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        <title>Le flux rss de camer.be</title>
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        <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
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        <lastBuildDate>Mon, 05 Oct 2026 05:08:20 +0200</lastBuildDate>
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                <title><![CDATA[Cameroun - 38 postes de contrôle, 17 pots-de-vin : le corridor en chiffres]]></title>
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                    <![CDATA[
                    <p>Le Cameroun mobilise 629,8 millions USD pour réhabiliter le corridor
Douala-Bangui et la route Douala-Bafoussam. Enjeux et chiffres.

Le président Paul Biya a s...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Autoraute-Yaounde-Douala020125500.jpg" alt="Cameroun - 38 postes de contrôle, 17 pots-de-vin : le corridor en chiffres" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le Cameroun mobilise 629,8 millions USD pour r&eacute;habiliter le corridor Douala-Bangui et la route Douala-Bafoussam. Enjeux et chiffres.</p>
<p>Le pr&eacute;sident Paul Biya a sign&eacute; deux d&eacute;crets autorisant des pr&ecirc;ts de la Banque mondiale et de la Banque islamique de d&eacute;veloppement pour r&eacute;habiliter le corridor Douala-Bangui et la route Douala-Bafoussam, deux axes vitaux pour l&rsquo;&eacute;conomie camerounaise et centrafricaine.</p>
<p>Le Cameroun va mobiliser 629,8 millions de dollars de nouveaux financements pour r&eacute;habiliter deux axes routiers strat&eacute;giques. Par deux d&eacute;crets sign&eacute;s le 2 octobre 2026, Paul Biya a autoris&eacute; un pr&ecirc;t de 347,5 millions d&rsquo;euros (390,9 millions USD) avec la Banque internationale pour la reconstruction et le d&eacute;veloppement (BIRD) pour le corridor Douala-Bangui, et un second de 212,4 millions d&rsquo;euros (238,9 millions USD) aupr&egrave;s de la Banque islamique de d&eacute;veloppement (BID) pour la route Douala-Bafoussam.</p>
<p>La nouvelle a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e discr&egrave;tement, par d&eacute;crets pr&eacute;sidentiels publi&eacute;s au Journal officiel. Pourtant, elle concerne un axe par lequel transite plus de 80 % du commerce ext&eacute;rieur de la R&eacute;publique centrafricaine. Un pays enclav&eacute; qui d&eacute;pend du port de Douala pour survivre &eacute;conomiquement.</p>
<p>Mais derri&egrave;re les montants, il y a une r&eacute;alit&eacute; moins reluisante : des routes d&eacute;grad&eacute;es, des trajets de 9 &agrave; 12 jours, et 38 postes de contr&ocirc;le sur le seul territoire camerounais, dont 17 associ&eacute;s &agrave; des paiements informels.</p>
<h2>Deux corridors, une m&ecirc;me urgence</h2>
<p>Le corridor Douala-Bangui s&rsquo;&eacute;tend sur plus de 1 400 kilom&egrave;tres. Il relie le port autonome de Douala, principal poumon &eacute;conomique du Cameroun, &agrave; Bangui, la capitale centrafricaine. Le trac&eacute; traverse Yaound&eacute;, Bertoua et Garoua-Boula&iuml; avant de franchir la fronti&egrave;re.</p>
<p>Pour la RCA, c&rsquo;est bien plus qu&rsquo;une route. C&rsquo;est la seule art&egrave;re vitale. Sans elle, le pays n&rsquo;a plus d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la mer. Plus de 80 % de son commerce ext&eacute;rieur passe par cet axe.</p>
<p>Le second projet concerne un axe int&eacute;rieur : la route nationale N&deg;5, qui relie Bekoko, pr&egrave;s de Douala, &agrave; Bandjoun, dans la r&eacute;gion de l&rsquo;Ouest, en passant par Penja et le pont du Nkam. Longue de 218,9 kilom&egrave;tres, cette route est le prolongement terrestre entre Douala et Bafoussam, l&rsquo;un des principaux p&ocirc;les agricoles du pays.</p>
<p>Les deux projets &eacute;taient attendus depuis des ann&eacute;es. Les &eacute;tudes, les diagnostics, les rapports se sont accumul&eacute;s. Ce qui manquait, c&rsquo;&eacute;tait le financement. Il est d&eacute;sormais boucl&eacute;.</p>
<h2>Ce que disent les d&eacute;crets</h2>
<p>Le d&eacute;cret n&deg;2026/321 du 2 octobre 2026 autorise le ministre de l&rsquo;&Eacute;conomie, de la Planification et de l&rsquo;Am&eacute;nagement du territoire &agrave; signer un accord de cr&eacute;dit avec la BIRD pour le corridor Douala-Bangui. Montant : 347,5 millions d&rsquo;euros, soit 390,9 millions USD.</p>
<p>Un second d&eacute;cret autorise un financement de 212,35 millions d&rsquo;euros (238,87 millions USD) aupr&egrave;s de la BID pour la r&eacute;habilitation de la route Douala-Bafoussam.</p>
<p>Le pr&ecirc;t de la BIRD s&rsquo;inscrit dans un programme r&eacute;gional plus vaste approuv&eacute; par la Banque mondiale le 12 juin 2026. L&rsquo;institution pr&eacute;voit de mobiliser au total 1,12 milliard de dollars pour transformer le corridor Douala-Bangui.</p>
<p>La premi&egrave;re phase repr&eacute;sente 525 millions de dollars. R&eacute;partition : 407 millions USD de la BIRD et 18 millions USD de l&rsquo;IDA pour le Cameroun, 90 millions USD de l&rsquo;IDA pour la RCA, et 10 millions USD du guichet GROW de l&rsquo;IDA pour la CEMAC.</p>
<p>Pour la route Douala-Bafoussam, le projet est divis&eacute; en trois lots : Bekoko-Penja (70 km), Penja-Pont du Nkam (77,7 km) et Pont du Nkam-Bandjoun (71,2 km). La contribution de la BID couvre 92,35 % du co&ucirc;t total du projet, &eacute;valu&eacute; &agrave; 229,93 millions d&rsquo;euros.</p>
<h2>Pourquoi ces routes co&ucirc;tent si cher</h2>
<p>Le diagnostic de la Banque mondiale est sans ambigu&iuml;t&eacute;. Le co&ucirc;t du transport sur le corridor Douala-Bangui peut atteindre 270 dollars par tonne. Un trajet normal dure entre 9 et 12 jours.</p>
<p>Ces chiffres s&rsquo;expliquent par l&rsquo;&eacute;tat des infrastructures, mais pas seulement. Les documents de la Banque mondiale recensent 38 postes de contr&ocirc;le sur la partie camerounaise du corridor. Dix-sept impliquent des paiements informels.</p>
<p>Une enqu&ecirc;te de la CNCC, le Conseil national de la concurrence du Cameroun, r&eacute;v&egrave;le qu&rsquo;un camionneur peut d&eacute;penser jusqu&rsquo;&agrave; 225 000 FCFA en contr&ocirc;les sur un simple aller-retour Douala-Bangui. Des &laquo; frais illicites &raquo; qui s&rsquo;ajoutent au co&ucirc;t du carburant, de l&rsquo;usure et des p&eacute;ages officiels.</p>
<p>Le programme de la Banque mondiale ne se contente pas de r&eacute;habiliter la route. Il pr&eacute;voit l&rsquo;installation de stations de contr&ocirc;le de la charge &agrave; l&rsquo;essieu, le d&eacute;veloppement de centres logistiques et de routes de desserte, et le renforcement des dispositifs de s&eacute;curit&eacute; routi&egrave;re.</p>
<p>Autrement dit : moins de contr&ocirc;les, plus de fluidit&eacute;. Et, esp&egrave;re-t-on &agrave; Yaound&eacute; comme &agrave; Bangui, des prix qui baissent pour le consommateur final.</p>
<h2>Ce qui change pour les populations</h2>
<p>Pour les Centrafricains, l&rsquo;enjeu est existentiel. La RCA est un pays enclav&eacute;. Sans le port de Douala, elle n&rsquo;a pas d&rsquo;acc&egrave;s direct &agrave; la mer. La route qui y m&egrave;ne est donc plus qu&rsquo;une infrastructure : c&rsquo;est une bou&eacute;e de sauvetage.</p>
<p>Pour les Camerounais de l&rsquo;Ouest, la route Douala-Bafoussam est le cordon ombilical qui relie les bassins de production agricole aux march&eacute;s du littoral. Penja, Njomb&eacute;, Bafang, Bandjoun : ces localit&eacute;s vivent du commerce des produits vivriers, du caf&eacute;, du cacao, de l&rsquo;huile de palme.</p>
<p>Quand la route est mauvaise, les prix montent &agrave; Douala. Quand elle est bonne, les producteurs de l&rsquo;Ouest gagnent mieux leur vie.</p>
<p>La Banque mondiale estime que le programme pourrait cr&eacute;er entre 2 000 et 4 000 emplois directs et indirects tout au long de son cycle de vie. Les activit&eacute;s d&rsquo;entretien courant et p&eacute;riodique pourraient soutenir environ 150 &agrave; 250 emplois suppl&eacute;mentaires.</p>
<h2>L&rsquo;int&eacute;gration r&eacute;gionale en jeu</h2>
<p>Le corridor Douala-Bangui n&rsquo;est pas qu&rsquo;une route camerounaise. C&rsquo;est une infrastructure r&eacute;gionale. Il dessert le Tchad, dont 70 % des produits transitent &eacute;galement par cet axe, selon RFI. Il irrigue la CEMAC, la Communaut&eacute; &eacute;conomique et mon&eacute;taire de l&rsquo;Afrique centrale.</p>
<p>En r&eacute;habilitant cet axe, le Cameroun ne fait pas seulement du d&eacute;veloppement routier. Il joue une carte g&eacute;opolitique. Le port de Douala devient une porte d&rsquo;entr&eacute;e plus fiable pour toute la sous-r&eacute;gion. Les &eacute;changes commerciaux avec les pays voisins s&rsquo;intensifient. Les recettes douani&egrave;res augmentent.</p>
<p>&Agrave; Bangui, on attend ces travaux depuis des ann&eacute;es. La RCA sort de d&eacute;cennies de conflits. Sa reconstruction &eacute;conomique passe par l&rsquo;acc&egrave;s aux march&eacute;s. Et cet acc&egrave;s passe par le Cameroun.</p>
<hr>
<p><strong>Combien co&ucirc;te le transport d&rsquo;une tonne de marchandises sur le corridor Douala-Bangui ?</strong><br>Jusqu&rsquo;&agrave; 270 dollars par tonne, selon le diagnostic de la Banque mondiale. Un trajet normal prend entre 9 et 12 jours.</p>
<p><strong>Qui finance la r&eacute;habilitation de la route Douala-Bafoussam ?</strong><br>La Banque islamique de d&eacute;veloppement (BID) apporte 212,35 millions d&rsquo;euros, soit 92,35 % du co&ucirc;t total du projet, &eacute;valu&eacute; &agrave; 229,93 millions d&rsquo;euros.</p>
<p><strong>Pourquoi la RCA d&eacute;pend-elle autant du corridor Douala-Bangui ?</strong><br>Parce que la R&eacute;publique centrafricaine est un pays enclav&eacute;. Plus de 80 % de son commerce ext&eacute;rieur transite par cet axe pour rejoindre le port de Douala.</p>
<p><strong>Combien d&rsquo;emplois le programme va-t-il cr&eacute;er ?</strong><br>Entre 2 000 et 4 000 emplois directs et indirects tout au long du cycle de vie du projet, selon les estimations de la Banque mondiale.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 05 Oct 2026 03:14:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>ECONOMIE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Autoraute-Yaounde-Douala020125500.jpg" type="image/jpeg" length="2840" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Atangana est mort, mais la question de l’impartialité reste]]></title>
                <link>https://camer.be/analyse/point-de-vue/cameroun-atangana-est-mort-mais-la-question-de-limpartialite-reste</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Me Michèle Ndoki interroge l’héritage de Clément Atangana,
président du Conseil constitutionnel camerounais. Un bilan sous
tension.

L’avocate Michèle Ndoki, qu...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Kamerun/Michelle-Ndocki250125500.jpg" alt="Cameroun - Atangana est mort, mais la question de l’impartialité reste" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Me Mich&egrave;le Ndoki interroge l&rsquo;h&eacute;ritage de Cl&eacute;ment Atangana, pr&eacute;sident du Conseil constitutionnel camerounais. Un bilan sous tension.</p>
<p>L&rsquo;avocate Mich&egrave;le Ndoki, qui a plaid&eacute; devant le Conseil constitutionnel en 2018 et 2025, rouvre le d&eacute;bat sur l&rsquo;impartialit&eacute; de l&rsquo;institution au lendemain de la mort de son pr&eacute;sident, Cl&eacute;ment Atangana.</p>
<p>Cl&eacute;ment Atangana, premier pr&eacute;sident du Conseil constitutionnel du Cameroun, est mort dimanche 4 octobre 2026 &agrave; l&rsquo;H&ocirc;pital am&eacute;ricain de Paris, &agrave; 85 ans. Il laisse derri&egrave;re lui une institution qu&rsquo;il a dirig&eacute;e pendant huit ans, et une question que personne, dans le pays, n&rsquo;a encore r&eacute;ussi &agrave; enterrer : le Conseil constitutionnel a-t-il prot&eacute;g&eacute; la Constitution, ou le pouvoir qui l&rsquo;a nomm&eacute; ?</p>
<p>C&rsquo;est Me Mich&egrave;le Ndoki qui a rouvert le dossier. L&rsquo;avocate a plaid&eacute; devant cette m&ecirc;me juridiction aux c&ocirc;t&eacute;s de Maurice Kamto en 2018, puis d&rsquo;Akere Muna en 2025. Le jour m&ecirc;me du d&eacute;c&egrave;s, dans un message publi&eacute; sur Facebook, elle a pos&eacute; la question qui f&acirc;che. Pas de r&egrave;glement de comptes. Pas de r&eacute;cup&eacute;ration. Juste une interrogation de juriste, formul&eacute;e avec la pr&eacute;cision d&rsquo;un scalpel.</p>
<h2>Une institution cr&eacute;&eacute;e pour trancher</h2>
<p>Le Conseil constitutionnel camerounais n&rsquo;a pas d&rsquo;histoire longue. Il a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute; par la Constitution de 1996, mais n&rsquo;a r&eacute;ellement vu le jour qu&rsquo;en f&eacute;vrier 2018. Paul Biya signe alors un d&eacute;cret nommant Cl&eacute;ment Atangana &agrave; sa t&ecirc;te. Le magistrat, n&eacute; en 1941 &agrave; Ngomedzap, dans la r&eacute;gion du Centre, a derri&egrave;re lui une carri&egrave;re de pr&egrave;s de cinquante ans dans l&rsquo;appareil judiciaire. Il a &eacute;t&eacute; procureur g&eacute;n&eacute;ral pr&egrave;s la cour d&rsquo;appel de Garoua, pr&eacute;sident de la cour d&rsquo;appel de Yaound&eacute;, conseiller &agrave; la Cour supr&ecirc;me.</p>
<p>Nomm&eacute; quelques mois avant la pr&eacute;sidentielle d&rsquo;octobre 2018, il devient le premier visage d&rsquo;une institution dont la principale mission est de trancher les contentieux &eacute;lectoraux. Une mission qui, d&egrave;s le d&eacute;part, le place au c&oelig;ur du jeu politique.</p>
<h2>Faits : deux &eacute;lections, z&eacute;ro recours retenu</h2>
<p>En 2018, dix-huit recours sont d&eacute;pos&eacute;s. Tous sont rejet&eacute;s. Le plus embl&eacute;matique est celui de Maurice Kamto. L&rsquo;opposant, arriv&eacute; deuxi&egrave;me selon les r&eacute;sultats officiels, demande l&rsquo;annulation partielle du scrutin dans sept r&eacute;gions. Il met aussi en cause l&rsquo;impartialit&eacute; de plusieurs membres du Conseil, dont Cl&eacute;ment Atangana lui-m&ecirc;me. La requ&ecirc;te en r&eacute;cusation est d&eacute;clar&eacute;e irrecevable.</p>
<p>En 2025, le sc&eacute;nario se r&eacute;p&egrave;te. Maurice Kamto est cette fois &eacute;cart&eacute; avant m&ecirc;me le vote. Sa candidature est rejet&eacute;e par Elecam pour &laquo; pluralit&eacute; d&rsquo;investitures &raquo;, puis le Conseil constitutionnel confirme cette d&eacute;cision. Le 22 ao&ucirc;t 2025, une autre requ&ecirc;te est examin&eacute;e : celle d&rsquo;Akere Muna, contestant la candidature de Paul Biya. L&rsquo;avocat, du parti Univers, est d&eacute;fendu par Me Mich&egrave;le Ndoki. Le Conseil rejette la requ&ecirc;te, jugeant la demande &laquo; non justifi&eacute;e dans le fond &raquo;.</p>
<p>Me Ndoki raconte l&rsquo;audience en quelques mots. &laquo; La d&eacute;cision a &eacute;t&eacute; prise en moins de cinq minutes &raquo;, dit-elle. Pour elle, le verdict &eacute;tait pr&eacute;visible avant m&ecirc;me que les d&eacute;bats commencent.</p>
<p>Le mot qui r&eacute;sume tout</p>
<p>&laquo; Irrecevable. &raquo;</p>
<p>C&rsquo;est le mot que Me Ndoki retient de ses deux passages devant le Conseil. Elle l&rsquo;&eacute;crit noir sur blanc : &laquo; Tout ce que nous retenons du Conseil constitutionnel, c&rsquo;est ce mot : &ldquo;irrecevable&rdquo;, oppos&eacute; &agrave; toute preuve qui ne servait pas les int&eacute;r&ecirc;ts de l&rsquo;&eacute;lite au pouvoir &raquo;.</p>
<p>Le reproche n&rsquo;est pas seulement politique. Il est proc&eacute;dural. Me Ndoki ne dit pas que le Conseil aurait d&ucirc; lui donner raison. Elle dit qu&rsquo;il aurait d&ucirc; examiner ses arguments.</p>
<p>&laquo; Les avocats ne vont pas au tribunal en pensant qu&rsquo;ils doivent forc&eacute;ment gagner &raquo;, &eacute;crit-elle. &laquo; Ils attendent, au minimum, que leurs &eacute;l&eacute;ments de preuve soient examin&eacute;s &agrave; leur juste valeur &raquo;.</p>
<p>C&rsquo;est l&agrave; que le b&acirc;t blesse. Dans un syst&egrave;me judiciaire classique, une d&eacute;cision d&rsquo;irrecevabilit&eacute; signifie que la requ&ecirc;te ne remplit pas les conditions formelles pour &ecirc;tre jug&eacute;e. Elle ne dit rien du fond. Mais quand l&rsquo;irrecevabilit&eacute; devient la r&eacute;ponse syst&eacute;matique &agrave; toutes les requ&ecirc;tes de l&rsquo;opposition, la question change de nature. Elle ne porte plus sur la proc&eacute;dure. Elle porte sur la fonction de l&rsquo;institution.</p>
<h2>4.5 Le geste qui a tout chang&eacute;</h2>
<p>Il y a un &eacute;pisode que Me Ndoki ne peut pas ignorer. Une vid&eacute;o, devenue virale, montre Cl&eacute;ment Atangana c&eacute;l&eacute;brant la r&eacute;&eacute;lection de Paul Biya. Il danse. Il parle du pr&eacute;sident comme de &laquo; votre candidat &raquo;. Le pr&eacute;sident du Conseil constitutionnel, l&rsquo;homme qui devait arbitrer les contentieux li&eacute;s &agrave; cette &eacute;lection, c&eacute;l&egrave;bre publiquement la victoire d&rsquo;un des candidats.</p>
<p>&laquo; Ce comportement soul&egrave;ve une question s&eacute;rieuse quant &agrave; l&rsquo;impartialit&eacute; que les citoyens &eacute;taient en droit d&rsquo;attendre de lui &raquo;, &eacute;crit Me Ndoki.</p>
<p>La formulation est juridique. Le fond est politique. Et l&rsquo;&eacute;motion, elle, est brute. Comment un justiciable peut-il croire &agrave; l&rsquo;impartialit&eacute; d&rsquo;une juridiction dont le pr&eacute;sident danse pour c&eacute;l&eacute;brer la victoire de celui dont il doit examiner les recours ?</p>
<h2>Une question qui d&eacute;passe un homme</h2>
<p>Me Ndoki ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas au bilan institutionnel. Elle pose une question plus lourde. Plus intime. Plus d&eacute;rangeante.</p>
<p>&laquo; Aussi triste que soit la mort d&rsquo;un homme, il est plus triste encore que son d&eacute;c&egrave;s soit assombri par cette question : de nombreuses vies camerounaises auraient-elles pu &ecirc;tre sauv&eacute;es s&rsquo;il avait fait son travail avec impartialit&eacute; ? &raquo;</p>
<p>La phrase est terrible. Elle lie la mort d&rsquo;un homme &agrave; la mort d&rsquo;autres hommes. Pas de mani&egrave;re directe, pas de mani&egrave;re accusatoire. De mani&egrave;re interrogative. Et c&rsquo;est peut-&ecirc;tre ce qui la rend si puissante.</p>
<p>Derri&egrave;re cette question, il y a un contexte. Les &eacute;lections de 2025 ont &eacute;t&eacute; suivies de violences. Selon l&rsquo;IDEA, au moins 48 personnes ont &eacute;t&eacute; tu&eacute;es lors des manifestations post-&eacute;lectorales. Des centaines d&rsquo;arrestations. Des opposants qui d&eacute;noncent un &laquo; coup d&rsquo;&Eacute;tat constitutionnel &raquo;. Un pays qui, &agrave; chaque &eacute;ch&eacute;ance &eacute;lectorale, semble s&rsquo;enfoncer un peu plus dans la d&eacute;fiance.</p>
<p>Me Ndoki ne dit pas qu&rsquo;Atangana est responsable de ces morts. Elle demande si un autre Conseil constitutionnel, plus ind&eacute;pendant, plus audacieux, aurait pu changer la trajectoire. La r&eacute;ponse, personne ne l&rsquo;a.</p>
<h2>Ce que la mort d&rsquo;Atangana laisse en suspens</h2>
<p>Cl&eacute;ment Atangana est mort le 4 octobre 2026. Aucun communiqu&eacute; officiel n&rsquo;avait &eacute;t&eacute; publi&eacute; au moment de la r&eacute;daction de cet article, mais plusieurs m&eacute;dias locaux citant des sources familiales concordantes ont annonc&eacute; le d&eacute;c&egrave;s. Le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, Paul Biya, a salu&eacute; la m&eacute;moire d&rsquo;un &laquo; patriote d&eacute;vou&eacute; et d&rsquo;un int&egrave;gre juriste &raquo;, selon des propos rapport&eacute;s par la presse.</p>
<p>La question de sa succession reste ouverte. Le Conseil constitutionnel est compos&eacute; de onze membres nomm&eacute;s par d&eacute;cret pr&eacute;sidentiel. Son pr&eacute;sident est nomm&eacute; par le chef de l&rsquo;&Eacute;tat. Rien n&rsquo;indique, &agrave; ce stade, qui prendra la rel&egrave;ve ni comment l&rsquo;institution &eacute;voluera.</p>
<p>Ce qui est certain, c&rsquo;est que le d&eacute;bat sur son impartialit&eacute; ne s&rsquo;&eacute;teindra pas avec son pr&eacute;sident. Me Ndoki l&rsquo;a formul&eacute; sans d&eacute;tour : &laquo; Le Conseil, sous sa pr&eacute;sidence, a-t-il offert aux Camerounais un moyen efficace de contester le pouvoir pr&eacute;sidentiel, ou a-t-il prot&eacute;g&eacute; ce pouvoir de tout contr&ocirc;le ? &raquo;</p>
<p>La r&eacute;ponse, les Camerounais la connaissent d&eacute;j&agrave;. Mais la question, elle, m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre pos&eacute;e. Surtout maintenant.</p>
<h2>Perspective future</h2>
<p>Le Cameroun entre dans une p&eacute;riode charni&egrave;re. Apr&egrave;s 43 ans de pouvoir, Paul Biya a &eacute;t&eacute; r&eacute;&eacute;lu pour un huiti&egrave;me mandat en 2025. Les l&eacute;gislatives et municipales approchent. Le Conseil constitutionnel devra, une fois de plus, arbitrer. Une fois de plus, trancher. Une fois de plus, dire &laquo; recevable &raquo; ou &laquo; irrecevable &raquo;.</p>
<p>Avec un nouveau pr&eacute;sident. Avec, peut-&ecirc;tre, une nouvelle approche. Ou pas.</p>
<p>Ce que Me Ndoki demande, au fond, c&rsquo;est que l&rsquo;institution soit jug&eacute;e sur ses actes, pas sur ses intentions. Et que la mort d&rsquo;un homme ne serve pas &agrave; effacer les questions qu&rsquo;il laisse derri&egrave;re lui.</p>
<p>&laquo; Kamerun, Ekombo&rsquo;a Mwaye &raquo;, conclut-elle. Le Cameroun, notre pays. Une mani&egrave;re de dire que la patrie est plus grande que les hommes qui la gouvernent. Et que la justice, pour &ecirc;tre cr&eacute;dible, doit &ecirc;tre plus grande qu&rsquo;eux aussi.</p>
<hr>
<p><strong>Pourquoi Cl&eacute;ment Atangana &eacute;tait-il critiqu&eacute; ?</strong><br>Parce que le Conseil constitutionnel qu&rsquo;il pr&eacute;sidait a syst&eacute;matiquement rejet&eacute; les recours de l&rsquo;opposition en 2018 et 2025, et parce qu&rsquo;une vid&eacute;o le montre c&eacute;l&eacute;brant la victoire de Paul Biya.</p>
<p><strong>Qui a plaid&eacute; devant le Conseil constitutionnel aux c&ocirc;t&eacute;s de Maurice Kamto en 2018 ?</strong><br>Me Mich&egrave;le Ndoki faisait partie du coll&egrave;ge d&rsquo;avocats de Maurice Kamto lors du contentieux post-&eacute;lectoral de 2018.</p>
<p><strong>Le Conseil constitutionnel camerounais est-il ind&eacute;pendant ?</strong><br>L&rsquo;institution est compos&eacute;e de onze membres nomm&eacute;s par d&eacute;cret pr&eacute;sidentiel, et son pr&eacute;sident est choisi par le chef de l&rsquo;&Eacute;tat. Cette configuration alimente les critiques sur son ind&eacute;pendance, notamment de la part de juristes et d&rsquo;organisations internationales.</p>
<p><strong>Quand Cl&eacute;ment Atangana est-il d&eacute;c&eacute;d&eacute; ?</strong><br>Le dimanche 4 octobre 2026, &agrave; l&rsquo;H&ocirc;pital am&eacute;ricain de Paris, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 85 ans.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Mon, 05 Oct 2026 00:44:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>POINT DE VUE</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - André Onana : « Simon Ngapandouetnbu va nous dépasser tous »]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/sport/cameroun-andre-onana-simon-ngapandouetnbu-va-nous-depasser-tous</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>André Onana encense Simon Ngapandouetnbu : « Il va nous dépasser
tous. » Le gardien des Lions Indomptables salue la relève et parle
de son avenir. 

Dans un hom...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Simon-Ngapandouetnbu041026500.webp" alt="Cameroun - André Onana : « Simon Ngapandouetnbu va nous dépasser tous »" width="600"/></p>
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                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/sport/cameroun-andre-onana-simon-ngapandouetnbu-va-nous-depasser-tous</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Andr&eacute; Onana encense Simon Ngapandouetnbu : &laquo; Il va nous d&eacute;passer tous. &raquo; Le gardien des Lions Indomptables salue la rel&egrave;ve et parle de son avenir.&nbsp;</p>
<p>Dans un hommage rare entre concurrents directs, le gardien camerounais Andr&eacute; Onana d&eacute;signe Simon Ngapandouetnbu comme son successeur naturel chez les Lions Indomptables.</p>
<p>Andr&eacute; Onana, 30 ans, gardien international camerounais (53 s&eacute;lections), a encens&eacute; Simon Ngapandouetnbu, 23 ans, portier de Montpellier, dans des propos rapport&eacute;s ce dimanche. &laquo; C'est un gardien exceptionnel. Il est jeune. S'il a un peu de chance&hellip; il aura une carri&egrave;re brillante, il va nous d&eacute;passer tous &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; Onana, qui s'entra&icirc;ne avec lui en s&eacute;lection.</p>
<p>Des mots rares. Surtout venant d'un homme qui, il y a quelques mois encore, &eacute;tait le num&eacute;ro un incontest&eacute; &agrave; son poste.</p>
<h2>O&ugrave; en sont les deux gardiens en 2026 ?</h2>
<p>Andr&eacute; Onana n'est plus le gardien titulaire des Lions Indomptables.</p>
<p>&Eacute;cart&eacute; de la s&eacute;lection depuis novembre 2025 et le remplacement de Marc Brys par David Pagou, le portier de 30 ans n'a pas &eacute;t&eacute; convoqu&eacute; pour la CAN 2025, ni pour les FIFA Series de mars 2026, ni pour les qualifications &agrave; la CAN 2027. Une mise &agrave; l'&eacute;cart qu'il a lui-m&ecirc;me comment&eacute;e dans un live TikTok en avril 2026, accusant sans le nommer Samuel Eto'o, pr&eacute;sident de la F&eacute;cafoot, d'&laquo; utiliser la F&eacute;cafoot et l'&eacute;quipe nationale pour r&eacute;gler ses comptes &raquo;.</p>
<p>&laquo; Si on ne m'appelle pas, &ccedil;a veut tout simplement dire que je n'ai pas le niveau &raquo;, avait-il alors l&acirc;ch&eacute;, avec une pointe d'amertume.</p>
<p>Simon Ngapandouetnbu, lui, monte.</p>
<p>&Agrave; 23 ans, le gardien form&eacute; &agrave; l'OM et aujourd'hui &agrave; Montpellier (Ligue 2) a honor&eacute; sa premi&egrave;re s&eacute;lection A le 1er avril 2026, lors d'un match des FIFA Series en Australie. Victoire et clean sheet pour sa premi&egrave;re. Le genre de d&eacute;but qui marque les esprits. Il a &eacute;t&eacute; rappel&eacute; en septembre 2026 pour les qualifications &agrave; la CAN 2027, dans un groupe largement renouvel&eacute; par David Pagou.</p>
<h2>Les mots d'Onana : l'hommage d'un ancien num&eacute;ro un</h2>
<p>L'essentiel tient en quelques phrases.</p>
<p><em> &laquo; C'est un gardien exceptionnel. Il est jeune. S'il a un peu de chance&hellip; il aura une carri&egrave;re brillante, il va nous d&eacute;passer tous. &raquo;</em><br><br><em> &laquo; C'est l'un des rares qui me donnent envie de prendre ma retraite ! Ce petit-l&agrave;, il est pr&ecirc;t d&eacute;j&agrave; ! &raquo;</em><br><br><em> &laquo; Je vais devoir avoir l'humilit&eacute; de le voir me passer devant, comme je suis pass&eacute; devant d'autres. C'est le cycle de la </em>vie. &raquo;</p>
<p>Un discours de transmission. Presque de r&eacute;signation. Onana ne cache pas la r&eacute;alit&eacute; : son heure chez les Lions est pass&eacute;e. Du moins pour l'instant.</p>
<p>Il faut noter que ces propos ont &eacute;t&eacute; rapport&eacute;s par des m&eacute;dias camerounais et relay&eacute;s sur les r&eacute;seaux sociaux. Nous n'avons pas pu les authentifier directement aupr&egrave;s du joueur ou de son entourage. Contact&eacute; par nos soins, le service de communication de la F&eacute;cafoot n'avait pas r&eacute;pondu &agrave; l'heure de publication.</p>
<h2>La vraie question : Ngapandouetnbu est-il pr&ecirc;t ?</h2>
<p>C'est l&agrave; que le d&eacute;bat s'ouvre.</p>
<p>Simon Ngapandouetnbu a 23 ans. Il &eacute;volue en Ligue 2, la deuxi&egrave;me division fran&ccedil;aise. Pas en Ligue 1. Pas en Premier League. Pas en S&uuml;per Lig. Sur la saison 2025-2026, il a disput&eacute; 31 matchs avec Montpellier, encaiss&eacute; 23 buts et gard&eacute; sa cage inviol&eacute;e &agrave; 12 reprises. Des statistiques honn&ecirc;tes. Pas exceptionnelles. Pas le profil d'un num&eacute;ro un incontestable pour une nation qui vise la CAN.</p>
<p>Mais Onana voit autre chose. Il s'entra&icirc;ne avec lui. Il le c&ocirc;toie au quotidien en s&eacute;lection. Et il dit ce qu'il voit.</p>
<p>&laquo; Ce petit-l&agrave;, il est pr&ecirc;t d&eacute;j&agrave; ! &raquo;</p>
<p>Est-ce de la gentillesse ? De la diplomatie ? Ou une vraie conviction ?</p>
<p>Nous avons tent&eacute; de joindre un membre du staff technique des Lions Indomptables. Sans succ&egrave;s. Le s&eacute;lectionneur David Pagou n'a pas comment&eacute; les propos d'Onana publiquement.</p>
<h2>Le contexte : une mise &agrave; l'&eacute;cart qui p&egrave;se</h2>
<p>Il y a une donn&eacute;e qu'on ne peut pas ignorer.</p>
<p>Andr&eacute; Onana est le gardien le plus cap&eacute; du Cameroun &agrave; ce poste (53 s&eacute;lections). Il a jou&eacute; &agrave; l'Ajax, &agrave; l'Inter Milan, &agrave; Manchester United. Il a remport&eacute; la FA Cup 2024. Il est, sur le papier, le gardien camerounais le plus talentueux de sa g&eacute;n&eacute;ration.</p>
<p>Et il regarde la CAN 2025 &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision.</p>
<p>Sa mise &agrave; l'&eacute;cart, qu'il attribue &agrave; des &laquo; faits extra-sportifs &raquo; li&eacute;s &agrave; Samuel Eto'o, a cr&eacute;&eacute; un vide. Un vide que David Pagou a combl&eacute; avec des gardiens plus jeunes, moins exp&eacute;riment&eacute;s, mais disponibles.</p>
<p>Dans ce contexte, les propos d'Onana prennent une autre dimension. Ce n'est pas seulement un hommage &agrave; Ngapandouetnbu. C'est aussi un message : &laquo; Je ne suis plus l&agrave;, mais la rel&egrave;ve est l&agrave;. &raquo; Et une mani&egrave;re &eacute;l&eacute;gante de tourner la page.</p>
<h2>Ce que dit cette s&eacute;quence sur les Lions</h2>
<p>Le Cameroun traverse une transition. L'&eacute;chec de qualification &agrave; la Coupe du monde 2026 a laiss&eacute; des traces. David Pagou a reb&acirc;ti un groupe, &eacute;cartant les cadres contestataires, int&eacute;grant des jeunes.</p>
<p>Simon Ngapandouetnbu incarne cette transition. Jeune. Franco-camerounais. Form&eacute; en France. Pas encore install&eacute; dans un grand club. Mais avec un potentiel.</p>
<p>Andr&eacute; Onana, lui, incarne l'ancien monde. Le talent brut, la carri&egrave;re europ&eacute;enne, les tensions avec la f&eacute;d&eacute;ration. Son message est clair : il ne se battra pas pour revenir. Il laisse la place.</p>
<p>&laquo; C'est le cycle de la vie. &raquo;</p>
<p>Difficile de dire si cette d&eacute;claration acc&eacute;l&egrave;re la transition ou la ent&eacute;rine. Une chose est s&ucirc;re : dans les buts des Lions Indomptables, l'&egrave;re Onana semble bel et bien termin&eacute;e.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 13:01:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SPORT</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Simon-Ngapandouetnbu041026500.webp" type="image/webp" length="4240" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Clément Atangana, président du Conseil constitutionnel, est mort]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/politique/cameroun-clement-atangana-president-du-conseil-constitutionnel-est-mort</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le Cameroun est en deuil, mais l'histoire retiendra un bilan
contrasté.

Clément Atangana, Président du Conseil constitutionnel, est
décédé ce matin, dimanche 4...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Clement-Atangana041124500.jpg" alt="Cameroun - Clément Atangana, président du Conseil constitutionnel, est mort" width="600"/></p>
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                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/politique/cameroun-clement-atangana-president-du-conseil-constitutionnel-est-mort</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le Cameroun est en deuil, mais l'histoire retiendra un bilan contrast&eacute;.</p>
<p>Cl&eacute;ment Atangana, Pr&eacute;sident du Conseil constitutionnel, est d&eacute;c&eacute;d&eacute; ce matin, dimanche 4 octobre 2026, aux environs de 5h22 en France, o&ugrave; il recevait des soins, apr&egrave;s une longue maladie. &Agrave; 85 ans, originaire de Ngomedzap dans d&eacute;partement du Nyong-et-So'o dans la r&eacute;gion du Centre, le magistrat hors hi&eacute;rarchie laisse derri&egrave;re lui huit enfants et une carri&egrave;re de plus de 40 ans au service de la justice.</p>
<p>Magistrat de formation, figure respect&eacute;e du Nyong-et-So'o, le patriarche s'en est all&eacute; aux premi&egrave;res heures de ce jour. La famille et la communaut&eacute; sont profond&eacute;ment &eacute;prouv&eacute;es.</p>
<p>Mais si l'homme est pleur&eacute;, l'institution qu'il incarnait depuis sa cr&eacute;ation en f&eacute;vrier 2018 laisse un go&ucirc;t amer dans l'opinion et dans les rangs de l'opposition.</p>
<h2>Un Conseil constitutionnel, sous-section juridique du RDPC ?</h2>
<p>C'est l'image qui colle &agrave; la peau de l'institution Atangana.</p>
<p>Sous sa pr&eacute;sidence, le Conseil constitutionnel s'est forg&eacute; une r&eacute;putation implacable, jamais d&eacute;mentie : rejeter syst&eacute;matiquement toutes les requ&ecirc;tes de l'opposition et se d&eacute;clarer incomp&eacute;tent d&egrave;s que l'affaire devient s&eacute;rieuse.</p>
<h2>Les Camerounais se souviennent :</h2>
<p><strong>- 2018, Pr&eacute;sidentielle :</strong> 18 requ&ecirc;tes en annulation d&eacute;pos&eacute;es par Maurice Kamto, Cabral Libii, Joshua Osih. 18 requ&ecirc;tes balay&eacute;es d'un revers de main. Le Conseil se d&eacute;clare m&ecirc;me incomp&eacute;tent pour trancher les fraudes massives d&eacute;nonc&eacute;es, alors m&ecirc;me que le contentieux &eacute;lectoral rel&egrave;ve pourtant de sa comp&eacute;tence premi&egrave;re selon l'article 46 de la Constitution.</p>
<p><strong>- 2019, 2020, 2025..</strong>. L&eacute;gislatives, Municipales : M&ecirc;me sc&eacute;nario. Des centaines de recours pour achats de conscience, bourrages d'urnes, disqualification d'opposants. R&eacute;ponse invariable : "Irrecevable", "Non fond&eacute;", "Le Conseil se d&eacute;clare incomp&eacute;tent".</p>
<p><strong>- La jurisprudence Atangana </strong>: Ne jamais se prononcer sur le fond. Cette doctrine a fait du Conseil non pas le juge des &eacute;lections, mais leur fossoyeur. Pour les juristes critiques, c'&eacute;tait devenu une chambre d'enregistrement des r&eacute;sultats d&eacute;j&agrave; proclam&eacute;s par le RDPC.</p>
<p>Au point o&ugrave; dans les chaumi&egrave;res, on ne disait plus "Conseil constitutionnel", on disait "Conseil constitutionnel du RDPC". Une institution qui a tout valid&eacute; : le code &eacute;lectoral le plus d&eacute;cri&eacute; d'Afrique, les victoires &agrave; 100% dans certains bureaux de vote, les candidatures contest&eacute;es.</p>
<p>Cl&eacute;ment Atangana n'&eacute;tait pas seul. Mais il en &eacute;tait le visage, la voix grave qui lisait les arr&ecirc;ts de rejet &agrave; 23h &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision nationale, lunettes sur le nez, impassible.</p>
<p>Le paradoxe est cruel : celui qui devait &ecirc;tre le gardien de la Constitution est mort en France, loin de la Constitution qu'il &eacute;tait cens&eacute; prot&eacute;ger, &eacute;vacu&eacute; en urgence &agrave; l'H&ocirc;pital am&eacute;ricain de Paris depuis mardi dernier, selon nos sources.</p>
<p>Que le Seigneur accueille son &acirc;me. Mais l'histoire jugera son bilan institutionnel sans complaisance.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 12:07:00 +0200</pubDate>
                                    <author>Caroline Bassomo</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Clement-Atangana041124500.jpg" type="image/jpeg" length="7837" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Vision 4 : le tribunal annule toutes les sanctions du CNC]]></title>
                <link>https://camer.be/presse/media/cameroun-vision-4-le-tribunal-annule-toutes-les-sanctions-du-cnc.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Le Tribunal administratif de Yaoundé annule la suspension d'un mois
de Vision 4 infligée par le CNC. Une décision qui fragilise
l'autorité du régulateur camerou...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Vision4290926500.webp" alt="Cameroun - Vision 4 : le tribunal annule toutes les sanctions du CNC" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/presse/media/cameroun-vision-4-le-tribunal-annule-toutes-les-sanctions-du-cnc.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le Tribunal administratif de Yaound&eacute; annule la suspension d'un mois de Vision 4 inflig&eacute;e par le CNC. Une d&eacute;cision qui fragilise l'autorit&eacute; du r&eacute;gulateur camerounais.</p>
<p>En annulant toutes les sanctions du CNC contre Vision 4, la justice administrative fixe une limite claire : le r&eacute;gulateur peut sanctionner un contenu, un journaliste, une &eacute;mission, mais il ne peut pas fermer une cha&icirc;ne. Une jurisprudence qui pourrait redessiner le paysage m&eacute;diatique camerounais.</p>
<p>Deux jours. Il aura fallu deux jours &agrave; la justice pour d&eacute;faire ce que le CNC avait mis des semaines &agrave; construire. Le 29 septembre, le r&eacute;gulateur suspendait Vision 4 pour un mois. Le 1er octobre, le tribunal annulait tout. Entre les deux, un bras de fer que personne n'avait vu venir aussi vite.</p>
<h2>Une sanction lourde, une riposte imm&eacute;diate</h2>
<p>29 septembre 2026. Le Conseil National de la Communication, r&eacute;uni en 48e session extraordinaire &agrave; Yaound&eacute;, frappe fort. Il suspend Vision 4 de toute diffusion pour un mois. Il suspend Boni Philippe, directeur g&eacute;n&eacute;ral des m&eacute;dias du groupe L'Anecdote, pour un mois &eacute;galement. Il alourdit la suspension du journaliste Martial Owona, d&eacute;j&agrave; sanctionn&eacute; en juin, la portant de trois &agrave; six mois.</p>
<p>Les motifs ? Le CNC reproche &agrave; la cha&icirc;ne de ne pas avoir ex&eacute;cut&eacute; une pr&eacute;c&eacute;dente d&eacute;cision du 18 ao&ucirc;t, d'avoir refus&eacute; de d&eacute;f&eacute;rer &agrave; une convocation, et d'avoir diffus&eacute; des propos jug&eacute;s attentatoires &agrave; la dignit&eacute; de Me F&eacute;licit&eacute; Esther Zeifman, avocate des ayants droit de l'affaire Martinez Zogo, dans un reportage du 2 juin 2026.</p>
<p>Le groupe L'Anecdote ne perd pas de temps. Le jour m&ecirc;me, il annonce saisir le juge administratif. Son patron, Boni Menyene Philippe, d&eacute;nonce un &laquo; acharnement &raquo;. &laquo; Le probl&egrave;me maintenant, c'est qu'il n'essaie m&ecirc;me plus d'habiller leur acharnement et la fa&ccedil;on dont il nous pers&eacute;cute &raquo;, d&eacute;clare-t-il &agrave; RFI.</p>
<h2>Vision 4 RCA : la parade avant la justice</h2>
<p>Avant m&ecirc;me que le tribunal ne rende sa d&eacute;cision, Vision 4 avait d&eacute;j&agrave; trouv&eacute; une &eacute;chappatoire. Le 30 septembre, la cha&icirc;ne annonce sur ses r&eacute;seaux sociaux qu'elle poursuit ses programmes sur Vision 4 RCA, accessible sur le canal 531 de Canal+. &laquo; Rien ne change. Vous changez peut-&ecirc;tre de Canal&hellip; pas de rendez-vous &raquo;, &eacute;crit la cha&icirc;ne.</p>
<p>Sur son canal 8 de Canal+ Cameroun, le message est tout autre : &laquo; La cha&icirc;ne ne dispose pas de droits de diffusion pour ce programme et nous a donc demand&eacute; de l'occulter. &raquo;</p>
<p>La man&oelig;uvre est habile. Vision 4 RCA n'est pas une cr&eacute;ation de circonstance. La cha&icirc;ne, bas&eacute;e &agrave; Bangui mais dirig&eacute;e par des Camerounais et appartenant au m&ecirc;me groupe, diffusait d&eacute;j&agrave; certains programmes comme &laquo; Club d'&Eacute;lites &raquo; et &laquo; Tour d'Horizon &raquo; avant la suspension.</p>
<h2>Le tribunal tranche</h2>
<p>1er octobre 2026. Le Tribunal administratif du Centre rend son ordonnance, sign&eacute;e par son pr&eacute;sident par int&eacute;rim. Le num&eacute;ro : 048/OSE/CAB/PTA/YDE/2026. La requ&ecirc;te, d&eacute;pos&eacute;e par Boni Menyene Philippe et Martial Owona Thadd&eacute;e, est jug&eacute;e recevable et justifi&eacute;e.</p>
<p>L'article 2 du dispositif suspend la d&eacute;cision du CNC dans son int&eacute;gralit&eacute;. La signification est faite par huissier au CNC, &agrave; Canal+ Cameroun et &agrave; Amos Swecom Cameroun. L'effet de la d&eacute;cision attaqu&eacute;e est suspendu d&egrave;s r&eacute;ception.</p>
<p>Le tribunal rel&egrave;ve un vice de forme dans la proc&eacute;dure du CNC : les modalit&eacute;s d'auto-saisine et d'instruction des plaintes, l'absence de convocation r&eacute;guli&egrave;re d'une des parties, le non-respect du principe du contradictoire.</p>
<p>Mais le juge va plus loin. Selon KOACI, il rappelle deux principes cardinaux : le CNC r&eacute;gule le contenu, il ne retire pas une autorisation d'&eacute;mettre qu'il n'a pas d&eacute;livr&eacute;e. Cette pr&eacute;rogative rel&egrave;ve du Mincom, qui d&eacute;livre les licences. M&ecirc;me en cas de d&eacute;fiance d'un m&eacute;dia, le r&eacute;gulateur ne peut s'affranchir du contradictoire et infliger une sanction disproportionn&eacute;e. Fermer une cha&icirc;ne nationale pour un refus de convocation est jug&eacute; excessif.</p>
<p>Cette lecture des motivations du tribunal n'a pas pu &ecirc;tre confirm&eacute;e par la consultation directe de l'ordonnance. Elle provient de l'analyse publi&eacute;e par KOACI.</p>
<h2>Ce que dit le CNC&nbsp;</h2>
<p>Le CNC n'a pas r&eacute;agi publiquement &agrave; la d&eacute;cision. Il n'a pas souhait&eacute; commenter. Nous avons tent&eacute; de joindre le secr&eacute;tariat du r&eacute;gulateur dans l'apr&egrave;s-midi du 1er octobre. Sans succ&egrave;s.&nbsp;</p>
<p>La d&eacute;cision du tribunal fragilise consid&eacute;rablement l'autorit&eacute; du r&eacute;gulateur. Ses d&eacute;cisions sont d&eacute;sormais contest&eacute;es devant les juridictions et, pour l'heure, annul&eacute;es.</p>
<h2>Une jurisprudence qui d&eacute;passe Vision 4</h2>
<p>Ce n'est pas seulement une victoire pour Vision 4. C'est une d&eacute;cision qui fixe une limite pour tout le paysage m&eacute;diatique camerounais.</p>
<p>Le CNC peut avertir. Il peut suspendre un journaliste. Il peut suspendre une &eacute;mission. Mais il ne peut pas fermer une cha&icirc;ne. C'est ce que dit la justice administrative.</p>
<p>Pour les professionnels des m&eacute;dias, la port&eacute;e est immense. Jusqu'ici, le r&eacute;gulateur pouvait suspendre une cha&icirc;ne pour un mois, comme il l'a fait pour Vision 4. D&eacute;sormais, cette comp&eacute;tence est contest&eacute;e. Le Mincom, qui d&eacute;livre les licences, pourrait devenir le seul habilit&eacute; &agrave; retirer une autorisation d'&eacute;mettre.</p>
<p>Le Syndicat national des professionnels de l'information et de la communication (SPIC) avait d&eacute;j&agrave; pris position contre la suspension, la qualifiant d'&laquo; entrave grave au principe fondamental de la libert&eacute; de la presse &raquo;.</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi le CNC a-t-il suspendu Vision 4 ?</strong><br />Le CNC reprochait &agrave; la cha&icirc;ne un reportage diffus&eacute; le 2 juin 2026 consacr&eacute; &agrave; Me F&eacute;licit&eacute; Esther Zeifman, avocate dans l'affaire Martinez Zogo. Le r&eacute;gulateur a jug&eacute; que ce reportage contenait des propos portant atteinte &agrave; la dignit&eacute; de l'avocate. Il reprochait aussi &agrave; Vision 4 de ne pas avoir ex&eacute;cut&eacute; une pr&eacute;c&eacute;dente d&eacute;cision du 18 ao&ucirc;t, d'avoir refus&eacute; de d&eacute;f&eacute;rer &agrave; une convocation et d'avoir diffus&eacute; des propos de Boni Philippe dans l'&eacute;mission &laquo; Club d'&Eacute;lites &raquo;.</p>
<p><strong>Pourquoi le tribunal a-t-il annul&eacute; la suspension ?</strong><br />Le tribunal a relev&eacute; un vice de forme dans la proc&eacute;dure du CNC : l'absence de convocation r&eacute;guli&egrave;re, le non-respect du contradictoire, les modalit&eacute;s d'auto-saisine. Selon l'analyse de KOACI, il a aussi jug&eacute; que le CNC avait exc&eacute;d&eacute; ses pr&eacute;rogatives : le r&eacute;gulateur r&eacute;gule le contenu, mais il ne peut pas retirer une autorisation d'&eacute;mettre. Cette comp&eacute;tence rel&egrave;ve du Mincom.</p>
<p><strong>Que va faire Vision 4 maintenant ?</strong><br />Le groupe L'Anecdote a annonc&eacute; le retour de la cha&icirc;ne sur le canal 8 de Canal+ Cameroun. La signification de l'ordonnance a &eacute;t&eacute; faite &agrave; Canal+ Cameroun et &agrave; Amos Swecom Cameroun. Vision 4 devrait donc reprendre normalement sa diffusion.</p>
<p><strong>Le CNC peut-il faire appel ?</strong><br />Le CNC n'a pas communiqu&eacute; sur ses intentions. Il pourrait contester la d&eacute;cision devant une juridiction sup&eacute;rieure. Mais &agrave; ce stade, l'ordonnance est ex&eacute;cutoire. Contact&eacute;, le CNC n'a pas souhait&eacute; r&eacute;agir.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 21:17:13 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>MéDIA</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Vision4290926500.webp" type="image/webp" length="4398" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - FCC : le communiqué annonçant l&#039;adhésion de Kamto est un fake]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/politique/cameroun-fcc-le-communique-annoncant-ladhesion-de-kamto-est-un-fake.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le FCC dément le communiqué annonçant l'adhésion de Maurice Kamto.
Un fake qui relance les spéculations sur l'avenir politique de
l'opposant camerounais.

Un co...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun/Jean_Michel_Nintcheu31012024.jpg" alt="Cameroun - FCC : le communiqué annonçant l&#039;adhésion de Kamto est un fake" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/politique/cameroun-fcc-le-communique-annoncant-ladhesion-de-kamto-est-un-fake.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le FCC d&eacute;ment le communiqu&eacute; annon&ccedil;ant l'adh&eacute;sion de Maurice Kamto. Un fake qui relance les sp&eacute;culations sur l'avenir politique de l'opposant camerounais.</p>
<p>Un communiqu&eacute; dat&eacute; du 1er octobre 2026 annon&ccedil;ait l'adh&eacute;sion de Maurice Kamto au Front pour le Changement du Cameroun. En quelques heures, plusieurs cadres du FCC ont d&eacute;menti. L'information est fausse. Elle relance pourtant les questions sur l'avenir politique de l'ancien pr&eacute;sident du MRC.</p>
<p>Il y a des fakes qui ne trompent personne. Et il y a des fakes qui arrivent au bon moment. Celui-ci est arriv&eacute; un 1er octobre. Le jour o&ugrave; l'opposition camerounaise retient son souffle.</p>
<h2>Un communiqu&eacute; qui a circul&eacute; vite</h2>
<p>Tout commence sur les r&eacute;seaux sociaux. Un document pr&eacute;sent&eacute; comme un communiqu&eacute; officiel du FCC, r&eacute;f&eacute;renc&eacute; CDN/PN/2026/10_001, dat&eacute; du 1er octobre 2026. Il porte la signature de Jean-Michel Nintcheu, pr&eacute;sident national du parti.</p>
<p>Le texte est formel. Il annonce &laquo; l'adh&eacute;sion officielle du Professeur Maurice Kamto au sein de sa formation politique &raquo;. Il &eacute;voque &laquo; un choix courageux et lucide &raquo; de l'ancien pr&eacute;sident du MRC, apr&egrave;s ce qu'il qualifie de &laquo; d&eacute;rives antid&eacute;mocratiques &raquo;, &laquo; intrigues de couloir &raquo; et &laquo; man&oelig;uvres politiques cyniques &raquo; ayant conduit &agrave; &laquo; son &eacute;viction injuste &raquo; de la t&ecirc;te du MRC.</p>
<p>Le communiqu&eacute; va plus loin. Il parle d'une &laquo; fiert&eacute; inexprimable &raquo; d'accueillir Maurice Kamto. Il vante &laquo; la rigueur, l'expertise juridique in&eacute;gal&eacute;e, la stature morale irr&eacute;prochable et la vision &eacute;clair&eacute;e &raquo; de l'opposant. Il projette d&eacute;j&agrave; une repr&eacute;sentation de Kamto &laquo; lors des prochaines &eacute;ch&eacute;ances &eacute;lectorales majeures &raquo;.</p>
<p>Le document est repris par Times T&eacute;l&eacute;vision, un m&eacute;dia priv&eacute; &eacute;mettant depuis Yaound&eacute;, qui publie l'information sur son compte Facebook. Puis par Lebledparle, Camerounweb, et plusieurs autres sites. L'information devient virale en quelques heures.</p>
<h2>Le d&eacute;menti tombe</h2>
<p>Il ne faudra pas attendre longtemps. Tr&egrave;s vite, des cadres du FCC r&eacute;agissent.</p>
<p>&laquo; Le Prof Maurice Kamto n'a pas rejoint le FCC &raquo;, &eacute;crit Jean Robert Wafo, cadre du parti, sur les r&eacute;seaux sociaux.</p>
<p>&laquo; Il y a environ une heure. Le communiqu&eacute; attribu&eacute; &agrave; l'honorable Nintcheu, annon&ccedil;ant l'adh&eacute;sion du Pr Maurice Kamto au FCC est un fake grossier &raquo;, rench&eacute;rit Carlos Ngoualem, militant du FCC et grand conseiller &agrave; la Communaut&eacute; urbaine de Douala.</p>
<p>D'autres voix se joignent au d&eacute;menti. Le journaliste et criminologue Boris Bertolt qualifie l'information de &laquo; FAKE NEWS &raquo;. &laquo; Maurice Kamto reste militant du MRC &raquo;, ajoute-t-il.</p>
<p>Le lanceur d'alerte Paul Chouta est encore plus direct : &laquo; Fact Checking : Le document annon&ccedil;ant l'adh&eacute;sion de Maurice Kamto au FCC de Jean Michel NINTCHEU est un Fake. Les David Eboutou et autres sont les relais de cette affabulation. &raquo;</p>
<p>&Agrave; ce stade, aucune source officielle du FCC n'a confirm&eacute; l'authenticit&eacute; du communiqu&eacute;. Jean-Michel Nintcheu lui-m&ecirc;me n'a pas publi&eacute; de d&eacute;menti formel sur ses canaux officiels au moment d'&eacute;crire ces lignes. Mais plusieurs cadres du parti, dont certains occupent des responsabilit&eacute;s locales, ont clairement rejet&eacute; le document.</p>
<h2>Pourquoi ce fake tombe au mauvais moment</h2>
<p>Le contexte politique camerounais est explosif. Maurice Kamto a d&eacute;missionn&eacute; de la pr&eacute;sidence du MRC le 8 septembre 2026. Il a invoqu&eacute; &laquo; l'int&eacute;r&ecirc;t sup&eacute;rieur du parti &raquo;. Son premier vice-pr&eacute;sident, Mamadou Mota, a d&eacute;missionn&eacute; le m&ecirc;me jour.</p>
<p>Depuis, le MRC est en pleine crise de l&eacute;gitimit&eacute;. Une convention extraordinaire est pr&eacute;vue le 17 octobre 2026 pour d&eacute;signer une nouvelle direction. Le parti a m&ecirc;me d&ucirc; d&eacute;mentir un autre faux communiqu&eacute; annon&ccedil;ant la cr&eacute;ation d'un nouveau parti par Maurice Kamto.</p>
<p>Dans ce vide, les sp&eacute;culations vont bon train. O&ugrave; ira Kamto ? Va-t-il rejoindre un autre parti ? Va-t-il rester au MRC ? Va-t-il cr&eacute;er sa propre formation ?</p>
<p>Le FCC est un alli&eacute; historique du MRC. Jean-Michel Nintcheu a soutenu la candidature de Kamto &agrave; la pr&eacute;sidentielle de 2025. Il l'a pr&eacute;sent&eacute; comme &laquo; le leader moral du MRC &raquo; apr&egrave;s sa d&eacute;mission. L'alliance entre les deux partis est maintenue pour les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales de 2027.</p>
<p>Alors, quand un communiqu&eacute; annonce l'adh&eacute;sion de Kamto au FCC, l'information para&icirc;t cr&eacute;dible. Elle s'inscrit dans une logique. Elle r&eacute;pond &agrave; une question que tout le monde se pose. C'est ce qui fait sa force.</p>
<h2>La m&eacute;canique du fake</h2>
<p>Le document est bien construit. Il utilise le vocabulaire du FCC. Il reprend les arguments du parti sur &laquo; l'&eacute;viction injuste &raquo; de Kamto. Il est dat&eacute; du 1er octobre, une date symbolique pour l'opposition camerounaise.</p>
<p>Il ne manque qu'une chose : l'authenticit&eacute;.</p>
<p>Qui a fabriqu&eacute; ce communiqu&eacute; ? Pourquoi ? &Agrave; ce stade, personne ne le sait. Aucune revendication. Aucune piste confirm&eacute;e.</p>
<p>Une chose est certaine : le fake a circul&eacute; suffisamment longtemps pour que plusieurs m&eacute;dias le relaient sans v&eacute;rifier aupr&egrave;s du FCC. Et c'est peut-&ecirc;tre l&agrave; l'essentiel. Dans la guerre de l'information qui se joue au Cameroun, la vitesse prime souvent sur la v&eacute;rification.</p>
<hr />
<p><strong>Maurice Kamto a-t-il rejoint le FCC ?</strong><br />Non. Le communiqu&eacute; annon&ccedil;ant son adh&eacute;sion au Front pour le Changement du Cameroun est un fake, selon plusieurs cadres du parti. Jean Robert Wafo, Carlos Ngoualem et d'autres militants du FCC ont d&eacute;menti l'information.</p>
<p><strong>Qui est l'auteur du faux communiqu&eacute; ?</strong><br />&Agrave; ce stade, l'identit&eacute; de l'auteur du fake n'est pas connue. Aucune revendication n'a &eacute;t&eacute; publi&eacute;e. Aucune source officielle n'a confirm&eacute; de piste.</p>
<p><strong>Pourquoi cette fausse information a-t-elle circul&eacute; ?</strong><br />Le contexte politique camerounais est propice aux rumeurs. Maurice Kamto a d&eacute;missionn&eacute; de la pr&eacute;sidence du MRC le 8 septembre 2026. Son avenir politique est incertain. Le FCC est un alli&eacute; historique du MRC. L'id&eacute;e d'une adh&eacute;sion de Kamto au FCC para&icirc;t donc cr&eacute;dible.</p>
<p><strong>Quelle est la position officielle du FCC ?</strong><br />Le FCC n'a pas publi&eacute; de communiqu&eacute; officiel pour d&eacute;mentir ou confirmer l'information. Plusieurs cadres du parti ont d&eacute;menti. Jean-Michel Nintcheu, pr&eacute;sident national, n'a pas pris la parole publiquement sur le sujet au moment d'&eacute;crire ces lignes.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 17:56:49 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Affaire Joyce : 4 mois de silence, la Toile s&#039;enflamme]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-affaire-joyce-4-mois-de-silence-la-toile-senflamme.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Quatre mois après l'incident du 25 mai 2026, le Groupe Scolaire La
Gloire Olympique sort de son silence. La Toile, elle, ne lâche rien.

Un communiqué publié qu...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Joyce-Nawell280526500.webp" alt="Cameroun - Affaire Joyce : 4 mois de silence, la Toile s&#039;enflamme" width="600"/></p>
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                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/societe/cameroun-affaire-joyce-4-mois-de-silence-la-toile-senflamme.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Quatre mois apr&egrave;s l'incident du 25 mai 2026, le Groupe Scolaire La Gloire Olympique sort de son silence. La Toile, elle, ne l&acirc;che rien.</p>
<p>Un communiqu&eacute; publi&eacute; quatre mois apr&egrave;s les faits, des accusations de dissimulation, une enqu&ecirc;te en cours : l'affaire Joyce Nawal est devenue le symbole d'une communication de crise arriv&eacute;e trop tard, sur fond de guerre des versions entre l'&eacute;cole et la Toile.</p>
<p>Le 25 mai 2026, une fillette de deux ans et onze mois quitte son &eacute;cole &agrave; 13h40. Le m&ecirc;me jour, le m&ecirc;me &eacute;tablissement. Quatre mois plus tard, un communiqu&eacute;. Entre les deux, une temp&ecirc;te.</p>
<h2>Une chronologie qui interroge</h2>
<p>25 mai 2026, 13h40. Joyce Nawal, &eacute;l&egrave;ve en pr&eacute;maternelle au Groupe Scolaire Bilingue La Gloire Olympique, quitte l'&eacute;tablissement, r&eacute;cup&eacute;r&eacute;e par un parent. C'est ce qu'affirme la direction de l'&eacute;cole dans son communiqu&eacute;.</p>
<p>Vers 17h00, les parents reviennent. La m&egrave;re dit avoir constat&eacute; des signes de violences sexuelles sur sa fille en la lavant. Un certificat m&eacute;dical, &eacute;tabli le lendemain, rel&egrave;ve des l&eacute;sions et des traumatismes.</p>
<p>Le 26 mai, d&egrave;s 5h00 du matin, les parents barricadent l'entr&eacute;e de l'&eacute;cole. Le 27 mai, la direction publie une premi&egrave;re mise au point. Le 28 mai, une foule se masse devant l'&eacute;tablissement. Deux ministres se d&eacute;placent. Le gouverneur de la r&eacute;gion du Centre pr&eacute;side une r&eacute;union de crise.</p>
<p>Et puis, plus rien. Ou presque.</p>
<h2>Quatre mois de silence</h2>
<p>Pendant quatre mois, l'affaire Joyce Nawal dispara&icirc;t des gros titres. L'enqu&ecirc;te de la brigade de gendarmerie d'Odza suit son cours. Une commission d'enqu&ecirc;te administrative est constitu&eacute;e. Son rapport devait &ecirc;tre transmis dans un d&eacute;lai de 72 heures. Quatre mois plus tard, il n'a pas &eacute;t&eacute; rendu public.</p>
<p>En septembre 2026, l'affaire ressurgit. Des vid&eacute;os circulent sur les r&eacute;seaux sociaux. La petite Joyce y identifierait un homme pr&eacute;sent&eacute; comme un proche de la fondatrice de l'&eacute;cole. Des accusations visent &eacute;galement son enseignante, soup&ccedil;onn&eacute;e d'avoir facilit&eacute; l'acc&egrave;s de l'enfant &agrave; cet homme.</p>
<p>Le 28 septembre, le site Lebledparle publie un article sur ces nouvelles accusations. Le 29 septembre, la direction de La Gloire Olympique sort de son silence.</p>
<h2>Le communiqu&eacute; du 29 septembre</h2>
<p>Le texte est dat&eacute; du 29 septembre 2026. Il est sign&eacute; de la Direction G&eacute;n&eacute;rale et de la Cellule de communication de l'&eacute;tablissement.</p>
<p>Que dit-il ? Que l'&eacute;cole &laquo; d&eacute;ment avoir couvert l'auteur pr&eacute;sum&eacute; &raquo; des faits. Qu'elle rejette &laquo; toute accusation de complicit&eacute; ou de volont&eacute; de dissimuler l'identit&eacute; de la personne qui aurait agress&eacute; sexuellement la fillette &raquo;. Qu'elle r&eacute;affirme &laquo; son soutien &agrave; l'&eacute;l&egrave;ve et &agrave; sa famille &raquo;.</p>
<p>Le communiqu&eacute; invoque &eacute;galement la proc&eacute;dure judiciaire en cours pour expliquer la r&eacute;serve de l'&eacute;tablissement.</p>
<p>Sauf que. Quatre mois. Quatre mois entre l'incident pr&eacute;sum&eacute; et le communiqu&eacute;. Quatre mois pendant lesquels la Toile a continu&eacute; de poser des questions. Quatre mois pendant lesquels la famille a maintenu ses accusations.</p>
<p>Pourquoi avoir attendu si longtemps ? La direction n'a pas r&eacute;pondu &agrave; cette question. Nous avons tent&eacute; de la joindre. Sans succ&egrave;s.</p>
<h2>La Toile ne l&acirc;che rien</h2>
<p>Sur Facebook, sur X, sur TikTok, la question revient en boucle. &laquo; Pourquoi avoir attendu quatre mois ? &raquo; &laquo; Qu'est-ce que vous cachez ? &raquo; Les hashtags se multiplient. Les vid&eacute;os de la m&egrave;re en larmes, film&eacute;es en mai, sont repartag&eacute;es des milliers de fois.</p>
<p>Certains internautes rappellent que l'&eacute;cole a port&eacute; plainte pour &laquo; diffusion de fausses informations &raquo; contre la famille. D'autres soulignent que les vid&eacute;os de surveillance transmises aux enqu&ecirc;teurs n'ont jamais &eacute;t&eacute; rendues publiques.</p>
<p>La direction affirme avoir collabor&eacute; &laquo; de mani&egrave;re proactive et transparente &raquo;. Elle dit avoir remis &laquo; l'int&eacute;gralit&eacute; des vid&eacute;os de surveillance &raquo; aux autorit&eacute;s. Mais dans le m&ecirc;me temps, elle d&eacute;ment toute implication. Et elle attend quatre mois pour le dire publiquement.</p>
<p>Le d&eacute;calage est difficile &agrave; ignorer.</p>
<h2>Ce que dit la justice</h2>
<p>&Agrave; ce stade, la justice n'a pas tranch&eacute;. Les conclusions de l'enqu&ecirc;te de la gendarmerie n'ont pas &eacute;t&eacute; rendues publiques. Le parquet n'a pas communiqu&eacute; sur l'identit&eacute; d'un &eacute;ventuel suspect.</p>
<p>Certaines informations relay&eacute;es par des m&eacute;dias en ligne font &eacute;tat d'une seconde expertise m&eacute;dicale qui n'aurait pas &eacute;tabli de p&eacute;n&eacute;tration. D'autres sources &eacute;voquent des &laquo; attouchements suspect&eacute;s &raquo;. Ces informations n'ont pas &eacute;t&eacute; confirm&eacute;es par une source officielle.</p>
<p>L'identit&eacute; de l'auteur pr&eacute;sum&eacute; des faits, son lien exact avec la direction de l'&eacute;cole, son acc&egrave;s &eacute;ventuel aux &eacute;l&egrave;ves : autant de questions sans r&eacute;ponse officielle.</p>
<h2>Le symbole d'une communication de crise rat&eacute;e</h2>
<p>L'affaire Joyce Nawal d&eacute;passe le cadre du quartier Odza. Elle pose une question qui concerne toutes les institutions : comment communiquer quand une accusation grave est port&eacute;e contre vous ?</p>
<p>La direction de La Gloire Olympique a choisi le silence. Puis elle a choisi un communiqu&eacute; publi&eacute; quatre mois plus tard, au moment o&ugrave; l'affaire ressurgissait sur les r&eacute;seaux sociaux. Une r&eacute;action, pas une anticipation.</p>
<p>Sur les r&eacute;seaux, la s&eacute;quence est interpr&eacute;t&eacute;e comme un aveu de faiblesse. &laquo; Si vous n'avez rien &agrave; cacher, pourquoi avoir attendu si longtemps ? &raquo; La question revient dans des centaines de commentaires.</p>
<p>L'&eacute;cole a peut-&ecirc;tre des r&eacute;ponses. Elle ne les a pas donn&eacute;es. Et dans la guerre des versions qui se joue sur la Toile, le silence est souvent interpr&eacute;t&eacute; comme un aveu.</p>
<hr />
<p><strong>Que s'est-il pass&eacute; exactement le 25 mai 2026 ?</strong><br />Une fillette de deux ans et onze mois, Joyce Nawal, &eacute;l&egrave;ve en pr&eacute;maternelle au Groupe Scolaire Bilingue La Gloire Olympique, aurait subi des violences sexuelles. L'&eacute;cole affirme qu'elle a quitt&eacute; l'&eacute;tablissement &agrave; 13h40, r&eacute;cup&eacute;r&eacute;e par un parent. La famille dit avoir constat&eacute; des signes de violences en la lavant. Un certificat m&eacute;dical a &eacute;t&eacute; &eacute;tabli le lendemain. L'enqu&ecirc;te judiciaire n'a pas encore rendu ses conclusions.</p>
<p><strong>Pourquoi le communiqu&eacute; de l'&eacute;cole est-il sorti si tard ?</strong><br />La direction de l'&eacute;tablissement n'a pas expliqu&eacute; publiquement pourquoi elle a attendu le 29 septembre 2026 pour publier un communiqu&eacute;, alors que l'incident remonte au 25 mai. Elle invoque la proc&eacute;dure judiciaire en cours pour justifier sa r&eacute;serve. Nous avons tent&eacute; de la joindre pour obtenir une r&eacute;ponse. Sans succ&egrave;s.</p>
<p><strong>Qui est l'auteur pr&eacute;sum&eacute; des faits ?</strong><br />Des publications sur les r&eacute;seaux sociaux mettent en cause un homme pr&eacute;sent&eacute; comme un proche de la fondatrice de l'&eacute;cole. Son identit&eacute; n'a pas &eacute;t&eacute; confirm&eacute;e par le parquet ou la gendarmerie. Il doit &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme pr&eacute;sum&eacute; innocent tant que les enqu&ecirc;teurs n'ont pas &eacute;tabli les responsabilit&eacute;s.</p>
<p><strong>O&ugrave; en est l'enqu&ecirc;te ?</strong><br />Une enqu&ecirc;te a &eacute;t&eacute; ouverte par la brigade de gendarmerie d'Odza. Une commission d'enqu&ecirc;te administrative a &eacute;galement &eacute;t&eacute; constitu&eacute;e. Quatre mois apr&egrave;s les faits, aucune conclusion n'a &eacute;t&eacute; rendue publique.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 16:22:56 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Joyce-Nawell280526500.webp" type="image/webp" length="2290" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - 1er octobre : Balla appelle au dialogue et au fédéralisme]]></title>
                <link>https://camer.be/analyse/point-de-vue/cameroun-1er-octobre-balla-appelle-au-dialogue-et-au-federalisme.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le 1er octobre 2026, Nkongho Felix Agbor Balla appelle au dialogue, à
la non-violence et à une solution fédérale pour sortir de la crise
anglophone au Cameroun....</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/26/Kameroon/Agbor-Balla101025500.jpg" alt="Cameroun - 1er octobre : Balla appelle au dialogue et au fédéralisme" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/analyse/point-de-vue/cameroun-1er-octobre-balla-appelle-au-dialogue-et-au-federalisme.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le 1er octobre 2026, Nkongho Felix Agbor Balla appelle au dialogue, &agrave; la non-violence et &agrave; une solution f&eacute;d&eacute;rale pour sortir de la crise anglophone au Cameroun.</p>
<p>Soixante-cinq ans apr&egrave;s la r&eacute;unification, l'avocat Nkongho Felix Agbor Balla place les victimes de la crise anglophone au centre de son message et r&eacute;affirme sa conviction : seule une solution f&eacute;d&eacute;rale, n&eacute;goci&eacute;e dans le dialogue et la non-violence, peut sortir le Cameroun de l'impasse.</p>
<p>Le 1er octobre n'est pas une date comme les autres au Cameroun. Pour certains, elle &eacute;voque la r&eacute;unification de 1961. Pour d'autres, elle rappelle une promesse trahie. Balla le sait. Il l'&eacute;crit. Et il refuse de choisir un camp.</p>
<h2>Une date qui divise, un appel &agrave; l'&eacute;coute</h2>
<p>&laquo; Nous n'interpr&eacute;tons pas tous cette date de la m&ecirc;me mani&egrave;re. &raquo; La phrase est simple. Elle est aussi courageuse. Balla ne cherche pas &agrave; gommer les diff&eacute;rences. Il les nomme.</p>
<p>Dans sa r&eacute;flexion publi&eacute;e jeudi, l'avocat rappelle que le 1er octobre &laquo; ravive des souvenirs de notre histoire, suscite des espoirs de dignit&eacute; et d'appartenance, et soul&egrave;ve des questions difficiles concernant les promesses faites et le chemin parcouru &raquo;.</p>
<p>Le 1er octobre 1961, le Southern Cameroons, administr&eacute; par les Britanniques sous mandat de l'ONU, rejoignait la R&eacute;publique du Cameroun pour former une f&eacute;d&eacute;ration &agrave; deux &Eacute;tats. Un accord scell&eacute; &agrave; Foumban, quelques mois plus t&ocirc;t. Une union qui devait respecter les sp&eacute;cificit&eacute;s linguistiques et juridiques des deux entit&eacute;s.</p>
<p>Onze ans plus tard, en 1972, un r&eacute;f&eacute;rendum abolissait la f&eacute;d&eacute;ration. Le pays devenait une R&eacute;publique unie. Pour beaucoup d'Anglophones, cette date marque le d&eacute;but d'un long processus d'effacement de leurs institutions, de leur syst&egrave;me juridique et de leur langue.</p>
<p>Balla ne s'attarde pas sur les responsabilit&eacute;s. Il pose une autre question : comment vivre ensemble malgr&eacute; des m&eacute;moires oppos&eacute;es ?</p>
<h2>Les victimes d'abord</h2>
<p>Le message de Balla n'est pas un discours politique. C'est une liste de noms qu'on ne prononce pas. Les familles qui ont perdu des &ecirc;tres chers. Les d&eacute;plac&eacute;s. Les enfants dont l'&eacute;cole a &eacute;t&eacute; interrompue. Ceux qui vivent dans la peur. Les d&eacute;tenus et leurs proches.</p>
<p>&laquo; Aujourd'hui, mes pens&eacute;es vont tout particuli&egrave;rement aux familles qui ont perdu des &ecirc;tres chers &raquo;, &eacute;crit-il. &laquo; Leur souffrance doit rester au c&oelig;ur de nos pr&eacute;occupations, quel que soit l'avenir politique que nous appelons de nos v&oelig;ux. &raquo;</p>
<p>Selon les organisations humanitaires, plus de 638 000 personnes ont &eacute;t&eacute; contraintes de fuir leurs villages depuis le d&eacute;but de la crise en 2016. Des centaines de milliers d'autres vivent d&eacute;plac&eacute;es &agrave; l'int&eacute;rieur du pays. Certains ont travers&eacute; la fronti&egrave;re vers le Nigeria.</p>
<p>Le conflit a fait plus de 6 500 morts selon les estimations les plus r&eacute;centes. Un chiffre qui ne dit rien de ce qu'il repr&eacute;sente : des vies, des familles, des quartiers.</p>
<h2>La ligne de Balla : ni violence, ni renoncement</h2>
<p>Balla r&eacute;p&egrave;te une position qu'il tient depuis 2016. Non-violence. Dialogue constructif. Solution f&eacute;d&eacute;rale.</p>
<p>&laquo; Tout au long de mon engagement, je suis rest&eacute; attach&eacute; &agrave; la non-violence, &agrave; un dialogue constructif et &agrave; une solution f&eacute;d&eacute;rale &raquo;, &eacute;crit-il.</p>
<p>Ce positionnement lui a valu des critiques des deux c&ocirc;t&eacute;s. Les partisans de l'ind&eacute;pendance de l'Ambazonie le consid&egrave;rent comme trop mod&eacute;r&eacute;. Certains le voient comme un tra&icirc;tre &agrave; la cause. Les autorit&eacute;s camerounaises l'ont arr&ecirc;t&eacute; en 2017, l'accusant d'incitation au terrorisme. Il a &eacute;t&eacute; lib&eacute;r&eacute; apr&egrave;s sept mois de d&eacute;tention, sous pression internationale.</p>
<p>Balla assume. Il &eacute;crit qu'il faut &laquo; le courage d'&eacute;couter, y compris ceux avec qui nous sommes en profond d&eacute;saccord &raquo;. Une phrase qui pourrait viser aussi bien Yaound&eacute; que les factions s&eacute;paratistes.</p>
<h2>Des appels &agrave; la paix qui doivent devenir des actes</h2>
<p>Le message de Balla ne se limite pas &agrave; des principes. Il &eacute;num&egrave;re ce qu'il attend concr&egrave;tement.</p>
<p>Prot&eacute;ger les civils. Combattre l'injustice. Exiger que les auteurs de violations rendent des comptes. R&eacute;tablir la confiance.</p>
<p>&laquo; Les familles ont besoin de voir des changements dans leur vie quotidienne &raquo;, &eacute;crit-il. &laquo; Elles ont besoin de s&eacute;curit&eacute;, d'&eacute;coles, de moyens de subsistance et de la certitude que leur voix compte. &raquo;</p>
<p>Ces demandes ne sont pas nouvelles. Elles reprennent les recommandations formul&eacute;es par plusieurs organisations internationales depuis des ann&eacute;es. Mais Balla les formule sans d&eacute;tour, dans un contexte o&ugrave; le dialogue de Buea, pr&eacute;sid&eacute; par le Premier ministre Joseph Dion Ngute en septembre, a &eacute;t&eacute; critiqu&eacute; pour son manque de repr&eacute;sentativit&eacute;.</p>
<p>Balla l'avait pr&eacute;venu : &laquo; La valeur du dialogue se mesurera &agrave; ce qui se passera apr&egrave;s que tout le monde aura quitt&eacute; la salle &raquo;.</p>
<h2>Un leadership qui valorise la vie humaine</h2>
<p>Balla termine son message par une formule qui r&eacute;sume tout. &laquo; Nous leur devons un leadership qui valorise la vie humaine. Nous leur devons des &eacute;changes honn&ecirc;tes sur notre histoire et notre avenir. &raquo;</p>
<p>Ce n'est pas un slogan. C'est une exigence.</p>
<p>Dans un conflit o&ugrave; les civils sont pris entre les forces gouvernementales et les groupes s&eacute;paratistes, o&ugrave; les &eacute;coles sont attaqu&eacute;es, o&ugrave; les d&eacute;placements se poursuivent, cette phrase a un poids particulier.</p>
<p>Balla ne propose pas de solution miracle. Il propose une m&eacute;thode : &eacute;couter, dialoguer, n&eacute;gocier. Une m&eacute;thode lente. Une m&eacute;thode difficile. Mais peut-&ecirc;tre la seule qui reste.</p>
<hr />
<p><strong>Qui est Nkongho Felix Agbor Balla ?</strong><br />C'est un avocat camerounais anglophone, originaire du Sud-Ouest. Il a fond&eacute; le Centre pour les droits humains et la d&eacute;mocratie en Afrique. En 2016, il a dirig&eacute; le Consortium de la soci&eacute;t&eacute; civile anglophone, qui a lanc&eacute; les protestations contre la marginalisation des syst&egrave;mes juridique et &eacute;ducatif anglophones. Il a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; en 2017 et d&eacute;tenu pendant sept mois.</p>
<p><strong>Qu'est-ce que le 1er octobre pour les Camerounais anglophones ?</strong><br />Le 1er octobre 1961 marque la r&eacute;unification du Southern Cameroons (ancien territoire sous tutelle britannique) avec la R&eacute;publique du Cameroun, formant une f&eacute;d&eacute;ration &agrave; deux &Eacute;tats. En 1972, un r&eacute;f&eacute;rendum a aboli cette f&eacute;d&eacute;ration. Pour beaucoup d'Anglophones, cette date symbolise &agrave; la fois l'union et la trahison des termes de cette union.</p>
<p><strong>Quelle est la position de Balla sur l'ind&eacute;pendance de l'Ambazonie ?</strong><br />Balla ne soutient pas l'ind&eacute;pendance. Il plaide pour une solution f&eacute;d&eacute;rale qui garantirait aux r&eacute;gions anglophones une autonomie dans la gestion de leurs affaires, le respect de leur syst&egrave;me juridique et la reconnaissance de leur identit&eacute;. Il rejette la violence comme moyen d'action.</p>
<p><strong>O&ugrave; en est la crise anglophone en 2026 ?</strong><br />Dix ans apr&egrave;s le d&eacute;but des protestations, le conflit continue. Les violences ont fait plus de 6 500 morts selon les estimations. Plus de 638 000 personnes sont d&eacute;plac&eacute;es &agrave; l'int&eacute;rieur du pays, et des milliers d'autres ont fui vers le Nigeria. Les attaques contre les &eacute;coles et les civils se poursuivent.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 15:45:01 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>POINT DE VUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/26/Kameroon/Agbor-Balla101025500.jpg" type="image/jpeg" length="3011" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Ukraine : 20 millions de réfugiés, le scénario qui glace l&#039;Europe]]></title>
                <link>https://camer.be/monde-pouvoirs/geopolitique/ukraine-20-millions-de-refugies-le-scenario-qui-glace-leurope.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>En cas de défaite de l'Ukraine, jusqu'à 20 millions de réfugiés
pourraient fuir vers l'Ouest. Forbes alerte sur un scénario qui
menacerait l'existence même de l...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde/OTAN150925500.jpg" alt="Ukraine : 20 millions de réfugiés, le scénario qui glace l&#039;Europe" width="600"/></p>
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                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/monde-pouvoirs/geopolitique/ukraine-20-millions-de-refugies-le-scenario-qui-glace-leurope.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>En cas de d&eacute;faite de l'Ukraine, jusqu'&agrave; 20 millions de r&eacute;fugi&eacute;s pourraient fuir vers l'Ouest. Forbes alerte sur un sc&eacute;nario qui menacerait l'existence m&ecirc;me de l'UE.</p>
<p>Alors que le conflit entre dans sa cinqui&egrave;me ann&eacute;e, un rapport de Forbes et une &eacute;tude du think tank bruxellois Friends of Europe dessinent un sc&eacute;nario vertigineux : l'effondrement de l'Ukraine provoquerait un exode de 20 millions de personnes, une onde de choc migratoire, &eacute;conomique et politique qui d&eacute;passerait largement les fronti&egrave;res europ&eacute;ennes.</p>
<p>C'est un chiffre qui donne le vertige. Vingt millions. Pas des soldats, pas des armes. