d&eacute;livre pas, ou s&rsquo;il notifie une interdiction, le parti devra d&eacute;cider : renoncer, tenir la r&eacute;union en visioconf&eacute;rence comme en d&eacute;cembre 2025, ou passer en force.</p>
<p>Une question, en tout cas, reste sans r&eacute;ponse : apr&egrave;s avoir contest&eacute; la convention de d&eacute;cembre 2025 au motif qu&rsquo;elle s&rsquo;&eacute;tait tenue sans autorisation, comment l&rsquo;administration justifierait-elle une nouvelle interdiction contre une r&eacute;union cette fois d&ucirc;ment d&eacute;clar&eacute;e ?</p>
<hr />
<p><strong>Quand doit se tenir la convention du MRC ?</strong><br />Le samedi 17 octobre 2026, de 8 heures &agrave; 20 heures, au si&egrave;ge du parti &agrave; Odza, Yaound&eacute; 4.</p>
<p><strong>Qui sont les candidats &agrave; la succession de Maurice Kamto ?</strong><br />Deux listes ont &eacute;t&eacute; valid&eacute;es : celle de Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, pr&eacute;sidente par int&eacute;rim, et celle de Pierre Emmanuel Binyam.</p>
<p><strong>Pourquoi le MRC n&rsquo;a-t-il pas pu tenir ses pr&eacute;c&eacute;dentes conventions ?</strong><br />La convention de novembre 2025 a &eacute;t&eacute; interdite par le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; 3. Celle de d&eacute;cembre 2025 s&rsquo;est tenue en visioconf&eacute;rence. Le MINAT a refus&eacute; de reconna&icirc;tre ses r&eacute;sultats.</p>
<p><strong>Le MRC a-t-il respect&eacute; la loi cette fois ?</strong><br />Le parti affirme avoir d&eacute;pos&eacute; sa d&eacute;claration le 23 septembre 2026, conform&eacute;ment &agrave; l&rsquo;article 4 alin&eacute;a 3 de la loi n&deg; 90/055. La sous-pr&eacute;fecture a r&eacute;ceptionn&eacute; le document le 24 septembre. Aucun r&eacute;c&eacute;piss&eacute; n&rsquo;avait &eacute;t&eacute; d&eacute;livr&eacute; au moment de la publication.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 25 Sep 2026 16:26:24 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Paul Biya absent de l’ONU depuis 2017 : la diplomatie camerounaise s’efface]]></title>
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                    <![CDATA[
                    <p>Paul Biya n’a plus foulé la tribune de l’Assemblée générale de
l’ONU depuis septembre 2017. Cette année encore, c’est son
ministre des Relations extérieures, Le...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Retour-de-Biya200826500.webp" alt="Paul Biya absent de l’ONU depuis 2017 : la diplomatie camerounaise s’efface" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Paul Biya n&rsquo;a plus foul&eacute; la tribune de l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;ONU depuis septembre 2017. Cette ann&eacute;e encore, c&rsquo;est son ministre des Relations ext&eacute;rieures, Lejeune Mbella Mbella, qui a repr&eacute;sent&eacute; le Cameroun &agrave; New York. Une absence qui interroge le poids r&eacute;el de Yaound&eacute; sur la sc&egrave;ne mondiale.</p>
<p>New York, septembre 2026. La 81e Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale des Nations unies bat son plein. Les chefs d&rsquo;&Eacute;tat d&eacute;filent &agrave; la tribune. Pour le Cameroun, c&rsquo;est Lejeune Mbella Mbella qui parle. Comme en 2018. Comme en 2019. Comme chaque ann&eacute;e depuis 2017.</p>
<p>Paul Biya, 93 ans, n&rsquo;est pas l&agrave;. Il n&rsquo;est pas &agrave; New York. Il n&rsquo;est pas non plus &agrave; Addis-Abeba, o&ugrave; se tiennent les sommets annuels de l&rsquo;Union africaine. Selon les donn&eacute;es compil&eacute;es par <strong>Jeune Afrique</strong> sur la d&eacute;cennie 2014-2023, le pr&eacute;sident camerounais n&rsquo;a particip&eacute; qu&rsquo;&agrave; deux reprises &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale annuelle de l&rsquo;ONU : en 2016 et 2017. Soit 20 % de pr&eacute;sence. Le reste du temps, ses ministres ont parl&eacute; &agrave; sa place.</p>
<p>&Agrave; l&rsquo;Union africaine, le constat est plus s&eacute;v&egrave;re encore. Sur la m&ecirc;me p&eacute;riode, Paul Biya n&rsquo;a pas assist&eacute; une seule fois aux sommets d&rsquo;Addis-Abeba. Tout au plus s&rsquo;est-il rendu au sommet UA-Union europ&eacute;enne &agrave; Bruxelles en 2014, puis &agrave; Abidjan en 2017.</p>
<h2>74 jours &agrave; Gen&egrave;ve : le s&eacute;jour de trop</h2>
<p>L&rsquo;&eacute;t&eacute; 2026 a donn&eacute; &agrave; cette &laquo; politique de la chaise vide &raquo; une illustration saisissante. Le 7 juin, Paul Biya quitte Yaound&eacute; pour ce que la pr&eacute;sidence pr&eacute;sente comme un &laquo; court s&eacute;jour priv&eacute; en Europe &raquo;. Il ne rentre que le 20 ao&ucirc;t. Soixante-quatorze jours. Le plus long s&eacute;jour &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger depuis son arriv&eacute;e au pouvoir en 1982.</p>
<p>Pendant ces dix semaines, les dossiers diplomatiques s&rsquo;empilent. Le Cameroun est alors en pleine campagne pour le poste de pr&eacute;sident de la 81e Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;ONU, confi&eacute; &agrave; l&rsquo;ancien Premier ministre Phil&eacute;mon Yang. Un moment o&ugrave; la pr&eacute;sence du chef de l&rsquo;&Eacute;tat aurait pu peser. Il ne sera pas l&agrave; non plus.</p>
<p>Cette absence prolong&eacute;e a nourri les sp&eacute;culations. Des diplomates en poste &agrave; Yaound&eacute; auraient exprim&eacute; leurs inqui&eacute;tudes, certains &eacute;voquant une hospitalisation en Suisse, d&eacute;mentie par la pr&eacute;sidence. Le gouvernement a publi&eacute; un communiqu&eacute; affirmant que le pr&eacute;sident &laquo; exerce ses fonctions &raquo; depuis Gen&egrave;ve. Mais la question demeure : qui gouverne le Cameroun quand le pr&eacute;sident reste absent deux mois ?</p>
<p>&laquo; Aujourd&rsquo;hui, nous ne savons pas qui dirige vraiment le pays &raquo;, d&eacute;clarait cet &eacute;t&eacute; Aristide Eko, du Parti camerounais pour la r&eacute;conciliation nationale, d&eacute;crivant un Cameroun &laquo; en pilote automatique &raquo;.</p>
<h2>Les instruments sont l&agrave;, la volont&eacute; manque</h2>
<p>Le Cameroun dispose pourtant d&rsquo;un appareil diplomatique dense. Au 1er avril 2025, le pays comptait 37 missions diplomatiques r&eacute;sidentes, 70 missions non r&eacute;sidentes et 9 postes consulaires actifs. Une couverture de 61,1 % des pays du globe, selon les chiffres du minist&egrave;re des Relations ext&eacute;rieures.</p>
<p>Mais les ambassades manquent de moyens. Depuis la d&eacute;mat&eacute;rialisation des passeports et des visas en mai 2023, les recettes consulaires se sont effondr&eacute;es. &laquo; Les caisses des missions diplomatiques sont vides &raquo;, alertait un s&eacute;nateur &agrave; la fin 2024, &eacute;voquant des salaires locaux impay&eacute;s. En mai 2026, Jeune Afrique rapportait que plusieurs repr&eacute;sentations camerounaises &laquo; ne peuvent plus remplir leur mission &raquo;, &eacute;trangl&eacute;es par les contraintes budg&eacute;taires.</p>
<p>L&rsquo;Union africaine a m&ecirc;me suspendu le Cameroun de ses instances d&eacute;cisionnelles en d&eacute;cembre 2025, pour pr&egrave;s de 2 milliards de francs CFA d&rsquo;arri&eacute;r&eacute;s de contributions.</p>
<h2>Que p&egrave;se encore Yaound&eacute; ?</h2>
<p>Les classements internationaux dessinent une diplomatie &agrave; la tra&icirc;ne. Dans l&rsquo;indice Chandler de bonne gouvernance 2025, le Cameroun se classe 105e sur 120 pays &eacute;valu&eacute;s. Plus r&eacute;v&eacute;lateur : dans la cat&eacute;gorie &laquo; Influence et r&eacute;putation internationales &raquo;, le pays occupe la derni&egrave;re place mondiale, 120e sur 120.</p>
<p>Le contraste avec d&rsquo;autres poids moyens africains est frappant. Le Rwanda, avec une taille &eacute;conomique comparable, d&eacute;ploie une diplomatie offensive. Le S&eacute;n&eacute;gal a b&acirc;ti une r&eacute;putation de stabilit&eacute; d&eacute;mocratique. Le Cameroun, lui, reste englu&eacute; dans la crise anglophone : un conflit qui a fait plus de 6 000 morts selon les estimations, et qui continue de plomber son image.</p>
<p>Dans le <strong>Global Soft Power Index 2025</strong> de Brand Finance, le Cameroun se hisse &agrave; la 110e place mondiale, leader de la zone CEMAC. Mais cette position reste modeste &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle du continent, loin derri&egrave;re des pays comme l&rsquo;Afrique du Sud, le Nigeria ou le Kenya.</p>
<h2>Une neutralit&eacute; qui ressemble &agrave; un effacement</h2>
<p>Officiellement, le Cameroun assume une &laquo; neutralit&eacute; active &raquo; h&eacute;rit&eacute;e de la guerre froide. Yaound&eacute; s&rsquo;abstient sur les r&eacute;solutions sensibles &agrave; l&rsquo;ONU, entretient des partenariats avec Moscou, P&eacute;kin et Washington sans exclusive. Cette strat&eacute;gie a permis au pays de r&eacute;soudre le conflit de Bakassi par voie judiciaire et de maintenir une certaine marge de man&oelig;uvre.</p>
<p>Mais la neutralit&eacute; a un co&ucirc;t diplomatique. &laquo; Sans pr&eacute;sence physique aux grands rendez-vous mondiaux, une diplomatie reste en suspens &raquo;, r&eacute;sume un observateur bas&eacute; &agrave; Gen&egrave;ve, joint par t&eacute;l&eacute;phone. &laquo; Le Cameroun a les instruments. Il lui manque la volont&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre l&agrave; o&ugrave; se joue l&rsquo;avenir. &raquo;</p>
<p>Le poste de Phil&eacute;mon Yang &agrave; la pr&eacute;sidence de l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale aurait pu offrir une tribune. Il n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; exploit&eacute;. &Agrave; New York, cette ann&eacute;e encore, c&rsquo;est un ministre qui a parl&eacute;. Pas un pr&eacute;sident.</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi Paul Biya ne va-t-il plus &agrave; l&rsquo;ONU ?</strong><br />La pr&eacute;sidence n&rsquo;a jamais donn&eacute; d&rsquo;explication officielle. L&rsquo;&acirc;ge du pr&eacute;sident (93 ans) et son &eacute;tat de sant&eacute; sont r&eacute;guli&egrave;rement &eacute;voqu&eacute;s, sans confirmation. La derni&egrave;re participation de Paul Biya &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale remonte &agrave; septembre 2017.</p>
<p><strong>Qui repr&eacute;sente le Cameroun &agrave; l&rsquo;ONU ?</strong><br />Le ministre des Relations ext&eacute;rieures, Lejeune Mbella Mbella, conduit la d&eacute;l&eacute;gation camerounaise &agrave; chaque session. Il lit le discours du pr&eacute;sident &agrave; la tribune.</p>
<p><strong>Le Cameroun a-t-il encore de l&rsquo;influence en Afrique ?</strong><br />Le pays conserve un poids &eacute;conomique en zone CEMAC et un si&egrave;ge dans plusieurs instances. Mais son absence des grands sommets, ses arri&eacute;r&eacute;s &agrave; l&rsquo;Union africaine et sa derni&egrave;re place mondiale dans l&rsquo;indice Chandler d&rsquo;influence internationale limitent son rayonnement.</p>
<p><strong>Que co&ucirc;te le s&eacute;jour de Paul Biya &agrave; Gen&egrave;ve ?</strong><br />Selon une estimation de l&rsquo;OCCRP en 2018, l&rsquo;h&eacute;bergement collectif (suites, collaborateurs, s&eacute;curit&eacute;) co&ucirc;tait environ 40 000 dollars par jour. Pour 74 nuits en 2026, cela repr&eacute;senterait entre 1,66 et 4,26 milliards de francs CFA, selon les calculs relay&eacute;s par la presse. Aucune facture officielle n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; publi&eacute;e.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 25 Sep 2026 13:39:50 +0200</pubDate>
                                    <author>Avec Yves Romuald Foungtcho</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Election à la présidence du Mrc : Emmanuel Binyam dément la version de la commission électorale]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/politique/cameroun-election-a-la-presidence-du-mrc-emmanuel-binyam-dement-la-version-de-la-commission-electorale.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le climat se crispe au Mouvement pour la Renaissance du Cameroun.
Candidat déclaré à la succession de Maurice Kamto, Emmanuel Binyam
conteste frontalement la ve...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Binyam_Pierre_Emmanuel_25092026.jpg" alt="Cameroun - Election à la présidence du Mrc : Emmanuel Binyam dément la version de la commission électorale" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le climat se crispe au Mouvement pour la Renaissance du Cameroun. Candidat d&eacute;clar&eacute; &agrave; la succession de Maurice Kamto, Emmanuel Binyam conteste frontalement la version de la commission &eacute;lectorale interne.</p>
<p>Dans un communiqu&eacute; officiel, il affirme que sa liste remplissait l'int&eacute;gralit&eacute; des conditions d'&eacute;ligibilit&eacute; et que la commission n'a donc pas eu &agrave; faire preuve d'indulgence &agrave; son &eacute;gard. Une r&eacute;ponse directe au proc&egrave;s-verbal publi&eacute; jeudi par le porte-parole du parti, <strong>Roger Justin Noah</strong>.</p>
<p>Pour <strong>Emmanuel Binyam</strong>, les faits sont clairs : la caution de 4 millions de F CFA a bien &eacute;t&eacute; pay&eacute;e, tout comme les trois ann&eacute;es de cotisations statutaires exig&eacute;es. Des preuves de paiement existeraient pour l'attester.</p>
<p>Il r&eacute;fute &eacute;galement deux autres accusations. Contrairement &agrave; ce qu'avance la commission, il n'aurait pas d&eacute;pos&eacute; une seconde liste hors d&eacute;lai le 18 septembre &agrave; 18h47, soit deux jours apr&egrave;s la cl&ocirc;ture. Et tous les membres pr&eacute;sent&eacute;s seraient conformes aux articles 29(b) et 32 des statuts du parti, qui fixent les crit&egrave;res d'anciennet&eacute;.</p>
<p>Dans son proc&egrave;s-verbal, la commission maintient pourtant une tout autre lecture : 6 membres sur 8 n'&eacute;taient pas &agrave; jour de leurs cotisations, un d&eacute;lai de prorogation exceptionnel aurait d&ucirc; lui &ecirc;tre accord&eacute; pour se mettre en r&egrave;gle, et une liste non conforme avec un militant n'ayant qu'un an d'anciennet&eacute; aurait &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e tardivement.</p>
<p>Une guerre de versions qui lance mal la course &agrave; la pr&eacute;sidence du MRC.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 25 Sep 2026 02:38:03 +0200</pubDate>
                                    <author>Isaac Ekwalla</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - TGI Mfoundi : incompétence dans l&#039;affaire Nintcheu-Ngoh Ngoh]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/politique/cameroun-tgi-mfoundi-incompetence-dans-laffaire-nintcheu-ngoh-ngoh.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le TGI du Mfoundi se déclare incompétent dans l'affaire Nintcheu
contre Ngoh Ngoh. La procédure du FCC contre Paul Biya renvoyée au
26 novembre 2026.

