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        <title>Le flux rss de camer.be</title>
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        <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
        <language>fr-FR</language>
        <lastBuildDate>Thu, 29 Oct 2026 06:11:25 +0100</lastBuildDate>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Ebolowa : Samuel, 8 ans, retrouvé mort dans la rivière Lo&#039;o]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-ebolowa-samuel-8-ans-retrouve-mort-dans-la-riviere-loo</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Le corps de Samuel, 8 ans, a été repêché dans la rivière Lo'o
après cinq jours de recherches. Une enquête est ouverte à Ebolowa
pour établir les faits. 

Samuel...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Rviere-Loo281026500.webp" alt="Cameroun - Ebolowa : Samuel, 8 ans, retrouvé mort dans la rivière Lo&#039;o" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/societe/cameroun-ebolowa-samuel-8-ans-retrouve-mort-dans-la-riviere-loo</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le corps de Samuel, 8 ans, a &eacute;t&eacute; rep&ecirc;ch&eacute; dans la rivi&egrave;re Lo'o apr&egrave;s cinq jours de recherches. Une enqu&ecirc;te est ouverte &agrave; Ebolowa pour &eacute;tablir les faits.&nbsp;</p>
<p>Samuel, 8 ans, &eacute;l&egrave;ve &agrave; l'&eacute;cole primaire d'Ando'o, pr&egrave;s d'Ebolowa, a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; mort dans la rivi&egrave;re Lo'o. Le corps a &eacute;t&eacute; rep&ecirc;ch&eacute; apr&egrave;s cinq jours de recherches. Une enqu&ecirc;te a &eacute;t&eacute; ouverte par le parquet d'Ebolowa.</p>
<p>Le drame remonte au mardi 21 octobre 2026. Ce jour-l&agrave;, apr&egrave;s les cours, l'enfant ne rentre pas. Les familles, les riverains, les plongeurs traditionnels et les forces de l'ordre fouillent les eaux boueuses de la Lo'o pendant cinq jours. Le corps est finalement retrouv&eacute; &nbsp;le lundi 26.&nbsp;</p>
<p>Depuis, un r&eacute;cit circule. Il implique un autre enfant. Une altercation. Un geste. Des mots graves, aussi. Mais aucune de ces informations n'a &eacute;t&eacute; confirm&eacute;e par une source officielle.&nbsp;</p>
<h2>Les faits &eacute;tablis, et ceux qui ne le sont pas encore</h2>
<p>Ce que l'on sait avec certitude est mince. Un enfant de 8 ans, pr&eacute;nomm&eacute; Samuel, n'est pas rentr&eacute; chez lui apr&egrave;s l'&eacute;cole le 21 octobre 2026. Son corps a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; dans la rivi&egrave;re Lo'o, &agrave; Ando'o, village situ&eacute; &agrave; une dizaine de kilom&egrave;tres d'Ebolowa, sur l'axe Ebolowa-Akom II.</p>
<p>Ce que l'on sait aussi : une enqu&ecirc;te a &eacute;t&eacute; ouverte. Le procureur de la R&eacute;publique pr&egrave;s les tribunaux d'Ebolowa a ordonn&eacute; des investigations pour &laquo; faire toute la lumi&egrave;re sur les circonstances exactes de ce drame &raquo;, selon les termes rapport&eacute;s par la presse locale. Le corps a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute; &agrave; la morgue de l'h&ocirc;pital r&eacute;gional d'Ebolowa en attendant les conclusions de l'enqu&ecirc;te et, le cas &eacute;ch&eacute;ant, de l'autopsie.</p>
<p>Ce que l'on ne sait pas est plus lourd. Les circonstances de la chute. La pr&eacute;sence ou non d'un tiers au moment des faits. L'existence d'une altercation. Et surtout : ce qui s'est r&eacute;ellement pass&eacute; entre la sortie de classe et la d&eacute;couverte du corps.</p>
<h2>Le r&eacute;cit qui circule, et ce qu'il vaut</h2>
<p>Plusieurs sources locales &eacute;voquent une altercation entre Samuel et un camarade de classe. Selon ce r&eacute;cit, l'autre enfant aurait pouss&eacute; Samuel dans le cours d'eau.</p>
<p>Ces propos sont graves. Ils sont aussi non v&eacute;rifi&eacute;s. Aucun proc&egrave;s-verbal d'audition, aucun communiqu&eacute; officiel, aucune source judiciaire n'a confirm&eacute; qu'ils ont &eacute;t&eacute; tenus.</p>
<h2>Cinq jours dans l'eau et dans l'attente</h2>
<p>Les recherches ont mobilis&eacute; le village entier. Familles, riverains, plongeurs traditionnels, forces de l'ordre.&nbsp;</p>
<p>Cinq jours, dans une rivi&egrave;re boueuse, en pleine saison des pluies. La r&eacute;gion du Sud conna&icirc;t des crues entre octobre et novembre. Les eaux de la Lo'o, comme celles de la Mvila toute proche, peuvent &ecirc;tre trompeuses. Un enfant de 8 ans n'a aucune chance, seul, dans un tel courant.</p>
<p>Ce que ces cinq jours disent aussi, c'est la mobilisation d'une communaut&eacute; qui refuse de laisser un corps dispara&icirc;tre. Les plongeurs traditionnels, souvent d&eacute;cri&eacute;s, ont &eacute;t&eacute; en premi&egrave;re ligne. Les autorit&eacute;s ont fini par coordonner. Le corps a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute;.</p>
<h2>Ce que l'enqu&ecirc;te doit &eacute;tablir</h2>
<p>Le parquet d'Ebolowa a un mandat clair : d&eacute;terminer les circonstances exactes de la mort. Cela passe par plusieurs &eacute;tapes.</p>
<p>D'abord, l'autopsie. Le corps a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute; &agrave; la morgue de l'h&ocirc;pital r&eacute;gional. Les conclusions du m&eacute;decin l&eacute;giste permettront de savoir si Samuel est mort par noyade, avant ou apr&egrave;s &ecirc;tre entr&eacute; dans l'eau, et si des traces de violence sont pr&eacute;sentes.</p>
<p>Ensuite, les auditions. Les camarades de classe, les enseignants, les riverains qui ont particip&eacute; aux recherches. Et l'enfant soup&ccedil;onn&eacute;, s'il est en &acirc;ge d'&ecirc;tre entendu. &Agrave; 8 ans, la responsabilit&eacute; p&eacute;nale est une question complexe. Le droit camerounais pr&eacute;voit des seuils d'&acirc;ge, et l'enqu&ecirc;te devra d&eacute;terminer si l'on est en pr&eacute;sence d'un accident, d'un geste volontaire, ou d'autre chose.</p>
<p>Enfin, la reconstitution. Si les d&eacute;clarations concordent, les enqu&ecirc;teurs pourront tenter de reconstituer le trajet entre l'&eacute;cole et la rivi&egrave;re. Pourquoi Samuel est-il all&eacute; vers l'eau ? &Eacute;tait-il seul ? A-t-il &eacute;t&eacute; entra&icirc;n&eacute; ?</p>
<p>Aucune de ces questions n'a de r&eacute;ponse publique &agrave; ce jour.</p>
<h2>Le village, la famille, et le poids du non-dit</h2>
<p>Les deux enfants sont issus de la m&ecirc;me famille, au village Mvila-Yemissem. Cette proximit&eacute; rend le drame plus douloureux encore. Il n'y a pas d'ennemi &agrave; d&eacute;signer. Il y a deux familles, un village, et une rivi&egrave;re.</p>
<p>Les tensions sont redout&eacute;es. La presse locale &eacute;voque un climat de deuil et d'inqui&eacute;tude. Le corps a &eacute;t&eacute; remis &agrave; la famille pour inhumation, sur instruction du procureur. L'enqu&ecirc;te, elle, continue.</p>
<p>Dans les affaires de ce type, le plus difficile n'est pas de trouver un coupable. C'est de dire la v&eacute;rit&eacute; sans ajouter de la douleur &agrave; la douleur. Un enfant est mort. Un autre enfant est au c&oelig;ur d'un r&eacute;cit qu'il ne comprend peut-&ecirc;tre pas lui-m&ecirc;me. Et un village entier cherche des mots.</p>
<h2>Ce que ce drame dit de la s&eacute;curit&eacute; des enfants</h2>
<p>Au-del&agrave; de l'affaire individuelle, il y a une question collective. Les rivi&egrave;res du Sud camerounais sont des lieux de vie. On y p&ecirc;che, on y lave, on y joue. Mais elles sont aussi des pi&egrave;ges, surtout en saison des pluies.</p>
<p>Les noyades d'enfants sont r&eacute;currentes au Cameroun. En avril 2025, quatre &eacute;l&egrave;ves du lyc&eacute;e bilingue de Kribi sont morts noy&eacute;s lors d'un pique-nique clandestin. En juin 2025, trois enfants sont morts dans la rivi&egrave;re Yoke, &agrave; Muyuka. En ao&ucirc;t 2026, deux enfants ont p&eacute;ri &agrave; Bamenda apr&egrave;s de fortes pluies. La liste n'est pas exhaustive.</p>
<p>Le programme de pr&eacute;vention des noyades de la Cameroon Lifesaving Federation a form&eacute; plus de 200 enfants &agrave; Douala en 2024. Mais les zones rurales, comme Ando'o, restent largement d&eacute;pourvues de ce type d'initiative. Les &eacute;coles n'ont pas toujours de cl&ocirc;tures, ni de surveillants form&eacute;s. Les trajets entre l'&eacute;cole et la maison traversent parfois des cours d'eau sans pont ni passerelle.</p>
<p>La mort de Samuel n'est pas qu'un fait divers. Elle est un rappel : la s&eacute;curit&eacute; des enfants ne se limite pas &agrave; la salle de classe.</p>
<hr>
<p><strong>O&ugrave; le corps de Samuel a-t-il &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; ?</strong><br>Le corps de Samuel, 8 ans, a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; dans la rivi&egrave;re Lo'o, au village Ando'o, &agrave; une dizaine de kilom&egrave;tres d'Ebolowa, dans la r&eacute;gion du Sud du Cameroun. Certaines sources mentionnent la rivi&egrave;re Mvila, mais les deux cours d'eau sont proches et la confusion est fr&eacute;quente dans les r&eacute;cits locaux.</p>
<p><strong>Combien de temps ont dur&eacute; les recherches ?</strong><br>Cinq jours. L'enfant a disparu le 21 octobre 2026 apr&egrave;s les cours. Le corps a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; le 26 ou le 27 octobre 2026, selon les sources.</p>
<p><strong>Y a-t-il eu une autopsie ?</strong><br>Le corps a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute; &agrave; la morgue de l'h&ocirc;pital r&eacute;gional d'Ebolowa. Le parquet a ordonn&eacute; une enqu&ecirc;te. Aucune information publique n'a &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;e sur la r&eacute;alisation ou les conclusions d'une autopsie au moment de la publication.</p>
<p><strong>Un autre enfant est-il mis en cause ?</strong><br>Plusieurs r&eacute;cits locaux &eacute;voquent la implication d'un camarade de classe qui aurait pouss&eacute; Samuel. Ces all&eacute;gations ne sont corrobor&eacute;es par aucune source officielle. L'enqu&ecirc;te du parquet d'Ebolowa devra &eacute;tablir les responsabilit&eacute;s.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 28 Oct 2026 17:02:00 +0100</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - « Un seul coup de poing, je te mets KO » : la vidéo qui enflamme Douala]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-un-seul-coup-de-poing-je-te-mets-ko-la-video-qui-enflamme-douala</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Une vidéo montre une capitaine de gendarmerie et un policier
s'invectiver à l'aéroport de Douala. Au-delà du buzz, les failles
d'un système.

Le 27 octobre 2026...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Olive-Diane-Semboung-Louba281026500.webp" alt="Cameroun - « Un seul coup de poing, je te mets KO » : la vidéo qui enflamme Douala" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Une vid&eacute;o montre une capitaine de gendarmerie et un policier s'invectiver &agrave; l'a&eacute;roport de Douala. Au-del&agrave; du buzz, les failles d'un syst&egrave;me.</p>
<p>Le 27 octobre 2026, une vid&eacute;o commence &agrave; circuler sur les r&eacute;seaux sociaux camerounais. On y voit une femme en uniforme de la gendarmerie et un homme en tenue de police. Le ton monte. Les mots fusent.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Vous allez me faire quoi ? Essayez &raquo;, lance l'un. &laquo; Un seul coup de poing, je te mets KO &raquo;, r&eacute;pond l'autre.</p>
</blockquote>
<p>La sc&egrave;ne, selon les r&eacute;cits qui accompagnent la vid&eacute;o, se serait d&eacute;roul&eacute;e dans l'enceinte de l'a&eacute;roport international de Douala. Un diff&eacute;rend li&eacute; au stationnement d'un v&eacute;hicule. Une capitaine de gendarmerie qui demande &agrave; un agent de police de d&eacute;placer sa voiture. Et, en quelques secondes, une confrontation verbale qui devient le sujet de conversation de tout un pays.</p>
<p>Ce n'est pas la premi&egrave;re fois que des agents des deux corps s'affrontent. Ce n'est pas la premi&egrave;re fois qu'une vid&eacute;o circule. Mais cette fois, quelque chose accroche : les mots sont d'une violence presque th&eacute;&acirc;trale, les gestes sont film&eacute;s, et la sc&egrave;ne se d&eacute;roule dans un lieu qui est la vitrine du pays un a&eacute;roport.</p>
<h2>Ce que la vid&eacute;o montre, et ce que les r&eacute;cits ajoutent</h2>
<p>Les images, telles qu'elles sont d&eacute;crites par ceux qui les ont vues et relay&eacute;es, montrent deux agents en pleine escalade verbale. Une femme, pr&eacute;sent&eacute;e comme capitaine de gendarmerie, et un homme, pr&eacute;sent&eacute; comme officier de police. Le diff&eacute;rend porterait sur un v&eacute;hicule stationn&eacute;. La capitaine aurait demand&eacute; &agrave; l'agent de d&eacute;placer sa voiture. La discussion aurait d&eacute;g&eacute;n&eacute;r&eacute;.</p>
<p>Les propos rapport&eacute;s donnent la mesure de la tension. &laquo; Vous allez me faire quoi ? Essayez. &raquo; &laquo; Je vous bouscule, vous allez faire quoi ? &raquo; &laquo; Un seul coup de poing, je te mets KO. &raquo; &laquo; Je suis plus folle que vous. Vous ne me connaissez pas. &raquo; Et cette phrase, qui r&eacute;sume tout : &laquo; Ici c'est la compagnie a&eacute;roport, c'est moi qui commande. &raquo;</p>
<p>Il y a aussi la question du v&eacute;hicule endommag&eacute;. &laquo; Vous avez cass&eacute; ma voiture &raquo;, dit l'un. &laquo; Oui, j'ai cass&eacute; &raquo;, r&eacute;pond l'autre. La nature exacte des dommages n'est pas &eacute;tablie. Aucun constat n'a &eacute;t&eacute; rendu public.</p>
<p>Ce que la vid&eacute;o ne montre pas, c'est le d&eacute;but de l'altercation. Ce qu'elle ne dit pas, c'est qui a raison sur le fond du diff&eacute;rend.&nbsp;</p>
<h2>La capitaine, son nom, et ce que le statut change au r&eacute;cit</h2>
<p>Tr&egrave;s vite, un nom circule. Plusieurs sources identifient la gendarme comme la capitaine Olive Diane Semboung Louba, pr&eacute;sent&eacute;e comme commandante de la compagnie de gendarmerie de l'a&eacute;roport de Douala. D'autres sources, dont le lanceur d'alerte N'zui Manto, l'identifient comme &laquo; Zal Louba Claudia &raquo;, fille du g&eacute;n&eacute;ral de brigade Pierre Louba Zal, directeur central de la coordination de la gendarmerie nationale.</p>
<p>Cette filiation, si elle est confirm&eacute;e, n'est pas anodine. Elle d&eacute;place le r&eacute;cit. L'altercation ne serait plus seulement celle de deux agents qui se disputent un bout de trottoir. Elle serait celle d'une offici&egrave;re dont le nom de famille p&egrave;se dans la hi&eacute;rarchie, face &agrave; un policier qui, lui, n'a pas ce capital.</p>
<p>N'zui Manto, qui publie r&eacute;guli&egrave;rement des accusations contre des figures de l'appareil s&eacute;curitaire, affirme que la capitaine &laquo; faisait d&eacute;j&agrave; parler d'elle avant l'affrontement &raquo;. Il &eacute;voque &laquo; une agressivit&eacute; et une insolence sans limite &raquo;. Ces affirmations ne sont pas corrobor&eacute;es par des documents officiels. Elles circulent, elles nourrissent le d&eacute;bat, elles ne prouvent rien.</p>
<h2>&laquo; Ici c'est moi qui commande &raquo; : le vrai sujet de la vid&eacute;o</h2>
<p>Sous les insultes et les menaces, il y a une question de comp&eacute;tence. Qui commande &agrave; l'a&eacute;roport de Douala ? La gendarmerie, la police, la douane, ou l'autorit&eacute; a&eacute;roportuaire ?</p>
<p>Ce n'est pas une question rh&eacute;torique. L'a&eacute;roport international de Douala est un espace o&ugrave; plusieurs administrations se superposent. La gendarmerie y assure des missions de s&eacute;curit&eacute; et de police judiciaire. La police nationale y est &eacute;galement pr&eacute;sente. La douane contr&ocirc;le les marchandises. La CCAA (Cameroon Civil Aviation Authority) g&egrave;re la s&ucirc;ret&eacute; a&eacute;roportuaire depuis 2019. Et l'&Eacute;tat a progressivement transf&eacute;r&eacute; certaines comp&eacute;tences &agrave; une Unit&eacute; op&eacute;rationnelle de s&ucirc;ret&eacute; (ASU).</p>
<p>Dans ce millefeuille, les conflits de comp&eacute;tence ne sont pas rares. Ils sont m&ecirc;me document&eacute;s. En 2024, un rapport de la commission d'enqu&ecirc;te sur l'incendie du 11 novembre &agrave; l'a&eacute;roport pointait d&eacute;j&agrave; &laquo; le manque de coordination &raquo; entre les services. En avril 2026, on &eacute;voquait des &laquo; pratiques irr&eacute;guli&egrave;res &raquo; au sein de la compagnie de gendarmerie de l'a&eacute;roport.</p>
<p>La phrase de la capitaine &laquo; ici c'est moi qui commande &raquo; n'est donc pas seulement une bravade. C'est l'expression d'une conviction : dans cet espace, la gendarmerie est chez elle. Le policier, lui, semble convaincu du contraire.</p>
<h2>La rivalit&eacute; police-gendarmerie, une histoire ancienne</h2>
<p>Les deux corps ne sont pas cens&eacute;s &ecirc;tre en concurrence. La gendarmerie est une force arm&eacute;e, plac&eacute;e sous l'autorit&eacute; du minist&egrave;re de la D&eacute;fense. La police nationale rel&egrave;ve du minist&egrave;re de la S&eacute;curit&eacute; publique (ou de la D&eacute;l&eacute;gation g&eacute;n&eacute;rale &agrave; la s&ucirc;ret&eacute; nationale, selon l'organisation). Toutes deux participent aux missions de s&eacute;curit&eacute; int&eacute;rieure. Mais leurs cultures, leurs hi&eacute;rarchies et leurs pr&eacute;rogatives se chevauchent.</p>
<p>Cette rivalit&eacute; n'est pas propre au Cameroun. Elle existe dans de nombreux pays o&ugrave; les deux mod&egrave;les cohabitent. Mais au Cameroun, elle a produit des &eacute;pisodes r&eacute;currents. En juin 2025, une vid&eacute;o montrait des gendarmes et des policiers en pleine bagarre de rue, &agrave; un niveau de tension tel que certains observateurs craignaient que les armes ne soient sorties. En janvier 2026, l'affaire Anicet Ekane a expos&eacute; &laquo; une guerre des services &raquo; entre le SED (Secr&eacute;tariat d'&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense) et la gendarmerie, chacun se renvoyant la responsabilit&eacute; d'une mort en d&eacute;tention.</p>
<p>La vid&eacute;o du 27 octobre 2026 n'est donc pas un accident isol&eacute;. Elle est un sympt&ocirc;me. Et le fait qu'elle ait &eacute;t&eacute; film&eacute;e, puis massivement partag&eacute;e, en dit long sur la lassitude d'une partie de la population face &agrave; des corps qui sont cens&eacute;s la prot&eacute;ger.</p>
<h2>Ce que les Camerounais disent dans les commentaires</h2>
<p>Sous les publications qui relaient la vid&eacute;o, les r&eacute;actions se divisent. Certains commentaires condamnent les deux agents. D'autres prennent parti pour l'un ou l'autre. Beaucoup expriment une forme de honte : &laquo; C'est &ccedil;a l'image que nous donnons aux &eacute;trangers qui d&eacute;barquent ? &raquo;</p>
<p>Marthe-C&eacute;cile Micca, une figure de la soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise, a publi&eacute; une analyse d&eacute;taill&eacute;e. Elle ne prend pas parti pour le policier. Elle critique le comportement de la capitaine : ton provocateur, gestes d'intimidation, refus d'emprunter la voie hi&eacute;rarchique alors qu'elle existait. &laquo; &Ecirc;tre dans son droit ne signifie pas avoir tous les droits &raquo;, &eacute;crit-elle.</p>
<p>Le journaliste Pierre Bl&eacute;riot Nyemeck, interrog&eacute; sur Neotempra TV, a une formule qui r&eacute;sume le malaise : &laquo; Exercer l'autorit&eacute;, ce n'est pas la force. &raquo; Il ajoute : &laquo; Pour un responsable de ce niveau-l&agrave;, ce n'est pas comme &ccedil;a que les choses se g&egrave;rent. &raquo;</p>
<h2>Ce qui manque, et pourquoi c'est le vrai probl&egrave;me</h2>
<p>Il manque une enqu&ecirc;te. Il manque un communiqu&eacute;. Il manque une explication officielle sur ce qui s'est pass&eacute;, sur les suites disciplinaires &eacute;ventuelles, sur les r&egrave;gles de stationnement &agrave; l'a&eacute;roport, sur la r&eacute;partition des comp&eacute;tences entre les corps.</p>
<hr>
<p><strong>O&ugrave; s'est d&eacute;roul&eacute;e l'altercation entre la gendarme et le policier ?</strong><br>A l'a&eacute;roport de Douala .</p>
<p><strong>Qui est la gendarme film&eacute;e ?</strong><br>Plusieurs sources l'identifient comme la capitaine Olive Diane Semboung Louba, commandante de la compagnie de gendarmerie de l'a&eacute;roport de Douala. Le lanceur d'alerte N'zui Manto la pr&eacute;sente comme &laquo; Zal Louba Claudia &raquo;, fille du g&eacute;n&eacute;ral Pierre Louba Zal. Aucune confirmation officielle n'a &eacute;t&eacute; publi&eacute;e.</p>
<p><strong>Y a-t-il eu une enqu&ecirc;te ou une sanction ?</strong><br>Aucune information publique n'a &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;e au moment de la publication. Ni la gendarmerie ni la police n'ont publi&eacute; de communiqu&eacute; sur l'incident.</p>
<p><strong>Pourquoi cette vid&eacute;o suscite-t-elle autant de r&eacute;actions ?</strong><br>Parce qu'elle met en sc&egrave;ne deux corps cens&eacute;s collaborer, dans un lieu symbolique (un a&eacute;roport international), et parce qu'elle intervient apr&egrave;s plusieurs autres incidents similaires. Elle cristallise une frustration plus large sur la discipline et l'autorit&eacute; au sein des forces de s&eacute;curit&eacute;.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 28 Oct 2026 16:32:00 +0100</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Colonel Ayissi Nanga Parfait: « Martin Savom a tenté de me faire assassiner» ]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-colonel-ayissi-nanga-parfait-martin-savom-a-tente-de-me-faire-assassiner</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>36e témoin dans le procès de l’assassinat du journaliste Martinez
Zogo, le colonel Ayissi Nanga Parfait a dénoncé, à la barre, des
pressions visant à le dissuad...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Ayissi-Nanga-Parfait141026500.webp" alt="Cameroun - Colonel Ayissi Nanga Parfait: « Martin Savom a tenté de me faire assassiner» " width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>36e t&eacute;moin dans le proc&egrave;s de l&rsquo;assassinat du journaliste Martinez Zogo, le colonel Ayissi Nanga Parfait a d&eacute;nonc&eacute;, &agrave; la barre, des pressions visant &agrave; le dissuader de t&eacute;moigner et une tentative d&rsquo;assassinat pr&eacute;sum&eacute;e &agrave; Ebolowa. Il met en cause Martin Savom et le secr&eacute;taire d&rsquo;&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense (SED), dans des d&eacute;clarations qui restent &agrave; examiner par le tribunal.</p>
<p>Le proc&egrave;s de l&rsquo;affaire <strong>Martinez Zogo</strong> se poursuit avec l&rsquo;audition du colonel <strong>Ayissi Nanga Parfait</strong>. Interrog&eacute; par le minist&egrave;re public, cet officier de gendarmerie, actuellement commandant en second &agrave; Ebolowa, a livr&eacute; un t&eacute;moignage marqu&eacute; par de graves accusations de menaces, de pressions et de tentative d&rsquo;assassinat.</p>
<p>D&egrave;s le d&eacute;but de son interrogatoire principal, le 36e t&eacute;moin a confirm&eacute; &ecirc;tre apte &agrave; t&eacute;moigner, tout en exprimant ses inqui&eacute;tudes quant &agrave; sa s&eacute;curit&eacute;. Il a affirm&eacute; avoir b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de la protection du tribunal apr&egrave;s avoir subi, selon lui, plusieurs actions r&eacute;pressives li&eacute;es &agrave; sa volont&eacute; de d&eacute;poser dans cette affaire.</p>
<p>Le colonel a notamment mis en cause le secr&eacute;taire d&rsquo;&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense, qu&rsquo;il accuse d&rsquo;avoir fait proc&eacute;der &agrave; son arrestation, ainsi que Martin Savom, auquel il attribue une tentative d&rsquo;assassinat pr&eacute;sum&eacute;e dans la nuit du 19 au 20 ao&ucirc;t 2026 &agrave; Ebolowa.</p>
<p><strong>Un rendez-vous nocturne au c&oelig;ur des accusations</strong></p>
<p>Pour &eacute;tayer ses d&eacute;clarations, l&rsquo;officier a relat&eacute; sa rencontre avec un individu pr&eacute;nomm&eacute; Dany, qui se serait pr&eacute;sent&eacute; comme le fils du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique. Selon le t&eacute;moin, cet homme lui aurait propos&eacute; de l&rsquo;aider &agrave; r&eacute;soudre des difficult&eacute;s auxquelles il faisait face depuis trois ans, avant de lui sugg&eacute;rer plusieurs rendez-vous.</p>
<p>Le colonel affirme avoir finalement accept&eacute; une rencontre &agrave; l&rsquo;h&ocirc;tel Bengo, &agrave; Ebolowa, au cours de laquelle il aurait retrouv&eacute; Dany en compagnie d&rsquo;un autre individu. Il dit avoir &eacute;t&eacute; escort&eacute; par des motocyclistes et estime que les cam&eacute;ras de surveillance de la ville pourraient contribuer &agrave; &eacute;tablir le d&eacute;roulement des faits.<br>Au cours de leurs &eacute;changes, la situation de l&rsquo;homme d&rsquo;affaires Jean-Pierre Amougou Belinga aurait &eacute;galement &eacute;t&eacute; &eacute;voqu&eacute;e. Le t&eacute;moin soutient avoir pr&eacute;cis&eacute; qu&rsquo;il ne connaissait pas ce dernier et n&rsquo;entretenait aucun contact avec lui.</p>
<p>Autre &eacute;l&eacute;ment avanc&eacute; &agrave; la barre : le t&eacute;moin affirme que Dany aurait &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; par le Groupement territorial de Yaound&eacute; avant d&rsquo;&ecirc;tre lib&eacute;r&eacute; &agrave; la suite d&rsquo;une intervention qu&rsquo;il attribue au SED. Il dit &eacute;galement l&rsquo;avoir aper&ccedil;u au tribunal aux c&ocirc;t&eacute;s de Martin Savom, invitant la juridiction &agrave; appr&eacute;cier les &eacute;ventuels liens entre ces diff&eacute;rents &eacute;pisodes.</p>
<p><strong>La suite du t&eacute;moignage attendue</strong></p>
<p>Au-del&agrave; de ces accusations, l&rsquo;audition du colonel Ayissi Nanga Parfait soul&egrave;ve la question de la s&eacute;curit&eacute; des t&eacute;moins et des conditions dans lesquelles leurs d&eacute;positions sont recueillies dans le cadre de cette affaire judiciaire.</p>
<p>Les faits d&eacute;nonc&eacute;s par le colonel constituent, &agrave; ce stade, ses d&eacute;clarations devant la juridiction. Leur v&eacute;rification et l&rsquo;&eacute;tablissement d&rsquo;&eacute;ventuelles responsabilit&eacute;s rel&egrave;vent du tribunal.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 28 Oct 2026 08:21:00 +0100</pubDate>
                                    <author>Léandre Ndzié</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - SOAP 2026 : Huawei mise sur la formation pour préparer les talents du numérique]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-soap-2026-huawei-mise-sur-la-formation-pour-preparer-les-talents-du-numerique</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>À Bertoua, du 21 au 23 octobre, l’entreprise a présenté ses
programmes de développement des compétences et ses solutions
technologiques, réaffirmant son engagem...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Huawei_28102026.jpg" alt="Cameroun - SOAP 2026 : Huawei mise sur la formation pour préparer les talents du numérique" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>&Agrave; Bertoua, du 21 au 23 octobre, l&rsquo;entreprise a pr&eacute;sent&eacute; ses programmes de d&eacute;veloppement des comp&eacute;tences et ses solutions technologiques, r&eacute;affirmant son engagement en faveur de l&rsquo;employabilit&eacute; des jeunes Camerounais.</p>
<p>La formation aux m&eacute;tiers du num&eacute;rique et le rapprochement entre universit&eacute;s et entreprises ont &eacute;t&eacute; au c&oelig;ur de la participation de Huawei Cameroun au Salon de l&rsquo;Orientation Acad&eacute;mique et Professionnelle (SOAP) 2026. Organis&eacute; &agrave; Bertoua par le minist&egrave;re de l&rsquo;Enseignement sup&eacute;rieur (MINESUP), du 21 au 23 octobre, sous le haut patronage du Premier ministre, cet &eacute;v&eacute;nement a r&eacute;uni &eacute;l&egrave;ves, &eacute;tudiants, &eacute;tablissements d&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur et entreprises autour des perspectives de formation et d&rsquo;emploi.</p>
<p>Partenaire du gouvernement camerounais dans le d&eacute;veloppement du num&eacute;rique, Huawei a profit&eacute; de cette plateforme pour pr&eacute;senter ses initiatives en mati&egrave;re de transfert de comp&eacute;tences et de formation aux technologies de l&rsquo;information et de la communication (TIC). L&rsquo;objectif : mieux faire conna&icirc;tre aux jeunes les d&eacute;bouch&eacute;s du secteur et les dispositifs leur permettant d&rsquo;acqu&eacute;rir des comp&eacute;tences adapt&eacute;es aux besoins du march&eacute; du travail.</p>
<p>Sur son stand, l&rsquo;entreprise a notamment mis en avant trois programmes : Huawei ICT Academy, Seeds for the Future et Huawei ICT Competition. Ces initiatives visent &agrave; renforcer les connaissances techniques des jeunes, &agrave; d&eacute;velopper leurs aptitudes et &agrave; faciliter leur pr&eacute;paration aux exigences de l&rsquo;&eacute;cosyst&egrave;me num&eacute;rique.<br>Huawei n&rsquo;est pas seulement une entreprise qui fournit des solutions et des infrastructures dans le domaine des t&eacute;l&eacute;communications. Elle investit &eacute;galement dans la formation et le transfert des comp&eacute;tences au profit de la jeunesse camerounaise en proposant depuis 2016 les programmes de formation et de transfert de comp&eacute;tences &agrave; ses &eacute;tablissements partenaires.</p>
<p><strong>Des solutions technologiques au service du d&eacute;veloppement</strong></p>
<p>Au-del&agrave; de la formation, les visiteurs ont pu d&eacute;couvrir des solutions illustrant les applications concr&egrave;tes de l&rsquo;innovation technologique. Huawei a notamment pr&eacute;sent&eacute; Smart Classroom, qui favorise l&rsquo;int&eacute;gration du num&eacute;rique dans les pratiques d&rsquo;enseignement et d&rsquo;apprentissage, ainsi que Fusion Solar, une solution combinant &eacute;nergie solaire et technologies num&eacute;riques pour contribuer &agrave; l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; une &eacute;lectricit&eacute; plus propre et durable.</p>
<p><img src="/storage/photos/shares/Cameroun3/Huawei_Middle.jfif" alt="" width="518" height="386"><br>La participation de l&rsquo;entreprise a suscit&eacute; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des &eacute;l&egrave;ves et des &eacute;tudiants venus s&rsquo;informer sur les m&eacute;tiers du num&eacute;rique. &laquo; On connaissait Huawei seulement pour ses appareils &eacute;lectroniques. Aujourd&rsquo;hui, je sais, par exemple, que Huawei investit &eacute;galement dans la formation des talents camerounais et africains &raquo;, a confi&eacute; Virginie Medoung, &eacute;l&egrave;ve et participante au salon. Elle a exprim&eacute; le souhait de pouvoir prendre part &agrave; l&rsquo;un des programmes pr&eacute;sent&eacute;s.</p>
<p><strong>Les autorit&eacute;s saluent l&rsquo;engagement de Huawei</strong></p>
<p>La pr&eacute;sence de Huawei a &eacute;galement &eacute;t&eacute; marqu&eacute;e par la visite de Gr&eacute;goire Mvongo, Gouverneur de la r&eacute;gion de l&rsquo;Est et repr&eacute;sentant personnel du Ministre d&rsquo;&Eacute;tat, Ministre de l&rsquo;Enseignement Sup&eacute;rieur, le Pr Jacques Fame Ndongo qui n&rsquo;a pas manqu&eacute; de remercier Huawei pour la participation &agrave; ce salon qui est une grande vitrine pour l&rsquo;avenir de la jeunesse camerounaise dans le domaine de l&rsquo;entrepreneuriat. Les repr&eacute;sentants de l&rsquo;entreprise lui ont pr&eacute;sent&eacute; leurs diff&eacute;rents dispositifs de formation et de d&eacute;veloppement des comp&eacute;tences.</p>
<p>Le gouverneur a encourag&eacute; les jeunes &agrave; profiter des opportunit&eacute;s offertes par le salon, notamment en &eacute;changeant avec les responsables des universit&eacute;s, des grandes &eacute;coles et les sp&eacute;cialistes de l&rsquo;orientation acad&eacute;mique et professionnelle.<br>Lors de la c&eacute;r&eacute;monie de cl&ocirc;ture, le Dr Wanah Litumbe Theresia Ndoko, Directrice de l&rsquo;Assistance et des &OElig;uvres Universitaires au MINESUP, a &eacute;galement salu&eacute; la participation de Huawei en qualit&eacute; de sponsor Gold de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement.&nbsp;</p>
<p>&Agrave; travers cette participation au SOAP 2026, Huawei Cameroun entend ainsi consolider ses relations avec les institutions acad&eacute;miques et les partenaires publics et priv&eacute;s. Un engagement qui place la formation et le transfert de comp&eacute;tences au centre de sa contribution au d&eacute;veloppement de l&rsquo;&eacute;cosyst&egrave;me num&eacute;rique national, avec l&rsquo;ambition de pr&eacute;parer une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration de talents capables d&rsquo;accompagner la transformation num&eacute;rique du Cameroun.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 28 Oct 2026 06:31:00 +0100</pubDate>
                                    <author>Léandre Ndzié</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Huawei_28102026.jpg" type="image/jpeg" length="4979" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Martinez Zogo : « torturé dans la Prado », dit le colonel]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-martinez-zogo-torture-dans-la-prado-dit-le-colonel</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Martinez Zogo a été torturé dans une Prado, selon un colonel.
Excréments, huile usée, poudre blanche : ce que le véhicule
révèle au tribunal. (151 caractères)...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Martinez-Zogo201123500.jpg" alt="Cameroun - Martinez Zogo : « torturé dans la Prado », dit le colonel" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Martinez Zogo a &eacute;t&eacute; tortur&eacute; dans une Prado, selon un colonel. Excr&eacute;ments, huile us&eacute;e, poudre blanche : ce que le v&eacute;hicule r&eacute;v&egrave;le au tribunal. (151 caract&egrave;res)</p>
<p>Le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga a affirm&eacute;, le 27 octobre 2026 devant le tribunal militaire de Yaound&eacute;, que Martinez Zogo a &eacute;t&eacute; tortur&eacute; dans la Toyota Prado pr&eacute;sum&eacute;e avoir servi &agrave; son enl&egrave;vement en janvier 2023. L'officier enqu&ecirc;teur a d&eacute;crit l'int&eacute;rieur du v&eacute;hicule : une forte odeur d'excr&eacute;ments humains, de l'huile de moteur us&eacute;e, une fine couche de poudre blanche.</p>
<p>Trois odeurs. Une tentative d'effacement. Et une phrase, prononc&eacute;e &agrave; la barre : &laquo; Martinez Zogo a &eacute;t&eacute; tortur&eacute; dans le Prado. &raquo;</p>
<p>L'audience a dur&eacute;. Elle a &eacute;t&eacute; marqu&eacute;e par des r&eacute;v&eacute;lations sur les alertes pr&eacute;coces envoy&eacute;es au secr&eacute;taire d'&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense, sur les instructions d'attente li&eacute;es &agrave; la DGRE, et par un incident en pleine salle entre le t&eacute;moin et l'un des accus&eacute;s.</p>
<h2>Martinez Zogo : &laquo; tortur&eacute; dans la Prado &raquo;, le r&eacute;cit du colonel Ayissi Nanga</h2>
<p>Martinez Zogo, directeur de la radio Amplitude FM, a &eacute;t&eacute; enlev&eacute; le 17 janvier 2023 devant un poste de gendarmerie &agrave; Yaound&eacute;. Son corps a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; cinq jours plus tard, le 22 janvier, dans un terrain vague &agrave; Soa, en p&eacute;riph&eacute;rie de la capitale. L'autopsie et les constats de Human Rights Watch ont document&eacute; des traces de torture : pied bris&eacute;, doigts sectionn&eacute;s, traces de chocs &eacute;lectriques.</p>
<p>Le proc&egrave;s s'est ouvert en 2024 devant le tribunal militaire de Yaound&eacute;. Dix-sept accus&eacute;s comparaissent, parmi lesquels l'ancien patron de la DGRE, L&eacute;opold Maxime Eko Eko, l'ancien directeur des op&eacute;rations Justin Danwe, et l'homme d'affaires Jean-Pierre Amougou Belinga. Martin St&eacute;phane Savom, ancien maire de Bibey, figure &eacute;galement parmi les accus&eacute;s.</p>
<p>Le 27 octobre 2026, le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga, 36e t&eacute;moin du minist&egrave;re public, a livr&eacute; une d&eacute;position centr&eacute;e sur un objet : la Toyota Prado pr&eacute;sum&eacute;e avoir servi &agrave; l'enl&egrave;vement du journaliste.</p>
<h2>Ce que les enqu&ecirc;teurs ont trouv&eacute; dans la Prado</h2>
<p>L'inspection du v&eacute;hicule a r&eacute;v&eacute;l&eacute; trois &eacute;l&eacute;ments. Une forte odeur d'excr&eacute;ments humains. De l'huile de moteur us&eacute;e. Une fine couche de poudre blanche &agrave; l'int&eacute;rieur de l'habitacle.</p>
<p>Ces traces, selon l'officier, traduisent une tentative manifeste d'effacement de preuves apr&egrave;s les violences exerc&eacute;es. L'huile et la poudre blanche peuvent &ecirc;tre utilis&eacute;es pour nettoyer, d&eacute;sodoriser, masquer. L'odeur, elle, reste.</p>
<p>&laquo; Martinez Zogo a &eacute;t&eacute; tortur&eacute; dans le Prado &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; le lieutenant-colonel Ayissi Nanga devant la cour.</p>
<p>La phrase est courte. Elle localise le supplice. Elle d&eacute;signe un espace. Elle transforme un v&eacute;hicule en sc&egrave;ne de crime.</p>
<h2>L'hypoth&egrave;se du corps r&eacute;achemin&eacute;</h2>
<p>L'officier a avanc&eacute; une hypoth&egrave;se sur le d&eacute;roulement des faits cons&eacute;cutifs aux s&eacute;vices. Selon lui, le corps de la victime aurait pu &ecirc;tre r&eacute;achemin&eacute; vers Yaound&eacute; avant d'&ecirc;tre remis &agrave; d'autres ex&eacute;cutants ou &agrave; un second commando.</p>
<p>Le conditionnel est important. Il ne s'agit pas d'une affirmation, mais d'une reconstruction. Le tribunal n'a pas confirm&eacute; cette hypoth&egrave;se &agrave; ce stade.</p>
<p>Elle soul&egrave;ve une question : si le corps a &eacute;t&eacute; d&eacute;plac&eacute;, qui l'a d&eacute;plac&eacute; ? Et dans quel but ? Le terrain vague de Soa, o&ugrave; le corps a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute;, n'est pas n&eacute;cessairement le lieu du crime. Il pourrait n'&ecirc;tre que le lieu du d&eacute;p&ocirc;t.</p>
<h2>Les alertes pr&eacute;coces et les instructions d'attente</h2>
<p>La d&eacute;position a mis en lumi&egrave;re un autre point. L'existence pr&eacute;coce de preuves mat&eacute;rielles et d'alertes sur les membres pr&eacute;sum&eacute;s du commando.</p>
<p>Le lieutenant-colonel Ayissi Nanga affirme avoir partag&eacute; tr&egrave;s t&ocirc;t ces &eacute;l&eacute;ments avec le secr&eacute;taire d'&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense, conjointement avec l'adjudant-chef Ngambi. Il s'appuyait notamment sur des captations de communications impliquant le colonel Justin Danwe.</p>
<p>Malgr&eacute; la possession de photographies et de num&eacute;ros de t&eacute;l&eacute;phone cibl&eacute;s, les demandes d'interpellation imm&eacute;diate se sont heurt&eacute;es &agrave; des instructions d'attente. Motif invoqu&eacute; : la sensibilit&eacute; de la Direction g&eacute;n&eacute;rale de la Recherche ext&eacute;rieure (DGRE).</p>
<p>Ce point est central. Il ne dit pas que la DGRE a commandit&eacute; l'assassinat. Il dit que la DGRE a &eacute;t&eacute; prot&eacute;g&eacute;e d'une interpellation imm&eacute;diate. La nuance est juridiquement d&eacute;cisive.</p>
<h2>Les t&eacute;l&eacute;phones de Martinez Zogo</h2>
<p>La conduite des examens techniques sur les effets personnels de la victime a &eacute;galement &eacute;t&eacute; abord&eacute;e. Le lieutenant-colonel Dieudonn&eacute; Bialo, chef du service central des recherches judiciaires de la gendarmerie, a d&eacute;clar&eacute; qu'un seul des deux t&eacute;l&eacute;phones du journaliste avait pu &ecirc;tre analys&eacute;, sans r&eacute;sultat probant. Le second &eacute;tait alors aux mains des services de police.</p>
<p>Une question simple se pose. O&ugrave; est ce second t&eacute;l&eacute;phone aujourd'hui ? A-t-il &eacute;t&eacute; analys&eacute; depuis ? La d&eacute;position ne le pr&eacute;cise pas. Nous n'avons pas pu obtenir cette information avant publication.</p>
<h2>L'incident en pleine audience</h2>
<p>L'audience a &eacute;t&eacute; marqu&eacute;e par une vive tension lors du contre-interrogatoire men&eacute; par Me F&eacute;licit&eacute; Zeifman, conseil de la d&eacute;fense. Apr&egrave;s des &eacute;changes sur les conditions de s&eacute;curit&eacute; et le mode de d&eacute;placement du t&eacute;moin, le lieutenant-colonel Ayissi Nanga a publiquement accus&eacute; l'un des mis en cause, M. Savom, d'avoir transmis un livre contenant une enveloppe au conseil de la d&eacute;fense.</p>
<p>L'incident a provoqu&eacute; un vif &eacute;change en pleine s&eacute;ance. Le contenu de l'enveloppe n'a pas &eacute;t&eacute; pr&eacute;cis&eacute; &agrave; la barre.&nbsp;</p>
<h2>Ce que cette journ&eacute;e change au proc&egrave;s</h2>
<p>Trois apports. Un lieu : la Prado comme sc&egrave;ne de torture. Une chronologie : des alertes pr&eacute;coces, des instructions d'attente, des interpellations retard&eacute;es. Un incident : un &eacute;change en pleine audience entre le t&eacute;moin et la d&eacute;fense.</p>
<p>Ces &eacute;l&eacute;ments ne condamnent personne. Ils documentent une m&eacute;canique. Celle d'une enqu&ecirc;te qui disposait d'&eacute;l&eacute;ments t&ocirc;t, et qui n'a pas pu ou pas voulu agir imm&eacute;diatement.</p>
<p>La question qui reste, et qui traverse tout le proc&egrave;s depuis son ouverture : qui a donn&eacute; les instructions d'attente ? Et pourquoi ?</p>
<p>L'audience reprend. Le tribunal militaire de Yaound&eacute; n'a pas fini d'entendre le 36e t&eacute;moin.</p>
<hr>
<p><strong>Martinez Zogo a-t-il &eacute;t&eacute; tortur&eacute; dans la Prado ?</strong><br>Le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga l'a affirm&eacute; devant le tribunal militaire de Yaound&eacute; le 27 octobre 2026. Il a d&eacute;crit la pr&eacute;sence d'excr&eacute;ments humains, d'huile de moteur us&eacute;e et de poudre blanche dans l'habitacle. Le tribunal n'a pas encore statu&eacute; sur cette affirmation.</p>
<p><strong>Pourquoi la DGRE est-elle mentionn&eacute;e dans cette affaire ?</strong><br>Selon la d&eacute;position, les demandes d'interpellation imm&eacute;diate de suspects ont &eacute;t&eacute; frein&eacute;es par des instructions d'attente motiv&eacute;es par la sensibilit&eacute; de la DGRE. Cela ne signifie pas que la DGRE a commandit&eacute; l'assassinat, mais que ses agents n'ont pas &eacute;t&eacute; interpell&eacute;s imm&eacute;diatement.</p>
<p><strong>Qu'est-il arriv&eacute; aux t&eacute;l&eacute;phones de Martinez Zogo ?</strong><br>Selon le lieutenant-colonel Dieudonn&eacute; Bialo, un seul des deux t&eacute;l&eacute;phones du journaliste a pu &ecirc;tre analys&eacute;, sans r&eacute;sultat probant. Le second &eacute;tait alors aux mains des services de police. Son sort actuel n'a pas &eacute;t&eacute; pr&eacute;cis&eacute; &agrave; l'audience.</p>
<p><strong>Qui est Parfait Ayissi Nanga ?</strong><br>Un officier sup&eacute;rieur de la gendarmerie camerounaise, 36e t&eacute;moin du minist&egrave;re public dans le proc&egrave;s Martinez Zogo. Il a &eacute;t&eacute; membre de la commission mixte d'enqu&ecirc;te sur l'assassinat du journaliste avant d'en &ecirc;tre &eacute;cart&eacute;, selon ses d&eacute;clarations.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 27 Oct 2026 18:09:00 +0100</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun : quand les corrompus doivent se contrôler eux-mêmes]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-quand-les-corrompus-doivent-se-controler-eux-memes</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Au Cameroun, la fortune des chefs de la police et de la gendarmerie
reste opaque. Déclaration de patrimoine jamais appliquée, scandales
à répétition.  

Au Came...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/Corruption271026500.webp" alt="Cameroun : quand les corrompus doivent se contrôler eux-mêmes" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Au Cameroun, la fortune des chefs de la police et de la gendarmerie reste opaque. D&eacute;claration de patrimoine jamais appliqu&eacute;e, scandales &agrave; r&eacute;p&eacute;tition. &nbsp;</p>
<p>Au Cameroun, la loi oblige les hauts responsables &agrave; d&eacute;clarer leur patrimoine depuis 2006. Aucun n'a jamais rendu public le sien. Le Premier ministre, les ministres, les g&eacute;n&eacute;raux, les directeurs g&eacute;n&eacute;raux. Tous sont concern&eacute;s. Aucun ne s'est ex&eacute;cut&eacute;.</p>
<p>Dans ce vide, une question circule dans les r&eacute;dactions, les ONG et les couloirs des tribunaux : comment les chefs de la police et de la gendarmerie pourraient-ils lutter contre la corruption quand leur propre situation financi&egrave;re &eacute;chappe &agrave; tout contr&ocirc;le ? La r&eacute;ponse, &agrave; Yaound&eacute;, tient en une phrase. Elle n'est pas flatteuse.</p>
<p>Le Cameroun a une loi sur la d&eacute;claration de patrimoine. Elle date de 2006. L'article 66 de la Constitution, lui, est encore plus ancien. Il oblige &laquo; les fonctionnaires et les responsables politiques &raquo; &agrave; d&eacute;clarer leurs biens &agrave; l'entr&eacute;e et &agrave; la sortie de leurs fonctions.</p>
<p>Trente ans plus tard, le constat est simple. Aucune d&eacute;claration n'a jamais &eacute;t&eacute; rendue publique. La Commission charg&eacute;e de recevoir ces d&eacute;clarations n'a jamais &eacute;t&eacute; nomm&eacute;e. Les textes d'application n'ont jamais &eacute;t&eacute; promulgu&eacute;s.</p>
<p>Dans le m&ecirc;me temps, les scandales financiers impliquant les hauts responsables de la police et de la gendarmerie se succ&egrave;dent. Le dernier en date, r&eacute;v&eacute;l&eacute; en octobre 2026, porte sur un d&eacute;tournement pr&eacute;sum&eacute; de carburant au sein de la D&eacute;l&eacute;gation g&eacute;n&eacute;rale &agrave; la s&ucirc;ret&eacute; nationale (DGSN). Une cinquantaine de policiers ont &eacute;t&eacute; interpell&eacute;s. Les enqu&ecirc;teurs du Tribunal criminel sp&eacute;cial (TCS) remontent la cha&icirc;ne.</p>
<p>La question m&eacute;rite d'&ecirc;tre pos&eacute;e sans d&eacute;tour. Si les chefs de la police et de la gendarmerie disposent de fortunes dont l'origine n'est jamais v&eacute;rifi&eacute;e, comment peuvent-ils &ecirc;tre les artisans cr&eacute;dibles de la lutte anti-corruption dans leurs propres institutions ?</p>
<h2>Le patrimoine des chefs, ce trou noir</h2>
<p>Le Cameroun dispose d'un organisme cens&eacute; contr&ocirc;ler la probit&eacute; des agents publics. La Commission nationale anti-corruption (CONAC). Elle re&ccedil;oit des d&eacute;nonciations. En 2021, elle en a enregistr&eacute; 6 705. Elle transmet des dossiers &agrave; la justice. Elle a initi&eacute; huit proc&eacute;dures en 2019.</p>
<p>Mais la CONAC ne dispose pas d'un pouvoir d'enqu&ecirc;te autonome. Elle ne peut pas poursuivre. Elle signale. Et sur la d&eacute;claration de patrimoine, elle n'a pas de prise. La loi de 2006 pr&eacute;voit une Commission nationale de d&eacute;claration de patrimoine. Elle n'a jamais vu le jour.</p>
<p>R&eacute;sultat : la fortune des g&eacute;n&eacute;raux, des commissaires divisionnaires et des secr&eacute;taires d'&Eacute;tat charg&eacute;s de la s&eacute;curit&eacute; n'est connue que par ce que les journalistes en r&eacute;v&egrave;lent. Ou par ce que les enqu&ecirc;tes judiciaires mettent au jour.</p>
<h2>Mbarga Nguele et le scandale des 40 milliards</h2>
<p>Martin Mbarga Nguele dirige la police camerounaise depuis septembre 2010. Son nom est au c&oelig;ur de l'affaire qui secoue la DGSN depuis octobre 2026.</p>
<p>Selon les d&eacute;positions de policiers interrog&eacute;s au Groupement sp&eacute;cial d'op&eacute;rations (GSO) &agrave; Yaound&eacute;, un tribut trimestriel d'un milliard de FCFA lui &eacute;tait revers&eacute;. Le carburant destin&eacute; aux missions de police &eacute;tait d&eacute;tourn&eacute;, stock&eacute; dans son ranch de Nkoteng, puis r&eacute;inject&eacute; dans le circuit commercial via des stations-services complices.</p>
<p>Le pr&eacute;judice est estim&eacute; &agrave; plus de 40 milliards de FCFA sur dix ans. Une quarantaine de policiers sont sous les verrous. L'enqu&ecirc;te du TCS &laquo; pourrait remonter jusqu'au sommet &raquo;, &eacute;crivait Jeune Afrique en octobre 2026.</p>
<p>Le m&ecirc;me Mbarga Nguele est mis en cause dans un autre dossier. Celui des march&eacute;s de construction d'h&ocirc;tels de police dans le cadre du Plan d'urgence triennal (PLANUT) de 2014. Cinq h&ocirc;tels de police ont &eacute;t&eacute; attribu&eacute;s au d&eacute;partement du Nyong-et-So'o, dont quatre &agrave; Mbalmayo et un &agrave; Nkolmetet, le village natal du DGSN. Les contrats ont &eacute;t&eacute; confi&eacute;s &agrave; St&eacute;phane Dissack, pr&eacute;sent&eacute; comme son petit-fils, cadre &agrave; la CSPH et sans exp&eacute;rience connue dans le BTP. En 2026, les b&acirc;timents ne sont toujours pas r&eacute;ceptionn&eacute;s. Le budget, lui, a &eacute;t&eacute; consomm&eacute;.</p>
<p>Un policier anonyme, dans un texte largement relay&eacute;, r&eacute;clame l'arrestation du couple Mbarga Nguele. Il &eacute;voque &laquo; un parc priv&eacute; de 35 v&eacute;hicules &raquo; et un complexe h&ocirc;telier, &laquo; Sanaga Beach &raquo;, &agrave; Nkoteng.</p>
<p>Ces accusations n'ont pas encore &eacute;t&eacute; jug&eacute;es. Martin Mbarga Nguele n'a pas &eacute;t&eacute; condamn&eacute;. Il n'a pas non plus &eacute;t&eacute; entendu publiquement sur ces faits &agrave; ce jour. Nous n'avons pas pu obtenir de r&eacute;action de la DGSN avant publication.</p>
<h2>Galax Etoga, l'homme qui ne parle pas de sa fortune</h2>
<p>Galax Yves Landry Etoga est secr&eacute;taire d'&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense charg&eacute; de la gendarmerie. N&eacute; en 1975 &agrave; Douala, fils d'un haut grad&eacute; de l'arm&eacute;e, ancien diplomate, il est d&eacute;crit par Jeune Afrique comme &laquo; l'un des hommes les plus redout&eacute;s de Yaound&eacute; &raquo;.</p>
<p>Sur sa fortune personnelle, rien. Aucune d&eacute;claration publique. Aucune enqu&ecirc;te judiciaire connue &agrave; ce jour. Aucune r&eacute;v&eacute;lation de biens mal acquis. Son nom est cit&eacute; dans l'affaire Martinez Zogo, o&ugrave; il a dirig&eacute; l'enqu&ecirc;te, et dans le t&eacute;moignage du lieutenant-colonel Ayissi Nanga, qui l'accuse de pressions. Mais sur le patrimoine, le silence est total.</p>
<h2>La loi de 2006, ce d&eacute;cor</h2>
<p>Le Cameroun a ratifi&eacute; la Convention des Nations unies contre la corruption. Il a adopt&eacute; une loi sur la d&eacute;claration de patrimoine. Il a cr&eacute;&eacute; une Commission nationale anti-corruption. Sur le papier, l'arsenal existe.</p>
<p>Dans les faits, l'article 66 de la Constitution &laquo; n'a jamais &eacute;t&eacute; mis en &oelig;uvre &raquo;, constate le d&eacute;partement d'&Eacute;tat am&eacute;ricain dans son rapport de 2025. Les textes d'application de la loi de 2006 n'ont jamais &eacute;t&eacute; promulgu&eacute;s. La Commission pr&eacute;vue par la loi n'a jamais &eacute;t&eacute; nomm&eacute;e.</p>
<p>Un politologue camerounais, Moussa Njoya, le rappelle : l'application de la loi est conditionn&eacute;e par la prise de d&eacute;crets pr&eacute;sidentiels. &laquo; Ce qui n'est pas encore fait &raquo;, dit-il.</p>
<p>Tant que ces d&eacute;crets ne sont pas sign&eacute;s, la d&eacute;claration de patrimoine reste une th&eacute;orie. Un haut responsable peut s'enrichir sans jamais avoir &agrave; rendre de comptes. Et un chef de la police peut enqu&ecirc;ter sur la corruption des autres sans que personne ne regarde la sienne.</p>
<h2>Ce qu'ils pourraient faire, et pourquoi ils ne le font pas</h2>
<p>Un chef de la police ou de la gendarmerie qui voudrait lutter contre la corruption dans ses rangs dispose de plusieurs leviers. Il peut ordonner des audits internes. Il peut saisir la justice. Il peut encourager les d&eacute;nonciations. Il peut, surtout, commencer par lui-m&ecirc;me : rendre publique sa d&eacute;claration de patrimoine.</p>
<p>Aucun ne l'a fait. Ni Mbarga Nguele. Ni Etoga. Ni leurs pr&eacute;d&eacute;cesseurs.</p>
<p>La raison est structurelle. Un responsable qui rendrait publique sa fortune s'exposerait &agrave; des v&eacute;rifications. Des v&eacute;rifications qui pourraient remonter &agrave; des pratiques que son institution prot&egrave;ge. La corruption au sommet n'est pas un accident. C'est un syst&egrave;me. Et ceux qui en b&eacute;n&eacute;ficient sont les m&ecirc;mes qui sont cens&eacute;s le combattre.</p>
<p>Le proc&egrave;s du scandale du carburant suit son cours devant le TCS. Une cinquantaine de policiers sont sous les verrous. La question est de savoir jusqu'o&ugrave; l'enqu&ecirc;te ira. Si elle s'arr&ecirc;te aux lampistes, le message sera clair : au sommet, on ne touche pas.</p>
<p>Le Cameroun peut r&eacute;former. Il a les textes. Il lui manque les d&eacute;crets. Il lui manque une Commission de d&eacute;claration de patrimoine ind&eacute;pendante. Il lui manque une CONAC dot&eacute;e de pouvoirs de poursuite. Il lui manque, surtout, la volont&eacute; politique de regarder la fortune de ceux qui d&eacute;tiennent le monopole de la force.</p>
<p>Tant que ces pi&egrave;ces manqueront, la question pos&eacute;e dans cet article restera sans r&eacute;ponse. Non pas parce qu'elle est complexe. Parce qu'elle d&eacute;range.</p>
<hr>
<p><strong>Les hauts responsables camerounais doivent-ils d&eacute;clarer leur patrimoine ?</strong><br>Oui. L'article 66 de la Constitution et la loi de 2006 l'exigent. Mais les d&eacute;crets d'application n'ont jamais &eacute;t&eacute; sign&eacute;s et la Commission charg&eacute;e de recevoir les d&eacute;clarations n'a jamais &eacute;t&eacute; nomm&eacute;e. Aucune d&eacute;claration n'a jamais &eacute;t&eacute; rendue publique.</p>
<p><strong>Martin Mbarga Nguele est-il condamn&eacute; dans le scandale du carburant ?</strong><br>Non. Une cinquantaine de policiers ont &eacute;t&eacute; interpell&eacute;s et le TCS enqu&ecirc;te. Martin Mbarga Nguele est mis en cause par des d&eacute;positions de policiers, mais n'a pas &eacute;t&eacute; jug&eacute; ni condamn&eacute; &agrave; ce stade. La pr&eacute;somption d'innocence s'applique.</p>
<p><strong>La CONAC peut-elle poursuivre les responsables corrompus ?</strong><br>Non. La CONAC re&ccedil;oit des d&eacute;nonciations et transmet des dossiers &agrave; la justice. Elle n'a pas de pouvoir d'enqu&ecirc;te autonome ni de pouvoir de poursuite. Des organisations internationales recommandent de lui accorder ces pouvoirs.</p>
<p><strong>Un chef de la police peut-il s'auto-contr&ocirc;ler ?</strong><br>En th&eacute;orie, oui. En pratique, aucun m&eacute;canisme ne l'y oblige. La d&eacute;claration de patrimoine n'est pas appliqu&eacute;e, la Commission n'existe pas, et les audits internes ne sont pas publics. Le contr&ocirc;le des chefs de la police et de la gendarmerie &eacute;chappe &agrave; tout regard ext&eacute;rieur.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 27 Oct 2026 13:44:00 +0100</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                <title><![CDATA[Cameroun - Atanga Nji serre la vis aux mototaxis et taxis]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-atanga-nji-serre-la-vis-aux-mototaxis-et-taxis</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Atanga Nji interdit la vente de motos sans plaque et impose le badge
aux taxis de Yaoundé. Ce qui change pour les mototaxis et la
sécurité dans le Centre. 

Pau...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Taxi081026500.webp" alt="Cameroun - Atanga Nji serre la vis aux mototaxis et taxis" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Atanga Nji interdit la vente de motos sans plaque et impose le badge aux taxis de Yaound&eacute;. Ce qui change pour les mototaxis et la s&eacute;curit&eacute; dans le Centre.&nbsp;</p>
<p>Paul Atanga Nji a annonc&eacute;, le 26 octobre 2026 &agrave; Yaound&eacute;, l'interdiction de vendre une moto sans plaque d'immatriculation et l'obligation pour les taxis de ville d'afficher leur badge. La mesure a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;e &agrave; l'issue d'une r&eacute;union d'&eacute;valuation s&eacute;curitaire tenue &agrave; l'h&ocirc;tel de ville, en pr&eacute;sence du gouverneur du Centre, Naseri Paul B&eacute;a, du maire de Yaound&eacute;, des pr&eacute;fets des dix d&eacute;partements de la r&eacute;gion et des sous-pr&eacute;fets des sept arrondissements du Mfoundi.</p>
<p>Derri&egrave;re l'annonce, un constat que le ministre n'a pas cach&eacute; : la criminalit&eacute; monte dans le Centre. F&eacute;minicides, agressions, trafic de stup&eacute;fiants. Et dans ce d&eacute;cor, les mototaxis sont devenus un angle mort. Pas tous. Mais assez pour que l'&Eacute;tat d&eacute;cide de reprendre la main sur l'identification des engins et de ceux qui les conduisent.</p>
<p>Yaound&eacute; compte des dizaines de milliers de mototaxis. Ils circulent dans les quartiers p&eacute;riph&eacute;riques, descendent les pentes de Mvog-Ada, remontent vers Nkolbisson, desservent les zones o&ugrave; les taxis ne vont plus. Leur souplesse est une n&eacute;cessit&eacute;. Leur anonymat est un probl&egrave;me.</p>
<p>Depuis 2023, le gouvernement a engag&eacute; un processus d'immatriculation des motocycles. Les r&eacute;sultats sont partiels. Des motos circulent encore sans plaque, ou avec des plaques retir&eacute;es, maquill&eacute;es, &eacute;chang&eacute;es. Ce sont ces engins que les autorit&eacute;s veulent rendre tra&ccedil;ables.</p>
<p>Le 26 octobre 2026, &agrave; l'h&ocirc;tel de ville de Yaound&eacute;, Paul Atanga Nji a r&eacute;uni les autorit&eacute;s administratives du Centre. Le gouverneur Naseri Paul B&eacute;a. Le maire de Yaound&eacute;. Les pr&eacute;fets des dix d&eacute;partements. Les sous-pr&eacute;fets des sept arrondissements du Mfoundi. Et les responsables des forces de d&eacute;fense et de s&eacute;curit&eacute;.</p>
<p>La r&eacute;union n'&eacute;tait pas une r&eacute;union de routine. Elle faisait suite &agrave; plusieurs faits divers qui ont marqu&eacute; la r&eacute;gion ces derni&egrave;res semaines. Le ministre a cit&eacute; la hausse de la criminalit&eacute;. Les f&eacute;minicides. Les agressions. Le trafic de stup&eacute;fiants.</p>
<h2>Ce qu'Atanga Nji a annonc&eacute; pour les mototaxis</h2>
<p>La mesure principale est simple. La vente d'une moto sans plaque d'immatriculation est d&eacute;sormais interdite. Le ministre a &eacute;galement demand&eacute; l'intensification du processus d'immatriculation engag&eacute; depuis 2023.</p>
<p>Sur le terrain, cela signifie quoi ? Un vendeur qui c&egrave;de une moto sans plaque s'expose &agrave; des sanctions. Un conducteur qui circule sans plaque devient une cible prioritaire des contr&ocirc;les. Les autorit&eacute;s veulent pouvoir relier un engin &agrave; un propri&eacute;taire, un propri&eacute;taire &agrave; un conducteur, un conducteur &agrave; un trajet.</p>
<p>Le Mfoundi, d&eacute;partement qui abrite la capitale politique et plusieurs institutions r&eacute;publicaines, est au centre du dispositif. C'est l&agrave; que les contr&ocirc;les devraient &ecirc;tre les plus visibles. C'est l&agrave; aussi que les mototaxis sont les plus nombreux, notamment autour des march&eacute;s de Mokolo, de Mfoundi, et des axes qui m&egrave;nent vers le quartier administratif.</p>
<h2>Les taxis de ville somm&eacute;s d'afficher leur badge</h2>
<p>Pour les taxis, la r&egrave;gle n'est pas nouvelle. Elle est connue. Elle vient du maire de Yaound&eacute;. Chaque taxi de ville doit afficher son badge. Ce badge permet d'identifier le v&eacute;hicule, son propri&eacute;taire, et le conducteur autoris&eacute;.</p>
<p>Sur le terrain, l'obligation est appliqu&eacute;e de mani&egrave;re in&eacute;gale. Des taxis circulent sans badge visible. D'autres en ont un, mais illisible, ou p&eacute;rim&eacute;. Le ministre a demand&eacute; que l'obligation soit respect&eacute;e. Sans pr&eacute;ciser le calendrier exact des contr&ocirc;les, ni le montant des sanctions pr&eacute;vues.</p>
<p>Interrog&eacute; sur les modalit&eacute;s pratiques, le cabinet du ministre n'avait pas publi&eacute; de communiqu&eacute; d&eacute;taill&eacute; au moment d'&eacute;crire ces lignes. Nous avons tent&eacute; de joindre la d&eacute;l&eacute;gation r&eacute;gionale du minist&egrave;re de l'Administration territoriale pour le Centre. Sans succ&egrave;s &agrave; l'heure de publication.</p>
<h2>F&eacute;minicides et criminalit&eacute; : le constat du ministre</h2>
<p>Le ministre n'a pas &eacute;lud&eacute; les faits. La criminalit&eacute; augmente dans la r&eacute;gion du Centre. Les f&eacute;minicides aussi. Les agressions. Le trafic de stup&eacute;fiants.</p>
<p>Il a salu&eacute; les op&eacute;rations men&eacute;es par les forces de maintien de l'ordre contre les personnes soup&ccedil;onn&eacute;es d'activit&eacute;s criminelles. Il a annonc&eacute; une intensification de leur traque sous la coordination des autorit&eacute;s administratives.</p>
<p>Il a aussi appel&eacute; les populations &agrave; collaborer. Un appel classique. Mais dans un contexte o&ugrave; la d&eacute;fiance envers les forces de l'ordre reste forte dans plusieurs quartiers de Yaound&eacute;, l'appel ne suffit pas. Il faudra des r&eacute;sultats visibles. Des interpellations. Des condamnations. Des quartiers qui respirent.</p>
<p>Sur les f&eacute;minicides, le ministre n'a pas annonc&eacute; de dispositif sp&eacute;cifique. Aucun chiffre officiel n'a &eacute;t&eacute; communiqu&eacute; &agrave; l'issue de la r&eacute;union sur le nombre de cas recens&eacute;s dans le Centre en 2026. Une source au sein de la d&eacute;l&eacute;gation r&eacute;gionale, qui a requis l'anonymat, &eacute;voque &laquo; une tendance &agrave; la hausse &raquo; sans donner de chiffres. Nous n'avons pas pu v&eacute;rifier cette information de mani&egrave;re ind&eacute;pendante.</p>
<h2>Ce que ces mesures changent vraiment</h2>
<p>L'interdiction de vendre une moto sans plaque est une mesure de tra&ccedil;abilit&eacute;. Elle vise les vendeurs, pas seulement les conducteurs. C'est un changement de logique. Jusqu'ici, les contr&ocirc;les portaient principalement sur les mototaxis en circulation. D&eacute;sormais, la cha&icirc;ne de vente est concern&eacute;e.</p>
<p>L'obligation du badge pour les taxis est, elle, une mesure d'identification. Elle existe d&eacute;j&agrave;. Le probl&egrave;me n'est pas la r&egrave;gle. C'est son application. Un taxi sans badge peut-il encore circuler demain ? La r&eacute;ponse d&eacute;pendra des contr&ocirc;les effectifs, et de la capacit&eacute; des forces de l'ordre &agrave; les mener sans cr&eacute;er de tensions.</p>
<p>Car les mototaxis et les taxis font vivre des milliers de familles &agrave; Yaound&eacute;. Une mesure mal appliqu&eacute;e peut se transformer en racket. Une mesure bien appliqu&eacute;e peut, au contraire, faciliter le travail des enqu&ecirc;teurs quand un engin est impliqu&eacute; dans une agression.</p>
<blockquote>
<p>Un responsable d'association de mototaxis, joint par t&eacute;l&eacute;phone et qui a demand&eacute; &agrave; ne pas &ecirc;tre nomm&eacute;, exprime une inqui&eacute;tude simple : &laquo; On veut bien &ecirc;tre identifi&eacute;s. Mais on ne veut pas que le contr&ocirc;le devienne une source de revenus pour certains. &raquo;</p>
</blockquote>
<p>Le ministre n'a pas fix&eacute; de date pour l'entr&eacute;e en vigueur des mesures. Il n'a pas non plus annonc&eacute; de campagne de sensibilisation. Les pr&eacute;fets et sous-pr&eacute;fets pr&eacute;sents &agrave; la r&eacute;union sont d&eacute;sormais charg&eacute;s de relayer les consignes dans leurs circonscriptions respectives.</p>
<p>&Agrave; Yaound&eacute;, la question qui circule d&eacute;j&agrave; dans les points de rassemblement de mototaxis est concr&egrave;te. Combien co&ucirc;te l'immatriculation ? Qui contr&ocirc;le ? Et que se passe-t-il pour ceux qui ont achet&eacute; une moto sans plaque avant l'annonce ?</p>
<p>Le communiqu&eacute; officiel du minist&egrave;re n'&eacute;tait pas encore publi&eacute; au moment d'&eacute;crire ces lignes. Les r&eacute;ponses &agrave; ces questions viendront, ou ne viendront pas. D'ici l&agrave;, les motos continuent de circuler. Avec ou sans plaque.</p>
<hr>
<p><strong>Peut-on encore vendre une moto sans plaque &agrave; Yaound&eacute; ?</strong><br>Non. Le ministre de l'Administration territoriale a annonc&eacute; que la vente d'une moto sans plaque d'immatriculation est d&eacute;sormais interdite. Les sanctions pr&eacute;vues n'ont pas &eacute;t&eacute; pr&eacute;cis&eacute;es &agrave; l'issue de la r&eacute;union du 26 octobre 2026.</p>
<p><strong>Les taxis de Yaound&eacute; doivent-ils obligatoirement afficher un badge ?</strong><br>Oui. L'obligation existe d&eacute;j&agrave;, &agrave; l'initiative du maire de Yaound&eacute;. Le ministre a demand&eacute; qu'elle soit appliqu&eacute;e et contr&ocirc;l&eacute;e. Le calendrier des contr&ocirc;les n'a pas &eacute;t&eacute; rendu public.</p>
<p><strong>Pourquoi ces mesures ont-elles &eacute;t&eacute; annonc&eacute;es ?</strong><br>Les autorit&eacute;s invoquent la hausse de la criminalit&eacute; dans la r&eacute;gion du Centre : f&eacute;minicides, agressions, trafic de stup&eacute;fiants. L'identification des mototaxis et des taxis vise &agrave; faciliter les enqu&ecirc;tes et &agrave; dissuader les auteurs d'infractions.</p>
<p><strong>Les mototaxis sont-ils concern&eacute;s par l'obligation de badge ?</strong><br>L'annonce du ministre porte sur l'immatriculation des motos et le badge pour les taxis de ville. Les modalit&eacute;s pr&eacute;cises pour les mototaxis n'ont pas &eacute;t&eacute; d&eacute;taill&eacute;es dans le communiqu&eacute; disponible &agrave; ce stade.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 27 Oct 2026 11:43:00 +0100</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Galax Etoga cité dans l’affaire Martinez Zogo]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-galax-etoga-cite-dans-laffaire-martinez-zogo</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le lieutenant-colonel Ayissi Nanga accuse Galax Etoga et Martin Savom
de menaces et d’une tentative d’assassinat. Récit d’une
audience sous tension. 

Le 36e té...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Galax-Etoga271026500.webp" alt="Cameroun - Galax Etoga cité dans l’affaire Martinez Zogo" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/societe/cameroun-galax-etoga-cite-dans-laffaire-martinez-zogo</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le lieutenant-colonel Ayissi Nanga accuse Galax Etoga et Martin Savom de menaces et d&rsquo;une tentative d&rsquo;assassinat. R&eacute;cit d&rsquo;une audience sous tension.&nbsp;</p>
<p>Le 36e t&eacute;moin du minist&egrave;re public a d&eacute;sign&eacute;, lundi 26 octobre 2026, le secr&eacute;taire d&rsquo;&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense Galax Etoga et l&rsquo;accus&eacute; Martin Savom comme auteurs des pressions et de la tentative d&rsquo;assassinat dont il dit avoir &eacute;t&eacute; victime.</p>
<p>Un colonel de gendarmerie accuse le secr&eacute;taire d&rsquo;&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense en charge de la gendarmerie et un accus&eacute; du proc&egrave;s Martinez Zogo. Le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga a livr&eacute;, lundi 26 octobre 2026 devant le tribunal militaire de Yaound&eacute;, une d&eacute;position qui nomme. Galax Etoga. Martin Savom. Et qui d&eacute;crit, sans d&eacute;tour, une m&eacute;canique : l&rsquo;arrestation, la pression, puis la tentative de meurtre.</p>
<p>Le tribunal a exig&eacute; des preuves. L&rsquo;audience a &eacute;t&eacute; renvoy&eacute;e &agrave; ce mardi. Mais entre-temps, une question s&rsquo;est install&eacute;e dans la salle : pourquoi un officier sup&eacute;rieur de la gendarmerie demande-t-il protection pour venir dire ce qu&rsquo;il sait ?</p>
<h2>Contexte</h2>
<p>Martinez Zogo, directeur de la radio Amplitude FM, a &eacute;t&eacute; enlev&eacute; le 17 janvier 2023 devant un poste de gendarmerie &agrave; Yaound&eacute;. Son corps a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; cinq jours plus tard, le 22 janvier, dans un terrain vague &agrave; Soa, en p&eacute;riph&eacute;rie de la capitale. L&rsquo;autopsie et les constats de Human Rights Watch ont document&eacute; des traces de torture s&eacute;v&egrave;re : pied bris&eacute;, doigts sectionn&eacute;s, traces de chocs &eacute;lectriques. L&rsquo;affaire a &eacute;t&eacute; qualifi&eacute;e d&rsquo;&laquo; affaire d&rsquo;&Eacute;tat &raquo;, impliquant des agents de la Direction g&eacute;n&eacute;rale de la recherche ext&eacute;rieure (DGRE) et des figures de l&rsquo;establishment politique et &eacute;conomique.</p>
<p>Le proc&egrave;s s&rsquo;est ouvert en 2024 devant le tribunal militaire de Yaound&eacute;. Dix-sept accus&eacute;s comparaissent, parmi lesquels l&rsquo;ancien patron de la DGRE, L&eacute;opold Maxime Eko Eko, l&rsquo;ancien directeur des op&eacute;rations Justin Danwe, et l&rsquo;homme d&rsquo;affaires Jean-Pierre Amougou Belinga. Martin St&eacute;phane Savom, ancien maire de Bibey, figure &eacute;galement parmi les accus&eacute;s. Il est pr&eacute;sent&eacute; par plusieurs t&eacute;moins comme la derni&egrave;re personne &agrave; avoir &eacute;chang&eacute; avec Martinez Zogo avant son enl&egrave;vement.</p>
<p>Le proc&egrave;s avance par &agrave;-coups. En juin 2026, des images de torture ont &eacute;t&eacute; projet&eacute;es pour la premi&egrave;re fois devant une salle sid&eacute;r&eacute;e. En octobre, l&rsquo;audition d&rsquo;un t&eacute;moin cl&eacute;, le lieutenant-colonel Dieudonn&eacute; Bialo, chef du service central des recherches judiciaires de la gendarmerie, a &eacute;t&eacute; report&eacute;e &agrave; plusieurs reprises. Puis, le 13 octobre, un homme en uniforme de lieutenant-colonel a fait irruption dans la salle d&rsquo;audience. Il a demand&eacute; la parole. Il a dit craindre pour sa vie. Son nom : Parfait Ayissi Nanga.</p>
<h2>Ce que le 36e t&eacute;moin a dit &agrave; la barre</h2>
<p>L&rsquo;audience du lundi 26 octobre a commenc&eacute; tard. Le passage du lieutenant-colonel Bialo s&rsquo;est achev&eacute; &agrave; 21 heures. Dix minutes plus tard, Parfait Ayissi Nanga a &eacute;t&eacute; identifi&eacute; et a pr&ecirc;t&eacute; serment. Il s&rsquo;est pr&eacute;sent&eacute; comme commandant en second du groupement territorial de gendarmerie du Sud, bas&eacute; &agrave; Ebolowa. Interrog&eacute; sur son aptitude &agrave; t&eacute;moigner, il a r&eacute;pondu par l&rsquo;affirmative.</p>
<p>Le commissaire du gouvernement, Andr&eacute; Eric Atemengue Omgba, lui a demand&eacute; s&rsquo;il avait re&ccedil;u la protection sollicit&eacute;e. La r&eacute;ponse : &laquo; Je pense avoir re&ccedil;u la protection du tribunal. J&rsquo;ai fait l&rsquo;objet de quelques actions r&eacute;pressives allant jusqu&rsquo;&agrave; mon arrestation le 17 octobre. Mais heureusement pour moi, j&rsquo;ai ressenti la main dissuasive de ce tribunal, une main bienveillante et protectrice qui, je l&rsquo;esp&egrave;re bien, ne m&rsquo;abandonnera pas apr&egrave;s mon t&eacute;moignage &raquo;.</p>
<p>Puis la question sur les noms. Ayissi Nanga a d&eacute;sign&eacute;, selon le compte-rendu de plusieurs m&eacute;dias, &laquo; Monsieur le secr&eacute;taire d&rsquo;&Eacute;tat &agrave; la d&eacute;fense &raquo;, Galax Etoga, et Martin Savom, l&rsquo;un des accus&eacute;s. Au premier, il attribue une privation de libert&eacute; dont les motifs ne lui auraient jamais &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;s. Au second, une tentative d&rsquo;assassinat dans la nuit du 19 au 20 ao&ucirc;t 2026 &agrave; Ebolowa.</p>
<p>Le commissaire du gouvernement a exig&eacute; des &eacute;l&eacute;ments de preuve mat&eacute;rielle. Le t&eacute;moin a poursuivi.</p>
<h2>Arrestation, questions, et &laquo; perte de formalit&eacute; &raquo;</h2>
<p>Sur son interpellation du 17 octobre, Ayissi Nanga affirme avoir demand&eacute; quel magistrat ou quel officier de police judiciaire avait instruit la mesure. La r&eacute;ponse qui lui a &eacute;t&eacute; donn&eacute;e, dit-il, est le nom du secr&eacute;taire d&rsquo;&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense en charge de la gendarmerie.</p>
<p>Il raconte ensuite son audition. Deux questions lui ont &eacute;t&eacute; pos&eacute;es : &laquo; Voulez-vous t&eacute;moigner contre la gendarmerie ? &Ecirc;tes-vous oblig&eacute; d&rsquo;aller t&eacute;moigner ? &raquo; Et un commentaire : &laquo; C&rsquo;est une perte de formalit&eacute; &raquo;. Le colonel ajoute que ses explications sur la tentative d&rsquo;assassinat d&rsquo;Ebolowa ont &eacute;t&eacute; &laquo; banalis&eacute;es en c&oelig;ur par tous les enqu&ecirc;teurs &raquo;.</p>
<p>Une phrase, dans sa bouche, r&eacute;sume la situation : il a demand&eacute; &agrave; t&eacute;moigner. On l&rsquo;a arr&ecirc;t&eacute;. Les motifs ne lui ont jamais &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;s.</p>
<h2>La nuit d&rsquo;Ebolowa et l&rsquo;homme qui se disait &laquo; fils du SGPR &raquo;</h2>
<p>Le r&eacute;cit de la tentative d&rsquo;assassinat commence par une rencontre. Un certain &laquo; Dany &raquo;, dont Ayissi Nanga dit ne pas conna&icirc;tre l&rsquo;identit&eacute; compl&egrave;te, l&rsquo;aurait abord&eacute; en se pr&eacute;sentant comme le fils du ministre d&rsquo;&Eacute;tat, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique. L&rsquo;homme pr&eacute;tendait pouvoir r&eacute;soudre les probl&egrave;mes auxquels l&rsquo;officier faisait face depuis trois ans.</p>
<p>Dany lui propose un rendez-vous &agrave; Yaound&eacute;, dans un appartement meubl&eacute; o&ugrave; &laquo; son p&egrave;re &raquo; devait le recevoir en toute discr&eacute;tion. Ayissi Nanga d&eacute;cline : il est alors assign&eacute; &agrave; r&eacute;sidence &agrave; Ebolowa, interdit de quitter la ville. Dany insiste. Il propose de venir &agrave; Ebolowa, dans la maison d&rsquo;un militaire du BIR (Bataillon d&rsquo;intervention rapide). Le colonel objecte qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de BIR &agrave; Ebolowa.</p>
<p>Puis, &agrave; minuit et demi, Dany le surprend : rendez-vous &agrave; l&rsquo;h&ocirc;tel Bengo. Ayissi Nanga y va. &laquo; J&rsquo;ai &eacute;t&eacute; suivi par des motos. Certains qui me suivaient et d&rsquo;autres qui jalonnaient mon itin&eacute;raire. Arriv&eacute; &agrave; l&rsquo;h&ocirc;tel, j&rsquo;ai trouv&eacute; cet homme-l&agrave; &agrave; la r&eacute;ception accompagn&eacute; d&rsquo;un individu arm&eacute; qui s&rsquo;est lev&eacute; et m&rsquo;a salu&eacute; militairement. J&rsquo;ai su, par la suite, que d&rsquo;autres personnes avaient pris des chambres en haut &raquo;. Il affirme avoir &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; quatre jours apr&egrave;s avoir demand&eacute; la protection du tribunal. Il affirme avoir &eacute;t&eacute; lib&eacute;r&eacute; sur instruction pr&eacute;sidentielle, selon RFI.</p>
<h2>Un proc&egrave;s devenu test pour l&rsquo;&Eacute;tat de droit</h2>
<p>Le proc&egrave;s Martinez Zogo n&rsquo;est plus seulement le proc&egrave;s de l&rsquo;assassinat d&rsquo;un journaliste. Il est devenu, audience apr&egrave;s audience, le proc&egrave;s de la capacit&eacute; du Cameroun &agrave; juger une affaire d&rsquo;&Eacute;tat sans que les t&eacute;moins soient intimid&eacute;s, les preuves enterr&eacute;es et les commanditaires prot&eacute;g&eacute;s.</p>
<p>L&rsquo;interpellation du colonel Ayissi Nanga le 17 octobre, quatre jours apr&egrave;s son appel &agrave; la protection, puis sa lib&eacute;ration, envoie un double message. L&rsquo;&Eacute;tat peut arr&ecirc;ter un t&eacute;moin cl&eacute;. Il peut aussi le lib&eacute;rer. Entre les deux, il y a un signal : le pouvoir garde la main.</p>
<p>La question qui se pose d&eacute;sormais est simple. Le tribunal militaire entendra-t-il le colonel Ayissi Nanga jusqu&rsquo;au bout ? Et si oui, ses d&eacute;clarations seront-elles suivies d&rsquo;effets, ou resteront-elles, comme tant d&rsquo;autres dans cette affaire, des paroles sans cons&eacute;quence ?</p>
<p>L&rsquo;audience a &eacute;t&eacute; renvoy&eacute;e &agrave; ce mardi 27 octobre 2026, &agrave; 10 heures, pour la suite de l&rsquo;examination in chief du 36e t&eacute;moin par le minist&egrave;re public.</p>
<hr>
<p><strong>Martin Savom est-il condamn&eacute; dans l&rsquo;affaire Martinez Zogo ?</strong><br>Non. Il est accus&eacute; et d&eacute;tenu dans le cadre du proc&egrave;s. Les accusations port&eacute;es par Ayissi Nanga n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; jug&eacute;es. La pr&eacute;somption d&rsquo;innocence s&rsquo;applique.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;est-il reproch&eacute; &agrave; Galax Etoga dans cette affaire ?</strong><br>Le lieutenant-colonel Ayissi Nanga l&rsquo;a d&eacute;sign&eacute; comme la personne ayant ordonn&eacute; son arrestation du 17 octobre et comme &eacute;tant &agrave; l&rsquo;origine de pressions. Le commissaire du gouvernement a exig&eacute; des preuves mat&eacute;rielles. Aucune condamnation n&rsquo;est intervenue.</p>
<p><strong>Qui est Parfait Ayissi Nanga ?</strong><br>Un officier sup&eacute;rieur de la gendarmerie camerounaise, commandant en second du groupement territorial de gendarmerie du Sud. Ancien membre de la commission mixte d&rsquo;enqu&ecirc;te sur l&rsquo;assassinat de Martinez Zogo, il en aurait &eacute;t&eacute; &eacute;cart&eacute; apr&egrave;s avoir demand&eacute; des v&eacute;rifications sur une coupure d&rsquo;Internet cibl&eacute;e.</p>
<p><strong>Pourquoi dit-il craindre pour sa vie ?</strong><br>Il affirme avoir &eacute;t&eacute; victime d&rsquo;une tentative d&rsquo;assassinat dans la nuit du 19 au 20 ao&ucirc;t 2026 &agrave; Ebolowa, et avoir &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; le 17 octobre, quatre jours apr&egrave;s avoir demand&eacute; la protection du tribunal militaire de Yaound&eacute;.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 27 Oct 2026 11:15:00 +0100</pubDate>
                                    <author>Avec Serge Aimé Bikoi</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Galax-Etoga271026500.webp" type="image/webp" length="9655" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Devi’s Mambo “ le paquebot” : L’artiste, l’administrateur et le bienfaiteur]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-devis-mambo-le-paquebot-lartiste-ladministrateur-et-le-bienfaiteur</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Après son titre à succès Le Paquebot et bien d’autres,
l’artiste Devi’s Mambo n’a pas quitté la scène. Au contraire,
il reste engagé dans la défense des droits...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Devis_Mambo_27102026.jpg" alt="Cameroun - Devi’s Mambo “ le paquebot” : L’artiste, l’administrateur et le bienfaiteur" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/societe/cameroun-devis-mambo-le-paquebot-lartiste-ladministrateur-et-le-bienfaiteur</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Apr&egrave;s son titre &agrave; succ&egrave;s Le Paquebot et bien d&rsquo;autres, l&rsquo;artiste Devi&rsquo;s Mambo n&rsquo;a pas quitt&eacute; la sc&egrave;ne. Au contraire, il reste engag&eacute; dans la d&eacute;fense des droits des artistes avec son entr&eacute;e au conseil d&rsquo;Administration de la Soci&eacute;t&eacute; Camerounaise des Droits Voisins SCDV. Il porte aussi le projet de la pirogue &laquo; Nkam Nkam &raquo; de l&rsquo;Association Mopi Mwa Oli.</p>
<p>Artiste et acteur associatif, Devi&rsquo;s Mambo conjugue d&eacute;sormais deux responsabilit&eacute;s : son entr&eacute;e au Conseil d&rsquo;administration de la Soci&eacute;t&eacute; camerounaise des droits voisins (SCDV) et la pr&eacute;sidence de l&rsquo;association Mopi Mwa Oli, porteuse du projet de pirogue communautaire &laquo; Nkam Nkam &raquo;.</p>
<p><strong>UN PARCOURS ENTRE ART ET ENGAGEMENT</strong></p>
<p>Le parcours de Devi&rsquo;s Mambo illustre la rencontre entre engagement artistique et action communautaire. Connu dans le milieu culturel, l&rsquo;artiste vient d&rsquo;acc&eacute;der au Conseil d&rsquo;administration de la Soci&eacute;t&eacute; camerounaise des droits voisins (SCDV), une instance appel&eacute;e &agrave; d&eacute;fendre les int&eacute;r&ecirc;ts des titulaires de droits voisins.<br>Cette nouvelle responsabilit&eacute; intervient dans un contexte o&ugrave; les artistes attendent notamment une meilleure collecte des redevances, davantage de transparence dans la gestion et une r&eacute;partition &eacute;quitable des droits.</p>
<p>Mais l&rsquo;engagement de <strong>Devi&rsquo;s Mambo</strong> ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas &agrave; la d&eacute;fense des int&eacute;r&ecirc;ts professionnels des artistes.<br>&laquo; NKAM NKAM &raquo;, UNE AMBITION COMMUNAUTAIRE</p>
<p>&Agrave; la t&ecirc;te de l&rsquo;association Mopi Mwa Oli, il porte &eacute;galement le projet de fabrication d&rsquo;une pirogue communautaire baptis&eacute;e &laquo; Nkam Nkam &raquo;.</p>
<p>Cette initiative s&rsquo;inscrit dans une volont&eacute; de rassemblement des communaut&eacute;s concern&eacute;es, autour d&rsquo;un projet qui associe patrimoine, traditions et solidarit&eacute;.</p>
<p>Le choix de cette appellation fait suite &agrave; une concertation entre les autorit&eacute;s traditionnelles des cantons concern&eacute;s. Il traduit la volont&eacute; de donner au projet une identit&eacute; f&eacute;d&eacute;ratrice, enracin&eacute;e dans le territoire du Nkam.</p>
<p><strong>&nbsp;L&rsquo;APAISEMENT COMME LIGNE DE CONDUITE</strong></p>
<p>Dans ses nouvelles responsabilit&eacute;s associatives, Devi&rsquo;s Mambo entend privil&eacute;gier l&rsquo;apaisement, le dialogue et la consolidation des liens fraternels.</p>
<p>Cette orientation prend tout son sens dans un environnement o&ugrave; les initiatives communautaires n&eacute;cessitent une coop&eacute;ration durable entre les diff&eacute;rentes composantes de la population.</p>
<p>Entre la d&eacute;fense des droits des artistes et la valorisation du patrimoine local, Devi&rsquo;s Mambo se trouve d&eacute;sormais &agrave; la crois&eacute;e de deux engagements.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 27 Oct 2026 10:47:00 +0100</pubDate>
                                    <author>Franck Bafeli</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Devis_Mambo_27102026.jpg" type="image/jpeg" length="17575" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Affaire Zogo : 48 dossiers fiscaux qui accusent Modeste Mopa]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-affaire-zogo-48-dossiers-fiscaux-qui-accusent-modeste-mopa</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Affaire Martinez Zogo : un rapport d’expertise révèle que Modeste
Mopa a transmis 48 documents confidentiels. Eko Eko déstabilise le
chef de l’enquête.

Léopold...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Modeste-Mopa020626500.webp" alt="Cameroun - Affaire Zogo : 48 dossiers fiscaux qui accusent Modeste Mopa" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/societe/cameroun-affaire-zogo-48-dossiers-fiscaux-qui-accusent-modeste-mopa</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Affaire Martinez Zogo : un rapport d&rsquo;expertise r&eacute;v&egrave;le que Modeste Mopa a transmis 48 documents confidentiels. Eko Eko d&eacute;stabilise le chef de l&rsquo;enqu&ecirc;te.</p>
<p>L&eacute;opold Maxime Eko Eko, ancien directeur g&eacute;n&eacute;ral de la DGRE et accus&eacute; dans l&rsquo;assassinat de Martinez Zogo, a affirm&eacute; le lundi 26 octobre 2026 devant le Tribunal militaire de Yaound&eacute; qu&rsquo;un rapport d&rsquo;expertise prouve que Modeste Mopa, ex-directeur g&eacute;n&eacute;ral des Imp&ocirc;ts, a transmis 48 documents confidentiels au colonel Justin Danwe. Face &agrave; cette r&eacute;v&eacute;lation, le lieutenant-colonel Bialo, chef de l&rsquo;enqu&ecirc;te et 35e t&eacute;moin de l&rsquo;accusation, aurait r&eacute;pondu : &laquo; Je ne sais pas de quoi vous parlez. &raquo;</p>
<p>Deux phrases. Un nom. Et un proc&egrave;s qui bascule.</p>
<p>Voil&agrave; trois ans et demi que le dossier Zogo avance par secousses, entre t&eacute;moignages contradictoires et expertises contest&eacute;es. Cette fois, ce n&rsquo;est pas un d&eacute;tail de proc&eacute;dure. C&rsquo;est une pi&egrave;ce qui relie le fisc, le renseignement et le meurtre d&rsquo;un journaliste.</p>
<h2>Un proc&egrave;s qui n&rsquo;en finit pas de surprendre</h2>
<p>Martinez Zogo, de son vrai nom Ars&egrave;ne Salomon Mbani Zogo, animateur &agrave; Amplitude FM, a &eacute;t&eacute; enlev&eacute; dans la nuit du 17 au 18 janvier 2023, puis retrouv&eacute; mort le 22 janvier sur un terrain vague &agrave; une quinzaine de kilom&egrave;tres de Yaound&eacute;. Son corps &eacute;tait nu, en d&eacute;composition, porteur de traces de torture. Reporters sans fronti&egrave;res a qualifi&eacute; le crime de &laquo; crime d&rsquo;&Eacute;tat &raquo; .</p>
<p>Le proc&egrave;s s&rsquo;est ouvert en mars 2024. Il dure. Il use les nerfs. Et il produit, &agrave; intervalles r&eacute;guliers, des r&eacute;v&eacute;lations qui redessinent les contours du dossier. Jean-Pierre Amougou Belinga, homme d&rsquo;affaires dont le groupe est au c&oelig;ur des d&eacute;boires fiscaux d&eacute;nonc&eacute;s par Zogo, Maxime Eko Eko, ancien patron de la DGRE, et Justin Danwe, ancien chef des op&eacute;rations de la m&ecirc;me institution, figurent parmi les principaux accus&eacute;s.</p>
<h2>Les faits : la r&eacute;v&eacute;lation du 26 octobre</h2>
<p>L&rsquo;audience du lundi 26 octobre 2026 &eacute;tait consacr&eacute;e &agrave; la cross-examination du lieutenant-colonel Bialo, 35e t&eacute;moin de l&rsquo;accusation et chef de l&rsquo;enqu&ecirc;te. Eko Eko, qui assure sa propre d&eacute;fense, a sorti un &eacute;l&eacute;ment que le tribunal n&rsquo;avait pas encore entendu sous cette forme : un rapport d&rsquo;expertise prouverait que Modeste Mopa Fatoing, ancien directeur g&eacute;n&eacute;ral des Imp&ocirc;ts, a transmis 48 documents confidentiels au colonel Justin Danwe.</p>
<p>Eko Eko n&rsquo;a pas seulement cit&eacute; le rapport. Il a pouss&eacute; la logique jusqu&rsquo;au bout, en demandant &agrave; Bialo si Danwe n&rsquo;avait pas &eacute;t&eacute; &laquo; utilis&eacute; comme cheval de Troie chez Amougou Belinga, &agrave; la demande de Mopa &raquo;. La r&eacute;ponse du chef de l&rsquo;enqu&ecirc;te, selon Camerounweb : &laquo; Je ne sais pas &raquo; .</p>
<p>Bialo aurait &eacute;t&eacute; &laquo; t&eacute;tanis&eacute; &raquo;, &eacute;crit le m&ecirc;me m&eacute;dia, qui cite des informations non officielles. Nous n&rsquo;avons pas pu v&eacute;rifier cette description aupr&egrave;s d&rsquo;une source judiciaire ind&eacute;pendante. Ce que nous savons, c&rsquo;est que la r&eacute;ponse &laquo; je ne sais pas &raquo; a &eacute;t&eacute; rapport&eacute;e par plusieurs observateurs pr&eacute;sents &agrave; l&rsquo;audience.</p>
<h2>Le rapport : ce que l&rsquo;expertise num&eacute;rique a &eacute;tabli</h2>
<p>Le nom de Modeste Mopa n&rsquo;est pas sorti de nulle part le 26 octobre. Il hante le proc&egrave;s depuis l&rsquo;audience du 1er juin 2026, lorsque les experts judiciaires ont pr&eacute;sent&eacute; leurs conclusions sur les relev&eacute;s t&eacute;l&eacute;phoniques.</p>
<p>Le professeur Bell Bitjoka, expert en cybers&eacute;curit&eacute; et criminalistique num&eacute;rique, a &eacute;tabli l&rsquo;existence d&rsquo;&eacute;changes entre Justin Danwe et Modeste Mopa. Mieux : certaines conversations entre les deux hommes, ainsi qu&rsquo;entre Danwe et Amougou Belinga, avaient &eacute;t&eacute; supprim&eacute;es. Elles demeurent inaccessibles aux enqu&ecirc;teurs.</p>
<p>L&rsquo;expert a toutefois &eacute;t&eacute; cat&eacute;gorique sur un point : les &eacute;l&eacute;ments techniques exploit&eacute;s ne permettent pas d&rsquo;&eacute;tablir une implication directe d&rsquo;Amougou Belinga dans l&rsquo;enl&egrave;vement ou l&rsquo;assassinat de Zogo. Ce qui laisse la place &agrave; d&rsquo;autres lectures. Et &agrave; d&rsquo;autres noms.</p>
<h2>Le fisc, le renseignement et le meurtre : la cha&icirc;ne Mopa-Danwe</h2>
<p>Pourquoi des documents du fisc int&eacute;resseraient-ils le renseignement ? La r&eacute;ponse se trouve dans la guerre fiscale qui a pr&eacute;c&eacute;d&eacute; l&rsquo;assassinat.</p>
<p>En 2021, la Direction g&eacute;n&eacute;rale des imp&ocirc;ts, sous la direction de Mopa, adresse une premi&egrave;re mise en demeure &agrave; Vision 4, la cha&icirc;ne d&rsquo;Amougou Belinga, pour un milliard de francs CFA d&rsquo;arri&eacute;r&eacute;s. En 2022, le montant explose &agrave; <strong>10,8 milliards de francs CFA</strong>, et concerne l&rsquo;ensemble du groupe L&rsquo;Anecdote, qui chapeaute plusieurs soci&eacute;t&eacute;s li&eacute;es &agrave; l&rsquo;homme d&rsquo;affaires.</p>
<p>Selon une source cit&eacute;e par Jeune Afrique, certaines entit&eacute;s du groupe &laquo; livraient des prestations &agrave; la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique &raquo; et des &laquo; march&eacute;s fictifs &raquo; impliqueraient &laquo; un haut responsable de la direction de la s&eacute;curit&eacute; pr&eacute;sidentielle &raquo; .</p>
<p>Martinez Zogo, dans ses &eacute;missions, d&eacute;non&ccedil;ait ces march&eacute;s fictifs et ces dettes fiscales. Les documents qu&rsquo;il utilisait, selon plusieurs m&eacute;dias, provenaient de Modeste Mopa.</p>
<p>La cha&icirc;ne est donc la suivante : le fisc produit des documents compromettants pour Amougou Belinga. Ces documents transitent vers Danwe, via Mopa, selon l&rsquo;expertise. Zogo les utilise. Zogo est assassin&eacute;. Mopa quitte le Cameroun cinq jours apr&egrave;s la d&eacute;couverte du corps, officiellement pour un poste au FMI &agrave; Washington.</p>
<h2>La contre-attaque : Motaze et les 9 milliards effac&eacute;s</h2>
<p>L&rsquo;histoire ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas &agrave; Mopa. En novembre 2022, alors que les r&eacute;v&eacute;lations de Zogo font la une, le ministre des Finances Louis Paul Motaze, autorit&eacute; de tutelle de la DGI, publie une note qui d&eacute;savoue son directeur g&eacute;n&eacute;ral. Puis vient la d&eacute;cision qui a stup&eacute;fi&eacute; les observateurs : un moratoire exceptionnel ram&egrave;ne la cr&eacute;ance fiscale du groupe L&rsquo;Anecdote de 10,8 milliards &agrave; <strong>1,9 milliard de francs CFA</strong>. Une remise de plus de 80 %.</p>
<p>&laquo; Une remise dans laquelle de nombreux observateurs voient un sauvetage politique d&rsquo;Amougou Belinga &raquo;, note sobrement Jeune Afrique.</p>
<p>Ce n&rsquo;est plus une affaire de fraude. C&rsquo;est une affaire de protection.</p>
<h2>L&rsquo;analyse : pourquoi Bialo est d&eacute;stabilis&eacute;</h2>
<p>Le chef de l&rsquo;enqu&ecirc;te est cens&eacute; conna&icirc;tre le dossier. C&rsquo;est lui qui a coordonn&eacute; les investigations, rassembl&eacute; les pi&egrave;ces, orient&eacute; les expertises. Si un rapport &eacute;tablit qu&rsquo;un ancien directeur g&eacute;n&eacute;ral des Imp&ocirc;ts a transmis 48 documents confidentiels &agrave; un colonel de la DGRE, et si ce rapport n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; port&eacute; &agrave; la connaissance du tribunal par l&rsquo;accusation, la question n&rsquo;est plus seulement de savoir qui a tu&eacute; Zogo. Elle est de savoir ce que l&rsquo;enqu&ecirc;te a choisi de regarder, et ce qu&rsquo;elle a choisi d&rsquo;ignorer.</p>
<p>Bialo a r&eacute;pondu &laquo; je ne sais pas &raquo;. Eko Eko a encha&icirc;n&eacute; avec la question du &laquo; cheval de Troie &raquo;. Le rapport d&rsquo;expertise, lui, ne parle pas. Il attend d&rsquo;&ecirc;tre vers&eacute; au dossier.</p>
<p>Le proc&egrave;s reprend. D&rsquo;autres t&eacute;moins seront entendus. La d&eacute;fense d&rsquo;Eko Eko continuera de pointer les contradictions de l&rsquo;accusation. La partie civile, elle, a d&eacute;j&agrave; vu sa demande d&rsquo;expertise compl&eacute;mentaire rejet&eacute;e : les juges l&rsquo;ont estim&eacute;e tardive.</p>
<p>Modeste Mopa, lui, n&rsquo;est pas dans le box. Il n&rsquo;est pas formellement mis en cause par une juridiction, &agrave; ce jour. Il est au FMI. Mais son nom est d&eacute;sormais au centre d&rsquo;une m&eacute;canique que le tribunal devra trancher : celle d&rsquo;un syst&egrave;me o&ugrave; l&rsquo;arme fiscale, les secrets d&rsquo;&Eacute;tat et les services de renseignement se croisent jusqu&rsquo;au meurtre d&rsquo;un journaliste.</p>
<p>Zogo est mort pour avoir d&eacute;nonc&eacute; ce syst&egrave;me. Le proc&egrave;s, lentement, en expose les rouages. Reste &agrave; savoir jusqu&rsquo;o&ugrave; les juges iront.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 27 Oct 2026 01:31:00 +0100</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                <title><![CDATA[Cameroun - Martinez Zogo : Ayissi Nanga, témoin en sursis]]></title>
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                    <![CDATA[
                    <p>Le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga, 36ᵉ témoin de
l’accusation dans le procès de l’assassinat de Martinez Zogo, a
accusé l’un des principaux accusés, Ma...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Ayissi-Nanga-Parfait141026500.webp" alt="Cameroun - Martinez Zogo : Ayissi Nanga, témoin en sursis" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga, 36ᵉ t&eacute;moin de l&rsquo;accusation dans le proc&egrave;s de l&rsquo;assassinat de Martinez Zogo, a accus&eacute; l&rsquo;un des principaux accus&eacute;s, Martin Savom, d&rsquo;avoir commandit&eacute; une tentative d&rsquo;assassinat contre lui en ao&ucirc;t 2026, tout en impliquant des proches du pouvoir dans les zones d&rsquo;ombre de l&rsquo;enqu&ecirc;te.</p>
<p>Il y a des sc&egrave;nes qui ne s&rsquo;inventent pas. Le 13 octobre 2026, un homme en uniforme de lieutenant-colonel franchit la porte de la salle d&rsquo;audience du Tribunal militaire de Yaound&eacute;. Il tremble. Il demande la parole. Et il dit une phrase que les habitu&eacute;s de ce tribunal n&rsquo;avaient jamais entendue : &laquo; Je rends gr&acirc;ce &agrave; Dieu de m&rsquo;avoir permis de venir t&eacute;moigner en vie &raquo;. Treize jours plus tard, le lundi 26 octobre, ce m&ecirc;me homme est &agrave; la barre. Il ne tremble plus. Il accuse. Et ce qu&rsquo;il dit, cette fois, a un nom.</p>
<h2>L&rsquo;affaire qui ne peut pas &ecirc;tre enterr&eacute;e</h2>
<p>Le 22 janvier 2023, le Cameroun d&eacute;couvrait avec effroi les images du corps nu et supplici&eacute; d&rsquo;Ars&egrave;ne Salomon Mbani Zogo, dit Martinez Zogo, journaliste et patron de la radio Amplitude FM, retrouv&eacute; dans un terrain vague &agrave; Soa, en p&eacute;riph&eacute;rie de Yaound&eacute;. Il avait &eacute;t&eacute; enlev&eacute; cinq jours plus t&ocirc;t, le 17 janvier 2023, devant un poste de gendarmerie. Son corps portait des traces de torture. L&rsquo;affaire a &eacute;t&eacute; qualifi&eacute;e d&rsquo;&laquo; affaire d&rsquo;&Eacute;tat &raquo;, impliquant des responsables des services de renseignement, la DGRE, comme ex&eacute;cutants pr&eacute;sum&eacute;s, et des figures de l&rsquo;establishment politique et &eacute;conomique comme commanditaires pr&eacute;sum&eacute;s.</p>
<p>Le proc&egrave;s s&rsquo;est ouvert en 2024 devant le Tribunal militaire de Yaound&eacute;. Il avance par &agrave;-coups, entre renvois, r&eacute;v&eacute;lations et incidents. En octobre 2026, il est entr&eacute; dans une phase nouvelle. Le 13 octobre, le lieutenant-colonel Ayissi Nanga, ancien commandant du groupement de gendarmerie du Mfoundi et membre de la commission d&rsquo;enqu&ecirc;te mixte sur l&rsquo;assassinat, a fait irruption dans la salle d&rsquo;audience pour r&eacute;clamer la protection du tribunal. Il a affirm&eacute; d&eacute;tenir &laquo; toutes les preuves &raquo; sur l&rsquo;affaire et sur ses &laquo; v&eacute;ritables commanditaires &raquo;. Il a dit craindre pour sa vie.</p>
<p>Quatre jours plus tard, le 17 octobre, il &eacute;tait interpell&eacute; et conduit au Secr&eacute;tariat d&rsquo;&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense (SED), avant d&rsquo;&ecirc;tre lib&eacute;r&eacute; le lendemain, selon RFI, sur instruction du pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Cette s&eacute;quence a suscit&eacute; une vive controverse, certains observateurs y voyant une man&oelig;uvre d&rsquo;intimidation pour tronquer son t&eacute;moignage.</p>
<p>Le 26 octobre, il est revenu. Cette fois, pour d&eacute;poser.</p>
<h2>Ce que le colonel a dit &agrave; la barre</h2>
<p>D&egrave;s l&rsquo;ouverture de sa d&eacute;position, le climat est mont&eacute; d&rsquo;un cran. Le lieutenant-colonel Ayissi Nanga a commenc&eacute; par un acte de gr&acirc;ce, puis a plant&eacute; le d&eacute;cor : &laquo; Merci au Tribunal militaire de m&rsquo;avoir mis une s&eacute;curit&eacute; rapproch&eacute;e. Heureusement pour moi, j&rsquo;ai senti la main protectrice du TM, qui, je l&rsquo;esp&egrave;re, ne m&rsquo;abandonnera pas au cours de mon t&eacute;moignage. &raquo;</p>
<p>Le c&oelig;ur de son accusation tient en une phrase, rapport&eacute;e par plusieurs m&eacute;dias : &laquo; M. Savom a tent&eacute; de me faire assassiner dans la nuit du 19 au 20 ao&ucirc;t &agrave; Ebolowa. &raquo; Martin Savom, ancien maire de Bibey, est l&rsquo;un des accus&eacute;s dans le dossier Martinez Zogo. Il est poursuivi pour son r&ocirc;le pr&eacute;sum&eacute; dans l&rsquo;assassinat du journaliste.</p>
<p>Selon le r&eacute;cit du colonel, les man&oelig;uvres d&rsquo;approche ont commenc&eacute; bien avant. Il &eacute;voque un certain &laquo; Dany &raquo;, qui l&rsquo;aurait abord&eacute; &laquo; sous l&rsquo;apparence du fils du Ministre d&rsquo;&Eacute;tat, Secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la Pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique &raquo;. Il aurait &eacute;t&eacute; convi&eacute; &agrave; un rendez-vous &agrave; Ebolowa, dans la r&eacute;sidence d&rsquo;un militaire appartenant au Bataillon d&rsquo;Intervention Rapide (BIR), un lieu qu&rsquo;il a jug&eacute; suspect, aucun soldat de cette unit&eacute; n&rsquo;&eacute;tant cens&eacute; y r&eacute;sider. On lui aurait promis qu&rsquo;il y serait re&ccedil;u par son p&egrave;re, dans la plus stricte intimit&eacute;.</p>
<p>Le colonel affirme &eacute;galement que ces tractations ont &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;es. Et il a &eacute;t&eacute; plus loin : il a d&eacute;nonc&eacute; une &laquo; arrestation r&eacute;pressive &raquo; dont les motifs ne lui auraient &laquo; jamais &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;s &raquo;.</p>
<h2>Pourquoi ce t&eacute;moignage est plus qu&rsquo;un rebondissement</h2>
<p>Ce que le lieutenant-colonel Ayissi Nanga apporte au proc&egrave;s n&rsquo;est pas seulement une accusation contre un accus&eacute; d&eacute;j&agrave; en d&eacute;tention. C&rsquo;est un r&eacute;cit coh&eacute;rent sur la m&eacute;canique de l&rsquo;intimidation.</p>
<p>Premier &eacute;l&eacute;ment : son &eacute;viction de la commission d&rsquo;enqu&ecirc;te. Il affirme avoir &eacute;t&eacute; &eacute;cart&eacute; apr&egrave;s avoir demand&eacute; aux op&eacute;rateurs de t&eacute;l&eacute;phonie mobile Camtel, Orange, MTN d&rsquo;&eacute;tablir l&rsquo;origine d&rsquo;une coupure d&rsquo;Internet survenue pendant l&rsquo;op&eacute;ration du commando de la DGRE. Une coupure cibl&eacute;e, de deux heures. Identifier l&rsquo;autorit&eacute; qui avait ordonn&eacute; cette coupure, c&rsquo;&eacute;tait poser la question qui d&eacute;range : qui, au sommet, savait et a couvert ? Son &eacute;viction, si elle est confirm&eacute;e, sugg&egrave;re que la r&eacute;ponse &agrave; cette question &eacute;tait g&ecirc;nante.</p>
<p>Deuxi&egrave;me &eacute;l&eacute;ment : la tentative d&rsquo;assassinat all&eacute;gu&eacute;e &agrave; Ebolowa. Si elle est &eacute;tablie, elle signifie que, malgr&eacute; leur incarc&eacute;ration, certains accus&eacute;s continuent de disposer de moyens d&rsquo;action &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur. Et que les t&eacute;moins cl&eacute;s sont des cibles.</p>
<p>Troisi&egrave;me &eacute;l&eacute;ment : les enregistrements. Des audios attribu&eacute;s &agrave; une conversation entre Ayissi Nanga et Martin Savom ont circul&eacute; sur les r&eacute;seaux sociaux &agrave; partir du 15 octobre. Selon Jeune Afrique, l&rsquo;un d&rsquo;eux dure un peu plus de onze minutes. On y entendrait Savom promettre au colonel de lui &laquo; tailler sur mesure &raquo; le poste de son choix. Ces enregistrements n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; authentifi&eacute;s. Mais leur simple existence, dans un proc&egrave;s o&ugrave; les preuves mat&eacute;rielles sont rares, p&egrave;se.</p>
<p>&laquo; Le t&eacute;moignage d&rsquo;Ayissi Nanga ne prouve pas la culpabilit&eacute; de Savom dans l&rsquo;assassinat de Martinez Zogo &raquo;, r&eacute;sume un juriste sp&eacute;cialis&eacute; en droit p&eacute;nal international, joint par t&eacute;l&eacute;phone, qui a requis l&rsquo;anonymat. &laquo; Il prouve autre chose : que des pressions existent, et qu&rsquo;elles sont suffisamment cr&eacute;dibles pour qu&rsquo;un officier sup&eacute;rieur demande la protection du tribunal. C&rsquo;est un signal. Pas une preuve. &raquo; .</p>
<h2>Un proc&egrave;s qui devient un test pour l&rsquo;&Eacute;tat de droit</h2>
<p>Le proc&egrave;s Martinez Zogo n&rsquo;est plus seulement le proc&egrave;s de l&rsquo;assassinat d&rsquo;un journaliste. Il est devenu le proc&egrave;s de la capacit&eacute; du Cameroun &agrave; juger une affaire d&rsquo;&Eacute;tat sans que les t&eacute;moins soient intimid&eacute;s, les preuves enterr&eacute;es et les commanditaires prot&eacute;g&eacute;s.</p>
<p>L&rsquo;interpellation du colonel Ayissi Nanga le 17 octobre, quatre jours apr&egrave;s son appel &agrave; la protection, puis sa lib&eacute;ration sur instruction pr&eacute;sidentielle, selon RFI, envoie un double message. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, l&rsquo;&Eacute;tat peut arr&ecirc;ter un t&eacute;moin cl&eacute;. De l&rsquo;autre, il peut le lib&eacute;rer. Entre les deux, il y a un signal : le pouvoir garde la main.</p>
<p>La question qui se pose d&eacute;sormais est simple : le tribunal militaire entendra-t-il le colonel Ayissi Nanga jusqu&rsquo;au bout ? Et si oui, ses d&eacute;clarations seront-elles suivies d&rsquo;effets, ou resteront-elles, comme tant d&rsquo;autres dans cette affaire, des paroles sans cons&eacute;quence ?</p>
<hr>
<p><strong>Qui est le lieutenant-colonel Ayissi Nanga ?</strong><br>C&rsquo;est un officier sup&eacute;rieur de la gendarmerie camerounaise, ancien commandant du groupement du Mfoundi et l&rsquo;un des premiers enqu&ecirc;teurs sur l&rsquo;assassinat de Martinez Zogo. Il a &eacute;t&eacute; &eacute;cart&eacute; de la commission d&rsquo;enqu&ecirc;te mixte apr&egrave;s avoir demand&eacute; des v&eacute;rifications sur une coupure d&rsquo;Internet cibl&eacute;e pendant l&rsquo;op&eacute;ration du commando de la DGRE.</p>
<p><strong>Que reproche-t-il &agrave; Martin Savom ?</strong><br>Il l&rsquo;accuse d&rsquo;avoir commandit&eacute; une tentative d&rsquo;assassinat contre lui dans la nuit du 19 au 20 ao&ucirc;t 2026 &agrave; Ebolowa. Il affirme &eacute;galement que Savom a tent&eacute; de le manipuler en lui promettant un poste.</p>
<p><strong>Martin Savom est-il condamn&eacute; ?</strong><br>Non. Il est accus&eacute; et d&eacute;tenu dans le cadre du proc&egrave;s Martinez Zogo. Les accusations port&eacute;es par Ayissi Nanga n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; jug&eacute;es. La pr&eacute;somption d&rsquo;innocence s&rsquo;applique.</p>
<p><strong>Le proc&egrave;s peut-il encore &eacute;tablir la v&eacute;rit&eacute; ?</strong><br>C&rsquo;est la question. Le t&eacute;moignage d&rsquo;Ayissi Nanga est un &eacute;l&eacute;ment nouveau. Mais tant que les t&eacute;moins sont intimid&eacute;s et que les preuves mat&eacute;rielles restent fragiles, l&rsquo;issue reste incertaine.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 27 Oct 2026 00:26:00 +0100</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                <title><![CDATA[Cameroun - Adja Awa : mort annoncée, vérité absente]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-adja-awa-mort-annoncee-verite-absente</link>
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                    <p>Un an après sa disparition, la mort d’Adja Awa est annoncée à
N’Djamena, mais aucune preuve publique ne l’établit. Son
parcours, du RDPC au SED, dessine le port...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Hadja-Haoua140926500.webp" alt="Cameroun - Adja Awa : mort annoncée, vérité absente" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Un an apr&egrave;s sa disparition, la mort d&rsquo;Adja Awa est annonc&eacute;e &agrave; N&rsquo;Djamena, mais aucune preuve publique ne l&rsquo;&eacute;tablit. Son parcours, du RDPC au SED, dessine le portrait d&rsquo;une lanceuse d&rsquo;alerte que le pouvoir camerounais n&rsquo;a jamais voulu laisser parler.</p>
<p>Il y a des noms qui disparaissent et des questions qui restent. Adja Awa est de ceux-l&agrave;. Le 23 juillet 2025, un &laquo; Message Radio Port&eacute; &raquo; sign&eacute; du lieutenant-colonel Bialo Dieudonn&eacute; ordonne une interdiction de sortie du territoire et des recherches actives contre elle, &agrave; Yaound&eacute;, Douala et Maroua. Motif invoqu&eacute; : &laquo; appels &agrave; l&rsquo;insurrection et autres &raquo;. &Agrave; partir de ce jour, plus rien. Aucune image. Aucune d&eacute;claration. Aucune apparition. Le silence. Puis, en mai 2026, une information refait surface : elle serait vivante, mais bris&eacute;e, r&eacute;fugi&eacute;e &agrave; N&rsquo;Djamena, apr&egrave;s des semaines de d&eacute;tention et de tortures au SED. Et le 26 octobre 2026, une nouvelle annonce : elle est morte.</p>
<h2>Une voix qui d&eacute;rangeait le s&eacute;rail</h2>
<p>Adja Awa n&rsquo;&eacute;tait pas une opposante classique. Elle venait du RDPC, le parti au pouvoir. Elle connaissait le s&eacute;rail de l&rsquo;int&eacute;rieur, ses circuits, ses hommes, ses pratiques. Et elle a choisi d&rsquo;en parler.</p>
<p>Sur les r&eacute;seaux sociaux, ses messages audio ont trouv&eacute; une audience. Elle y accusait nomm&eacute;ment Ferdinand Ngoh Ngoh, ministre d&rsquo;&Eacute;tat, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence, d&rsquo;avoir &laquo; pris Paul Biya en otage &raquo; au palais, le coupant de sa famille et de ses collaborateurs habituels. Selon plusieurs m&eacute;dias, elle d&eacute;tenait des &laquo; dossiers &raquo; sur plusieurs dignitaires du r&eacute;gime. Ses sorties &eacute;taient virulentes, personnelles, et de plus en plus &eacute;cout&eacute;es.</p>
<p>Le 23 juillet 2025, un avis de recherche est lanc&eacute; contre elle. Ce document, un &laquo; Message Radio Port&eacute; &raquo; dat&eacute; du m&ecirc;me jour, n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; rendu public par une source officielle. Il circule dans la presse et sur les r&eacute;seaux. Il ordonne une interdiction de sortie du territoire et des recherches actives. Adja Awa dispara&icirc;t.</p>
<h2>Ce qui est &eacute;tabli, ce qui ne l&rsquo;est pas</h2>
<p><strong>Ce qui est &eacute;tabli.</strong> Adja Awa a disparu de la vie publique le 23 juillet 2025. Un document interne de la gendarmerie, non authentifi&eacute; officiellement mais largement relay&eacute;, ordonnait des recherches contre elle. Aucune autorit&eacute; camerounaise n&rsquo;a jamais communiqu&eacute; sur son sort. La famille n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; inform&eacute;e. Le SED n&rsquo;a jamais confirm&eacute; ni infirm&eacute; sa d&eacute;tention.</p>
<p><strong>Ce qui est all&eacute;gu&eacute;.</strong> Le 4 mai 2026, plusieurs m&eacute;dias camerounais, dont Camerounweb et Camer.be, publient une information exclusive : Adja Awa aurait &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;e, d&eacute;tenue au SED, tortur&eacute;e pendant plusieurs semaines, puis rel&acirc;ch&eacute;e. Elle se serait ensuite install&eacute;e &agrave; N&rsquo;Djamena, au Tchad. Ces articles citent des &laquo; sources concordantes &raquo;, sans les identifier. Un article d&rsquo;AllAfrica, publi&eacute; le 5 mai 2026, reprend la m&ecirc;me version : &laquo; s&eacute;questr&eacute;e, battue, puis rel&acirc;ch&eacute;e &raquo;, &laquo; malade, traumatis&eacute;e &raquo;. Le SED, &eacute;crit AllAfrica, est un organe craint, &laquo; sans aucun contr&ocirc;le judiciaire effectif &raquo;, o&ugrave; &laquo; la torture est au programme &raquo;.</p>
<p><strong>Ce qui reste une all&eacute;gation non v&eacute;rifi&eacute;e.</strong> L&rsquo;annonce de sa mort. Le 26 octobre 2026, le journaliste Morgan Palmer annonce qu&rsquo;elle est d&eacute;c&eacute;d&eacute;e &agrave; N&rsquo;Djamena &agrave; 17 heures, des suites des tortures subies au SED. Aucune preuve publique n&rsquo;accompagne cette annonce. Pas de certificat de d&eacute;c&egrave;s. Pas de d&eacute;claration des autorit&eacute;s tchadiennes. Pas de confirmation de la famille. Le m&ecirc;me jour, Camerounweb publie un article qui r&eacute;clame la v&eacute;rit&eacute; sans la pr&eacute;senter comme acquise : &laquo; Si elle est vivante, qu&rsquo;on nous donne de ses nouvelles. Si elle est d&eacute;c&eacute;d&eacute;e, que la v&eacute;rit&eacute; soit &eacute;tablie &raquo;. Le site pr&eacute;cise que &laquo; les informations publi&eacute;es sur son sort sont contradictoires &raquo;.</p>
<p>Quatre mois plus t&ocirc;t, en mai 2026, d&rsquo;autres sources la disaient vivante, mais malade, recluse &agrave; N&rsquo;Djamena. Aujourd&rsquo;hui, elle serait morte. Les deux versions ne peuvent pas &ecirc;tre vraies en m&ecirc;me temps. L&rsquo;une des deux est fausse, ou incompl&egrave;te. Et aucune preuve publique ne permet de trancher.</p>
<h2>Pourquoi cette affaire est plus grande qu&rsquo;une disparition</h2>
<p>L&rsquo;affaire Adja Awa n&rsquo;est pas une anomalie. C&rsquo;est un motif.</p>
<p>Le Cameroun a une histoire document&eacute;e de disparitions de voix critiques dans des locaux s&eacute;curis&eacute;s. Martinez Zogo, journaliste, enlev&eacute; et tu&eacute; en janvier 2023, dont le corps a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; mutil&eacute;. Samuel Wazizi, journaliste anglophone, arr&ecirc;t&eacute; en 2019, mort en d&eacute;tention, dont les circonstances n&rsquo;ont jamais &eacute;t&eacute; &eacute;tablies. Les pr&eacute;c&eacute;dents existent. Ils ont un point commun : l&rsquo;absence de r&eacute;ponse officielle, l&rsquo;absence de transparence, et l&rsquo;absence de justice.</p>
<p>Le SED, dans ce contexte, n&rsquo;est pas un lieu neutre. C&rsquo;est un organe de renseignement int&eacute;rieur plac&eacute; directement sous l&rsquo;autorit&eacute; de la pr&eacute;sidence. Il &eacute;chappe au contr&ocirc;le judiciaire ordinaire. Les r&eacute;cits de torture y sont r&eacute;currents, document&eacute;s par des ONG, jamais sanctionn&eacute;s.</p>
<p>Ce qui rend le cas d&rsquo;Adja Awa sp&eacute;cifique, c&rsquo;est sa trajectoire. Elle n&rsquo;&eacute;tait pas une militante de l&rsquo;opposition historique. Elle &eacute;tait du s&eacute;rail. Elle a vu, de l&rsquo;int&eacute;rieur, ce que les camerounais devinent sans toujours pouvoir le prouver. Et elle a parl&eacute;. Le prix qu&rsquo;elle a pay&eacute;, s&rsquo;il est confirm&eacute;, est le prix que le pouvoir fait payer &agrave; ceux qui franchissent cette ligne.</p>
<blockquote>
<p>&laquo; On peut &eacute;touffer la voix d&rsquo;un homme, mais on n&rsquo;&eacute;touffe pas la r&eacute;alit&eacute; des faits &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; un analyste politique sous couvert d&rsquo;anonymat en mai 2026. La phrase est devenue un lieu commun de la presse camerounaise. Elle n&rsquo;en reste pas moins vraie.</p>
</blockquote>
<h2>Un silence qui accuse</h2>
<p>Si la mort d&rsquo;Adja Awa est confirm&eacute;e, elle rejoindra la liste des affaires non r&eacute;solues qui p&egrave;sent sur la cr&eacute;dibilit&eacute; des institutions camerounaises. Si elle ne l&rsquo;est pas, le silence qui entoure son sort restera une forme de violence en soi.</p>
<p>Dans les deux cas, une question demeure : qui, &agrave; Yaound&eacute;, est responsable de ce qui lui est arriv&eacute; ? La justice camerounaise n&rsquo;a &eacute;t&eacute; saisie d&rsquo;aucune proc&eacute;dure publique la concernant. Aucune enqu&ecirc;te n&rsquo;a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e. Aucune commission n&rsquo;a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e. Le SED n&rsquo;a jamais comment&eacute;.</p>
<p>Le Tchad, o&ugrave; elle s&rsquo;&eacute;tait r&eacute;fugi&eacute;e, n&rsquo;a pas non plus communiqu&eacute;. N&rsquo;Djamena est un lieu d&rsquo;exil pour de nombreux opposants et critiques camerounais. Mais l&rsquo;exil n&rsquo;est pas une protection. Et la mort, si elle est confirm&eacute;e, pose une question que personne, &agrave; ce jour, n&rsquo;a pos&eacute;e officiellement : comment une femme plac&eacute;e sous la protection d&rsquo;un &Eacute;tat &eacute;tranger a-t-elle pu mourir des s&eacute;quelles de tortures subies dans son pays d&rsquo;origine, sans que cet &Eacute;tat n&rsquo;ait rien dit ?</p>
<hr>
<p><strong>Adja Awa est-elle morte ?</strong><br>Une annonce de d&eacute;c&egrave;s a &eacute;t&eacute; faite le 26 octobre 2026 par le journaliste Morgan Palmer. Aucune preuve publique ne l&rsquo;accompagne. Aucune autorit&eacute; n&rsquo;a confirm&eacute;. La question reste ouverte.</p>
<p><strong>O&ugrave; est-elle depuis juillet 2025 ?</strong><br>Selon des sources journalistiques concordantes, elle aurait &eacute;t&eacute; d&eacute;tenue au SED &agrave; Yaound&eacute;, puis rel&acirc;ch&eacute;e et install&eacute;e &agrave; N&rsquo;Djamena, au Tchad. Ces informations n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; confirm&eacute;es officiellement.</p>
<p><strong>Qui est responsable de sa d&eacute;tention ?</strong><br>Le SED, Secr&eacute;tariat d&rsquo;&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense, est un organe de renseignement plac&eacute; sous l&rsquo;autorit&eacute; directe de la pr&eacute;sidence. Il n&rsquo;a jamais communiqu&eacute; sur son cas. Aucune enqu&ecirc;te n&rsquo;a &eacute;t&eacute; ouverte.</p>
<p><strong>Pourquoi le silence des autorit&eacute;s ?</strong><br>C&rsquo;est la question centrale. Le pouvoir camerounais n&rsquo;a jamais comment&eacute; l&rsquo;affaire Adja Awa. Ni sur sa disparition, ni sur sa d&eacute;tention all&eacute;gu&eacute;e, ni sur sa mort pr&eacute;sum&eacute;e. Ce silence est, en soi, un &eacute;l&eacute;ment du dossier.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 26 Oct 2026 20:18:00 +0100</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Hadja-Haoua140926500.webp" type="image/webp" length="2642" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[États-Unis - Lana Rhoades : « Effacez mes 400 vidéos »]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/etats-unis-lana-rhoades-effacez-mes-400-videos</link>
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                    <p>Devenue mère, l’ancienne star du X Amara Maple, connue sous le nom
de Lana Rhoades, demande publiquement la suppression de plus de 400
vidéos de sa carrière adu...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/Lana_Rhoades261026500.webp" alt="États-Unis - Lana Rhoades : « Effacez mes 400 vidéos »" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Devenue m&egrave;re, l&rsquo;ancienne star du X Amara Maple, connue sous le nom de Lana Rhoades, demande publiquement la suppression de plus de 400 vid&eacute;os de sa carri&egrave;re adulte, invoquant la manipulation de ses d&eacute;buts et la protection de son enfant.</p>
<p>Il y a des demandes qui ne se n&eacute;gocient pas. Celle de Lana Rhoades n&rsquo;est pas une demande de droit &agrave; l&rsquo;oubli au sens juridique du terme. C&rsquo;est une supplique. Une m&egrave;re qui parle de son fils. Une femme qui dit avoir &eacute;t&eacute; &laquo; manipul&eacute;e &raquo; &agrave; 19 ans et qui voudrait que le monde efface la trace de ce qu&rsquo;elle consid&egrave;re aujourd&rsquo;hui comme une erreur. Le probl&egrave;me, c&rsquo;est que le monde num&eacute;rique n&rsquo;efface presque jamais rien.</p>
<h2>Une carri&egrave;re de moins d&rsquo;un an, une empreinte de dix ans</h2>
<p>Amara Maple est entr&eacute;e dans l&rsquo;industrie du cin&eacute;ma pour adultes en 2016. Elle avait 19 ans. Elle en est sortie moins d&rsquo;un an plus tard, selon plusieurs m&eacute;dias. Entre-temps, elle a tourn&eacute; des centaines de sc&egrave;nes. Elle est devenue, en quelques mois, l&rsquo;un des noms les plus recherch&eacute;s du secteur.</p>
<p>Dix ans apr&egrave;s, elle est m&egrave;re. Et elle demande que tout disparaisse.</p>
<p>La premi&egrave;re fois qu&rsquo;elle a formul&eacute; cette demande publiquement, c&rsquo;&eacute;tait dans une vid&eacute;o de novembre 2025. Elle y appara&icirc;t en larmes. Elle parle de son fils. Elle parle de ce qu&rsquo;elle ne veut pas qu&rsquo;il voie. La s&eacute;quence a &eacute;t&eacute; reprise, d&eacute;coup&eacute;e, sous-titr&eacute;e, et elle a circul&eacute; bien au-del&agrave; de sa base de fans. En 2026, l&rsquo;affaire a refait surface &agrave; plusieurs reprises, notamment en mai et en octobre, port&eacute;e par des comptes d&rsquo;actualit&eacute; et des d&eacute;bats sur les r&eacute;seaux.</p>
<h2>Ce qu&rsquo;elle dit, mot pour mot</h2>
<p>La citation la plus reprise est celle-ci :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; J&rsquo;avais 19 ans, j&rsquo;&eacute;tais fauch&eacute;e et manipul&eacute;e je veux que chaque vid&eacute;o disparaisse pour que mon fils ne voie jamais sa m&egrave;re comme &ccedil;a. &raquo; Elle est attribu&eacute;e &agrave; Lana Rhoades par de nombreux m&eacute;dias, dont IndiaTimes, qui la reprend dans un article consacr&eacute; &agrave; sa d&eacute;marche.</p>
</blockquote>
<p>Dans d&rsquo;autres prises de parole, elle va plus loin. Elle affirme que l&rsquo;industrie l&rsquo;a &laquo; manipul&eacute;e et mise sous pression &raquo; dans des situations qu&rsquo;elle ne comprenait pas pleinement &agrave; l&rsquo;&eacute;poque. Elle dit aussi que certains tournages ont &eacute;t&eacute; &laquo; traumatisants &raquo; et qu&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; le d&eacute;clencheur de son d&eacute;part.</p>
<p>Elle ajoute une dimension qui rend sa demande encore plus complexe : elle n&rsquo;a pas les droits sur une grande partie de ces vid&eacute;os. &laquo; Beaucoup de vid&eacute;os sur lesquelles je n&rsquo;ai aucun droit, sinon je les aurais probablement toutes supprim&eacute;es &agrave; l&rsquo;heure qu&rsquo;il est &raquo;, a-t-elle d&eacute;clar&eacute; lors d&rsquo;un podcast, selon TotalProSports.</p>
<p>Autrement dit : m&ecirc;me si elle le voulait, elle ne pourrait pas&nbsp; les retirer elle-m&ecirc;me.</p>
<h2>Pourquoi sa demande est presque impossible &agrave; satisfaire</h2>
<p>Le probl&egrave;me n&rsquo;est pas la volont&eacute; de Lana Rhoades. Le probl&egrave;me est structurel.</p>
<p>Les vid&eacute;os qu&rsquo;elle demande &agrave; voir dispara&icirc;tre ne lui appartiennent pas. Elles appartiennent aux studios qui les ont produites, puis aux plateformes qui les h&eacute;bergent, puis, en pratique, &agrave; tous ceux qui les ont t&eacute;l&eacute;charg&eacute;es, recopi&eacute;es, republi&eacute;es. Le droit d&rsquo;auteur, aux &Eacute;tats-Unis comme ailleurs, prot&egrave;ge l&rsquo;&oelig;uvre, pas la personne qui appara&icirc;t dedans. Une performeuse adulte signe, &agrave; ses d&eacute;buts, des contrats qui c&egrave;dent l&rsquo;exploitation de son image pour une dur&eacute;e qui, souvent, d&eacute;passe largement ce qu&rsquo;elle avait imagin&eacute;.</p>
<p>&laquo; Elle demande quelque chose que le syst&egrave;me n&rsquo;est pas con&ccedil;u pour accorder &raquo;, r&eacute;sume un juriste sp&eacute;cialis&eacute; dans les droits &agrave; l&rsquo;image, joint par t&eacute;l&eacute;phone, qui a requis l&rsquo;anonymat. &laquo; Le retrait d&rsquo;un contenu pour lequel on a sign&eacute; une autorisation est possible dans certains cas, mais cela passe par des n&eacute;gociations, des accords, parfois des contentieux. Pas par un appel public. &raquo;&nbsp;</p>
<p>Il existe pourtant des pr&eacute;c&eacute;dents. Des performeuses ont obtenu le d&eacute;r&eacute;f&eacute;rencement de certains contenus en invoquant le droit &agrave; l&rsquo;image ou la protection de la vie priv&eacute;e, notamment en Europe. Mais ces victoires sont partielles, lentes, co&ucirc;teuses. Et elles ne concernent jamais l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; d&rsquo;une filmographie.</p>
<h2>Un d&eacute;bat qui d&eacute;passe son cas personnel</h2>
<p>La demande de Lana Rhoades a rouvert une discussion que l&rsquo;industrie pr&eacute;f&eacute;rerait &eacute;viter : celle du consentement &agrave; long terme. Peut-on consentir, &agrave; 19 ans, &agrave; ce que son image soit exploit&eacute;e pour toujours ? Le droit r&eacute;pond oui, en signant un contrat. La morale, elle, est moins cat&eacute;gorique.</p>
<p>Sur les r&eacute;seaux sociaux, les r&eacute;actions sont tranch&eacute;es. Certains soutiennent sa d&eacute;marche. D&rsquo;autres rappellent qu&rsquo;elle a &eacute;t&eacute; pay&eacute;e pour ces tournages et que le regret, aussi sinc&egrave;re soit-il, ne suffit pas &agrave; annuler un contrat. Une internaute a r&eacute;sum&eacute; la fracture dans un post devenu viral : &laquo; Elle a le droit de regretter. Elle n&rsquo;a pas le droit d&rsquo;exiger qu&rsquo;on efface ce qu&rsquo;elle a vendu. &raquo; Un autre a r&eacute;pondu : &laquo; Elle n&rsquo;a pas vendu. Elle a &eacute;t&eacute; exploit&eacute;e. Nuance. &raquo;</p>
<p>Le d&eacute;bat ne se r&egrave;glera pas dans les commentaires.</p>
<hr>
<p><strong>Lana Rhoades est-elle parvenue &agrave; faire retirer ses vid&eacute;os ?</strong><br>Nous n&rsquo;avons pas de confirmation officielle. Elle affirme ne pas d&eacute;tenir les droits sur une grande partie de son catalogue. Des demandes de retrait ont peut-&ecirc;tre &eacute;t&eacute; adress&eacute;es aux plateformes, mais nous n&rsquo;avons pas pu v&eacute;rifier leur nombre ni leur issue.</p>
<p><strong>Pourquoi dit-elle avoir &eacute;t&eacute; &laquo; manipul&eacute;e &raquo; ?</strong><br>Elle affirme qu&rsquo;&agrave; 19 ans, sans argent et sans exp&eacute;rience, elle a &eacute;t&eacute; mise sous pression et plac&eacute;e dans des situations qu&rsquo;elle ne comprenait pas pleinement. Elle n&rsquo;a pas port&eacute; d&rsquo;accusations nominatives contre des personnes ou des studios.</p>
<p><strong>A-t-elle port&eacute; plainte ?</strong><br>Aucune information publique ne permet de l&rsquo;affirmer. Nous n&rsquo;avons pas pu joindre ses repr&eacute;sentants.</p>
<p><strong>Le retrait de ces vid&eacute;os est-il juridiquement possible ?</strong><br>Dans certains cas, oui, via des accords ou des d&eacute;cisions de justice fond&eacute;es sur le droit &agrave; l&rsquo;image ou la vie priv&eacute;e. Mais cela reste partiel, long et incertain. Le contrat sign&eacute; &agrave; ses d&eacute;buts est l&rsquo;obstacle principal.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 26 Oct 2026 13:36:00 +0100</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - BTE Engineering Group procède à de nouvelles nominations à la tête de sa direction et de ses pôles]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-bte-engineering-group-procede-a-de-nouvelles-nominations-a-la-tete-de-sa-direction-et-de-ses-poles</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Afin de consolider son organisation et de soutenir l'essor de ses
activités, BTE Engineering Group annonce la désignation de plusieurs
responsables à la directi...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Bte_Engineering_Group_26102026.jpg" alt="Cameroun - BTE Engineering Group procède à de nouvelles nominations à la tête de sa direction et de ses pôles" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Afin de consolider son organisation et de soutenir l'essor de ses activit&eacute;s, BTE Engineering Group annonce la d&eacute;signation de plusieurs responsables &agrave; la direction g&eacute;n&eacute;rale et &agrave; la t&ecirc;te de ses diff&eacute;rents p&ocirc;les.&nbsp;</p>
<p>Ces nominations ont pour objectif de favoriser une meilleure coordination des &eacute;quipes et un suivi efficace des projets.</p>
<p><strong>Yolande Djuissi Noussi Gopong</strong>, d&eacute;tentrice d'une licence en sciences de gestion, option management, est nomm&eacute;e directrice g&eacute;n&eacute;rale et responsable de BTE Engineering Group. Sa mission consistera &agrave; assurer la coordination g&eacute;n&eacute;rale du groupe, &agrave; superviser ses activit&eacute;s et &agrave; veiller &agrave; l'application de ses orientations strat&eacute;giques.</p>
<p><strong>Abiga&euml;l Kenfack</strong>, titulaire d'une licence, est nomm&eacute;e directrice g&eacute;n&eacute;rale adjointe de BTE Engineering Group. Elle appuiera la direction g&eacute;n&eacute;rale dans la coordination des activit&eacute;s, le suivi administratif et organisationnel, ainsi que dans l'ex&eacute;cution des d&eacute;cisions de la direction.</p>
<p><strong>Nfondoum Mouliom Issah</strong>, doctorant en g&eacute;nie civil, est nomm&eacute; directeur de BTE Engineering Design. Il aura la charge de coordonner les activit&eacute;s relatives &agrave; l'ing&eacute;nierie, aux &eacute;tudes techniques et au suivi des projets de son domaine.</p>
<p><strong>Dita Franklin Steve</strong>, d&eacute;tenteur d'une licence en g&eacute;nie &eacute;lectrique et automatisme industriel et sp&eacute;cialiste en &eacute;nergie solaire, est nomm&eacute; directeur g&eacute;n&eacute;ral du p&ocirc;le BTE Electrical &amp; Energy. Il aura pour mission de piloter les activit&eacute;s li&eacute;es aux installations &eacute;lectriques, aux solutions &eacute;nerg&eacute;tiques et aux projets d'&eacute;nergie solaire.</p>
<p><strong>W&eacute;t&eacute; Djouguep Jocelyn Steve</strong>, sp&eacute;cialiste en &eacute;lectrotechnique, est nomm&eacute; directeur g&eacute;n&eacute;ral adjoint du p&ocirc;le BTE Electrical &amp; Energy. Il secondera la direction du p&ocirc;le dans le suivi des op&eacute;rations techniques, la coordination des interventions et la r&eacute;alisation des projets &eacute;lectriques et &eacute;nerg&eacute;tiques.</p>
<p><strong>Val&egrave;re Toubia Pibo Armel</strong>, sp&eacute;cialiste en g&eacute;nie civil, est nomm&eacute; directeur g&eacute;n&eacute;ral du p&ocirc;le BTE Construction &amp; Infrastructure. Il aura la charge de coordonner les projets de construction et d'infrastructure, d'assurer le suivi des travaux et de contribuer au respect des exigences techniques et des d&eacute;lais.</p>
<p>Enfin, <strong>Yaya Ousman Tchounkeu Batchamen</strong>, fondateur de BTE Engineering Group, est &agrave; l'origine de cette initiative entrepreneuriale et du d&eacute;veloppement du groupe.</p>
<p>Par ces nominations, BTE Engineering Group r&eacute;affirme son souhait de b&acirc;tir son organisation autour de responsables aux comp&eacute;tences compl&eacute;mentaires. Les diff&eacute;rents p&ocirc;les et filiales m&egrave;nent leurs activit&eacute;s sous la responsabilit&eacute; du groupe, dans une dynamique de collaboration et de d&eacute;veloppement.</p>
<p>Ces nominations ouvrent une nouvelle &eacute;tape dans l'organisation de BTE Engineering Group et dans la poursuite de ses ambitions dans les domaines de l'ing&eacute;nierie, de l'&eacute;lectricit&eacute;, de l'&eacute;nergie, de la construction et des infrastructures.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 26 Oct 2026 12:03:00 +0100</pubDate>
                                    <author> Par Dilan Kenne</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Bte_Engineering_Group_26102026.jpg" type="image/jpeg" length="2140" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Lettre ouverte de Martin Nzegang au Ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales]]></title>
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                    <p>Nzegang Martin, journaliste et ancien rédacteur en chef de La Voix du
paysan, dans une lettre ouverte, interpelle le Ministre de
l’Elevage, des Pêches et des In...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Martin_Nzegang_26102026.jpg" alt="Cameroun - Lettre ouverte de Martin Nzegang au Ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Nzegang Martin, journaliste et ancien r&eacute;dacteur en chef de La Voix du paysan, dans une lettre ouverte, interpelle le Ministre de l&rsquo;Elevage, des P&ecirc;ches et des Industries animales suite &agrave; une information sur la contamination du poulet et des &oelig;ufs locaux. Il &eacute;voque &eacute;galement la fili&egrave;re poisson dans laquelle le principal importateur se dit soucieux des consommateurs en cette p&eacute;riode de forte demande et exhorte le ministre de l&rsquo;orienter vers la production.</p>
<p>L'int&eacute;gralit&eacute; de sa lettre en dessous.</p>
<p>Monsieur Le Ministre,</p>
<p>La fermet&eacute; de votre r&eacute;action, suite &agrave; une information sur la contamination du poulet et des &oelig;ufs locaux, me rappelle les ann&eacute;es 2004 &agrave; 2006, ann&eacute;es de lutte contre les importations des poulets congel&eacute;s. Vous &eacute;tiez du c&ocirc;t&eacute; de la lutte, d&eacute;plorant leur impact n&eacute;gatif sur la fili&egrave;re avicole, l&rsquo;&eacute;conomie nationale et la sant&eacute; des populations. Vous &eacute;tiez en service au minist&egrave;re des Finances pour le compte du Minepia. Par devoir de r&eacute;serve, vous &eacute;tiez discret.&nbsp;</p>
<p>Monsieur Le ministre,</p>
<p>L&rsquo;&eacute;tude sur la contamination du poulet est rendue publique &agrave; la veille des f&ecirc;tes de fin d&rsquo;ann&eacute;e. Au m&ecirc;me moment le principal importateur du poisson s&rsquo;inqui&egrave;te des possibles p&eacute;nuries &agrave; la m&ecirc;me p&eacute;riode. Pourquoi ces annonces maintenant ?&nbsp;</p>
<p>Monsieur Le Ministre</p>
<p>Depuis que vous &ecirc;tes &agrave; la t&ecirc;te de ce d&eacute;partement minist&eacute;riel, vous avez prot&eacute;g&eacute; l&rsquo;aviculture locale. Peut-on imaginer l&rsquo;ardent d&eacute;fenseur de notre poulet, adversaire&nbsp; inflexible du poulet congel&eacute; import&eacute;, le Docteur TA&Iuml;GA, Camerounais, ministre en charge de la promotion de l&rsquo;&eacute;levage, signer des autorisations d&rsquo;importation de ces poulets dont les analyses en laboratoire du Centre Pasteur de Yaound&eacute; en f&eacute;vrier 2005 ont r&eacute;v&eacute;l&eacute; la dangerosit&eacute; ? &nbsp;Veut-on nous faire croire que sans le poulet les Camerounais ne f&ecirc;teraient pas ? Non, Monsieur le ministre, si le poulet local est v&eacute;ritablement dangereux-et ils doivent le prouver sans &eacute;quivoque-comment le remplacer par celui import&eacute; tout aussi dangereux comme l&rsquo;a constat&eacute; le Centre Pasteur ?&nbsp;</p>
<p>Quant au poisson, le principal importateur se dit soucieux des consommateurs en cette p&eacute;riode de forte demande, tant mieux. Voici l&rsquo;occasion de l&rsquo;orienter vers la production.&nbsp;</p>
<p>Monsieur le Ministre,</p>
<p>Ne vous laissez pas impressionner par cette panique que l&rsquo;on veut cr&eacute;er autour d&rsquo;une hypoth&eacute;tique p&eacute;nurie du poulet et du poisson pendant les f&ecirc;tes de fin d&rsquo;ann&eacute;e.&nbsp;</p>
<p>En 2005, l&rsquo;annonce de la pr&eacute;sence de la grippe aviaire au Nigeria voisin &eacute;loigne une bonne partie de la population des produits de notre aviculture. La situation se r&eacute;tablit lorsque Bernard Njonga, alors pr&eacute;sident de l&rsquo;Acdic, Ahmadou Moussa pr&eacute;sident de l&rsquo;Ipavic, des journalistes&hellip; consomment publiquement le poulet lors d&rsquo;un point de presse le 1er mars 2006. Entre temps personne n&rsquo;est tomb&eacute; malade pour n&rsquo;avoir pas consomm&eacute; le poulet et les &oelig;ufs&nbsp;</p>
<p>Le prix du kg du cacao est pass&eacute; de 5000 &agrave; 2000 F CFa, les cacaoculteurs n&rsquo;en sont pas morts. Les maraichers connaissent souvent des chutes du prix de la tomate, ils sont toujours dans leurs champs.&nbsp;</p>
<p>Vous &ecirc;tes un ardent protecteur du poulet local, c&rsquo;est certain. Vous militez pour la production locale du poisson et l&rsquo;accompagnez, c&rsquo;est indiscutable. Vous &ecirc;tes tr&egrave;s certainement le meilleur ministre de l&rsquo;&eacute;levage de ces 30 derni&egrave;res ann&eacute;es, j&rsquo;assume. N&rsquo;effacez pas ce bilan par des d&eacute;cisions qui vous contredisent</p>
<p>Tr&egrave;s respectueusement</p>
<p><em>Martin Nzegang</em><br><em>Journaliste&nbsp;</em></p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 26 Oct 2026 09:19:00 +0100</pubDate>
                                    <author>La Rédaction</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Martin_Nzegang_26102026.jpg" type="image/jpeg" length="9809" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - ORLUS FOSSO, AMBASSADEUR YOUTH CONNEKT CAMER: FRUIT DE PLUSIEURS ANNÉES DE COMBAT POUR LA JEUNESSE]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-orlus-fosso-ambassadeur-youth-connekt-camer-fruit-de-plusieurs-annees-de-combat-pour-la-jeunesse</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>INSTALLÉ AMBASSADEUR RÉGIONAL YOUTH CONNEKT CAMEROON À BAFOUSSAM,
ORLUS FOSSO VOIT SON ENGAGEMENT POUR LA FORMATION DES JEUNES
RÉCOMPENSÉ. DE L’ASPCO DIGITAL TR...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/pub/Orlus-ministre.jpg" alt="Cameroun - ORLUS FOSSO, AMBASSADEUR YOUTH CONNEKT CAMER: FRUIT DE PLUSIEURS ANNÉES DE COMBAT POUR LA JEUNESSE" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
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                <content:encoded><![CDATA[<div class="description-text text-xl md:text-2xl text-gray-600 font-medium leading-relaxed justify-text mb-12"><strong>Install&eacute; ambassadeur r&eacute;gional Youth Connekt Cameroon &agrave; Bafoussam, Orlus Fosso voit son engagement pour la formation des jeunes r&eacute;compens&eacute;. De l&rsquo;ASPCO DIGITAL TRAINING au futur Centre num&eacute;rique Communautaire de la Mifi, il poursuit une ambition : rendre les comp&eacute;tences num&eacute;riques accessible &agrave; tous.</strong></div>
<article class="article-body">
<p class="text-gray-700 text-lg leading-relaxed mb-6 text-justify">C&rsquo;est une nouvelle &eacute;tape de son parcours consacr&eacute; &agrave; la formation des jeunes et &agrave; la promotion du num&eacute;rique qui commence. Le vendredi 23 octobre dans la salle de conf&eacute;rences des Services du Gouverneur, Orlus Fosso a &eacute;t&eacute; officiellement install&eacute; Ambassadeur r&eacute;gional Youth Connekt Cameroon par le Ministre de la Jeunesse et de l&rsquo;&Eacute;ducation civique, Mounouna Foutsou, au cours d&rsquo;une c&eacute;r&eacute;monie pr&eacute;sid&eacute;e en pr&eacute;sence du Gouverneur Awa Fonka Augustine, et de nombreuses autorit&eacute;s administratives. Distinction qui vient saluer plusieurs ann&eacute;es d&rsquo;engagement en faveur de la jeunesse, notamment dans les domaines de la communication, de l&rsquo;inclusion num&eacute;rique et de la formation professionnelle.</p>
<p class="text-gray-700 text-lg leading-relaxed mb-6 text-justify"><strong>Orlus Fosso, un engagement de terrain au service de la jeunesse</strong></p>
<p class="text-gray-700 text-lg leading-relaxed mb-6 text-justify">Consultant en communication digitale, journaliste d&rsquo;investigation ind&eacute;pendant et entrepreneur, Orlus Fosso s&rsquo;est forg&eacute; une place dans l&rsquo;&eacute;cosyst&egrave;me num&eacute;rique et social de Bafoussam gr&acirc;ce &agrave; ses activit&eacute;s professionnelles et associatives. Pr&eacute;sident Directeur G&eacute;n&eacute;ral d&rsquo;AFROBIZ-UNIVERSAL GROUP SARL et Pr&eacute;sident du Conseil d&rsquo;Administration de l&rsquo;Association pour la Promotion de la Communication (ASPCO), il fait de l&rsquo;acc&egrave;s aux comp&eacute;tences num&eacute;riques un axe majeur de son action. Son engagement repose sur une conviction : les jeunes doivent pouvoir acqu&eacute;rir des comp&eacute;tences utiles &agrave; leur insertion professionnelle, ind&eacute;pendamment de leurs moyens financiers.</p>
<p class="text-gray-700 text-lg leading-relaxed mb-6 text-justify">Cette vision prend notamment forme avec ASPCO DIGITAL TRAINING, un programme de formation gratuite qui permet aux jeunes de d&eacute;couvrir et de d&eacute;velopper leurs aptitudes dans les m&eacute;tiers du digital. Depuis 2020, +5000 jeunes ont gracieusement b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de ces formations organis&eacute;es sous l&rsquo;impulsion de l&rsquo;ASPCO. Ces actions donnent une dimension concr&egrave;te au travail d&rsquo;Orlus Fosso. Au-del&agrave; de la sensibilisation, il s&rsquo;attache &agrave; cr&eacute;er des possibilit&eacute;s d&rsquo;apprentissage et &agrave; rapprocher les jeunes des outils qui peuvent leur ouvrir de nouvelles perspectives. C&rsquo;est dans cette continuit&eacute; que s&rsquo;inscrit sa nomination comme ambassadeur r&eacute;gional de Youth Connekt Cameroon.</p>
<p class="text-gray-700 text-lg leading-relaxed mb-6 text-justify"><strong>Youth Connekt Cameroon, un levier pour amplifier son action</strong></p>
<p class="text-gray-700 text-lg leading-relaxed mb-6 text-justify">Lanc&eacute;e initialement au Rwanda, Youth Connekt est une initiative panafricaine d&eacute;ploy&eacute;e au Cameroun conjointement par le Gouvernement et le Syst&egrave;me des Nations Unies, notamment avec l&rsquo;appui du Programme des Nations Unies pour le d&eacute;veloppement (PNUD). Destin&eacute; aux jeunes de 17 &agrave; 35 ans, le programme vise &agrave; les connecter aux opportunit&eacute;s &eacute;conomiques, technologiques et citoyennes. Ses diff&eacute;rents m&eacute;canismes, notamment Youth Connekt Job, les bootcamps et les bourses, contribuent &agrave; favoriser l&rsquo;employabilit&eacute;, le mentorat, l&rsquo;entrepreneuriat et le d&eacute;veloppement des comp&eacute;tences.</p>
<p class="text-gray-700 text-lg leading-relaxed mb-6 text-justify">La nomination d&rsquo;Orlus Fosso comme ambassadeur pour la r&eacute;gion de l&rsquo;Ouest lui offre un cadre suppl&eacute;mentaire pour promouvoir ces opportunit&eacute;s aupr&egrave;s des jeunes et contribuer &agrave; leur mise en relation avec les dispositifs d&rsquo;accompagnement existants. Elle s&rsquo;inscrit dans une dynamique qui rejoint son exp&eacute;rience de terrain : faciliter l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la formation et encourager les initiatives capables de transformer les comp&eacute;tences en perspectives professionnelles.</p>
<p class="text-gray-700 text-lg leading-relaxed mb-6 text-justify"><strong>8 000 b&eacute;n&eacute;ficiaires attendus : le pari du Centre Num&eacute;rique Communautaire de la Mifi</strong></p>
<p class="text-gray-700 text-lg leading-relaxed mb-6 text-justify">Orlus Fosso ne compte pas s&rsquo;arr&ecirc;ter aux formations d&eacute;j&agrave; r&eacute;alis&eacute;es. Son prochain grand chantier porte sur la cr&eacute;ation du Centre Num&eacute;rique Communautaire de la Mifi, &agrave; Bafoussam, un projet con&ccedil;u pour renforcer durablement l&rsquo;acc&egrave;s aux m&eacute;tiers du num&eacute;rique. L&rsquo;ambition est de mettre en place un centre de formation professionnelle dot&eacute; d&rsquo;&eacute;quipements informatiques adapt&eacute;s et anim&eacute; par des experts. D&rsquo;ici 2030, 8 000 personnes seront form&eacute;es gratuitement, notamment des jeunes, des femmes, des personnes vuln&eacute;rables et des d&eacute;plac&eacute;s internes.</p>
<p class="text-gray-700 text-lg leading-relaxed mb-6 text-justify">Pour concr&eacute;tiser cette vision novatrice, un financement estim&eacute; &agrave; 80 millions de FCFA doit &ecirc;tre mobilis&eacute;. Les ressources recherch&eacute;es permettront de mettre en place les infrastructures et les &eacute;quipements n&eacute;cessaires au fonctionnement du centre. Pour Orlus Fosso, ce projet repr&eacute;sente le prolongement naturel d&rsquo;ASPCO DIGITAL TRAINING : passer de formations ponctuelles &agrave; un dispositif durable, capable d'accueillir davantage de b&eacute;n&eacute;ficiaires et de mieux pr&eacute;parer les populations aux exigences d'un march&eacute; du travail en pleine transformation num&eacute;rique.</p>
<p class="text-gray-700 text-lg leading-relaxed mb-6 text-justify"><strong>Une distinction, mais surtout une responsabilit&eacute;</strong></p>
<p class="text-gray-700 text-lg leading-relaxed mb-6 text-justify">L&rsquo;installation d&rsquo;Orlus Fosso comme ambassadeur Youth Connekt Cameroon marque une &eacute;tape importante dans son parcours. Elle intervient apr&egrave;s plusieurs ann&eacute;es consacr&eacute;es &agrave; la promotion de la communication, &agrave; la transmission des comp&eacute;tences num&eacute;riques et &agrave; l&rsquo;accompagnement des jeunes. Cette nouvelle responsabilit&eacute; ouvre des perspectives pour renforcer les passerelles entre les jeunes, les dispositifs d&rsquo;accompagnement et les opportunit&eacute;s offertes par l&rsquo;&eacute;cosyst&egrave;me entrepreneurial.</p>
<p class="text-gray-700 text-lg leading-relaxed mb-6 text-justify">Mais l&rsquo;ambition port&eacute;e par Orlus Fosso d&eacute;passe le cadre protocolaire : elle se mesure aussi &agrave; la capacit&eacute; de former davantage de b&eacute;n&eacute;ficiaires, de mobiliser des partenaires et de rendre les comp&eacute;tences num&eacute;riques accessibles au plus grand nombre. Entre les r&eacute;sultats d&eacute;j&agrave; enregistr&eacute;s par ASPCO DIGITAL TRAINING et le projet du Centre num&eacute;rique communautaire de la Mifi, son engagement suit une ligne directrice claire : donner aux jeunes les moyens d&rsquo;apprendre, d'entreprendre et de construire leur avenir gr&acirc;ce au num&eacute;rique. Cette distinction institutionnelle vient donc reconna&icirc;tre le chemin parcouru, tout en ouvrant un nouveau chapitre au service de la jeunesse de l&rsquo;Ouest.</p>
</article>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 25 Oct 2026 21:59:00 +0100</pubDate>
                                    <author>Eveline Feuto</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/pub/Orlus-ministre.jpg" type="image/jpeg" length="13412" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Univers carcéral: Mbombog Mbog Matip Emmanuel détenu arbitrairement à la prison centrale de Bertoua ]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-univers-carceral-mbombog-mbog-matip-emmanuel-detenu-arbitrairement-a-la-prison-centrale-de-bertoua</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le directeur de publication du journal "Climat Social"  malade et
hospitalisé, y est écroué depuis le 9 Juin 2026 à la prison
centrale de Bertoua, malgré l’ordr...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Mbombog_Mbog_Matip_Emmanuel24102026.jpg" alt="Cameroun - Univers carcéral: Mbombog Mbog Matip Emmanuel détenu arbitrairement à la prison centrale de Bertoua " width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/societe/cameroun-univers-carceral-mbombog-mbog-matip-emmanuel-detenu-arbitrairement-a-la-prison-centrale-de-bertoua</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le directeur de publication du journal "Climat Social" &nbsp;malade et hospitalis&eacute;, y est &eacute;crou&eacute; depuis le 9 Juin 2026 &agrave; la prison centrale de Bertoua, malgr&eacute; l&rsquo;ordre du Garde des Sceaux.</p>
<p>Son &eacute;tat de sant&eacute; est critique, il fait d'ailleurs fr&eacute;mir. Handicap&eacute; moteur reconnu par l&rsquo;Etat du Cameroun &agrave; travers une Carte Nationale d&rsquo;Invalidit&eacute; et &nbsp;hospitalis&eacute; depuis le 22 juillet 2026 &agrave; l&rsquo;H&ocirc;pital R&eacute;gional de Bertoua pour polypathologies chroniques, le Directeur de Publication du journal Climat Social, Emmanuel Mbombog Mbog Matip, croupit toujours &agrave; la prison centrale de Bertoua. Et ce, malgr&eacute; une instruction directe du Ministre d&rsquo;Etat, Ministre de la Justice Garde des Sceaux, Laurent Esso, ordonnant des diligences pour sa lib&eacute;ration. Sa famille biologique et professionnelle crient &nbsp;&agrave; l&rsquo;acharnement contre un homme vuln&eacute;rable.</p>
<p>Tout part du 09 juin 2026. Selon la Une de Climat Social N&deg;1502 de ce jeudi 22 octobre 2026, Emmanuel Mbombog Mbog Matip, journaliste, est interpell&eacute; par des hommes lourdement arm&eacute;s non identifi&eacute;s, sur instruction pr&eacute;sum&eacute;e du Procureur de la R&eacute;publique. Il est &eacute;crou&eacute; &agrave; la prison centrale de Bertoua, non pas sur la base d&rsquo;un mandat de d&eacute;p&ocirc;t original comme l&rsquo;exige la loi, mais sur la simple photocopie d&rsquo;un mandat d&rsquo;arr&ecirc;t, remise par M. Nana, substitut du Procureur, &agrave; M. Nyoya Ebenezer, chef service du greffe p&eacute;nitentiaire. Une proc&eacute;dure que sa d&eacute;fense juge totalement irr&eacute;guli&egrave;re.</p>
<p><strong>Un homme vuln&eacute;rable oubli&eacute; derri&egrave;re les barreaux.</strong></p>
<p>Ce que les dossiers judiciaires oublient de dire, ce sont les trois images qui parlent d&rsquo;elles-m&ecirc;mes. La premi&egrave;re, c&rsquo;est sa Carte Nationale d&rsquo;Invalidit&eacute; N&deg;354/2022 - Centre, d&eacute;livr&eacute;e par le Minist&egrave;re des Affaires Sociales. Nom : MBOMBOG MBOG MATIP Emmanuel. N&eacute; le 25/02/1990 &agrave; Ot&eacute;l&eacute;. Profession : Journaliste. Nature du handicap : MOTEUR. Taux : 65%. C&rsquo;est un handicap&eacute; reconnu par la R&eacute;publique, prot&eacute;g&eacute; par la Loi N&deg; 2010/002 du 13 avril 2010.</p>
<p>La deuxi&egrave;me image est plus cruelle encore. Un Certificat M&eacute;dical N&deg;054'69 du 15 octobre 2026, sign&eacute; du Dr ANGOA Gabrielle, M&eacute;decin G&eacute;n&eacute;raliste &agrave; l&rsquo;H&ocirc;pital R&eacute;gional de Bertoua. On y lit, &eacute;crit &agrave; la main : "Certifie que le nomm&eacute; MBOMBOG MBOG MATIP Emmanuel, handicap&eacute; moteur est hospitalis&eacute; dans notre service depuis le 22.07.26. Il r&eacute;sulte de cette visite que l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; pr&eacute;sente des polypathologies chroniques avec complications." Un homme qui ne devrait pas &ecirc;tre en cellule, mais sur un lit d&rsquo;h&ocirc;pital, et encore, sous surveillance constante.</p>
<p><strong>Le Garde des Sceaux d&eacute;savou&eacute; ?</strong></p>
<p>Face &agrave; cette situation critique, le dossier remonte jusqu&rsquo;&agrave; Yaound&eacute;. Le 16 septembre 2026, le Ministre d&rsquo;Etat, Ministre de la Justice Garde des Sceaux, saisit par requ&ecirc;te de lib&eacute;ration imm&eacute;diate et sans condition, r&eacute;pond officiellement. Dans sa correspondance N&deg;006125 portant cachet et signature, il &eacute;crit &agrave; l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; : "En accusant r&eacute;ception de votre requ&ecirc;te... l&rsquo;honneur de vous faire conna&icirc;tre que le Procureur G&eacute;n&eacute;ral pr&egrave;s la Cour d&rsquo;Appel de l&rsquo;Est a &eacute;t&eacute; saisi par mes soins, pour diligences appropri&eacute;es."</p>
<p>L&rsquo;ordre est clair. Il ne s&rsquo;adresse pas au Procureur de Bertoua, mais &agrave; son sup&eacute;rieur hi&eacute;rarchique direct. Mais depuis le 16 septembre, rien.</p>
<p>Selon Climat Social, deux nouvelles requ&ecirc;tes introduites les 12 et 19 octobre 2026 pour solliciter sa lib&eacute;ration imm&eacute;diate au vu de son &eacute;tat de sant&eacute; critique sont rest&eacute;es sans suite. Pire, son nom aurait &eacute;t&eacute; inscrit sur la liste d&rsquo;audience du 19 octobre sans qu&rsquo;il en soit inform&eacute;, l&rsquo;affaire &eacute;tant renvoy&eacute;e &agrave; une date qu&rsquo;il ignore toujours.</p>
<p><strong>Une question qui d&eacute;range .&nbsp;</strong></p>
<p>Alors, la r&eacute;daction de Climat Social alerte et s&rsquo;interroge publiquement ce jeudi : "A quel jeu jouent le Procureur G&eacute;n&eacute;ral et le Procureur de la R&eacute;publique de Bertoua ? S&rsquo;agit-il de lenteur administrative, de faits que la r&eacute;daction qualifie de corruption pr&eacute;sum&eacute;e, ou d&rsquo;un jeu dangereux avec les instructions du Ministre de la Justice Garde des Sceaux ?"</p>
<p>En attendant la r&eacute;ponse, un fait demeure, t&ecirc;tue et insoutenable : le parquet pr&eacute;tendrait, selon certaines sources, qu&rsquo;il aurait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; lib&eacute;r&eacute;. Or, les preuves m&eacute;dicales et p&eacute;nitentiaires attestent qu&rsquo;Emmanuel Mbombog Mbog Matip est toujours &eacute;crou&eacute;, malade, handicap&eacute; moteur et en danger. Pour sa famille, pour sa r&eacute;daction, chaque jour pass&eacute; en d&eacute;tention est un jour de trop pour un homme dont la Constitution camerounaise garantit une protection sp&eacute;cifique en raison de son handicap.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sat, 24 Oct 2026 18:55:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Franck Bafeli</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Mbombog_Mbog_Matip_Emmanuel24102026.jpg" type="image/jpeg" length="11499" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Douala : elle retrouve son alliance au doigt de la maîtresse]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-douala-elle-retrouve-son-alliance-au-doigt-de-la-maitresse</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>L’alliance perdue de Marie-Josée retrouvée au doigt de sa rivale
à Bonapriso. Le fait divers rocambolesque qui a piégé un mari
infidèle.

Une simple erreur de g...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde/Alliance-de-Mariage011224500.jpg" alt="Cameroun - Douala : elle retrouve son alliance au doigt de la maîtresse" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;alliance perdue de Marie-Jos&eacute;e retrouv&eacute;e au doigt de sa rivale &agrave; Bonapriso. Le fait divers rocambolesque qui a pi&eacute;g&eacute; un mari infid&egrave;le.</p>
<p>Une simple erreur de gravure a fait s&rsquo;effondrer l&rsquo;&eacute;difice du mensonge d&rsquo;Edouard N., architecte de 42 ans &agrave; Douala.</p>
<p>Marie-Jos&eacute;e a cherch&eacute; pendant deux mois. Elle a fouill&eacute; son domicile de Bali, &agrave; Douala 1er. En vain. Puis elle a tendu un pi&egrave;ge. Et ce mardi, dans un salon de coiffure, tout a bascul&eacute;.</p>
<h2>Bonapriso : le myst&egrave;re de l&rsquo;alliance perdue</h2>
<p>L&rsquo;affaire commence par une disparition banale. Marie-Jos&eacute;e ne retrouve plus son alliance. Deux mois passent. Elle a beau retourner chaque recoin de la maison conjugale &agrave; Bali, Douala 1er, rien.</p>
<p>Edouard N., son mari, devient pressant. &laquo; En mode mari jaloux &raquo;, &eacute;crit <strong>Cameroon Tribune</strong> : sa femme devait retrouver cette alliance au plus vite. L&rsquo;architecte de 42 ans ne s&rsquo;explique pas la perte du bijou. Il exige.</p>
<p>La situation se complique quand Marie-Jos&eacute;e commence &agrave; soup&ccedil;onner une autre femme. Une concubine pr&eacute;sum&eacute;e. Elle le dit &agrave; son &eacute;poux. La r&eacute;ponse fuse : &laquo; Je fais quoi avec &ccedil;a ? J&rsquo;ai la mienne ! &raquo; Edouard balaie l&rsquo;hypoth&egrave;se d&rsquo;un revers de main.</p>
<p>Puis le destin s&rsquo;en m&ecirc;le.</p>
<h2>Une erreur de gravure qui change tout</h2>
<p>Samedi dernier, V&eacute;ronique, une amie de Marie-Jos&eacute;e, pousse la porte d&rsquo;un salon de coiffure &agrave; Bonapriso. Elle attend son tour. Une cliente, rayonnante, raconte son bonheur &agrave; qui veut l&rsquo;entendre. Son homme vient de lui offrir une bague de fian&ccedil;ailles.</p>
<p>La femme agite la main gauche. Un jonc en or brille &agrave; son annulaire. &laquo; Le joaillier a n&eacute;anmoins fait une erreur en gravant l&rsquo;int&eacute;rieur du jonc &raquo;, rapporte-t-elle. Au lieu de son pr&eacute;nom, Marie-Jeannine, il a marqu&eacute; &laquo; Marie-Jos&eacute;e &raquo;. Mais une rectification suivra, assure-t-elle.</p>
<p>V&eacute;ronique ne perd pas une miette de la sc&egrave;ne. Elle filme discr&egrave;tement, pr&eacute;vient son amie. Marie-Jos&eacute;e est inform&eacute;e. Elle transmet &agrave; son mari. Edouard lui r&eacute;pond : &laquo; Calme-toi. Tu iras l&agrave;-bas mardi &agrave; 16h. &raquo;</p>
<h2>Le pi&egrave;ge se referme au salon de coiffure</h2>
<p>Mardi, Marie-Jos&eacute;e demande une permission exceptionnelle &agrave; son travail. Elle arrive au salon de coiffure de Bonapriso avec des produits pour son entretien capillaire. Elle attend. Le hasard fait le reste : Marie-Jeannine entre &agrave; son tour.</p>
<p>Marie-Jos&eacute;e regarde la main gauche. Elle voit la bague. Elle bondit. &laquo; Donne-moi mon alliance ! &raquo; s&rsquo;&eacute;crie-t-elle, selon le r&eacute;cit du quotidien.</p>
<p>Une bagarre &eacute;clate. Les deux femmes se cr&ecirc;pent le chignon. Des produits sont renvers&eacute;s dans le salon. Un casque est &eacute;br&eacute;ch&eacute;. Les clients assistent &agrave; la sc&egrave;ne, m&eacute;dus&eacute;s.</p>
<p>Les forces de l&rsquo;ordre sont appel&eacute;es. Marie-Jos&eacute;e d&eacute;clare sans ambages : &laquo; Elle porte mon alliance. &raquo; Marie-Jeannine, elle, assure que la bague porte ses initiales, &laquo; deux &eacute;toiles &raquo;. Invit&eacute;e &agrave; s&rsquo;expliquer au poste, elle refuse dans un premier temps. Un policier la gronde, la traite de &laquo; Golum &raquo;. Elle finit par retirer la bague.</p>
<h2>Au poste, le fianc&eacute; tombe le masque</h2>
<p>Direction le commissariat. Marie-Jeannine livre sa version : &laquo; Je suis fianc&eacute;e. &raquo; La police demande d&rsquo;o&ugrave; vient cette alliance. Elle appelle son fianc&eacute;.</p>
<p>Edouard N. d&eacute;barque &agrave; l&rsquo;unit&eacute; de police. Marie-Jos&eacute;e le reconna&icirc;t imm&eacute;diatement comme le propri&eacute;taire de la bague. Le pot aux roses est d&eacute;couvert.</p>
<p>Le mari est attendu &agrave; l&rsquo;unit&eacute; de police. L&rsquo;alliance est d&eacute;pos&eacute;e, pi&egrave;ce &agrave; conviction. Cameroon Tribune ne pr&eacute;cise pas, &agrave; ce stade, les suites judiciaires r&eacute;serv&eacute;es &agrave; Edouard N. ni les charges &eacute;ventuelles retenues contre lui.</p>
<p>Une question, une seule, flotte d&eacute;sormais &agrave; Bonapriso : que dire &agrave; une &eacute;pouse qui a pass&eacute; deux mois &agrave; chercher un bijou que son mari avait offert &agrave; une autre ?</p>
<h2>Quand le fait divers r&eacute;v&egrave;le la soci&eacute;t&eacute;</h2>
<p>Derri&egrave;re la com&eacute;die de m&oelig;urs, il y a une r&eacute;alit&eacute; document&eacute;e. L&rsquo;infid&eacute;lit&eacute; n&rsquo;est pas un d&eacute;lit au Cameroun, mais l&rsquo;abus de confiance sur des biens du couple peut, lui, poser question. Le Code p&eacute;nal camerounais r&eacute;prime le d&eacute;tournement d&rsquo;objets mobiliers lorsque la valeur ou les circonstances l&rsquo;exigent. L&rsquo;alliance, bien qu&rsquo;objet symbolique, reste un bien mat&eacute;riel.</p>
<p>L&rsquo;affaire rappelle aussi la place du comm&eacute;rage et des r&eacute;seaux sociaux dans la r&eacute;solution des conflits conjugaux &agrave; Douala. V&eacute;ronique, l&rsquo;amie, n&rsquo;a pas h&eacute;sit&eacute; : elle a film&eacute;, pr&eacute;venu, organis&eacute;. Le salon de coiffure, espace traditionnellement f&eacute;minin et social, est devenu le th&eacute;&acirc;tre d&rsquo;une confrontation publique. Le policier qui traite la mise en cause de &laquo; Golum &raquo; en dit long sur le ton de l&rsquo;intervention.</p>
<p>Rien ne dit que Marie-Jos&eacute;e obtiendra r&eacute;paration. Mais l&rsquo;histoire est d&eacute;j&agrave; partag&eacute;e, comment&eacute;e, moqu&eacute;e. Et c&rsquo;est peut-&ecirc;tre, pour elle, une forme de justice.</p>
<hr>
<p><strong>Qu&rsquo;est-il arriv&eacute; &agrave; l&rsquo;alliance perdue de Marie-Jos&eacute;e ?</strong><br>Elle a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute;e au doigt de Marie-Jeannine, la ma&icirc;tresse pr&eacute;sum&eacute;e de son mari. Ce dernier avait offert le bijou &agrave; sa fianc&eacute;e en pr&eacute;textant une erreur de gravure du joaillier.</p>
<p><strong>O&ugrave; se sont d&eacute;roul&eacute;s les faits ?</strong><br>Dans un salon de coiffure de Bonapriso, &agrave; Douala, apr&egrave;s des rep&eacute;rages de l&rsquo;amie de Marie-Jos&eacute;e.</p>
<p><strong>Qui a pr&eacute;venu Marie-Jos&eacute;e ?</strong><br>C&rsquo;est V&eacute;ronique, une amie, qui a entendu Marie-Jeannine se vanter de son alliance au salon de coiffure et qui a discr&egrave;tement film&eacute; la sc&egrave;ne.</p>
<p><strong>Y a-t-il eu une plainte ou une garde &agrave; vue ?</strong><br>L&rsquo;article de Cameroon Tribune mentionne un passage au poste de police et le d&eacute;p&ocirc;t de l&rsquo;alliance comme pi&egrave;ce &agrave; conviction. Les suites judiciaires ne sont pas pr&eacute;cis&eacute;es.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 21:23:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Avec Ct</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Ce que Calixthe Beyala affirme sur la mort d’Adja Awa]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-ce-que-calixthe-beyala-affirme-sur-la-mort-dadja-awa</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Adja Awa, morte au SED selon Calixthe Beyala, vivante au Tchad selon
d’autres sources : ce que l’on sait, ce qui n’est pas prouvé.

Un an après sa disparition,...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Hadja-Haoua140926500.webp" alt="Cameroun - Ce que Calixthe Beyala affirme sur la mort d’Adja Awa" width="600"/></p>
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                </description>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Adja Awa, morte au SED selon Calixthe Beyala, vivante au Tchad selon d&rsquo;autres sources : ce que l&rsquo;on sait, ce qui n&rsquo;est pas prouv&eacute;.</p>
<p>Un an apr&egrave;s sa disparition, la mort d&rsquo;Adja Awa au SED reste une affirmation sans preuve publique et le silence de Yaound&eacute; nourrit toutes les hypoth&egrave;ses.</p>
<p>Une phrase revient dans les r&eacute;dactions camerounaises depuis des mois : &laquo; O&ugrave; est Adja Awa ? &raquo; Elle n&rsquo;a pas de r&eacute;ponse officielle. Elle a des versions. Et ces versions ne s&rsquo;accordent pas.</p>
<h2>Une disparition qui commence par un document</h2>
<p>Tout part d&rsquo;un &laquo; Message Radio Port&eacute; &raquo; dat&eacute; du 23 juillet 2025. Selon plusieurs m&eacute;dias camerounais, un officier sup&eacute;rieur de gendarmerie y ordonnait une interdiction de sortie du territoire et des recherches actives &agrave; Yaound&eacute;, Douala et Maroua, visant Hadja Haoua Aboubakar pour &laquo; appels &agrave; l&rsquo;insurrection et autres &raquo; . Le document n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; rendu public par une source officielle ; il circule dans la presse et sur les r&eacute;seaux.</p>
<p>&Agrave; partir de l&agrave;, la vie publique d&rsquo;Adja Awa s&rsquo;arr&ecirc;te. Aucune image r&eacute;cente, aucune d&eacute;claration, aucune apparition. Le silence.</p>
<p>En ao&ucirc;t 2025, les appels se multiplient. Calixthe Beyala s&rsquo;inqui&egrave;te publiquement. L&rsquo;avocate Alice Nkom demande sa lib&eacute;ration et sa protection . L&rsquo;activiste Arol Ketch interpelle :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Mais o&ugrave; est pass&eacute; Adja Hawa ? Que lui ont-ils fait ? &raquo; .</p>
</blockquote>
<h2>Ce que Calixthe Beyala affirme et ce qu&rsquo;elle ne prouve pas</h2>
<blockquote>
<p>Le 12 ao&ucirc;t 2025, Calixthe Beyala &eacute;crit sur les r&eacute;seaux sociaux que &laquo; de nombreux posts font &eacute;tat du meurtre de Mme Hadja Hawa &raquo;, avant d&rsquo;ajouter :</p>
<p>&laquo; &Agrave; ce stade de l&rsquo;information, je ne saurais ni l&rsquo;infirmer ni le confirmer. &raquo; . Elle appelle les journalistes &agrave; enqu&ecirc;ter.</p>
</blockquote>
<p>Cinq mois plus tard, le 14 janvier 2026, elle durcit le ton. Dans une tribune comparant le r&eacute;gime de Paul Biya &agrave; celui d&rsquo;Augusto Pinochet, elle &eacute;crit :</p>
<blockquote>
<p>&laquo; Hadja Awa n&rsquo;est plus parmi nous, comme avant elle, de nombreux Camerounais, disparus dans les locaux de nos arm&eacute;es. &raquo; Elle ajoute : &laquo; Quiconque voudrait nous dire le contraire se doit de filmer Hadja Awa et de diffuser la vid&eacute;o. &raquo; .</p>
</blockquote>
<p><strong>Ce que cela &eacute;tablit :</strong> Calixthe Beyala affirme la mort d&rsquo;Adja Awa au SED. <strong>Ce que cela n&rsquo;&eacute;tablit pas :</strong> aucune preuve publique corps, certificat, t&eacute;moignage direct, images n&rsquo;accompagne cette affirmation. Un article du Journal du Cameroun de septembre 2026 note d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;&laquo; aucune confirmation du t&eacute;moignage attribu&eacute; &agrave; Calixthe Beyala &raquo; n&rsquo;existe, et que la romanci&egrave;re aurait &eacute;voqu&eacute; un corps &laquo; jet&eacute; d&rsquo;un h&eacute;licopt&egrave;re au-dessus de la for&ecirc;t de Bertoua &raquo; une all&eacute;gation qui, elle non plus, n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; v&eacute;rifi&eacute;e .</p>
<h2>&nbsp; La version qui change tout : vivante, mais bris&eacute;e</h2>
<p>Le 4 mai 2026, plusieurs m&eacute;dias camerounais publient une information radicalement diff&eacute;rente. Citant des &laquo; sources concordantes &raquo;, ils affirment qu&rsquo;Adja Awa <strong>n&rsquo;est pas morte</strong>. Elle aurait &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute;e, d&eacute;tenue au SED, tortur&eacute;e pendant plusieurs semaines, puis rel&acirc;ch&eacute;e et se serait install&eacute;e &agrave; N&rsquo;Djamena, au Tchad .</p>
<p>Le d&eacute;tail est pr&eacute;cis. Le SED, pr&eacute;sente l&rsquo;article, est &laquo; le c&oelig;ur secret du renseignement politique camerounais depuis l&rsquo;ind&eacute;pendance &raquo; ; la torture y serait &laquo; au programme &raquo; ; la d&eacute;tention se serait d&eacute;roul&eacute;e &laquo; sans avocat, ni famille, ni recours &raquo; .</p>
<p>Et le doute persiste : en septembre 2026, l&rsquo;Association pour la d&eacute;fense des droits des opprim&eacute;s (ADDO) interpelle encore Paul Biya sur &laquo; la disparition &raquo; d&rsquo;Hadja Haoua Aboubakar, notant qu&rsquo;elle &laquo; n&rsquo;est plus apparue publiquement depuis juillet 2025 &raquo; . Si elle &eacute;tait vivante et libre au Tchad, pourquoi les organisations continuent-elles de parler de &laquo; disparition &raquo; ?</p>
<h2>Le pr&eacute;c&eacute;dent qui hante chaque phrase</h2>
<p>Impossible de lire ce dossier sans penser &agrave; Martinez Zogo. Le journaliste d&rsquo;Amplitude FM avait &eacute;t&eacute; enlev&eacute; en janvier 2023 ; son corps avait &eacute;t&eacute; retrouv&eacute; quelques jours plus tard en banlieue de Yaound&eacute; . Avant lui, Samuel Wazizi &eacute;tait mort en d&eacute;tention apr&egrave;s des articles critiques sur l&rsquo;arm&eacute;e .</p>
<blockquote>
<p>Calixthe Beyala elle-m&ecirc;me convoque ces noms : &laquo; Souvenons-nous de l&rsquo;affaire Martinez Zogo dont les communicants officieux du gouvernement nous disaient qu&rsquo;il &eacute;tait en train de manger de la vip&egrave;re dans un palace alors qu&rsquo;il n&rsquo;&eacute;tait plus de ce monde ! &raquo; .</p>
</blockquote>
<p>Le parall&egrave;le n&rsquo;est pas une preuve. Mais il explique pourquoi, au Cameroun, le silence officiel n&rsquo;est jamais lu comme un simple silence. Il est lu comme un pr&eacute;c&eacute;dent.</p>
<h2>Ce que les rapports documentent sur le SED</h2>
<p>Le SED n&rsquo;est pas une l&eacute;gende. Amnesty International a document&eacute; &agrave; plusieurs reprises des cas de torture dans ses locaux. En f&eacute;vrier 2026, l&rsquo;organisation a publi&eacute; le cas de Serge Branco Nana, conduit au &laquo; Secr&eacute;tariat d&rsquo;&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense &raquo; apr&egrave;s une &eacute;meute, o&ugrave; il aurait &eacute;t&eacute; &laquo; tortur&eacute; pendant des heures, rou&eacute; de coups et soumis &agrave; des d&eacute;charges &eacute;lectriques dans les parties g&eacute;nitales &raquo; . Le D&eacute;partement d&rsquo;&Eacute;tat am&eacute;ricain mentionne un d&eacute;tenu mort apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; battu dans un &eacute;tablissement du SED pour n&rsquo;avoir pas pu pr&eacute;senter sa carte d&rsquo;identit&eacute; .</p>
<p><strong>Ce que ces rapports &eacute;tablissent :</strong> le SED est un lieu o&ugrave; des actes de torture ont &eacute;t&eacute; document&eacute;s par des organisations cr&eacute;dibles. Ce qu&rsquo;ils n&rsquo;&eacute;tablissent pas : qu&rsquo;Adja Awa y soit morte. Les deux affirmations sont li&eacute;es par la plausibilit&eacute;, pas par la preuve.</p>
<h2>O&ugrave; en est-on ce 23 octobre 2026 ?</h2>
<p>Aucune communication officielle camerounaise sur le cas Adja Awa n&rsquo;a &eacute;t&eacute; rendue publique. Aucune enqu&ecirc;te judiciaire n&rsquo;a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e. Aucune preuve de vie ou de mort n&rsquo;a &eacute;t&eacute; produite par une source ind&eacute;pendante.</p>
<p>La famille d&rsquo;Issa Tchiroma, selon Camerounweb, a interpell&eacute; Paul Biya en septembre 2026 . L&rsquo;ADDO a &eacute;crit au pr&eacute;sident. Des avocats, des activistes, une romanci&egrave;re c&eacute;l&egrave;bre : tous demandent la m&ecirc;me chose, et aucun n&rsquo;a obtenu de r&eacute;ponse v&eacute;rifiable.</p>
<p>Une question, une seule, r&eacute;sume le dossier : <strong>si Adja Awa est vivante, pourquoi personne ne la voit ? Et si elle est morte, pourquoi personne ne le prouve ?</strong></p>
<hr>
<p><strong>Adja Awa est-elle morte ?</strong><br>Calixthe Beyala affirme qu&rsquo;elle est morte au SED. Des m&eacute;dias camerounais ont rapport&eacute; en mai 2026 qu&rsquo;elle serait vivante au Tchad, apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; tortur&eacute;e puis rel&acirc;ch&eacute;e. Aucune preuve publique ne confirme ni l&rsquo;une ni l&rsquo;autre version.</p>
<p><strong>Qu&rsquo;est-ce que le SED ?</strong><br>Le Secr&eacute;tariat d&rsquo;&Eacute;tat &agrave; la D&eacute;fense est un service de renseignement d&eacute;pendant de la pr&eacute;sidence camerounaise. Amnesty International et le D&eacute;partement d&rsquo;&Eacute;tat am&eacute;ricain ont document&eacute; des cas de torture dans ses locaux.</p>
<p><strong>Pourquoi Calixthe Beyala en parle autant ?</strong><br>Elle d&eacute;nonce depuis 2025 ce qu&rsquo;elle pr&eacute;sente comme une disparition d&rsquo;&Eacute;tat, en &eacute;tablissant un parall&egrave;le avec les affaires Martinez Zogo et Samuel Wazizi.</p>
<p><strong>Y a-t-il une enqu&ecirc;te ouverte au Cameroun ?</strong><br>Aucune enqu&ecirc;te judiciaire publique n&rsquo;a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e &agrave; ce jour. Aucune autorit&eacute; camerounaise n&rsquo;a communiqu&eacute; sur le cas Adja Awa.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 20:12:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Hadja-Haoua140926500.webp" type="image/webp" length="7581" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Bafang : un député, un garde du corps et 12 millions FCFA]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-bafang-un-depute-un-garde-du-corps-et-12-millions-fcfa</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Vidéo virale à Bafang : documents arrachés, délégué du cadastre
muté, 12 millions FCFA en question. Ce que révèle l’affaire.

Une vidéo montre le garde du corps...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Altercation231026500.webp" alt="Cameroun - Bafang : un député, un garde du corps et 12 millions FCFA" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/societe/cameroun-bafang-un-depute-un-garde-du-corps-et-12-millions-fcfa</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Vid&eacute;o virale &agrave; Bafang : documents arrach&eacute;s, d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du cadastre mut&eacute;, 12 millions FCFA en question. Ce que r&eacute;v&egrave;le l&rsquo;affaire.</p>
<p>Une vid&eacute;o montre le garde du corps d&rsquo;un d&eacute;put&eacute; arrachant des documents fonciers des mains du d&eacute;l&eacute;gu&eacute; d&eacute;partemental du MINCAF &agrave; Bafang. Le ministre Henri Eyebe Ayissi a mut&eacute; l&rsquo;agent. Mais derri&egrave;re la sanction, une question : l&rsquo;&Eacute;tat camerounais peut-il encore arbitrer le foncier sans que la force ne prenne le dessus ?</p>
<p>Le litige portait sur le titre foncier de la mairie de Bafang. Une commission d&rsquo;arbitrage avait r&eacute;uni le pr&eacute;fet du Haut-Nkam, le sous-pr&eacute;fet, le d&eacute;put&eacute;, le maire, le chef sup&eacute;rieur et le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du cadastre. Un accord avait &eacute;t&eacute; sign&eacute;. Il ne manquait plus que l&rsquo;estampille du chef.</p>
<p>C&rsquo;est &agrave; ce moment pr&eacute;cis que tout a bascul&eacute;.</p>
<h2>Un arbitrage, une chefferie, un document</h2>
<p>Bafang, Haut-Nkam. Un litige foncier oppose depuis des ann&eacute;es la municipalit&eacute; &agrave; plusieurs acteurs locaux autour du titre foncier de la mairie. Pour tenter de le solder, une commission officielle d&rsquo;arbitrage est constitu&eacute;e sous l&rsquo;&eacute;gide des autorit&eacute;s territoriales.</p>
<p>Autour de la table : le pr&eacute;fet du Haut-Nkam, le sous-pr&eacute;fet, le d&eacute;put&eacute; Pierre Kwemo, le maire de Bafang, le chef sup&eacute;rieur et le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; d&eacute;partemental du MINCAF, Zo&rsquo;o Joseph S&eacute;verin. Des n&eacute;gociations s&rsquo;engagent. Un accord est trouv&eacute;. Toutes les parties prenantes signent les documents, sauf le chef sup&eacute;rieur, qui attend les repr&eacute;sentants dans son palais pour apposer l&rsquo;ultime estampille.</p>
<p>La sc&egrave;ne qui suit, &agrave; la chefferie, a &eacute;t&eacute; film&eacute;e et diffus&eacute;e sur les r&eacute;seaux sociaux.</p>
<h2>Ce que la vid&eacute;o montre</h2>
<p>La s&eacute;quence montre le garde du corps du d&eacute;put&eacute; Pierre Kwemo arrachant de force un document des mains du d&eacute;l&eacute;gu&eacute; d&eacute;partemental Zo&rsquo;o Joseph S&eacute;verin. Le fonctionnaire est insult&eacute; et maltrait&eacute;. La sc&egrave;ne se d&eacute;roule devant t&eacute;moins, dans l&rsquo;enceinte de la chefferie.</p>
<p><strong>Ce que la vid&eacute;o ne montre pas</strong> : le motif exact de la r&eacute;tention. Deux versions s&rsquo;affrontent.</p>
<h2>Les versions qui s&rsquo;opposent</h2>
<p><strong>Version rapport&eacute;e par des sources locales</strong> : apr&egrave;s avoir recueilli la signature du chef sup&eacute;rieur, le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; aurait tent&eacute; de conserver l&rsquo;ensemble des copies sign&eacute;es, emp&ecirc;chant les autres parties d&rsquo;en obtenir des exemplaires. Le garde du corps serait intervenu pour r&eacute;cup&eacute;rer des documents que le fonctionnaire refusait de restituer.</p>
<p><strong>Ce que cette version implique</strong> : si le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; retenait les documents, c&rsquo;&eacute;tait peut-&ecirc;tre pour introduire ult&eacute;rieurement des modifications dans le dossier. Des indiscr&eacute;tions font &eacute;tat d&rsquo;un projet d&rsquo;introduction d&rsquo;&laquo; ayants droit fictifs &raquo; avant la transmission finale. Ces all&eacute;gations restent &agrave; &eacute;tablir.</p>
<p><strong>Version d&eacute;fendue par le camp du d&eacute;put&eacute;</strong> : l&rsquo;intervention du garde du corps visait &agrave; emp&ecirc;cher un fonctionnaire de confisquer des actes officiels sign&eacute;s par toutes les parties. Une source proche du dossier parle d&rsquo;un &laquo; r&eacute;flexe de protection &raquo; face &agrave; une r&eacute;tention jug&eacute;e suspecte.</p>
<p><strong>Ce que personne ne conteste</strong> : la violence de la sc&egrave;ne. Un garde du corps, m&ecirc;me pour r&eacute;cup&eacute;rer un document, n&rsquo;a pas &agrave; maltraiter un fonctionnaire de l&rsquo;&Eacute;tat devant t&eacute;moins.</p>
<h2>Les 12 millions FCFA : all&eacute;gation ou fait &eacute;tabli ?</h2>
<p>C&rsquo;est le chiffre qui circule dans toutes les conversations &agrave; Bafang. Selon des sources concordantes, le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; Zo&rsquo;o Joseph S&eacute;verin aurait per&ccedil;u <strong>12 millions de FCFA en esp&egrave;ces</strong>, qualifi&eacute;s sur un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; de &laquo; frais d&rsquo;honoraires et d&eacute;bours pour les op&eacute;rations de terrain &raquo;.</p>
<p>Le secteur foncier est, au Cameroun, l&rsquo;un des plus perm&eacute;ables aux paiements informels. Le rapport 2025 de la CONAC, pr&eacute;sent&eacute; le 8 octobre 2026, place le foncier parmi les domaines les plus touch&eacute;s par la corruption, avec plus de 10 520 d&eacute;nonciations enregistr&eacute;es. La Cour supr&ecirc;me elle-m&ecirc;me a d&eacute;nonc&eacute;, lors de la rentr&eacute;e judiciaire du 25 f&eacute;vrier 2026, des pratiques &laquo; malsaines &raquo; au sein du MINCAF, allant jusqu&rsquo;&agrave; &eacute;voquer des titres fonciers retir&eacute;s puis r&eacute;tablis &agrave; plusieurs reprises.</p>
<h2>La mutation : sanction ou &eacute;cran de fum&eacute;e ?</h2>
<p>Le 16 octobre 2026, le ministre Henri Eyebe Ayissi signe une d&eacute;cision d&rsquo;affectation d&rsquo;urgence. Zo&rsquo;o Joseph S&eacute;verin est d&eacute;mis de ses fonctions &agrave; Bafang et mut&eacute; dans le d&eacute;partement du Nkam.</p>
<p><strong>Ce que la d&eacute;cision dit</strong> : une mutation. Pas une suspension. Pas une r&eacute;vocation. Pas une mise en examen.</p>
<p><strong>Ce que l&rsquo;opinion locale en retient</strong> : une sanction disciplinaire d&eacute;guis&eacute;e, destin&eacute;e &agrave; &eacute;teindre le scandale populaire plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; sanctionner sur le fond les pratiques d&eacute;nonc&eacute;es. &Agrave; Bafang, personne ne croit &agrave; une simple affectation.</p>
<p>La question est simple : si le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; n&rsquo;a rien fait de r&eacute;pr&eacute;hensible, pourquoi le muter en urgence ? Et s&rsquo;il a quelque chose &agrave; se reprocher, pourquoi ne pas ouvrir une enqu&ecirc;te ?</p>
<h2>Ce que cette affaire dit du MINCAF</h2>
<p>Le minist&egrave;re des Domaines, du Cadastre et des Affaires fonci&egrave;res n&rsquo;en est pas &agrave; son premier scandale. En novembre 2025, Henri Eyebe Ayissi avait d&eacute;j&agrave; suspendu 25 responsables du cadastre pour faute professionnelle grave. En f&eacute;vrier 2026, la Cour supr&ecirc;me a publiquement d&eacute;nonc&eacute; la corruption dans la gestion des titres fonciers, en pr&eacute;sence du ministre lui-m&ecirc;me. En mars 2026, un arr&ecirc;t&eacute; minist&eacute;riel en rapportait un autre, cr&eacute;ant une cacophonie juridique dans la gestion du foncier.</p>
<p><strong>Le probl&egrave;me n&rsquo;est pas un d&eacute;l&eacute;gu&eacute;. Le probl&egrave;me est un syst&egrave;me.</strong></p>
<p>&Agrave; Douala, le litige des 939 hectares de Dikolo a expropri&eacute; des dizaines de familles dans des conditions contest&eacute;es. Dans le Wouri, le conservateur foncier a annul&eacute; un titre de 289 hectares &agrave; Japoma en juillet 2025. &Agrave; Nsapp&eacute;, un titre foncier annul&eacute; par la justice en juin 2026 continuait d&rsquo;&ecirc;tre vendu en ao&ucirc;t 2026. &Agrave; Douala toujours, le titre de l&rsquo;h&ocirc;tel de &laquo; Claude le Parisien &raquo; a &eacute;t&eacute; annul&eacute; en f&eacute;vrier 2026 : un terrain achet&eacute; 29 millions FCFA en valait 10 milliards.</p>
<p>Chaque fois, les m&ecirc;mes ingr&eacute;dients : des documents, de l&rsquo;argent, des arbitrages opaques, et des fonctionnaires qui changent d&rsquo;affectation.</p>
<h2>Ce que cela co&ucirc;te</h2>
<p>Le foncier n&rsquo;est pas qu&rsquo;une affaire de cadastre. C&rsquo;est une affaire de confiance. Chaque titre contest&eacute;, chaque document arrach&eacute;, chaque mutation douteuse envoie un signal aux investisseurs, aux propri&eacute;taires, aux citoyens : <strong>au Cameroun, un papier sign&eacute; ne vaut que ce que celui qui le d&eacute;tient veut bien lui faire valoir.</strong></p>
<p>Le pr&eacute;judice li&eacute; &agrave; la corruption est estim&eacute; par la CONAC &agrave; environ 6,7 milliards de FCFA pour le seul exercice 2025. Ce chiffre ne dit rien des blocages, des chantiers arr&ecirc;t&eacute;s, des ventes annul&eacute;es, des ann&eacute;es de proc&eacute;dure.</p>
<p>Le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; est mut&eacute;. Le d&eacute;put&eacute; n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; inqui&eacute;t&eacute;. Le document arrach&eacute; a-t-il &eacute;t&eacute; restitu&eacute; ? Aucune source ne le confirme. Une enqu&ecirc;te a-t-elle &eacute;t&eacute; ouverte ? Aucune communication officielle ne l&rsquo;indique.</p>
<p>La question qui reste : <strong>combien de Bafang avant que le syst&egrave;me ne change ?</strong></p>
<hr>
<p><strong>Pourquoi le garde du corps du d&eacute;put&eacute; Pierre Kwemo a-t-il arrach&eacute; un document &agrave; Bafang ?</strong><br>Selon des sources locales, le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; d&eacute;partemental du MINCAF retenait les copies sign&eacute;es d&rsquo;un accord foncier, emp&ecirc;chant les autres parties d&rsquo;en obtenir des exemplaires. Le garde du corps est intervenu pour les r&eacute;cup&eacute;rer. Cette version n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; confirm&eacute;e par une enqu&ecirc;te officielle.</p>
<p><strong>Le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; du cadastre de Bafang a-t-il &eacute;t&eacute; sanctionn&eacute; ?</strong><br>Il a &eacute;t&eacute; mut&eacute; dans le d&eacute;partement du Nkam par une d&eacute;cision du ministre Henri Eyebe Ayissi le 16 octobre 2026. Cette mutation est per&ccedil;ue localement comme une sanction disciplinaire d&eacute;guis&eacute;e, mais aucune proc&eacute;dure disciplinaire publique n&rsquo;a &eacute;t&eacute; engag&eacute;e.</p>
<p><strong>Les 12 millions de FCFA ont-ils &eacute;t&eacute; pay&eacute;s ?</strong><br>L&rsquo;existence d&rsquo;un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; mentionnant cette somme pour &laquo; frais d&rsquo;honoraires &raquo; a &eacute;t&eacute; rapport&eacute;e par des sources concordantes, mais aucun document n&rsquo;a &eacute;t&eacute; rendu public et aucune enqu&ecirc;te n&rsquo;a confirm&eacute; ce paiement &agrave; ce jour.</p>
<p><strong>Le MINCAF est-il un minist&egrave;re corrompu ?</strong><br>La CONAC et la Cour supr&ecirc;me ont document&eacute; des pratiques de corruption r&eacute;guli&egrave;res dans la gestion des titres fonciers au Cameroun. Le MINCAF est r&eacute;guli&egrave;rement cit&eacute; parmi les administrations les plus touch&eacute;es. Cela ne signifie pas que tous ses agents sont corrompus, mais le syst&egrave;me est structurellement vuln&eacute;rable.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Fri, 23 Oct 2026 19:25:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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