Le Tribun...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Jean-Michel-Nintcheu150324500.jpg" alt="Cameroun - TGI Mfoundi : incompétence dans l&#039;affaire Nintcheu-Ngoh Ngoh" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le TGI du Mfoundi se d&eacute;clare incomp&eacute;tent dans l'affaire Nintcheu contre Ngoh Ngoh. La proc&eacute;dure du FCC contre Paul Biya renvoy&eacute;e au 26 novembre 2026.</p>
<p>Le Tribunal de grande instance du Mfoundi a examin&eacute;, ce jeudi 24 septembre 2026, deux proc&eacute;dures port&eacute;es par le Collectif Sylvain Souop. La premi&egrave;re visait Ferdinand Ngoh Ngoh, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la Pr&eacute;sidence, accus&eacute; d'usurpation de fonction. La seconde ciblait le pr&eacute;sident Paul Biya, pour non-respect du calendrier &eacute;lectoral.</p>
<p>Le tribunal a rendu deux d&eacute;cisions. Sur la premi&egrave;re, il s'est d&eacute;clar&eacute; incomp&eacute;tent. Sur la seconde, il a renvoy&eacute; l'affaire au 26 novembre 2026.</p>
<p>Deux d&eacute;cisions. Deux revers pour le FCC. Et une question qui reste en suspens : la justice camerounaise peut-elle encore trancher les affaires qui touchent au sommet de l'&Eacute;tat ?</p>
<h2>Deux proc&eacute;dures, une m&ecirc;me logique</h2>
<p>Le Collectif Sylvain Souop, du nom de l'avocat et militant disparu en 2020, accompagne depuis des ann&eacute;es les proc&eacute;dures port&eacute;es par l'opposition camerounaise. Me Hippolyte BT Meli en est le coordonnateur. C'est lui qui a communiqu&eacute; le compte rendu de l'audience du 24 septembre.</p>
<p>Deux dossiers &eacute;taient appel&eacute;s &agrave; la barre.</p>
<p>Le premier remonte au 28 f&eacute;vrier 2024. Jean-Michel Nintcheu, d&eacute;put&eacute; du Littoral et pr&eacute;sident du Front pour le Changement du Cameroun (FCC), y accuse Ferdinand Ngoh Ngoh d'usurper les fonctions du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. La requ&ecirc;te, introduite au TGI du Mfoundi, demandait une ordonnance d'interdiction contre le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la Pr&eacute;sidence. En clair : lui interdire d'exercer des pr&eacute;rogatives qui, selon Nintcheu, ne lui sont conf&eacute;r&eacute;es par aucun texte.</p>
<p>Le second dossier a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute; le 4 avril 2024. Le FCC y demande une ordonnance d'interdiction pour emp&ecirc;cher la prorogation du mandat des d&eacute;put&eacute;s &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale et pour exiger le respect du calendrier &eacute;lectoral.</p>
<p>Deux proc&eacute;dures distinctes. Un m&ecirc;me objectif : faire dire au juge ce que la Constitution dit d&eacute;j&agrave;, selon les requ&eacute;rants.</p>
<h2>La d&eacute;cision : incomp&eacute;tence sur Ngoh Ngoh</h2>
<p>Le tribunal a statu&eacute; par d&eacute;faut contre Ferdinand Ngoh Ngoh, qui n'&eacute;tait ni pr&eacute;sent ni repr&eacute;sent&eacute; &agrave; l'audience, selon le compte rendu du Collectif Sylvain Souop.</p>
<p>Sa d&eacute;cision : incomp&eacute;tence mat&eacute;rielle. <strong>Ratione materiae</strong>. Le TGI du Mfoundi estime ne pas avoir le pouvoir de conna&icirc;tre de cette requ&ecirc;te. Il ne s'est pas prononc&eacute; sur le fond. Il a simplement dit : ce n'est pas mon r&ocirc;le.</p>
<p>Pourquoi ce retrait ? La requ&ecirc;te visait des actes qui, selon le tribunal, rel&egrave;veraient de la comp&eacute;tence d'une autre juridiction. Laquelle ? Le compte rendu du collectif ne le pr&eacute;cise pas. Nous n'avons pas pu obtenir de confirmation officielle de cette information au moment d'&eacute;crire ces lignes.</p>
<p>Une chose est claire : sur le plan proc&eacute;dural, le FCC perd une manche. Non pas parce que le juge a valid&eacute; la position de Ngoh Ngoh, mais parce qu'il a refus&eacute; de se prononcer.</p>
<h2>Le second dossier : renvoi au 26 novembre</h2>
<p>L'affaire FCC contre Paul Biya n'a pas &eacute;t&eacute; tranch&eacute;e. Le tribunal a renvoy&eacute; l'examen au 26 novembre 2026, dans l'attente des r&eacute;quisitions du parquet.</p>
<p>Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique n'&eacute;tait pas pr&eacute;sent &agrave; l'audience et ne s'&eacute;tait pas fait repr&eacute;senter par un conseil, selon le compte rendu du collectif. Le parquet n'a donc pas encore pris position. Sans ses r&eacute;quisitions, le tribunal ne peut pas avancer.</p>
<p>Un renvoi, dans le langage judiciaire, n'est ni une victoire ni une d&eacute;faite. C'est un sursis. Mais un sursis qui, dans le contexte camerounais, ressemble &agrave; une porte entrouverte. Ou &agrave; une porte qui ne s'ouvrira jamais.</p>
<h2>Ce que dit le droit</h2>
<p>La question de fond pos&eacute;e par Nintcheu est simple. Le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la Pr&eacute;sidence peut-il, par le biais de &laquo; hautes instructions &raquo;, exercer des pr&eacute;rogatives qui rel&egrave;vent constitutionnellement du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique ?</p>
<p>Le d&eacute;cret n&deg; 2011/412 du 9 d&eacute;cembre 2011 portant r&eacute;organisation de la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique d&eacute;finit le r&ocirc;le du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral. Il est &laquo; l'assistant du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique dans l'accomplissement de sa mission &raquo;. Il re&ccedil;oit de lui les directives et suit l'ex&eacute;cution des d&eacute;cisions prises par le chef de l'&Eacute;tat.</p>
<p>Pour Nintcheu, Ferdinand Ngoh Ngoh va au-del&agrave; de ce r&ocirc;le. Dans sa requ&ecirc;te de 2024, il cite trois correspondances du SGPR : celle du 9 mars 2022 sur les revendications des enseignants, celle du 25 juillet 2022 sur l'arr&ecirc;t des poursuites contre l'ancien ministre Basile Atanagana Kouna, et celle du 7 avril 2020 sur les mesures d'accompagnement contre la propagation du coronavirus.</p>
<p>Pour le FCC, ces actes d&eacute;montrent que Ngoh Ngoh &laquo; exerce les comp&eacute;tences du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique en son nom propre sans d&eacute;l&eacute;gation expresse &raquo;. Le camp Nintcheu r&eacute;sume : &laquo; D&eacute;l&eacute;gation de signature n'est pas d&eacute;l&eacute;gation de pouvoir. &raquo;</p>
<p>Un haut cadre de la Pr&eacute;sidence, interrog&eacute; par RFI en 2024 sous couvert d'anonymat, avait r&eacute;pondu que Jean-Michel Nintcheu &laquo; ne sait rien du fonctionnement de l'administration publique &raquo;.</p>
<h2>Le FCC ne l&acirc;che pas</h2>
<p>Le Collectif Sylvain Souop annonce qu'il continuera &agrave; communiquer sur l'&eacute;volution de ces proc&eacute;dures. Ce n'est pas un abandon. C'est un repositionnement.</p>
<p>Reste une question. Si le TGI du Mfoundi est incomp&eacute;tent, quelle juridiction est comp&eacute;tente ? Le collectif ne l'a pas pr&eacute;cis&eacute; dans son compte rendu. Nous avons tent&eacute; de joindre Me Hippolyte BT Meli dans l'apr&egrave;s-midi. Sans succ&egrave;s au moment d'&eacute;crire ces lignes.</p>
<p>Une hypoth&egrave;se prudente : la requ&ecirc;te pourrait relever du juge administratif, s'agissant d'actes pris par une autorit&eacute; administrative dans l'exercice de ses fonctions. Mais rien ne permet de l'affirmer &agrave; ce stade. Le collectif n'a pas non plus indiqu&eacute; s'il comptait se pourvoir en appel ou saisir une autre juridiction.</p>
<h2>Et apr&egrave;s le 26 novembre ?</h2>
<p>Le renvoi au 26 novembre 2026 place l'affaire apr&egrave;s les &eacute;lections de mi-mandat am&eacute;ricaines, mais aussi apr&egrave;s la pr&eacute;sidentielle camerounaise d'octobre 2025. Un calendrier qui n'est pas anodin.</p>
<p>Pour le FCC, l'enjeu est double. Juridique : obtenir une d&eacute;cision de justice qui contraindrait l'ex&eacute;cutif &agrave; respecter le calendrier &eacute;lectoral. Politique : maintenir la pression sur un pouvoir qu'il accuse de d&eacute;rive autoritaire.</p>
<p>L'audience du 24 septembre n'a pas apport&eacute; de r&eacute;ponse. Elle a produit une incomp&eacute;tence et un renvoi. Deux d&eacute;cisions proc&eacute;durales. Aucune sur le fond.</p>
<p>Une question, maintenant. Le 26 novembre, le parquet prendra-t-il enfin position ? Et si oui, dans quel sens ?</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi le TGI du Mfoundi s'est-il d&eacute;clar&eacute; incomp&eacute;tent dans l'affaire Nintcheu contre Ngoh Ngoh ?</strong><br />Le tribunal a estim&eacute; ne pas avoir la comp&eacute;tence mat&eacute;rielle pour conna&icirc;tre de cette requ&ecirc;te. Il ne s'est pas prononc&eacute; sur le fond du dossier.</p>
<p><strong>Qu'est-ce qu'une ordonnance d'interdiction (order of prohibition) ?</strong><br />C'est une d&eacute;cision de justice qui interdit &agrave; une autorit&eacute; d'accomplir un acte. Dans ce cas, le FCC demandait au tribunal d'interdire &agrave; Ferdinand Ngoh Ngoh d'exercer des fonctions pr&eacute;sent&eacute;es comme relevant du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique.</p>
<p><strong>Quand l'affaire FCC contre Paul Biya sera-t-elle examin&eacute;e ?</strong><br />Le tribunal a renvoy&eacute; l'examen au 26 novembre 2026, dans l'attente des r&eacute;quisitions du parquet.</p>
<p><strong>Qui est le Collectif Sylvain Souop ?</strong><br />C'est un regroupement d'avocats camerounais cr&eacute;&eacute; en m&eacute;moire de Me Sylvain Souop, avocat et militant des droits humains d&eacute;c&eacute;d&eacute; en 2020. Il intervient dans des affaires li&eacute;es aux violations des droits civils et politiques. Me Hippolyte BT Meli en est le coordonnateur.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 25 Sep 2026 00:54:42 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Mfoundi : le tribunal renvoie l&#039;affaire MRC-Okala Ebode au 22 octobre]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/politique/cameroun-mfoundi-le-tribunal-renvoie-laffaire-mrc-okala-ebode-au-22-octobre.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le tribunal du Mfoundi a renvoyé au 22 octobre l'affaire MRC-Okala
Ebode. En jeu : la compétence de la justice étatique face au CNMA du
parti.

Un membre fondat...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/26/Kameroon/OKALA_EBODE270126500.jpg" alt="Cameroun - Mfoundi : le tribunal renvoie l&#039;affaire MRC-Okala Ebode au 22 octobre" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le tribunal du Mfoundi a renvoy&eacute; au 22 octobre l'affaire MRC-Okala Ebode. En jeu : la comp&eacute;tence de la justice &eacute;tatique face au CNMA du parti.</p>
<p>Un membre fondateur exclu, une clause d'arbitrage contest&eacute;e, et une question de fond : la justice camerounaise peut-elle trancher un conflit interne au MRC ?</p>
<p>Il y a un paradoxe dans ce dossier. Un parti politique dit &agrave; un tribunal : &laquo; Vous n'&ecirc;tes pas comp&eacute;tent pour juger nos affaires. &raquo; Et ce parti est le MRC, qui se r&eacute;clame de l'&Eacute;tat de droit. La question n'est pas anecdotique. Elle d&eacute;passe le cas d'Okala Ebode. Elle touche &agrave; la fronti&egrave;re entre justice priv&eacute;e et justice publique.</p>
<h2>Ce qui s'est pass&eacute; ce 24 septembre</h2>
<p>L'audience &eacute;tait attendue. Elle a dur&eacute; quelques heures. Le Tribunal de grande instance du Mfoundi si&eacute;geant &agrave; Yaound&eacute; a renvoy&eacute; l'affaire au 22 octobre 2026. &Agrave; cette date, les parties plaideront sur le &laquo; d&eacute;clinatoire de comp&eacute;tence &raquo;. Autrement dit : le tribunal est-il oui ou non comp&eacute;tent pour juger ce litige ?</p>
<p><strong>Ce que nous savons</strong> : le renvoi a &eacute;t&eacute; prononc&eacute;. Les parties ont &eacute;t&eacute; invit&eacute;es &agrave; pr&eacute;senter leurs observations sur la comp&eacute;tence.</p>
<p><strong>Ce que nous ne savons pas</strong> : combien de temps le tribunal prendra pour trancher cette question. Le calendrier judiciaire peut s'&eacute;tirer. Et chaque report repousse l'examen du fond.</p>
<h2>L'argument du MRC : une clause qui exclut le juge &eacute;tatique</h2>
<p>La d&eacute;fense du MRC a expos&eacute; ses arguments. Selon Me Hippolyte Meli, avocat du parti, la proc&eacute;dure engag&eacute;e par Okala Ebode est &laquo; coinc&eacute;e irr&eacute;m&eacute;diablement &raquo; par deux &eacute;l&eacute;ments : les statuts du MRC et les r&egrave;gles de l'OHADA.</p>
<p>Les statuts du MRC pr&eacute;voient que tout litige entre un militant et le parti rel&egrave;ve exclusivement du Comit&eacute; national de m&eacute;diation et d'arbitrage (CNMA). Ce pacte compromissoire na&icirc;t d&egrave;s l'adh&eacute;sion. Pour le MRC, Okala Ebode y est soumis.</p>
<p>Le second argument est technique. La sentence arbitrale du CNMA ne peut &ecirc;tre attaqu&eacute;e en nullit&eacute; que devant la Cour d'appel du si&egrave;ge du tribunal arbitral. C'est ce que pr&eacute;voit l'article 4 de la loi camerounaise n&deg;2003/009 du 10 juillet 2003. Or, le TGI Mfoundi n'est pas cette cour. Pour le MRC, le tribunal est &laquo; manifestement incomp&eacute;tent &raquo;.</p>
<h2>L'article 36 qui n'existe pas</h2>
<p>Le dossier a un autre volet, plus troublant. Okala Ebode a &eacute;t&eacute; exclu sur la base d'un article 36 du r&egrave;glement de proc&eacute;dure du CNMA. Cet article pr&eacute;voirait un d&eacute;lai de quatre jours pour que l'accus&eacute; pr&eacute;sente sa d&eacute;fense. Probl&egrave;me : selon l'analyse des textes du MRC, ce r&egrave;glement ne contient que 31 articles.</p>
<p>L'article 36 n'existe pas. La d&eacute;fense d'Okala Ebode d&eacute;nonce &laquo; une pure invention &raquo;. L'article 14, alin&eacute;a a, stipule que tout mis en cause doit b&eacute;n&eacute;ficier de dix jours pour transmettre ses moyens de d&eacute;fense. Okala Ebode aurait eu quatre jours. Il n'aurait jamais &eacute;t&eacute; convi&eacute; &agrave; une audition en personne.</p>
<p>Ces &eacute;l&eacute;ments, s'ils sont confirm&eacute;s, constituent des violations de proc&eacute;dure. Mais ils ne seront examin&eacute;s que si le tribunal se d&eacute;clare comp&eacute;tent.</p>
<h2>Le CNMA, juge et partie ?</h2>
<p>Le CNMA est l'instance interne du MRC. Il a prononc&eacute; l'exclusion d'Okala Ebode le 7 novembre 2025. Le Directoire du parti a approuv&eacute; cette d&eacute;cision le 18 novembre suivant. Le CNMA a rendu son d&eacute;lib&eacute;r&eacute; en &laquo; temps record &raquo;.</p>
<p>La question que pose ce dossier est simple : le CNMA peut-il &ecirc;tre &agrave; la fois l'instance qui prononce l'exclusion et celle qui juge les recours contre cette exclusion ? Les statuts du MRC pr&eacute;voient que le militant exclu peut saisir le CNMA en r&eacute;int&eacute;gration. Le CNMA est donc juge de ses propres d&eacute;cisions.</p>
<p>Pour Okala Ebode, cette configuration est probl&eacute;matique. Il a choisi de saisir directement la justice &eacute;tatique. Ce choix est contest&eacute; par le MRC.</p>
<h2>Ce que dit l'OHADA</h2>
<p>L'Acte uniforme relatif au droit de l'arbitrage de l'OHADA encadre les clauses compromissoires. Il pr&eacute;voit que lorsqu'une juridiction &eacute;tatique est saisie d'un litige faisant l'objet d'une convention d'arbitrage, elle doit se d&eacute;clarer incomp&eacute;tente si une partie le demande.</p>
<p>Mais il y a une exception. L'article 13 de l'Acte uniforme pr&eacute;cise que la juridiction &eacute;tatique saisie d'une exception d'incomp&eacute;tence dispose de quinze jours maximum pour statuer. Cette r&egrave;gle n'a pas &eacute;t&eacute; appliqu&eacute;e le 24 septembre. Le tribunal a renvoy&eacute; au 22 octobre, soit bien au-del&agrave; du d&eacute;lai l&eacute;gal. Les avocats du MRC entendent exploiter cette irr&eacute;gularit&eacute;.</p>
<h2>Un nouveau conseil, une nouvelle tension</h2>
<p>L'audience du 24 septembre a &eacute;t&eacute; marqu&eacute;e par un incident proc&eacute;dural. Okala Ebode est apparu avec un nouveau conseil, sans pr&eacute;venir ses pr&eacute;c&eacute;dents avocats. Ces derniers s'en sont plaints au tribunal. Me Meli a rapport&eacute; la sc&egrave;ne : &laquo; Cette querelle ne concerne pas le MRC &raquo;, a-t-il rappel&eacute;, avant que le tribunal ne demande si le demandeur ne voulait pas &laquo; b&eacute;n&eacute;ficier d'un but marqu&eacute; dans son propre camp &raquo;.</p>
<p>Le Collectif Sylvain Souop, qui repr&eacute;sente le MRC, a annonc&eacute; qu'il serait pr&eacute;sent le 22 octobre. &laquo; L'opinion sera tenue inform&eacute;e des suites &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; Me Meli.</p>
<p>Le 22 octobre, le tribunal examinera la question de sa comp&eacute;tence. Trois sc&eacute;narios possibles.</p>
<p>Le premier : le tribunal se d&eacute;clare incomp&eacute;tent. Okala Ebode devra alors saisir la Cour d'appel, ou renoncer &agrave; son recours judiciaire.</p>
<p>Le deuxi&egrave;me : le tribunal se d&eacute;clare comp&eacute;tent. L'affaire sera examin&eacute;e au fond. Le CNMA et le MRC devront justifier leur proc&eacute;dure.</p>
<p>Le troisi&egrave;me : le tribunal sursoit &agrave; statuer, en attendant une d&eacute;cision sur la proc&eacute;dure parall&egrave;le devant le tribunal de premi&egrave;re instance de Ndokoti. Mamadou Mota, vice-pr&eacute;sident du MRC, a demand&eacute; ce sursis. Il attend qu'une proc&eacute;dure pour &laquo; d&eacute;clarations mensong&egrave;res &raquo; soit tranch&eacute;e.</p>
<p>Une question hante les esprits : si un parti politique peut soustraire ses d&eacute;cisions disciplinaires &agrave; la justice &eacute;tatique, que reste-t-il du contr&ocirc;le d&eacute;mocratique interne ?</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi Okala Ebode a-t-il &eacute;t&eacute; exclu du MRC ?</strong><br />Le CNMA du MRC l'a exclu pour &laquo; trahison &raquo;. Il lui est reproch&eacute; d'avoir contest&eacute; le retour de Maurice Kamto &agrave; la t&ecirc;te du parti et d'avoir jou&eacute; un r&ocirc;le dans l'annulation de la premi&egrave;re convention du 29 novembre 2025.</p>
<p><strong>Le tribunal du Mfoundi est-il comp&eacute;tent ?</strong><br />C'est la question &agrave; laquelle le tribunal doit r&eacute;pondre le 22 octobre. Le MRC dit non, invoquant une clause d'arbitrage dans ses statuts. Okala Ebode dit oui, estimant que la justice &eacute;tatique doit contr&ocirc;ler la l&eacute;galit&eacute; de son exclusion.</p>
<p><strong>Qu'est-ce que le CNMA ?</strong><br />Le Comit&eacute; national de m&eacute;diation et d'arbitrage du MRC. C'est l'instance interne qui g&egrave;re les litiges entre militants et le parti. Ses d&eacute;cisions sont contest&eacute;es devant lui-m&ecirc;me, selon les statuts.</p>
<p><strong>Que risque le MRC si le tribunal se d&eacute;clare comp&eacute;tent ?</strong><br />Le tribunal examinera si l'exclusion d'Okala Ebode a respect&eacute; les statuts du parti et les r&egrave;gles du droit camerounais. Si des irr&eacute;gularit&eacute;s sont constat&eacute;es, l'exclusion pourrait &ecirc;tre annul&eacute;e.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 24 Sep 2026 15:31:19 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[États-Unis - J.D. Vance contre Netanyahu : la guerre secrète qui fissure la Maison-Blanche]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/politique/etats-unis-jd-vance-contre-netanyahu-la-guerre-secrete-qui-fissure-la-maison-blanche.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>J.D. Vance refuse d'appeler la guerre Iran une « guerre » et défie
Netanyahu. Analyse d'une rupture qui pourrait redessiner la droite
américaine et 2028.

Le vi...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/D_Vance120426500.webp" alt="États-Unis - J.D. Vance contre Netanyahu : la guerre secrète qui fissure la Maison-Blanche" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>J.D. Vance refuse d'appeler la guerre Iran une &laquo; guerre &raquo; et d&eacute;fie Netanyahu. Analyse d'une rupture qui pourrait redessiner la droite am&eacute;ricaine et 2028.</p>
<p>Le vice-pr&eacute;sident des &Eacute;tats-Unis ne prononce plus le mot. &laquo; Je ne qualifierais pas cela de guerre &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; J.D. Vance le 3 septembre 2026, depuis le podium de la salle de presse de la Maison-Blanche. Six mois apr&egrave;s le d&eacute;but des frappes am&eacute;ricano-isra&eacute;liennes contre l'Iran, le 28 f&eacute;vrier, le num&eacute;ro deux de l'administration Trump refuse toujours de nommer ce qui a tu&eacute; dix-huit soldats am&eacute;ricains et des milliers de civils.</p>
<p>Ce n'est pas une gaffe. C'est une strat&eacute;gie.</p>
<p>Derri&egrave;re cette formule r&eacute;p&eacute;t&eacute;e &laquo; pas de tirs actifs en ce moment &raquo; se cache une op&eacute;ration politique m&eacute;ticuleuse. Vance, ancien Marine ayant servi en Irak, s'&eacute;tait fait &eacute;lire en 2024 sur une promesse simple : pas de nouvelles guerres. Il a r&eacute;p&eacute;t&eacute; pendant la campagne que &laquo; Donald Trump est le candidat de la paix &raquo;. Aujourd'hui, il doit composer avec un pr&eacute;sident qui a ordonn&eacute; les frappes.</p>
<h2>Ce que Vance dit vraiment quand il parle d'Ormuz</h2>
<p>Le vice-pr&eacute;sident a &eacute;t&eacute; plus pr&eacute;cis qu'il n'y para&icirc;t lors de cette conf&eacute;rence de presse. Interrog&eacute; sur la fin du conflit, il a bott&eacute; en touche : &laquo; Vous devriez demander aux Iraniens &raquo;. Puis il a livr&eacute; un argument &eacute;conomique : le contr&ocirc;le iranien sur le d&eacute;troit d'Ormuz est &laquo; effectivement termin&eacute; &raquo;, a-t-il affirm&eacute;, et les flux p&eacute;troliers sont revenus &agrave; leurs niveaux d'avant-guerre.</p>
<p>Traduction : la guerre a atteint son objectif. Inutile de continuer.</p>
<p>C'est un message adress&eacute; &agrave; deux publics. &Agrave; l'&eacute;lectorat MAGA, d'abord, qui gronde. Des figures comme Tucker Carlson, Megyn Kelly ou Marjorie Taylor Greene d&eacute;noncent ouvertement une &laquo; guerre d'Isra&euml;l &raquo; qui trahit le &laquo; America First &raquo; promis. Selon un sondage PBS News/NPR/Marist publi&eacute; en mars 2026, 56 % des Am&eacute;ricains s'opposent &agrave; l'action militaire en Iran.</p>
<p>Aux donateurs r&eacute;publicains pro-isra&eacute;liens, ensuite. Vance les a rencontr&eacute;s le 1er septembre &agrave; Las Vegas, lors du sommet de la Republican Jewish Coalition. Un exercice d'&eacute;quilibriste. Devant cette salle sceptique, il n'a pas recul&eacute; : &laquo; Beaucoup de gens ici ne sont pas d'accord avec ce que Tucker Carlson a dit &raquo;, a-t-il reconnu, avant de d&eacute;fendre son choix de s'exprimer sur des plateformes controvers&eacute;es.</p>
<p>Le message est clair : Vance ne coupera pas les ponts avec l'aile anti-guerre de son parti.</p>
<h2>Netanyahu, la brouille qui ne dit pas son nom</h2>
<p>La relation entre J.D. Vance et Benjamin Netanyahu s'est d&eacute;grad&eacute;e par &eacute;tapes. En mars, un appel t&eacute;l&eacute;phonique tendu. Vance conteste alors les pr&eacute;visions du Premier ministre isra&eacute;lien, notamment l'id&eacute;e qu'un soul&egrave;vement populaire renverserait le r&eacute;gime iranien.</p>
<p>En juin, la rupture devient publique. &laquo; Si j'&eacute;tais au cabinet du gouvernement isra&eacute;lien, je n'attaquerais peut-&ecirc;tre pas le seul alli&eacute; puissant qu'il me reste dans le monde entier &raquo;, lance-t-il. En juillet, sur le podcast de Joe Rogan, il accuse certains membres du gouvernement isra&eacute;lien de vouloir influencer la politique am&eacute;ricaine pour prolonger le conflit.</p>
<p>Le 28 juillet, Netanyahu obtient une rencontre priv&eacute;e &agrave; Blair House, &agrave; Washington. Les officiels des deux camps d&eacute;crivent une conversation &laquo; directe et franche &raquo;. Le lendemain, Netanyahu affirme avoir &laquo; aplani &raquo; les diff&eacute;rends. Mais les photos de la r&eacute;union, analys&eacute;es par une experte en langage corporel cit&eacute;e par l'Indian Express, montrent un Vance &laquo; tendu &raquo;, les m&acirc;choires serr&eacute;es, physiquement &eacute;loign&eacute; des autres dirigeants.</p>
<h2>2028 : la vraie guerre est pour dans deux ans</h2>
<p>Vance ne fait rien au hasard. Chaque critique de Netanyahu, chaque refus de prononcer le mot &laquo; guerre &raquo;, chaque apparition sur des plateformes conservatrices s'inscrit dans une trajectoire : l'&eacute;lection pr&eacute;sidentielle de 2028.</p>
<p>Les sceptiques r&eacute;publicains juifs le disent &agrave; voix haute. Certains pr&eacute;f&eacute;reraient Marco Rubio. Ted Cruz a publiquement dout&eacute; que le parti se soit ralli&eacute; derri&egrave;re Vance. Mais Vance avance. Il a particip&eacute; au sommet de la RJC. Il a d&eacute;fendu sa strat&eacute;gie m&eacute;diatique. Il a laiss&eacute; entendre que la droite devait &laquo; aller partout &raquo;.</p>
<p>Un ancien conseiller r&eacute;publicain, interrog&eacute; sous couvert d'anonymat, r&eacute;sume : &laquo; Vance joue le long terme. Il sait que la base MAGA est anti-guerre. Il sait que Trump ne peut pas se repr&eacute;senter. Il se positionne comme l'h&eacute;ritier naturel de ce sentiment. &raquo;</p>
<p>Rien dans les propos publics de Vance ne confirme cette lecture. Mais les actes s'accumulent.</p>
<hr />
<p><strong>J.D. Vance est-il contre la guerre en Iran ?</strong><br />Vance se pr&eacute;sente comme un &laquo; sceptique des interventions militaires &eacute;trang&egrave;res &raquo;. Il refuse de qualifier le conflit actuel de &laquo; guerre &raquo; tout en reconnaissant des &laquo; flamb&eacute;es &raquo;. Il plaide pour la diplomatie plut&ocirc;t que l'escalade.</p>
<p><strong>Pourquoi Vance est-il en conflit avec Netanyahu ?</strong><br />Vance critique publiquement la gestion isra&eacute;lienne du conflit et accuse certains responsables isra&eacute;liens de saper les efforts diplomatiques am&eacute;ricains. Netanyahu lui reproche ses critiques publiques.</p>
<p><strong>Le mouvement MAGA est-il divis&eacute; sur l'Iran ?</strong><br />Oui. Des figures influentes comme Tucker Carlson, Megyn Kelly et Marjorie Taylor Greene d&eacute;noncent la guerre comme une trahison du &laquo; America First &raquo;. Mais une majorit&eacute; d'&eacute;lecteurs r&eacute;publicains soutient encore l'action militaire.</p>
<p><strong>Vance peut-il &ecirc;tre candidat en 2028 ?</strong><br />Vance est consid&eacute;r&eacute; comme le favori pour l'investiture r&eacute;publicaine. Mais certains donateurs pro-isra&eacute;liens et &eacute;lus comme Ted Cruz expriment des r&eacute;serves.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 24 Sep 2026 02:12:55 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Bibou Nissack à Cabral Libii : la lettre qui brise quinze ans de fraternité]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/politique/cameroun-bibou-nissack-a-cabral-libii-la-lettre-qui-brise-quinze-ans-de-fraternite.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>De sa cellule à Kondengui, Bibou Nissack répond à Cabral Libii en
20 pages. PV de 2018, alliance PCRN-RDPC, attaques contre son épouse
: les coulisses d'une rup...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Olivier-Bibou-Nissack120124500.jpg" alt="Cameroun - Bibou Nissack à Cabral Libii : la lettre qui brise quinze ans de fraternité" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>De sa cellule &agrave; Kondengui, Bibou Nissack r&eacute;pond &agrave; Cabral Libii en 20 pages. PV de 2018, alliance PCRN-RDPC, attaques contre son &eacute;pouse : les coulisses d'une rupture.</p>
<p>Depuis la prison centrale de Yaound&eacute;, l'ancien porte-parole de Maurice Kamto conteste les propos du pr&eacute;sident du PCRN sur les PV de 2018 et met sur la table quinze ans de relations personnelles et politiques.</p>
<p>Olivier Bibou Nissack sort de sa r&eacute;serve. Dans une lettre ouverte de vingt pages adress&eacute;e &agrave; Cabral Libii, le militant du MRC r&eacute;pond aux d&eacute;clarations du pr&eacute;sident du PCRN sur les proc&egrave;s-verbaux de la pr&eacute;sidentielle de 2018 et r&egrave;gle ses comptes sur quinze ans de proximit&eacute;.</p>
<p>Le document, qui ont &eacute;t&eacute; publi&eacute;s, d&eacute;passe largement la seule controverse &eacute;lectorale. Il m&ecirc;le souvenirs de famille, griefs personnels, interrogations politiques et r&eacute;f&eacute;rences bibliques. Et il pose une question qui d&eacute;passe les deux hommes : que reste-t-il de l'opposition camerounaise quand ses figures historiques se d&eacute;chirent ?</p>
<h2>Une amiti&eacute; n&eacute;e sur les ondes, pas dans les meetings</h2>
<p>Bibou Nissack l'&eacute;crit d&egrave;s les premi&egrave;res pages. Sa relation avec Cabral Libii &laquo; ne serait pas n&eacute;e dans la politique &raquo;. Il remonte &agrave; une quinzaine d'ann&eacute;es, autour d'&eacute;missions de radio et de cercles de r&eacute;flexion &agrave; Yaound&eacute;. Il cite &laquo; On refait l'actu &raquo;, le &laquo; Grand Coll&egrave;ge du Cameroun &raquo;, &laquo; Verbatim &raquo; sur Sky One Radio, et le &laquo; Club de la pens&eacute;e &raquo;. Une &laquo; fratrie m&eacute;diatique &raquo;, dit-il, r&eacute;unissant des personnalit&eacute;s qui ont depuis pris des chemins politiques diff&eacute;rents.</p>
<p>Puis viennent les souvenirs personnels. Son implication dans les difficult&eacute;s rencontr&eacute;es par P&eacute;guy, aujourd'hui &eacute;pouse de Cabral Libii, durant ses ann&eacute;es &agrave; l'ENS de Yaound&eacute;. Sa pr&eacute;sence au mariage religieux du couple. Son intervention, selon son r&eacute;cit, pour faciliter une transfusion sanguine urgente au fr&egrave;re de Cabral &agrave; l'H&ocirc;pital central de Yaound&eacute;.</p>
<p>Ces &eacute;pisodes servent de toile de fond &agrave; un reproche central : Bibou Nissack estime que l'attitude actuelle de Cabral Libii serait en rupture avec cette ancienne proximit&eacute;.</p>
<h2>&laquo; Je n'ai jamais re&ccedil;u tes PV &raquo;</h2>
<p>Le c&oelig;ur de la lettre reste la pr&eacute;sidentielle de 2018. En d&eacute;cembre 2025, des accusations relay&eacute;es par des cadres du PCRN affirmaient que Bibou Nissack aurait r&eacute;cup&eacute;r&eacute; des proc&egrave;s-verbaux du parti de Cabral Libii apr&egrave;s le scrutin. Roger B&eacute;b&eacute;, vice-pr&eacute;sident du PCRN, avait d&eacute;clar&eacute; sur STV : &laquo; En 2018, le professeur Maurice Kamto a appel&eacute; Cabral Libii pour lui dire : "j'ai besoin de tes PV". Cabral Libii lui a dit : "envoie quelqu'un chercher". C'est Bibou Nissack qui est venu au si&egrave;ge du parti r&eacute;cup&eacute;rer ces PV &raquo;.</p>
<p>Bibou Nissack conteste formellement. Il affirme que leur rencontre apr&egrave;s le scrutin avait principalement port&eacute; sur une &eacute;ventuelle alliance entre les forces politiques de Maurice Kamto et celles de Cabral Libii. La rencontre se serait tenue au quartier Nkoldongo, au si&egrave;ge de campagne de Cabral et du mouvement &laquo; 11 millions de citoyens &raquo;. Il rapporte notamment une d&eacute;claration qu'il attribue &agrave; Cabral : si Kamto appelait &agrave; se mobiliser dans le cadre du contentieux post&eacute;lectoral, Cabral aurait indiqu&eacute; qu'il le rejoindrait.</p>
<p>Puis cette phrase, s&egrave;che : &laquo; Je n'ai jamais re&ccedil;u tes PV. &raquo;</p>
<p>Il renvoie &agrave; une d&eacute;claration publique de Cabral Libii du 4 novembre 2018, dans laquelle ce dernier aurait affirm&eacute; d&eacute;tenir 13 662 PV. Un chiffre, souligne-t-il, qui aurait n&eacute;cessit&eacute; une organisation mat&eacute;rielle consid&eacute;rable pour &ecirc;tre transmis. Et il ajoute : si une transmission avait d&ucirc; &ecirc;tre effectu&eacute;e, le professeur Prosper Nkou Mvondo, pr&eacute;sident d'Univers, aurait &eacute;t&eacute; un interlocuteur plus logique que lui.</p>
<h2>De l'alliance manqu&eacute;e aux rapprochements avec le RDPC</h2>
<p>Bibou Nissack &eacute;largit ensuite son argumentaire. Il reproche &agrave; Cabral Libii d'avoir beaucoup parl&eacute; d'union de l'opposition sans, selon lui, concr&eacute;tiser cette logique par des alliances &eacute;lectorales. Il revient sur la pr&eacute;sidentielle de 2025 et demande pourquoi Cabral, sachant qu'il ne pouvait pas remporter seul le scrutin, n'aurait pas conclu d'alliance avec un autre candidat de l'opposition.</p>
<p>Il cite le cas d'Issa Tchiroma Bakary et de la coalition de 2025. Pour lui, Cabral Libii n'aurait pas occup&eacute; le r&ocirc;le f&eacute;d&eacute;rateur qu'il revendiquait auparavant.</p>
<p>Ces passages rel&egrave;vent de l'analyse et du jugement politique de Bibou Nissack, et non d'un constat ind&eacute;pendant. Mais ils rejoignent une question qui travaille une partie de l'opposition camerounaise : le PCRN est-il encore un parti d'opposition, ou pr&eacute;pare-t-il son atterrissage dans le giron du RDPC ? En novembre 2025, Camer.be &eacute;voquait d&eacute;j&agrave; &laquo; une alliance d&eacute;sormais per&ccedil;ue comme in&eacute;vitable &raquo; entre le parti de Cabral Libii et le Rassemblement d&eacute;mocratique du peuple camerounais.</p>
<p>Le politologue St&eacute;phane Menounga l'affirmait sans d&eacute;tour en juillet 2026 : &laquo; Le PCRN semble &ecirc;tre plus en collaboration avec le RDPC &raquo;.</p>
<h2>L'absence aux obs&egrave;ques, la visite manqu&eacute;e</h2>
<p>Le ton change. Bibou Nissack reproche &agrave; Cabral Libii son absence aux obs&egrave;ques de sa m&egrave;re. Il explique avoir attendu sa pr&eacute;sence parmi les nombreuses personnes venues lui rendre hommage. Il affirme finalement avoir constat&eacute; son absence.</p>
<p>Il lui reproche &eacute;galement de ne pas lui avoir rendu visite &agrave; la prison centrale de Yaound&eacute; depuis son incarc&eacute;ration. Il dresse une liste de personnalit&eacute;s qui, elles, sont venues : Alice Kom, Jean Calvin Aba'a Oyono, Jean Michel Nintcheu, des repr&eacute;sentants de l'UPC-Manidem.</p>
<p>Il revient aussi sur une visite de Cabral Libii &agrave; la prison avec le d&eacute;put&eacute; RDPC Vincent de Paul Emah Etoundi. Cette visite, affirme-t-il, s'inscrivait dans le cadre d'une mission parlementaire. Bibou Nissack reproche &agrave; Cabral de ne pas avoir profit&eacute; de cette occasion pour demander &agrave; le rencontrer.</p>
<h2>Les attaques contre Jeanne Bibou Nissack</h2>
<p>Un chapitre entier concerne son &eacute;pouse, Jeanne Bibou Nissack. L'auteur affirme qu'apr&egrave;s son incarc&eacute;ration, son &eacute;pouse aurait fait l'objet d'attaques coordonn&eacute;es sur les r&eacute;seaux sociaux. Il cite le profil &laquo; Blanche Tchekebara &raquo;, d&eacute;j&agrave; connu pour avoir publi&eacute; des accusations diffamatoires contre le couple en 2022.</p>
<p>Bibou Nissack affirme que certaines personnes li&eacute;es au PCRN auraient relay&eacute; ou partag&eacute; ces contenus. Il soutient que son &eacute;pouse s'&eacute;tait rendue au si&egrave;ge du parti, &agrave; Nkoldongo, pour d&eacute;poser une plainte aupr&egrave;s du Comit&eacute; de surveillance et d'&eacute;thique du PCRN. Selon lui, aucune suite n'aurait &eacute;t&eacute; donn&eacute;e.</p>
<p>Il reproche donc &agrave; Cabral Libii de ne pas avoir r&eacute;agi publiquement. &Agrave; ses yeux, le probl&egrave;me ne serait plus seulement celui d'une absence de solidarit&eacute; personnelle, mais d'une responsabilit&eacute; morale li&eacute;e &agrave; la position de Cabral &agrave; la t&ecirc;te du PCRN.</p>
<p>Contact&eacute; par t&eacute;l&eacute;phone, un cadre du PCRN qui a requis l'anonymat conteste cette version : &laquo; Le pr&eacute;sident n'est pas responsable des posts anonymes sur Facebook. Le comit&eacute; d'&eacute;thique a &eacute;t&eacute; saisi, mais l'instruction prend du temps. &raquo;</p>
<h2>Le mariage emp&ecirc;ch&eacute; et l'ombre d'Atanga Nji</h2>
<p>La lettre aborde aussi le mariage civil de Bibou Nissack. En ao&ucirc;t 2020, le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; II avait interdit la c&eacute;l&eacute;bration de son union avec Jeanne, invoquant la participation d'un &laquo; officier d'&eacute;tat-civil en disgr&acirc;ce &raquo; Biloa Effa, chef traditionnel d&eacute;chu par le ministre Paul Atanga Nji. Le mariage avait finalement &eacute;t&eacute; c&eacute;l&eacute;br&eacute;, mais dans des conditions chaotiques.</p>
<p>Bibou Nissack reproche &agrave; Cabral Libii de ne pas avoir r&eacute;agi &agrave; cette p&eacute;riode.</p>
<h2>R&eacute;gionales 2020, ADDEC, C&ocirc;te d'Ivoire : la longue liste des interrogations</h2>
<p>La deuxi&egrave;me partie de la lettre devient plus politique. Bibou Nissack interroge Cabral Libii sur les &eacute;lections r&eacute;gionales de 2020. Il affirme que les conseillers PCRN auraient, dans plusieurs cas, vot&eacute; pour des candidats du RDPC. Les r&eacute;sultats officiels avaient montr&eacute; une large victoire du RDPC, qui a pris le contr&ocirc;le de neuf r&eacute;gions sur dix. Le PCRN n'avait obtenu aucun si&egrave;ge r&eacute;gional, perdant notamment le Nyong-et-Kell&eacute; malgr&eacute; une avance initiale.</p>
<p>Il &eacute;voque ensuite les anciennes relations de Cabral avec l'ADDEC, son propre refus de rejoindre cette organisation, les cas Kona et Yebga dans le contentieux &eacute;lectoral, et l'exclusion de la candidature de Robert Kona.</p>
<p>Autre interrogation : le voyage de Cabral Libii en C&ocirc;te d'Ivoire apr&egrave;s la pr&eacute;sidentielle de 2018. Bibou Nissack demande &agrave; son ancien ami d'expliquer l'objectif r&eacute;el de ce d&eacute;placement.</p>
<h2>Le vice-pr&eacute;sident, les f&eacute;minicides, l'h&ocirc;tel des d&eacute;put&eacute;s</h2>
<p>La lettre intervient dans un contexte politique nouveau. Quelques jours avant sa r&eacute;daction, Cabral Libii avait publiquement appel&eacute; Paul Biya &agrave; nommer un vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, poste r&eacute;introduit par la r&eacute;forme constitutionnelle d'avril 2026. &laquo; Nommer votre vice-pr&eacute;sident, c'est s&eacute;curiser votre magist&egrave;re &raquo;, avait-il d&eacute;clar&eacute;.</p>
<p>Bibou Nissack ne se contente pas de critiquer cette initiative. Il s'en sert pour questionner le positionnement actuel de Cabral Libii, lui reprochant de multiplier les prises de position &eacute;loign&eacute;es de la logique d'opposition qu'il revendiquait auparavant.</p>
<p>Il interroge aussi son activit&eacute; parlementaire. Pourquoi, demande-t-il, Cabral Libii ne prendrait-il pas davantage d'initiatives l&eacute;gislatives sur les f&eacute;minicides et les violences faites aux femmes ? Il &eacute;voque &eacute;galement le contr&ocirc;le de l'action gouvernementale dans le secteur de la sant&eacute;, et un projet de construction d'une extension de l'h&ocirc;tel des d&eacute;put&eacute;s. Il sugg&egrave;re qu'une partie des ressources mobilis&eacute;es pourrait plut&ocirc;t &ecirc;tre consacr&eacute;e &agrave; des m&eacute;canismes de pr&eacute;vention des violences faites aux femmes.</p>
<h2>&laquo; Fraternellement. Ton ami et fr&egrave;re &raquo;</h2>
<p>Dans les derni&egrave;res pages, le ton change &agrave; nouveau. Bibou Nissack rappelle que le 22 septembre 2026 marque le sixi&egrave;me anniversaire de son enl&egrave;vement. Il &eacute;voque les mesures pr&eacute;paratoires &agrave; la r&eacute;insertion des d&eacute;tenus et rend hommage au professeur Alain Fogu&eacute;. Il demande &agrave; Cabral de transmettre ses salutations &agrave; P&eacute;guy, notamment pour la naissance r&eacute;cente d'un enfant dans son foyer.</p>
<p>Puis viennent les r&eacute;f&eacute;rences bibliques. Proverbes 12:22 : &laquo; Les l&egrave;vres fausses sont en horreur &agrave; l'&Eacute;ternel. &raquo; Colossiens 3:9 : &laquo; Ne mentez pas les uns aux autres. &raquo; Jean 8:44 : &laquo; Le diable est menteur et p&egrave;re du mensonge. &raquo; Apocalypse 21:8, Proverbes 19:9, &Eacute;ph&eacute;siens 4:25, Zacharie 8:16, Psaume 34:14.</p>
<p>Bibou Nissack demande &agrave; Cabral Libii de tirer des enseignements de ces passages.</p>
<p>Il signe : &laquo; Fraternellement. Bibou Nissack, ton ami et fr&egrave;re. &raquo; Et se pr&eacute;sente comme &laquo; prisonnier politique &raquo; et &laquo; Ngataman Kamtozard &raquo;.</p>
<hr />
<p><strong>Qui est Olivier Bibou Nissack ?</strong><br />Ancien porte-parole de Maurice Kamto au sein du MRC, il est incarc&eacute;r&eacute; depuis septembre 2020 &agrave; la prison centrale de Yaound&eacute;. Il a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; &agrave; sept ans de prison pour &laquo; insurrection &raquo; et &laquo; atteinte &agrave; la s&ucirc;ret&eacute; de l'&Eacute;tat &raquo; dans le cadre des manifestations interdites de septembre 2020.</p>
<p><strong>Que reproche Bibou Nissack &agrave; Cabral Libii ?</strong><br />Il conteste les d&eacute;clarations attribu&eacute;es &agrave; Cabral sur les PV de 2018, lui reproche son absence aux obs&egrave;ques de sa m&egrave;re, sa non-visite en prison, l'absence de r&eacute;action aux attaques contre son &eacute;pouse, et ses rapprochements politiques avec le RDPC.</p>
<p><strong>Cabral Libii a-t-il r&eacute;agi &agrave; la lettre ?</strong><br />Au moment de publier ces lignes, aucune r&eacute;action publique de Cabral Libii ou du PCRN n'a &eacute;t&eacute; rendue publique.</p>
<p><strong>Qu'est-ce que le &laquo; Ngataman Kamtozard &raquo; ?</strong><br />Une autod&eacute;signation utilis&eacute;e par Bibou Nissack pour se pr&eacute;senter comme un militant inconditionnel de Maurice Kamto.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 22 Sep 2026 12:38:40 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Attaque de Boko Haram à Madégoua : 14 morts, le MRC interpelle Biya]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/politique/cameroun-attaque-de-boko-haram-a-madegoua-14-morts-le-mrc-interpelle-biya.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Attaque de Boko Haram à Madégoua : 14 morts. Le MRC accuse Paul Biya
de "silence coupable" et dénonce l'échec de la lutte contre le
terrorisme dans l'Extrême-No...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Tiriane_Balbine_Nadege_Noah_20072026.jpg" alt="Cameroun - Attaque de Boko Haram à Madégoua : 14 morts, le MRC interpelle Biya" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Attaque de Boko Haram &agrave; Mad&eacute;goua : 14 morts. Le MRC accuse Paul Biya de "silence coupable" et d&eacute;nonce l'&eacute;chec de la lutte contre le terrorisme dans l'Extr&ecirc;me-Nord.</p>
<p>Dans une d&eacute;claration sign&eacute;e le 18 septembre 2026, Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, vice-pr&eacute;sidente nationale du MRC, interpelle directement le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique sur la gestion de la guerre contre Boko Haram.</p>
<p>Quatorze civils tu&eacute;s dans la nuit du 16 au 17 septembre 2026 &agrave; Mad&eacute;goua, dans l'arrondissement de Makary, d&eacute;partement du Logone-et-Chari. L'attaque est attribu&eacute;e &agrave; Boko Haram. Le MRC a publi&eacute; une d&eacute;claration officielle le 18 septembre, sign&eacute;e par sa vice-pr&eacute;sidente nationale, Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, qui accuse Paul Biya de "silence coupable". Le document d&eacute;nonce un &eacute;chec militaire, logistique et politique. Mais derri&egrave;re l'attaque, il y a une autre histoire : celle d'un parti d'opposition en pleine transition, dirig&eacute; pour la premi&egrave;re fois par une femme, qui choisit de d&eacute;fier le pouvoir sur son terrain le plus sensible. La s&eacute;curit&eacute;.</p>
<h2>Ce que l'on sait de l'attaque de Mad&eacute;goua</h2>
<p>Les faits, d'abord. Une attaque a &eacute;t&eacute; perp&eacute;tr&eacute;e dans la nuit du mercredi 16 au jeudi 17 septembre 2026, entre 1 heure et 2 heures du matin, dans la localit&eacute; de Mad&eacute;goua. Le village se trouve dans l'arrondissement de Makary, d&eacute;partement du Logone-et-Chari, r&eacute;gion de l'Extr&ecirc;me-Nord. Les assaillants sont pr&eacute;sent&eacute;s comme des &eacute;l&eacute;ments de Boko Haram. Selon plusieurs sources concordantes, dont l'agence Xinhua et le quotidien r&eacute;gional L'&OElig;il du Sahel, les victimes sont des civils.</p>
<p>Le bilan initial faisait &eacute;tat de 13 morts et un bless&eacute;. Il s'est alourdi par la suite. Actu Cameroun rapporte que deux bless&eacute;s ont succomb&eacute; &agrave; l'h&ocirc;pital de Makary, portant le bilan &agrave; 15 d&eacute;c&egrave;s. La d&eacute;claration du MRC, elle, mentionne 14 morts. <strong>Cette variation de chiffres s'explique par la difficult&eacute; &agrave; consolider les informations dans une zone o&ugrave; les communications sont limit&eacute;es. Le bilan d&eacute;finitif n'a pas &eacute;t&eacute; communiqu&eacute; officiellement.</strong></p>
<p>Une hypoth&egrave;se circule : celle de repr&eacute;sailles. Quelques semaines avant l'attaque, un important stock de munitions destin&eacute; aux combattants djihadistes aurait &eacute;t&eacute; saisi gr&acirc;ce &agrave; la vigilance des populations. Les autorit&eacute;s municipales de Makary ont &eacute;voqu&eacute; cette piste. Le MRC la reprend dans sa d&eacute;claration. Elle n'a pas &eacute;t&eacute; confirm&eacute;e par une source judiciaire ou militaire ind&eacute;pendante.</p>
<h2>La d&eacute;claration du MRC : ce que dit le document</h2>
<p>Le texte est dat&eacute; du 18 septembre 2026. Il est sign&eacute; de Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, vice-pr&eacute;sidente nationale du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun. L'en-t&ecirc;te du parti rappelle les autorisations administratives : MINATD n&deg;000221 du 25 juillet 2008. Le document circule dans les r&eacute;dactions camerounaises depuis sa publication.</p>
<p>Le ton est grave. Les condol&eacute;ances aux familles sont adress&eacute;es "au nom des militants et sympathisants du MRC". Puis vient l'essentiel.</p>
<p>"Dans la guerre contre Boko Haram, qui dure depuis le 17 mai 2014, date &agrave; laquelle, lors d'un sommet tenu &agrave; Paris, Monsieur Paul BIYA d&eacute;clarait : 'Nous sommes ici pour d&eacute;clarer la guerre &agrave; Boko Haram', le Cameroun semble manifestement avoir abandonn&eacute; l'initiative aux terroristes."</p>
<p>La phrase est cinglante. Elle renvoie le pr&eacute;sident &agrave; sa propre d&eacute;claration de 2014, prononc&eacute;e au sommet de Paris sur la s&eacute;curit&eacute; au Nigeria. Douze ans plus tard, le constat du MRC est sans appel.</p>
<h2>"Un probl&egrave;me de commandement et de responsabilit&eacute;s verticales"</h2>
<p>Le document ne s'arr&ecirc;te pas au constat. Il d&eacute;signe des responsabilit&eacute;s. "Malgr&eacute; le courage des militaires engag&eacute;s sur le front, on est oblig&eacute; de constater que les r&eacute;sultats ne sont pas au rendez-vous." Le MRC pointe "un probl&egrave;me de commandement et de responsabilit&eacute;s verticales qui remontent jusqu'au Chef d'&Eacute;tat-major des Arm&eacute;es et au Chef de l'&Eacute;tat, Chef des Arm&eacute;es, tous deux port&eacute;s disparus au moment o&ugrave; la troupe a le plus besoin d'eux."</p>
<p>L'accusation est directe. Elle vise le sommet de la hi&eacute;rarchie militaire. Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique est cit&eacute; comme "Chef des Arm&eacute;es". Le chef d'&Eacute;tat-major est nomm&eacute;ment &eacute;voqu&eacute;, sans &ecirc;tre nomm&eacute;. Le MRC ne demande pas de t&ecirc;te. Il constate une absence.</p>
<p>Sur le plan logistique, le document est tout aussi s&eacute;v&egrave;re. "Malgr&eacute; les milliards de francs CFA officiellement engag&eacute;s pour la d&eacute;fense du pays, on est au regret de constater que les mat&eacute;riels d&eacute;clar&eacute;s suffisent seulement pour organiser la parade du 20 mai devant le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique &agrave; Yaound&eacute;." La r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la parade du 20 mai, f&ecirc;te nationale camerounaise, est une image forte. Elle sugg&egrave;re un d&eacute;calage entre la vitrine et le terrain.</p>
<h2>L'appel au Parlement</h2>
<p>Le MRC ne s'adresse pas seulement &agrave; l'ex&eacute;cutif. Le document interpelle aussi le pouvoir l&eacute;gislatif. "L'&eacute;chec du gouvernement dans la lutte contre Boko Haram avec de nombreux morts &agrave; la cl&eacute; et une indiff&eacute;rence choquante du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique doivent inciter le Parlement, si ses membres se souviennent, enfin, qu'ils sont les repr&eacute;sentants du peuple camerounais, &agrave; prendre ses responsabilit&eacute;s."</p>
<p>La formule est lourde de sous-entendus. "Si ses membres se souviennent" sugg&egrave;re que les parlementaires auraient oubli&eacute; leur mandat. L'Assembl&eacute;e nationale est &agrave; majorit&eacute; CPDM, le parti au pouvoir. L'appel du MRC est donc aussi un appel &agrave; la majorit&eacute; pr&eacute;sidentielle.</p>
<h2>Une vice-pr&eacute;sidente qui assure l'int&eacute;rim</h2>
<p>Le document est sign&eacute; par Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah. Ce nom m&eacute;rite une explication. Le 8 septembre 2026, Maurice Kamto, pr&eacute;sident national du MRC depuis sa cr&eacute;ation en 2012, a annonc&eacute; sa d&eacute;mission. Quelques heures plus tard, Mamadou Mota, premier vice-pr&eacute;sident, a fait de m&ecirc;me. Le directoire du parti a confi&eacute; l'int&eacute;rim &agrave; la deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente : Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah.</p>
<p>Ce n'est pas une inconnue. Elle avait d&eacute;j&agrave; assur&eacute; l'int&eacute;rim en 2019, lorsque Kamto et plusieurs responsables &eacute;taient en d&eacute;tention. Elle a rejoint le MRC en 2018 et a &eacute;t&eacute; &eacute;lue deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sidente la m&ecirc;me ann&eacute;e. Elle a &eacute;t&eacute; r&eacute;&eacute;lue en 2023. Elle poss&egrave;de une formation universitaire en sciences politiques et en histoire. Une convention &eacute;lective est pr&eacute;vue pour le 10 octobre 2026.</p>
<p>Pour la premi&egrave;re fois, une femme dirige le principal parti d'opposition camerounais. <strong>Il ne s'agit pas d'une pr&eacute;sidence &eacute;lue, mais d'un int&eacute;rim.</strong> La nuance est importante. Elle signe n&eacute;anmoins un moment symbolique.</p>
<h2>Le contexte : une guerre qui dure depuis 2014</h2>
<p>La d&eacute;claration du MRC rappelle une date : le 17 mai 2014. Ce jour-l&agrave;, &agrave; Paris, Paul Biya avait d&eacute;clar&eacute; la guerre &agrave; Boko Haram lors d'un sommet consacr&eacute; &agrave; la s&eacute;curit&eacute; au Nigeria. Douze ans plus tard, le groupe terroriste continue de frapper.</p>
<p>Les chiffres sont t&ecirc;tus. Entre le 1er d&eacute;cembre 2024 et le 15 mai 2025, l'ONU a confirm&eacute; 351 incidents s&eacute;curitaires li&eacute;s &agrave; Boko Haram au Cameroun, causant 54 morts civils. Sur la m&ecirc;me p&eacute;riode en 2024, on comptait 66 incidents et 89 morts civils. Le nombre d'incidents a augment&eacute;, mais le nombre de morts civils a diminu&eacute;. Ce que le MRC interpr&egrave;te comme un &eacute;chec est aussi, pour l'arm&eacute;e, la preuve d'une pression maintenue sur les combattants.</p>
<p>La r&eacute;gion de l'Extr&ecirc;me-Nord compte plus de 510 000 d&eacute;plac&eacute;s internes depuis le d&eacute;but de l'ann&eacute;e 2026. Le camp de Minawao, ouvert en juillet 2013, accueille des r&eacute;fugi&eacute;s nig&eacute;rians fuyant les exactions de Boko Haram. Entre avril et juin 2026, les groupes arm&eacute;s non &eacute;tatiques ont &eacute;t&eacute; responsables de 207 incidents s&eacute;curitaires dans la r&eacute;gion, causant 72 d&eacute;c&egrave;s, 48 bless&eacute;s et 308 enl&egrave;vements.</p>
<p>Le d&eacute;put&eacute; Cavaye Y&eacute;gui&eacute; Djibril, pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale, avait d&eacute;clar&eacute; en mai 2026 : "Boko Haram est parmi nous." Il faisait r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la capacit&eacute; d'infiltration du groupe dans les communaut&eacute;s locales. Un ancien d&eacute;put&eacute;, Blama Malla, a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; pour ses liens pr&eacute;sum&eacute;s avec Boko Haram.</p>
<h2>Ce que le gouvernement r&eacute;pond</h2>
<p>Le minist&egrave;re de la D&eacute;fense a publi&eacute; un communiqu&eacute; le 21 septembre 2026. Il confirme l'attaque. Il indique que neuf combattants de Boko Haram ont &eacute;t&eacute; "neutralis&eacute;s" lors de la riposte. Il pr&eacute;sente les condol&eacute;ances du chef de l'&Eacute;tat aux familles des victimes. Il ne r&eacute;pond pas aux accusations du MRC. Le pr&eacute;sident Paul Biya lui-m&ecirc;me n'a pas pris la parole publiquement &agrave; ce jour.</p>
<p>Le maire de Makary a &eacute;voqu&eacute; la piste des repr&eacute;sailles. Il n'a pas comment&eacute; les critiques du MRC. Les autorit&eacute;s administratives et militaires se sont rendues sur place apr&egrave;s l'attaque, selon Reuters. Des soldats ont &eacute;t&eacute; d&eacute;ploy&eacute;s pour s&eacute;curiser la zone.</p>
<h2>Ce qui reste</h2>
<p>Quatorze morts. Un village en deuil. Une d&eacute;claration qui accuse le sommet de l'&Eacute;tat. Un parti d'opposition en transition, dirig&eacute; par une femme. Une guerre qui dure depuis douze ans.</p>
<p>La question n'est pas de savoir si le MRC a raison ou tort. La question est de savoir combien de temps un pays peut continuer &agrave; enterrer ses civils sans que le sommet de l'&Eacute;tat ne descende sur le terrain.</p>
<p>Le MRC a choisi de poser la question. &Agrave; voix haute.</p>
<hr />
<p><strong>Que s'est-il pass&eacute; &agrave; Mad&eacute;goua au Cameroun ?</strong><br />Une attaque attribu&eacute;e &agrave; Boko Haram a tu&eacute; 14 civils dans la nuit du 16 au 17 septembre 2026. Le village se trouve dans l'arrondissement de Makary, d&eacute;partement du Logone-et-Chari, r&eacute;gion de l'Extr&ecirc;me-Nord.</p>
<p><strong>Combien de morts dans l'attaque de Boko Haram &agrave; Makary ?</strong><br />Le bilan varie selon les sources : 13 morts selon Xinhua, 14 selon le MRC, 15 selon Actu Cameroun. Le bilan d&eacute;finitif n'a pas &eacute;t&eacute; communiqu&eacute; officiellement.</p>
<p><strong>Pourquoi le MRC accuse-t-il Paul Biya ?</strong><br />Le MRC reproche au pr&eacute;sident de ne pas avoir pris la parole apr&egrave;s l'attaque et de ne pas avoir r&eacute;pondu aux attentes des populations de l'Extr&ecirc;me-Nord. Il d&eacute;nonce aussi un &eacute;chec militaire et logistique.</p>
<p><strong>Qui est Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah ?</strong><br />Elle est la vice-pr&eacute;sidente nationale du MRC. Depuis la d&eacute;mission de Maurice Kamto le 8 septembre 2026, elle assure l'int&eacute;rim &agrave; la t&ecirc;te du parti. Une convention &eacute;lective est pr&eacute;vue le 10 octobre 2026.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 21 Sep 2026 18:19:57 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Tiriane_Balbine_Nadege_Noah_20072026.jpg" type="image/jpeg"  />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Léon Theiller Onana rejette l’idée d’un changement par décret]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/politique/cameroun-leon-theiller-onana-rejette-lidee-dun-changement-par-decret.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Pour Léon Theiller Onana, le changement au Cameroun ne se décrète
pas depuis le sommet : il se conquiert dans les urnes, au Parlement et
dans les communes.

LÉO...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Kamerun/Leon-Theiller-ONANA180425500.jpg" alt="Cameroun - Léon Theiller Onana rejette l’idée d’un changement par décret" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/politique/cameroun-leon-theiller-onana-rejette-lidee-dun-changement-par-decret.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Pour L&eacute;on Theiller Onana, le changement au Cameroun ne se d&eacute;cr&egrave;te pas depuis le sommet : il se conquiert dans les urnes, au Parlement et dans les communes.</p>
<h2>L&eacute;on Theiller Onana r&eacute;pond &agrave; Cabral Libii sur le vice-pr&eacute;sident</h2>
<p>L&eacute;on Theiller Onana rejette l&rsquo;id&eacute;e qu&rsquo;une simple nomination d&rsquo;un vice-pr&eacute;sident puisse suffire &agrave; changer le Cameroun. En r&eacute;ponse &agrave; Cabral Libii, qui a appel&eacute; Paul Biya &agrave; pourvoir cette fonction, il d&eacute;fend une autre priorit&eacute; : conqu&eacute;rir d&eacute;mocratiquement le Parlement et les collectivit&eacute;s territoriales.</p>
<p>Le d&eacute;saccord ne porte donc pas seulement sur un poste.</p>
<p>Il oppose deux lectures du changement politique. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, une fonction institutionnelle &agrave; installer. De l&rsquo;autre, une bataille &eacute;lectorale &agrave; mener dans les assembl&eacute;es et les territoires.</p>
<h2>Cabral Libii demande &agrave; Paul Biya de nommer un vice-pr&eacute;sident</h2>
<p>Dans une vid&eacute;o diffus&eacute;e le 17 septembre 2026, selon plusieurs m&eacute;dias camerounais, Cabral Libii a invit&eacute; le pr&eacute;sident Paul Biya &agrave; nommer un vice-pr&eacute;sident.</p>
<p>Le pr&eacute;sident du Parti camerounais pour la r&eacute;conciliation nationale aurait pr&eacute;sent&eacute; cette nomination comme un moyen de s&eacute;curiser le fonctionnement du pouvoir et d&rsquo;appliquer la nouvelle architecture institutionnelle.</p>
<p>La fonction de vice-pr&eacute;sident a &eacute;t&eacute; introduite dans la r&eacute;forme constitutionnelle promulgu&eacute;e le 14 avril 2026, d&rsquo;apr&egrave;s le texte publi&eacute; par la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique. La loi pr&eacute;voit notamment que le vice-pr&eacute;sident est nomm&eacute; et r&eacute;voqu&eacute; par le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique.</p>
<p>Au moment de la recherche, aucune personnalit&eacute; n&rsquo;avait &eacute;t&eacute; officiellement annonc&eacute;e &agrave; ce poste par la Pr&eacute;sidence.</p>
<h2>Theiller Onana refuse de r&eacute;duire le changement &agrave; une nomination</h2>
<p>L&eacute;on Theiller Onana prend le contre-pied de cette lecture.</p>
<p>&laquo; Le Cameroun n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;un vice-pr&eacute;sident pour prolonger un syst&egrave;me &agrave; bout de souffle &raquo;, affirme-t-il dans la d&eacute;claration transmise &agrave; notre r&eacute;daction. La citation doit &ecirc;tre recoup&eacute;e avec sa publication originale avant diffusion.</p>
<p>Pour lui, le d&eacute;bat ne devrait pas s&rsquo;arr&ecirc;ter au sommet de l&rsquo;&Eacute;tat. Le changement passerait plut&ocirc;t par une transformation des rapports de force dans les institutions &eacute;lues.</p>
<p>&laquo; Le v&eacute;ritable combat est ailleurs : reprendre d&eacute;mocratiquement le Parlement et les collectivit&eacute;s territoriales, lever les obstacles au d&eacute;veloppement et redonner au peuple le contr&ocirc;le de son destin &raquo;, poursuit-il.</p>
<p>La formule d&eacute;place le centre de gravit&eacute; du d&eacute;bat. Il ne s&rsquo;agit plus seulement de savoir qui occupera la vice-pr&eacute;sidence. Il faut aussi demander qui contr&ocirc;le les espaces o&ugrave; se votent les lois, o&ugrave; se discutent les budgets et o&ugrave; se d&eacute;cident les politiques locales.</p>
<h2>Deux strat&eacute;gies pour parler de l&rsquo;alternance</h2>
<p>Cabral Libii raisonne &agrave; partir de l&rsquo;architecture institutionnelle. La fonction de vice-pr&eacute;sident existe d&eacute;sormais dans la Constitution. Sa nomination permettrait, selon son approche rapport&eacute;e par la presse, de donner un contenu concret &agrave; la r&eacute;forme.</p>
<p>L&eacute;on Theiller Onana place la question ailleurs : dans le rapport de force &eacute;lectoral.</p>
<p>Son raisonnement est direct. Une nomination pr&eacute;sidentielle peut modifier l&rsquo;organigramme du pouvoir. Elle ne change pas n&eacute;cessairement la mani&egrave;re dont les citoyens sont repr&eacute;sent&eacute;s.</p>
<p>C&rsquo;est l&agrave; que se trouve le point de tension.</p>
<p>Un vice-pr&eacute;sident nomm&eacute; par le chef de l&rsquo;&Eacute;tat disposerait-il d&rsquo;une autonomie politique r&eacute;elle ? Quel serait son poids face au pr&eacute;sident ? Quel contr&ocirc;le le Parlement pourrait-il exercer sur cette fonction ? La r&eacute;forme constitutionnelle r&eacute;pond &agrave; certaines questions juridiques, mais le d&eacute;bat politique reste ouvert.</p>
<h2>Le Parlement et les communes au c&oelig;ur de son message</h2>
<p>En parlant de &laquo; reprendre d&eacute;mocratiquement &raquo; le Parlement et les collectivit&eacute;s territoriales, L&eacute;on Theiller Onana s&rsquo;adresse directement aux partis d&rsquo;opposition.</p>
<p>Son appel suppose une implantation locale, des candidatures capables de mobiliser les &eacute;lecteurs et une strat&eacute;gie commune dans les circonscriptions. Cela passe par les campagnes, mais aussi par la surveillance des op&eacute;rations &eacute;lectorales et la capacit&eacute; &agrave; transformer une victoire en action publique.</p>
<p>Le propos rejoint les discussions d&eacute;j&agrave; engag&eacute;es autour des prochaines &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales. Des m&eacute;dias camerounais rapportent que plusieurs partis se pr&eacute;parent aux l&eacute;gislatives et aux municipales annonc&eacute;es ou attendues pour 2027, m&ecirc;me si le calendrier &eacute;lectoral doit encore &ecirc;tre confirm&eacute; par les actes officiels appropri&eacute;s.</p>
<p>Le mot &laquo; reprendre &raquo; est cependant politique, pas juridique. Il traduit une ambition de conqu&ecirc;te. Il ne constitue pas la preuve qu&rsquo;une majorit&eacute; parlementaire ou municipale est d&eacute;j&agrave; &agrave; port&eacute;e de main.</p>
<h2>Une querelle de personnes ou un vrai d&eacute;bat institutionnel ?</h2>
<p>La r&eacute;ponse de Theiller Onana peut &ecirc;tre lue comme une critique de Cabral Libii. Mais elle r&eacute;v&egrave;le surtout une divergence sur la m&eacute;thode.</p>
<p>Faut-il utiliser les nouvelles institutions telles qu&rsquo;elles existent pour obtenir des garanties au sommet ? Ou faut-il d&rsquo;abord changer les &eacute;quilibres &eacute;lectoraux &agrave; la base ?</p>
<p>Les deux approches ne s&rsquo;excluent pas forc&eacute;ment. Un Parlement plus pluraliste pourrait d&eacute;battre plus fortement du r&ocirc;le du vice-pr&eacute;sident. Des collectivit&eacute;s mieux repr&eacute;sent&eacute;es pourraient peser davantage sur les politiques publiques. Mais aucune de ces &eacute;volutions ne d&eacute;coule automatiquement d&rsquo;une nomination.</p>
<p>La question qui restera, pour les &eacute;lecteurs comme pour les partis, est concr&egrave;te : qui peut transformer une revendication nationale en majorit&eacute; locale et parlementaire ?</p>
<hr />
<p><strong>Que dit L&eacute;on Theiller Onana &agrave; Cabral Libii ?</strong></p>
<p>Il estime que le changement au Cameroun ne doit pas d&eacute;pendre d&rsquo;une simple nomination &agrave; la vice-pr&eacute;sidence, mais d&rsquo;une transformation d&eacute;mocratique des institutions.</p>
<p><strong>Pourquoi Cabral Libii demande-t-il un vice-pr&eacute;sident ?</strong></p>
<p>Selon plusieurs m&eacute;dias camerounais, Cabral Libii demande &agrave; Paul Biya d&rsquo;appliquer la r&eacute;forme constitutionnelle qui pr&eacute;voit cette fonction.</p>
<p><strong>La fonction de vice-pr&eacute;sident existe-t-elle au Cameroun ?</strong></p>
<p>La loi constitutionnelle n&deg;2026/002 du 14 avril 2026 pr&eacute;voit cette fonction. Aucune nomination officielle n&rsquo;a &eacute;t&eacute; identifi&eacute;e dans les sources consult&eacute;es au 21 septembre 2026.</p>
<p><strong>Que signifie &laquo; reprendre le Parlement et les collectivit&eacute;s territoriales &raquo; ?</strong></p>
<p>Dans le propos de L&eacute;on Theiller Onana, cette expression renvoie &agrave; une strat&eacute;gie de conqu&ecirc;te &eacute;lectorale des institutions nationales et locales.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 21 Sep 2026 16:41:15 +0200</pubDate>
                                    <author>La rédaction</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Élections 2027 : le RDPC peut-il encore compter sur l&#039;Extrême-Nord ?]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/politique/cameroun-elections-2027-le-rdpc-peut-il-encore-compter-sur-lextreme-nord.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>RDPC : 400 militants démissionnent à Tokombéré, dans
l'Extrême-Nord. Listes vérifiées, cartes rendues. Avant 2026, le
parti-État perd son ancrage historique.

T...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/World/Rdpc-mica.jpg" alt="Cameroun - Élections 2027 : le RDPC peut-il encore compter sur l&#039;Extrême-Nord ?" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>RDPC : 400 militants d&eacute;missionnent &agrave; Tokomb&eacute;r&eacute;, dans l'Extr&ecirc;me-Nord. Listes v&eacute;rifi&eacute;es, cartes rendues. Avant 2026, le parti-&Eacute;tat perd son ancrage historique.</p>
<p>Tokomb&eacute;r&eacute;, Extr&ecirc;me-Nord. Le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint de la section RDPC du Mayo-Sava Sud a d&eacute;missionn&eacute;. Pr&egrave;s de 400 militants ont suivi. Les listes, consult&eacute;es et v&eacute;rifi&eacute;es, portent des noms, des num&eacute;ros de carte nationale d'identit&eacute;, des contacts t&eacute;l&eacute;phoniques.</p>
<p>Ce ne sont pas des rumeurs de permanence. Ce sont des documents.</p>
<p>Quatre cents cartes du parti au pouvoir, rendues dans une seule section. &Agrave; quelques mois des l&eacute;gislatives et municipales, report&eacute;es &agrave; 2026. Dans une r&eacute;gion que le RDPC consid&eacute;rait comme acquise. La question n'est pas de savoir si le parti va r&eacute;agir. C'est de savoir s'il en est encore capable.</p>
<h2>Contexte</h2>
<p>Tokomb&eacute;r&eacute; se trouve dans le d&eacute;partement du Mayo-Sava, &agrave; l'extr&ecirc;me nord du Cameroun. La section RDPC du Mayo-Sava Sud y tenait son fief depuis des d&eacute;cennies. L'ancien pr&eacute;sident de section, Naba Hans, y a organis&eacute; des mobilisations record. En novembre 2025, des milliers de personnes ont c&eacute;l&eacute;br&eacute; la prestation de serment de Paul Biya sur l'esplanade du parti. La liesse &eacute;tait officielle. La ferveur &eacute;tait de fa&ccedil;ade.</p>
<p>Moins de six mois plus tard, le secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint de cette m&ecirc;me section a remis sa d&eacute;mission. Et avec lui, pr&egrave;s de 400 militants. Les listes de d&eacute;mission circulent. Elles d&eacute;taillent les identit&eacute;s compl&egrave;tes. Le signal est brutal.</p>
<h2>Les faits</h2>
<p>La d&eacute;mission a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e par le cadre lui-m&ecirc;me, &agrave; travers des documents transmis &agrave; plusieurs r&eacute;dactions. Les listes de d&eacute;mission comprennent les noms, les num&eacute;ros de carte nationale d'identit&eacute; et les contacts t&eacute;l&eacute;phoniques de centaines de militants. Molko, une localit&eacute; voisine, figure parmi les secteurs concern&eacute;s.</p>
<p>Le quotidien en ligne Camerounweb a rapport&eacute; des d&eacute;missions similaires &agrave; Ka&iuml;-Ka&iuml;, dans la m&ecirc;me r&eacute;gion, d&eacute;but janvier 2026. StopBlaBlaCam a document&eacute;, en ao&ucirc;t 2025, le d&eacute;part collectif de 40 jeunes militants RDPC du Diamar&eacute; vers le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC). &Agrave; Yagoua, en janvier 2026, le quatri&egrave;me adjoint au maire a quitt&eacute; le parti apr&egrave;s quinze ans de militantisme.</p>
<p>Tokomb&eacute;r&eacute; n'est pas un accident. C'est un sympt&ocirc;me.</p>
<h2>Ce que Tokomb&eacute;r&eacute; dit du RDPC</h2>
<p>Le RDPC traverse une crise de confiance &agrave; la base. Les raisons &eacute;voqu&eacute;es par les d&eacute;missionnaires du Diamar&eacute; &laquo; manque d'opportunit&eacute;s pour les jeunes &raquo;, &laquo; absence de dialogue &raquo;, &laquo; marginalisation des organes de base &raquo; r&eacute;sonnent &agrave; Tokomb&eacute;r&eacute;. Dans sa lettre de d&eacute;mission, Mohamed Bachirou, vice-pr&eacute;sident de la sous-section RDPC Mayel Ibbe, d&eacute;non&ccedil;ait &laquo; un groupuscule de personnes &raquo; ayant &laquo; pris le parti en otage &raquo;, prenant &laquo; toutes les d&eacute;cisions sans consulter la base &raquo;.</p>
<p>Ce n'est pas une querelle de personnes. C'est un probl&egrave;me de m&eacute;thode. Le RDPC fonctionne, dans ces localit&eacute;s, comme une machine &eacute;lectorale descendante : la consigne vient d'en haut, la base ex&eacute;cute. Quand cette base ne re&ccedil;oit rien en retour ni consid&eacute;ration, ni opportunit&eacute;, ni &eacute;coute elle finit par partir.</p>
<p>Le timing aggrave la fracture. Les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales, initialement pr&eacute;vues pour 2025, ont &eacute;t&eacute; report&eacute;es &agrave; plusieurs reprises. Paul Biya a annonc&eacute; un nouveau report en f&eacute;vrier 2026, sans fixer de date. Les mandats des d&eacute;put&eacute;s et conseillers municipaux, prorog&eacute;s, expirent respectivement les 30 mars et 31 mai 2026. Chaque mois de report suppl&eacute;mentaire est un mois de d&eacute;saffection suppl&eacute;mentaire.</p>
<h2>Le contraste : MRC vs. RDPC</h2>
<p>Pendant que le RDPC tente de colmater ses fuites, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) poursuit son d&eacute;ploiement. Le 6 janvier 2026, Maurice Kamto a pr&eacute;sid&eacute; la r&eacute;union du nouveau directoire national &agrave; Yaound&eacute;. Le parti a remis en place &laquo; une cha&icirc;ne de commandement politique lisible, assum&eacute;e et pleinement op&eacute;rationnelle &raquo;. Une acad&eacute;mie de formation des militants a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e en avril 2026.</p>
<p>Le contraste est d'autant plus frappant que les cadres du RDPC semblent davantage occup&eacute;s &agrave; commenter les faits et gestes du MRC qu'&agrave; traiter leurs propres fractures. Un observateur local cit&eacute; par Jeune Afrique r&eacute;sume : &laquo; Avec Issa Tchiroma Bakary et Maurice Kamto comme adversaires, Yaound&eacute; ne peut pas simplement compter sur ses alli&eacute;s actuels, qui n'ont pas d'envergure nationale, pour tenir le Nord &raquo;.</p>
<p>Le RDPC a perdu son ancrage dans le Septentrion. Les &eacute;lections r&eacute;gionales de d&eacute;cembre 2025 l'ont montr&eacute; : dans l'Adamaoua, fief traditionnel de l'UNDP, le RDPC n'a obtenu que 36 si&egrave;ges de conseillers r&eacute;gionaux contre 34 pour l'opposition. Un score serr&eacute;. Et pourtant, le RDPC a refus&eacute; de laisser l'UNDP acc&eacute;der &agrave; la pr&eacute;sidence du conseil r&eacute;gional.</p>
<p>Ce refus est un aveu. Le parti au pouvoir sait qu'il est en position de faiblesse. Il conserve le contr&ocirc;le par la force institutionnelle, pas par la l&eacute;gitimit&eacute; &eacute;lectorale.</p>
<h2>Les cons&eacute;quences</h2>
<p>&Agrave; Tokomb&eacute;r&eacute;, la section Mayo-Sava Sud &eacute;tait un pilier. Sa vacance militante cr&eacute;e un vide que d'autres formations pourraient combler. Le MRC, le FSNC, et d'autres mouvements locaux sont en embuscade. Les 400 d&eacute;missions ne sont pas que des d&eacute;parts. Ce sont des &eacute;lecteurs qui se d&eacute;placent.</p>
<p>Pour le RDPC, l'enjeu d&eacute;passe Tokomb&eacute;r&eacute;. La r&eacute;gion de l'Extr&ecirc;me-Nord compte plusieurs d&eacute;partements strat&eacute;giques : Mayo-Sava, Mayo-Tsanaga, Mayo-Danay, Diamar&eacute;. Les d&eacute;fections document&eacute;es touchent au moins trois d'entre eux. Si la tendance se confirme, le parti-&Eacute;tat pourrait perdre des municipalit&eacute;s enti&egrave;res lors des prochains scrutins.</p>
<p>Ce que nous n'avons pas pu v&eacute;rifier</p>
<p>Nous avons tent&eacute; de joindre la permanence de la section RDPC Mayo-Sava Sud &agrave; Tokomb&eacute;r&eacute;. Sans succ&egrave;s &agrave; l'heure o&ugrave; nous publions. Le nom du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint d&eacute;missionnaire n'a pas &eacute;t&eacute; confirm&eacute; par une source officielle du parti. Le chiffre de 400 militants provient des listes consult&eacute;es et v&eacute;rifi&eacute;es par nos soins, mais n'a pas fait l'objet d'un recoupement ind&eacute;pendant. Aucun communiqu&eacute; de la direction nationale du RDPC n'a &eacute;t&eacute; publi&eacute; &agrave; ce stade.</p>
<p>Ces r&eacute;serves ne diminuent pas la port&eacute;e du signal. Elles rappellent simplement que le RDPC, pour l'instant, ne dit rien.</p>
<h2>Perspective</h2>
<p>Les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales n'ont pas de date. Les mandats expirent dans quelques mois. Le RDPC a un probl&egrave;me : sa base s'en va, et il ne semble pas savoir comment la retenir. &Agrave; Tokomb&eacute;r&eacute;, la question n'est plus de savoir si le parti peut reconqu&eacute;rir ses militants. C'est de savoir combien d'autres sections suivront.</p>
<p>La r&eacute;ponse viendra des urnes. Ou de ce qu'il en reste.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 20 Sep 2026 16:08:04 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/World/Rdpc-mica.jpg" type="image/jpeg"  />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - MRC : Binyam lâche Mbida après un audio qui change tout]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/politique/cameroun-mrc-binyam-lache-mbida-apres-un-audio-qui-change-tout.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Pierre-Emmanuel Binyam écarte Mbida Ndoumbe de sa liste après la
fuite d'un audio où il menace de saisir Atanga Nji. Le MRC vacille
avant le congrès du 17 octob...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Pierre-Emmanuel-Binyam190926500.webp" alt="Cameroun - MRC : Binyam lâche Mbida après un audio qui change tout" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Pierre-Emmanuel Binyam &eacute;carte Mbida Ndoumbe de sa liste apr&egrave;s la fuite d'un audio o&ugrave; il menace de saisir Atanga Nji. Le MRC vacille avant le congr&egrave;s du 17 octobre.&nbsp;</p>
<p>Un enregistrement vocal, une menace &agrave; peine voil&eacute;e &agrave; l'endroit du parti, et une d&eacute;cision prise en quarante-huit heures : le MRC d&eacute;couvre que ses fractures internes ne sont plus seulement politiques.</p>
<p>Pierre-Emmanuel Binyam a remplac&eacute; Mbida Ndoumbe par Emmanuel Likenye Monyoko au poste de deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sident sur sa liste de candidature &agrave; la pr&eacute;sidence du MRC. La d&eacute;cision est tomb&eacute;e quelques jours apr&egrave;s la diffusion d'un enregistrement vocal dans lequel Mbida menace de saisir le ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, pour faire annuler une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale du parti.</p>
<h2>Un audio, une bombe</h2>
<p>Le MRC n'a pas besoin d'ennemis ext&eacute;rieurs en ce moment. Il en a &agrave; l'int&eacute;rieur. La fuite de l'enregistrement attribu&eacute; &agrave; Mbida Ndoumbe n'est pas une simple indiscr&eacute;tion. C'est une d&eacute;flagration dans un parti d&eacute;j&agrave; en proie aux turbulences depuis la d&eacute;mission de Maurice Kamto, le 8 septembre. Dans la s&eacute;quence audio devenue virale, Mbida Ndoumbe menace de contacter Atanga Nji pour faire annuler une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale du MRC. L'int&eacute;ress&eacute; a lui-m&ecirc;me reconnu que la voix &eacute;tait la sienne, selon plusieurs sources concordantes. Ce n'est pas une rumeur. C'est un fait admis.</p>
<h2>Le timing n'est pas un hasard</h2>
<p>Binyam a r&eacute;agi vite. Trois jours apr&egrave;s la cl&ocirc;ture des d&eacute;p&ocirc;ts de candidatures, le 16 septembre, il a proc&eacute;d&eacute; au r&eacute;am&eacute;nagement de sa liste. Mbida Ndoumbe, qui devait occuper le poste de deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sident, est remplac&eacute; par Emmanuel Likenye Monyoko, repr&eacute;sentant r&eacute;gional du parti dans le Sud-Ouest. Dans un communiqu&eacute;, Binyam justifie sa d&eacute;cision par un &laquo; souci de coh&eacute;rence avec les valeurs et les principes qui fondent son engagement politique et le socle de la Renaissance du Cameroun &raquo;. La formule est propre. Presque trop propre. Derri&egrave;re le vocabulaire de la rigueur, la d&eacute;cision ressemble &agrave; un r&eacute;flexe de survie politique. Un candidat &agrave; la pr&eacute;sidence du MRC ne peut pas laisser sur sa liste un homme qui aurait envisag&eacute; de tendre la main &agrave; celui que le parti consid&egrave;re comme le bras arm&eacute; de l'administration contre lui.</p>
<h2>Qui est Likenye Monyoko ?</h2>
<p>Son profil m&eacute;rite qu'on s'y arr&ecirc;te. Emmanuel Likenye Monyoko n'est pas un inconnu. Il est le secr&eacute;taire r&eacute;gional du MRC dans le Sud-Ouest, une r&eacute;gion o&ugrave; le parti a d&ucirc; composer avec un contexte s&eacute;curitaire et administratif extr&ecirc;mement tendu. En janvier 2018, il adressait d&eacute;j&agrave; une correspondance au sous-pr&eacute;fet de Buea pour demander l'autorisation de tenir une marche du parti. Le choix de Binyam n'est donc pas anodin : il envoie un signal &agrave; l'&eacute;lectorat anglophone, et il remplace un cadre du Centre par un homme de terrain issu d'une r&eacute;gion strat&eacute;gique. Mais ce signal est aussi un aveu : Binyam a besoin de consolider sa base r&eacute;gionale apr&egrave;s un &eacute;pisode qui aurait pu le faire passer, lui, pour un dirigeant incapable de filtrer ses propres alli&eacute;s.</p>
<h2>Le contexte plus large : un parti sous pression</h2>
<p>Le MRC n'en est pas &agrave; sa premi&egrave;re secousse. La d&eacute;mission de Maurice Kamto, le 8 septembre, a ouvert une crise de succession dont les effets se font encore sentir. Kamto a quitt&eacute; la pr&eacute;sidence du parti qu'il a fond&eacute; en 2012, invoquant &laquo; l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur du parti &raquo;. Son premier vice-pr&eacute;sident, Mamadou Mota, a d&eacute;missionn&eacute; le m&ecirc;me jour. Depuis, Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah assure l'int&eacute;rim. Trois listes sont en lice pour la convention extraordinaire du 17 octobre : celles de Tiriane Noah, de Pierre-Emmanuel Binyam et de Brice Ronnic Djolako. Et voil&agrave; que l'un des candidats doit g&eacute;rer une crise interne sur sa propre liste.</p>
<h2>L'ombre d'Atanga Nji</h2>
<p>Il faut comprendre ce que signifie, au Cameroun, &laquo; saisir Atanga Nji &raquo;. Le ministre de l'Administration territoriale n'est pas un simple arbitre administratif. Depuis des mois, son minist&egrave;re refuse de reconna&icirc;tre les travaux de la convention du 21 d&eacute;cembre 2025 qui avait reconduit Maurice Kamto &agrave; la t&ecirc;te du MRC. Une correspondance du 19 ao&ucirc;t 2026 a explicitement &eacute;cart&eacute; la validit&eacute; de cette convention, rappelant qu'elle avait &eacute;t&eacute; interdite par arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;fectoral. Pour les militants du MRC, Atanga Nji incarne la pression administrative qui p&egrave;se sur le parti. Alors imaginer qu'un cadre du MRC un vice-pr&eacute;sident sur une liste candidate puisse menacer de recourir &agrave; lui pour torpiller une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale du parti lui-m&ecirc;me : c'est, dans la grammaire politique camerounaise, une forme de trahison. Ou, au minimum, une faute politique impardonnable.</p>
<h2>La d&eacute;cision de Binyam : courage ou calcul ?</h2>
<p>Deux lectures sont possibles. La premi&egrave;re : Binyam a fait preuve de fermet&eacute;. Il a &eacute;cout&eacute;, il a compris, il a coup&eacute;. Il a appliqu&eacute; une ligne claire : on ne garde pas &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s quelqu'un qui envisage de faire appel &agrave; l'administration contre son propre camp. Cette lecture flatte Binyam et correspond au r&eacute;cit qu'il a lui-m&ecirc;me construit dans son communiqu&eacute;.</p>
<p>La seconde : Binyam a r&eacute;agi sous la pression. L'audio &eacute;tait d&eacute;j&agrave; dans la rue. Attendre, c'&eacute;tait laisser la controverse s'installer. Remplacer Mbida &eacute;tait la seule option viable pour ne pas perdre la face avant le 17 octobre. Cette lecture ne flatte personne, mais elle est plus proche des m&eacute;canismes r&eacute;els de la politique partisane.</p>
<p>Le fait que nous ne disposons pas du communiqu&eacute; int&eacute;gral de Binyam au moment d'&eacute;crire ces lignes seulement des extraits rapport&eacute;s par la presse nous emp&ecirc;che de trancher. Ce que nous savons, c'est que la d&eacute;cision a &eacute;t&eacute; prise vite, et qu'elle a &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;e comme une d&eacute;cision de principe. Le reste rel&egrave;ve de l'appr&eacute;ciation.</p>
<h2>Ce que &ccedil;a dit du MRC</h2>
<p>Le MRC est un parti qui a construit son identit&eacute; sur la rupture. Rupture avec le RDPC, rupture avec les pratiques de l'administration, rupture avec une opposition jug&eacute;e trop docile. Mais la s&eacute;quence Mbida r&eacute;v&egrave;le une fissure. Les partis d'opposition camerounais sont travers&eacute;s par des logiques de loyaut&eacute; et de positionnement qui n'ont rien &agrave; envier aux formations au pouvoir. La diff&eacute;rence, c'est que lorsqu'un cadre de l'opposition fait appel &agrave; l'administration contre son propre parti, la ligne rouge n'est plus seulement politique. Elle devient existentielle.</p>
<p>La convention du 17 octobre doit d&eacute;signer le successeur de Maurice Kamto. Trois listes sont en comp&eacute;tition. Binyam, Tiriane Noah, Djolako. Aucun d'eux n'a encore d&eacute;voil&eacute; l'int&eacute;gralit&eacute; de son programme. Les militants, eux, attendent. La question qui circule dans les permanences du parti n'est plus seulement &laquo; qui va gagner ? &raquo;. Elle est devenue : &laquo; qui n'a pas encore &eacute;t&eacute; expos&eacute; ? &raquo;. La s&eacute;quence Mbida a rappel&eacute; une chose simple : dans une campagne interne, un audio peut faire plus de d&eacute;g&acirc;ts qu'un discours.</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi Binyam a-t-il remplac&eacute; Mbida ?</strong><br />Parce qu'un audio a circul&eacute; dans lequel Mbida menace de saisir Atanga Nji pour faire annuler une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale du MRC. Binyam a pr&eacute;f&eacute;r&eacute; couper avant que &ccedil;a ne lui retombe dessus.</p>
<p><strong>Qui est Likenye Monyoko ?</strong><br />C'est le repr&eacute;sentant du MRC dans le Sud-Ouest. Un homme de terrain, encart&eacute; depuis 2012, qui remplace Mbida au poste de deuxi&egrave;me vice-pr&eacute;sident.</p>
<p><strong>Est-ce que Mbida a confirm&eacute; que c'&eacute;tait sa voix ?</strong><br />Oui, il l'a reconnu lui-m&ecirc;me selon plusieurs sources. On n'a pas eu acc&egrave;s &agrave; une d&eacute;claration &eacute;crite de sa part au moment d'&eacute;crire ces lignes.</p>
<p><strong>Quand aura lieu le congr&egrave;s du MRC ?</strong><br />Le 17 octobre 2026, &agrave; Yaound&eacute;. Trois listes sont en lice.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 19 Sep 2026 15:36:44 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Législatives 2027 : le scénario d&#039;un nouveau report se précise]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/politique/cameroun-legislatives-2027-le-scenario-dun-nouveau-report-se-precise.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le RDPC étudie un nouveau report des législatives de février 2027,
invoquant le ramadan. Dans le Grand-Nord, le vote utile menace la
majorité écrasante.

Derriè...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/26/Kameroon/Urnes020225500.jpg" alt="Cameroun - Législatives 2027 : le scénario d&#039;un nouveau report se précise" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/politique/cameroun-legislatives-2027-le-scenario-dun-nouveau-report-se-precise.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le RDPC &eacute;tudie un nouveau report des l&eacute;gislatives de f&eacute;vrier 2027, invoquant le ramadan. Dans le Grand-Nord, le vote utile menace la majorit&eacute; &eacute;crasante.</p>
<p>Derri&egrave;re l'argument religieux du ramadan, le RDPC tente de conjurer une d&eacute;faite annonc&eacute;e aux l&eacute;gislatives de 2027.</p>
<p>Les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales sont pr&eacute;vues pour f&eacute;vrier 2027. Mais au sommet de l'&Eacute;tat, une autre date circule : celle d'un report.</p>
<p>L'argument avanc&eacute; : le ramadan commence le 8 f&eacute;vrier 2027. Le calendrier religieux co&iuml;nciderait avec le scrutin.</p>
<p>Derri&egrave;re cette justification, une r&eacute;alit&eacute; plus politique : le RDPC, majorit&eacute; &eacute;crasante depuis des d&eacute;cennies, redoute le vote sanction.</p>
<h2>Le sc&eacute;nario d'un nouveau report</h2>
<p>L'ex&eacute;cutif camerounais &eacute;tudie le sc&eacute;nario d'un d&eacute;calage du double scrutin l&eacute;gislatives et municipales pr&eacute;vu en f&eacute;vrier 2027. L'information, r&eacute;v&eacute;l&eacute;e par Africa Intelligence, agite les milieux politiques depuis plusieurs semaines.</p>
<p>Pour justifier ce report, le ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, s'appr&ecirc;te &agrave; invoquer la concomitance du scrutin avec le d&eacute;but du ramadan. En 2027, le mois sacr&eacute; de l'Islam commence le 8 f&eacute;vrier, soit la premi&egrave;re semaine de f&eacute;vrier la p&eacute;riode initialement envisag&eacute;e pour les &eacute;lections.</p>
<p>L'argument religieux masque toutefois une pr&eacute;occupation plus politique.</p>
<h2>Un RDPC qui doute de sa capacit&eacute; &agrave; sortir indemne</h2>
<p>Dans l'&eacute;tat actuel du rapport de force, le comit&eacute; central du parti de Paul Biya doute de sa capacit&eacute; &agrave; sortir indemne de ces &eacute;lections group&eacute;es.</p>
<p>Le RDPC d&eacute;tient aujourd'hui une majorit&eacute; &eacute;crasante &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale, ainsi que plusieurs municipalit&eacute;s. Mais il craint le vote sanction.</p>
<p>Les s&eacute;quelles de la crise post-&eacute;lectorale d'octobre 2025 p&egrave;sent lourd. Apr&egrave;s la proclamation de la victoire de Paul Biya avec 53,66 % des voix, son principal adversaire, Issa Tchiroma Bakary, qui revendiquait son propre succ&egrave;s, avait refus&eacute; de reconna&icirc;tre les r&eacute;sultats. La contestation avait alors gagn&eacute; plusieurs villes, donnant lieu &agrave; des affrontements avec les forces de s&eacute;curit&eacute; et causant la mort de plusieurs personnes.</p>
<p>Le Grand-Nord Garoua et Maroua notamment avait &eacute;t&eacute; l'un des principaux foyers de la contestation. Or, cette partie du pays constitue historiquement l'un des plus importants r&eacute;servoirs de voix du RDPC.</p>
<h2>Le vote utile dans le Grand-Nord</h2>
<p>&Agrave; l'approche des l&eacute;gislatives et des municipales, l'entourage du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du comit&eacute; central, Jean Nku&eacute;t&eacute;, sait qu'une partie de cet &eacute;lectorat entend d&eacute;sormais voter utile.</p>
<p>Le vote utile pourrait se tourner vers des formations d'opposition telles que le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) d'Issa Tchiroma Bakary, l'Union nationale pour la d&eacute;mocratie et le progr&egrave;s (UNDP) de Bello Bouba Maigari, ou encore le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC).</p>
<p>Ce dernier traverse toutefois une p&eacute;riode d'incertitude depuis la d&eacute;mission, le 8 septembre 2026, de son pr&eacute;sident Maurice Kamto. Son successeur doit encore &ecirc;tre d&eacute;sign&eacute;. Trois candidats sont en lice pour lui succ&eacute;der.</p>
<h2>Un budget en question</h2>
<p>Les actuels mandats des d&eacute;put&eacute;s et des conseillers municipaux devaient en th&eacute;orie toucher &agrave; leur terme en 2025. Ils ont d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; prolong&eacute;s par deux fois ces derniers mois.</p>
<p>Le projet de loi de finances, qui doit &ecirc;tre examin&eacute; par le Parlement lors de la derni&egrave;re session de l'ann&eacute;e, pr&eacute;vue du 10 novembre au 10 d&eacute;cembre, ne consacre pour l'heure aucune ligne budg&eacute;taire &agrave; l'organisation du double scrutin. Le co&ucirc;t est pourtant estim&eacute; &agrave; pr&egrave;s de 100 milliards de francs CFA (152 millions d'euros).</p>
<p>Selon Christian Ntimbane Bomo, le budget du Cameroun 2026 ne permet pas de financer une &eacute;lection pour d&eacute;but 2027. &laquo; Le Cameroun a engag&eacute; environ 120 milliards de francs CFA d'investissement sur des pr&eacute;visions budg&eacute;taires annuelles de plus de 2 000 milliards &raquo;, explique-t-il.</p>
<h2>La m&eacute;canique du report</h2>
<p>Le gouvernement a d&eacute;j&agrave; modifi&eacute; l'article 170 du Code &eacute;lectoral en mars 2026. Le texte, d&eacute;fendu par Paul Atanga Nji lui-m&ecirc;me, supprime le plafond de 18 mois qui encadrait les prorogations du mandat des conseillers municipaux.</p>
<p>La formule &laquo; en cas de besoin &raquo;, sans dur&eacute;e maximale sp&eacute;cifi&eacute;e, donne au chef de l'&Eacute;tat une latitude discr&eacute;tionnaire consid&eacute;rable pour reporter les &eacute;lections municipales sans contrainte de d&eacute;lai l&eacute;gal.</p>
<p>Un paradoxe que rel&egrave;vent les observateurs : le ministre de l'Administration territoriale est &agrave; la fois l'autorit&eacute; comp&eacute;tente pour organiser les &eacute;lections et celui qui d&eacute;fend devant le Parlement le projet de loi permettant de les reporter sine die.</p>
<h2>Ce que dit l'opposition</h2>
<p>Le MRC ne croit pas &agrave; l'argument du ramadan. Lors d'une conf&eacute;rence de presse tenue le 25 juin 2026, son premier vice-pr&eacute;sident, Mamadou Mota, a soutenu que le parti au pouvoir a report&eacute; les &eacute;lections par peur de la force de l'opposition.</p>
<p>&laquo; Le parti du pr&eacute;sident Paul Biya est en panne d'id&eacute;es, de bilan et de souffle &raquo;, avait-il lanc&eacute;. Il a accus&eacute; le r&eacute;gime de vouloir &laquo; masquer ses propres faiblesses &raquo; par des man&oelig;uvres de diversion.</p>
<p>Le MRC a annonc&eacute; qu'il prendra part &agrave; toutes les &eacute;lections, notamment l&eacute;gislatives et municipales de 2027. &laquo; Ce sera une autre occasion de d&eacute;montrer sa force &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; Mamadou Mota.</p>
<h2>Et maintenant ?</h2>
<p>Le sc&eacute;nario d'un report s'inscrit dans une instabilit&eacute; institutionnelle plus large. La prorogation des mandats, la modification du Code &eacute;lectoral, l'absence de budget allou&eacute; au scrutin, la crise post-&eacute;lectorale d'octobre 2025, la d&eacute;mission de Kamto autant de facteurs qui dessinent un paysage &eacute;lectoral camerounais mis entre parenth&egrave;ses.</p>
<p>Une question revient dans les r&eacute;dactions et les permanences politiques : si les &eacute;lections sont report&eacute;es, jusqu'&agrave; quand ?</p>
<p>Aucune date n'a &eacute;t&eacute; officiellement annonc&eacute;e. Le Parlement se r&eacute;unit en novembre. Le budget sera discut&eacute;. Le ramadan commencera en f&eacute;vrier.</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi les &eacute;lections l&eacute;gislatives sont-elles report&eacute;es au Cameroun ?</strong><br />Le gouvernement invoque la concomitance du scrutin avec le d&eacute;but du ramadan, pr&eacute;vu le 8 f&eacute;vrier 2027. Mais l'opposition y voit une man&oelig;uvre pour &eacute;viter un vote sanction contre le RDPC.</p>
<p><strong>Quand auront lieu les &eacute;lections l&eacute;gislatives au Cameroun ?</strong><br />Initialement pr&eacute;vues en f&eacute;vrier 2027, elles pourraient &ecirc;tre report&eacute;es &agrave; une date ult&eacute;rieure. Aucun calendrier officiel n'a &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;.</p>
<p><strong>Qu'est-ce que le vote utile au Cameroun ?</strong><br />C'est le fait, pour un &eacute;lecteur, de voter pour le candidat le plus susceptible de battre le parti au pouvoir, plut&ocirc;t que pour son parti de c&oelig;ur. Dans le Grand-Nord, ce ph&eacute;nom&egrave;ne pourrait profiter au FSNC, &agrave; l'UNDP ou au MRC.</p>
<p><strong>Le RDPC a-t-il peur des &eacute;lections de 2027 ?</strong><br />Selon l'opposition, le RDPC redoute une d&eacute;faite. La crise post-&eacute;lectorale d'octobre 2025 a fragilis&eacute; le parti au pouvoir dans le Grand-Nord, historiquement l'un de ses principaux fiefs.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 17 Sep 2026 21:40:40 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - MRC : après la victoire, la procédure de dédommagement]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/politique/cameroun-mrc-apres-la-victoire-la-procedure-de-dedommagement.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le tribunal d’Ekounou s’est déclaré incompétent dans
l’affaire MRC contre Willy Mengue. Les trois demandeurs sont
condamnés aux dépens. Le MRC peut désormais ré...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Willy-Mengue080726500.webp" alt="Cameroun - MRC : après la victoire, la procédure de dédommagement" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le tribunal d&rsquo;Ekounou s&rsquo;est d&eacute;clar&eacute; incomp&eacute;tent dans l&rsquo;affaire MRC contre Willy Mengue. Les trois demandeurs sont condamn&eacute;s aux d&eacute;pens. Le MRC peut d&eacute;sormais r&eacute;clamer des dommages.</p>
<p>Le tribunal d&rsquo;Ekounou a renvoy&eacute; Willy Mengue, S&eacute;bastien Mbala Wouria II et Laure Kamegne &agrave; mieux se pourvoir. Le MRC a gagn&eacute;. La bataille judiciaire, elle, ne fait peut-&ecirc;tre que commencer.</p>
<p>Yaound&eacute;, 17 septembre 2026, 12 heures. Le Tribunal de premi&egrave;re instance de Yaound&eacute;-Ekounou rend sa d&eacute;cision dans l&rsquo;affaire qui oppose le MRC &agrave; Willy Mengue et deux autres dissidents. Le pr&eacute;sident lit : &laquo; Nous d&eacute;clarons incomp&eacute;tent ratione materiae. &raquo;</p>
<p>Trois mots. Une d&eacute;faite pour les demandeurs. Une victoire pour le MRC. Et une question : que vont devenir les trois absents ?</p>
<p>Le Tribunal de premi&egrave;re instance de Yaound&eacute;-Ekounou a rendu sa d&eacute;cision ce jeudi 17 septembre 2026. L&rsquo;affaire : MRC contre Willy Mengue et deux autres.</p>
<p>Le dispositif est clair. Le pr&eacute;sident du tribunal, statuant publiquement et contradictoirement &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de toutes les parties, a renvoy&eacute; les sieurs Willy Mengue, S&eacute;bastien Mbala Wouria II et Dame Georgette Laure Kamegne &agrave; &laquo; mieux se pourvoir &raquo;. Avant d&rsquo;ajouter : &laquo; Mais d&egrave;s &agrave; pr&eacute;sent et vu l&rsquo;urgence, nous d&eacute;clarons incomp&eacute;tent ratione materiae. &raquo;</p>
<p>Les demandeurs sont condamn&eacute;s aux d&eacute;pens.</p>
<p>Autrement dit : le tribunal ne se reconna&icirc;t pas comp&eacute;tent pour examiner leur demande. Ils sont d&eacute;bout&eacute;s. Et ils devront payer les frais de proc&eacute;dure.</p>
<h2>Une d&eacute;cision accueillie comme une victoire pour le MRC</h2>
<p>Pour le MRC, c&rsquo;est un soulagement. Les trois dissidents voulaient placer le parti sous tutelle judiciaire, en demandant la d&eacute;signation d&rsquo;un mandataire ad hoc. Le tribunal a ferm&eacute; cette porte.</p>
<p>Le Collectif Sylvain Souop, qui d&eacute;fend les int&eacute;r&ecirc;ts du MRC dans cette proc&eacute;dure, a r&eacute;agi par un communiqu&eacute; sign&eacute; de Me Hippolyte BT Meli. Le texte annonce que le MRC &laquo; a donc eu gain de cause &raquo; et qu&rsquo;il attendra &laquo; l&rsquo;expiration des d&eacute;lais de 15 jours &agrave; compter de la signification de la d&eacute;cision pour initier une proc&eacute;dure de d&eacute;dommagement contre les Willy Mengue et autres &raquo;.</p>
<p>Motifs invoqu&eacute;s : &laquo; agissements frauduleux, exercice des proc&eacute;dures abusives et vexatoires &raquo;.</p>
<h2>&laquo; Ils n&rsquo;&eacute;taient toujours pas l&agrave; aujourd&rsquo;hui &raquo;</h2>
<p>Le communiqu&eacute; du Collectif Sylvain Souop se termine par une phrase qui en dit long : &laquo; Ils n&rsquo;&eacute;taient toujours pas l&agrave; aujourd&rsquo;hui ! &raquo;</p>
<p>Willy Mengue, Laure Kamegne et S&eacute;bastien Mbala Wouria II n&rsquo;&eacute;taient pas pr&eacute;sents &agrave; l&rsquo;audience. Une nouvelle fois. Lors des audiences pr&eacute;c&eacute;dentes, ils avaient d&eacute;j&agrave; brill&eacute; par leur absence, se faisant repr&eacute;senter par des avocats qui, parfois, ne plaidaient m&ecirc;me pas.</p>
<p>Le tribunal a donc statu&eacute; sur la base des &eacute;critures et des plaidoiries du MRC. Les avocats du parti, dont Me Emmanuel Simh, vice-pr&eacute;sident et avocat de formation, avaient d&eacute;velopp&eacute; un argumentaire complet sur la libre administration des partis politiques.</p>
<h2>Que signifie &laquo; incomp&eacute;tent ratione materiae &raquo; ?</h2>
<p>En droit, l&rsquo;incomp&eacute;tence <strong>ratione materiae</strong> d&eacute;signe l&rsquo;absence de pouvoir d&rsquo;une juridiction pour conna&icirc;tre d&rsquo;un type de litige. Le tribunal civil ne peut pas intervenir dans le fonctionnement interne d&rsquo;un parti politique. C&rsquo;est ce que le minist&egrave;re public avait soutenu &agrave; l&rsquo;audience du 10 septembre.</p>
<p>La loi camerounaise de 1990 sur les partis politiques consacre le principe de libre administration. Le juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s ne peut donc pas d&eacute;signer un mandataire ad hoc pour &laquo; normaliser &raquo; un parti. Les d&eacute;saccords internes rel&egrave;vent des instances du parti, pas du tribunal civil.</p>
<p>C&rsquo;est la deuxi&egrave;me fois que le tribunal d&rsquo;Ekounou le rappelle. La premi&egrave;re fois, dans une ordonnance ant&eacute;rieure, il avait d&eacute;j&agrave; rejet&eacute; une demande similaire. Cette fois, la d&eacute;cision est plus compl&egrave;te : le tribunal se d&eacute;clare incomp&eacute;tent et renvoie les demandeurs &agrave; mieux se pourvoir.</p>
<h2>Les suites : 15 jours pour demander des dommages</h2>
<p>Le MRC ne compte pas en rester l&agrave;. Le communiqu&eacute; du Collectif Sylvain Souop annonce qu&rsquo;apr&egrave;s l&rsquo;expiration du d&eacute;lai de recours de 15 jours, le parti initiera une proc&eacute;dure de d&eacute;dommagement.</p>
<p>Les motifs : &laquo; agissements frauduleux, exercice des proc&eacute;dures abusives et vexatoires &raquo;.</p>
<p>Autrement dit, le MRC estime que Willy Mengue et ses co-demandeurs ont agi de mauvaise foi, en intentant une action qu&rsquo;ils savaient vou&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;chec. Le parti veut obtenir r&eacute;paration.</p>
<p>Cette proc&eacute;dure pourrait donner lieu &agrave; une nouvelle bataille judiciaire. Les trois dissidents n&rsquo;ont pas encore r&eacute;agi publiquement. Nous avons tent&eacute; de les joindre avant publication. Sans succ&egrave;s.</p>
<h2>Ce que dit le Collectif Sylvain Souop</h2>
<p>Dans son communiqu&eacute;, le Collectif Sylvain Souop, qui d&eacute;fend les int&eacute;r&ecirc;ts du MRC dans cette affaire, se f&eacute;licite de la d&eacute;cision. Il rappelle que le tribunal a suivi les r&eacute;quisitions du minist&egrave;re public, qui avait soulev&eacute; l&rsquo;incomp&eacute;tence d&egrave;s l&rsquo;audience du 10 septembre.</p>
<p>&laquo; L&rsquo;opinion sera tenue inform&eacute;e des suites &raquo;, conclut le communiqu&eacute;.</p>
<p>Le MRC sort donc renforc&eacute; de cette s&eacute;quence judiciaire. Mais la crise interne du parti, elle, n&rsquo;est pas r&eacute;solue. La d&eacute;mission de Maurice Kamto, le 8 septembre, a laiss&eacute; un vide. La convention extraordinaire pour &eacute;lire son successeur doit se tenir. Les candidatures sont ouvertes jusqu&rsquo;au 9 octobre 2026.</p>
<hr />
<p><strong>Qu&rsquo;a d&eacute;cid&eacute; le tribunal d&rsquo;Ekounou ?</strong><br />Il s&rsquo;est d&eacute;clar&eacute; incomp&eacute;tent ratione materiae dans l&rsquo;affaire MRC contre Willy Mengue et deux autres. Les demandeurs sont renvoy&eacute;s &agrave; mieux se pourvoir et condamn&eacute;s aux d&eacute;pens.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;est-ce que &laquo; renvoyer &agrave; mieux se pourvoir &raquo; ?</strong><br />C&rsquo;est une formule juridique qui signifie que la demande est rejet&eacute;e pour incomp&eacute;tence ou irrecevabilit&eacute;. Les demandeurs doivent s&rsquo;adresser &agrave; une autre juridiction ou renoncer.</p>
<p><strong>Le MRC peut-il vraiment demander des dommages ?</strong><br />Oui. Le Collectif Sylvain Souop annonce qu&rsquo;apr&egrave;s le d&eacute;lai de 15 jours, une proc&eacute;dure de d&eacute;dommagement sera initi&eacute;e pour &laquo; agissements frauduleux, proc&eacute;dures abusives et vexatoires &raquo;.</p>
<p><strong>Willy Mengue et les autres &eacute;taient-ils pr&eacute;sents ?</strong><br />Non. Ils n&rsquo;&eacute;taient pas l&agrave; &agrave; l&rsquo;audience du 17 septembre. Une nouvelle absence, apr&egrave;s d&rsquo;autres.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 17 Sep 2026 15:21:29 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Willy Mengue perd la bataille du mandataire ad hoc]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/politique/cameroun-willy-mengue-perd-la-bataille-du-mandataire-ad-hoc.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le tribunal d'Ekounou a jugé qu'il n'a pas qualité pour désigner un
mandataire ad hoc au MRC. Willy Mengue et ses co-demandeurs perdent
leur bataille judiciaire...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Mrc_Parti_Cameroun_logo_26012024.jpg" alt="Cameroun - Willy Mengue perd la bataille du mandataire ad hoc" width="600"/></p>
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                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/politique/cameroun-willy-mengue-perd-la-bataille-du-mandataire-ad-hoc.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le tribunal d'Ekounou a jug&eacute; qu'il n'a pas qualit&eacute; pour d&eacute;signer un mandataire ad hoc au MRC. Willy Mengue et ses co-demandeurs perdent leur bataille judiciaire.</p>
<p>Trois dissidents voulaient placer le MRC sous tutelle judiciaire. Le tribunal d'Ekounou leur a r&eacute;pondu qu'il n'en avait pas le pouvoir.</p>
<p>Le Tribunal de premi&egrave;re instance de Yaound&eacute;-Ekounou rend son ordonnance. Willy Mengue, Laure Noutchang et S&eacute;bastien Mbala Wouria II ont demand&eacute; la d&eacute;signation d'un mandataire ad hoc pour &laquo; normaliser &raquo; le MRC.</p>
<p>Le tribunal a r&eacute;pondu : il n'a pas qualit&eacute; pour le faire.</p>
<p>Trois demandeurs, une requ&ecirc;te, un &eacute;chec. Et derri&egrave;re, un parti en pleine crise.</p>
<h2>Ce que le tribunal a d&eacute;cid&eacute;</h2>
<p>Le Tribunal de premi&egrave;re instance de Yaound&eacute;-Ekounou a rendu son ordonnance ce jeudi 17 septembre 2026 &agrave; 12 heures. Le juge saisi en r&eacute;f&eacute;r&eacute; a estim&eacute; qu'il n'avait pas qualit&eacute; pour d&eacute;signer un mandataire ad hoc au sein du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC).</p>
<p>La demande &eacute;manait de trois militants : Willy Mengue, Georgette Laure Kamegne dite Laure Noutchang et S&eacute;bastien Mbala Wouria II. Ils r&eacute;clamaient la nomination d'un administrateur judiciaire provisoire charg&eacute; de &laquo; normaliser &raquo; le fonctionnement du parti.</p>
<p>Le tribunal a suivi la position du minist&egrave;re public, qui avait soulev&eacute; une exception d'incomp&eacute;tence d&egrave;s l'audience du 10 septembre. Le parquet avait invoqu&eacute; le principe de libre administration des partis politiques, consacr&eacute; par la loi de 1990 relative aux associations politiques.</p>
<p>Le juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s ne peut intervenir dans le fonctionnement interne d'un parti politique, a conclu le tribunal. Les d&eacute;saccords portant sur la validit&eacute; des actes internes du MRC constituent une &laquo; contestation s&eacute;rieuse &raquo; qui rel&egrave;ve du fond, pas de l'urgence.</p>
<h2>Deux absences qui p&egrave;sent</h2>
<p>Les trois demandeurs ne se sont pas pr&eacute;sent&eacute;s &agrave; l'audience du 15 septembre. C'&eacute;tait la deuxi&egrave;me fois cons&eacute;cutive.</p>
<p>Le 10 septembre, leur conseil avait sollicit&eacute; un report, invoquant &laquo; un &eacute;tat de sant&eacute; pr&eacute;caire &raquo; et la r&eacute;ception tardive des conclusions du Minist&egrave;re Public. Le pr&eacute;sident avait acc&eacute;d&eacute; &agrave; cette demande.</p>
<p>Cette fois, personne n'a demand&eacute; de renvoi. Un collaborateur de Me Francis Bipan a d&eacute;pos&eacute; les &eacute;critures r&eacute;affirmant la demande initiale. Puis il s'est tu. Pas de plaidoirie. Pas de d&eacute;bat.</p>
<p>Leur avocat habituel, Me Okala Ebode Thierry, n'&eacute;tait pas l&agrave; non plus.</p>
<p>Pourquoi des demandeurs, repr&eacute;sent&eacute;s par un avocat, ne viennent-ils plus d&eacute;fendre leur propre cause devant le juge ?</p>
<h2>La d&eacute;fense du MRC a parl&eacute;</h2>
<p>Pendant que la partie demanderesse gardait le silence, les avocats du MRC ont plaid&eacute; seuls.</p>
<p>Me Hippolyte B.T. Meli, du Collectif Sylvain Souop, a ouvert les d&eacute;bats. Me Martin Ntene Nzohoua, connu pour avoir d&eacute;fendu Maurice Kamto dans plusieurs dossiers, a d&eacute;velopp&eacute; les moyens de d&eacute;fense. Me Fid&egrave;le Djoumbissie, responsable du MRC dans le Littoral, a poursuivi. Me Emmanuel Simh, vice-pr&eacute;sident du MRC et avocat de formation, a clos les &eacute;changes.</p>
<p>Leur argumentaire s'appuie sur les instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme : article 20 de la D&eacute;claration universelle de 1948, article 22 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques de 1966, article 10 de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples. Ils ont aussi invoqu&eacute; la Constitution camerounaise, la loi de 1990 sur les partis politiques, et la jurisprudence de la Cour supr&ecirc;me.</p>
<p>En cl&ocirc;ture, Me Simh a insist&eacute; sur la dimension politique de la proc&eacute;dure : &laquo; Il ne s'agit pas d'un jeu : les gens sont morts et enterr&eacute;s pour la cause, les citoyens meurent de mort lente &raquo;.</p>
<h2>Le contexte : un parti en crise</h2>
<p>Cette bataille judiciaire se d&eacute;roule sur fond de crise profonde au MRC.</p>
<p>Le 8 septembre 2026, Maurice Kamto a annonc&eacute; sa d&eacute;mission de la pr&eacute;sidence du parti. Dans une lettre adress&eacute;e au directoire national, il a expliqu&eacute; avoir pris cette d&eacute;cision &laquo; dans l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur &raquo; du parti et du &laquo; Peuple du Changement &raquo;.</p>
<p>Quelques heures plus tard, Mamadou Mota, premier vice-pr&eacute;sident, a annonc&eacute; sa d&eacute;mission &agrave; son tour. Il a &eacute;voqu&eacute; des pressions exerc&eacute;es par l'administration camerounaise sur les responsables du MRC, un &laquo; acharnement constant &raquo;.</p>
<p>Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah a pris la direction du parti par int&eacute;rim. Une convention extraordinaire doit &ecirc;tre organis&eacute;e pour &eacute;lire le successeur de Kamto. Les candidatures doivent &ecirc;tre d&eacute;pos&eacute;es au plus tard le 9 octobre 2026.</p>
<h2>La contestation administrative</h2>
<p>La crise couvait depuis des mois.</p>
<p>La convention du 21 d&eacute;cembre 2025, qui avait reconduit Kamto &agrave; la pr&eacute;sidence du MRC, fait l'objet d'une contestation administrative. Dans une correspondance dat&eacute;e du 19 ao&ucirc;t 2026, le ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a indiqu&eacute; &agrave; Joseph Thierry Okala Ebode, ancien cadre du MRC, que son d&eacute;partement n'avait &laquo; pas jug&eacute; opportun de prendre acte &raquo; des travaux de cette convention.</p>
<p>Cette lettre a &eacute;t&eacute; vers&eacute;e au dossier du tribunal d'Ekounou par le biais du Minist&egrave;re Public.</p>
<h2>Qui sont les demandeurs ?</h2>
<p><strong>Willy Mengue</strong> est un militant du MRC. Il a saisi le tribunal avec deux autres dissidents pour contester la l&eacute;gitimit&eacute; de Maurice Kamto &agrave; diriger le parti.</p>
<p><strong>Laure Noutchang</strong>, de son vrai nom Georgette Laure Kamegne, est une figure historique du MRC. Elle a rejoint le parti en 2013, dans les premiers mois de son existence. Elle est devenue la premi&egrave;re femme conseill&egrave;re municipale &eacute;lue sous la banni&egrave;re du MRC.</p>
<p>En janvier 2019, quand les forces de l'ordre ont arr&ecirc;t&eacute; Maurice Kamto et les leaders du MRC, elle s'est rendue &agrave; son domicile. Elle a &eacute;t&eacute; interpell&eacute;e, d&eacute;tenue au Groupement Sp&eacute;cial d'Op&eacute;rations, puis incarc&eacute;r&eacute;e &agrave; Kondengui.</p>
<p>Son exclusion d&eacute;finitive du MRC a &eacute;t&eacute; valid&eacute;e le 12 ao&ucirc;t 2026. Sa d&eacute;marche judiciaire contre Kamto est d&eacute;crite comme l'aboutissement d'une rupture profonde.</p>
<p><strong>S&eacute;bastien Mbala Wouria II</strong> est le troisi&egrave;me demandeur. Il est moins connu du grand public. Son r&ocirc;le exact dans la proc&eacute;dure n'a pas &eacute;t&eacute; d&eacute;taill&eacute; publiquement.</p>
<h2>Ce que &ccedil;a change</h2>
<p>La d&eacute;cision du tribunal d'Ekounou ferme une porte judiciaire. Les trois dissidents ne pourront pas obtenir la mise sous tutelle du MRC par cette voie.</p>
<p>Mais la crise du parti n'est pas r&eacute;solue. La convention de d&eacute;cembre 2025 reste contest&eacute;e. La d&eacute;mission de Kamto a laiss&eacute; un vide. La bataille pour sa succession s'annonce.</p>
<p>Et une question reste ouverte : pourquoi des militants qui voulaient &laquo; normaliser &raquo; leur parti n'ont-ils pas jug&eacute; utile de venir d&eacute;fendre leur demande &agrave; l'audience ?</p>
<p>Nous avons tent&eacute; de joindre le cabinet de Me Francis Bipan et les demandeurs avant publication. Sans succ&egrave;s.</p>
<hr />
<p><strong>Qu'est-ce qu'un mandataire ad hoc ?</strong><br />C'est un administrateur provisoire d&eacute;sign&eacute; par un juge pour g&eacute;rer les affaires d'une organisation pendant une crise. Dans un parti politique, cette mesure est exceptionnelle et vise &agrave; r&eacute;tablir le fonctionnement normal des instances.</p>
<p><strong>Pourquoi le tribunal a-t-il refus&eacute; ?</strong><br />Parce que le juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s ne peut pas intervenir dans le fonctionnement interne d'un parti politique. Le litige rel&egrave;ve d'une &laquo; contestation s&eacute;rieuse &raquo; qui n&eacute;cessite un examen au fond.</p>
<p><strong>Que va devenir le MRC ?</strong><br />Le parti doit organiser une convention extraordinaire pour &eacute;lire un nouveau pr&eacute;sident. Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 9 octobre 2026. Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah assure l'int&eacute;rim.</p>
<p><strong>Les demandeurs peuvent-ils faire appel ?</strong><br />Ils peuvent contester la d&eacute;cision devant une juridiction sup&eacute;rieure. Aucune information publique n'indique, &agrave; ce stade, qu'ils ont l'intention de le faire.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 17 Sep 2026 14:13:07 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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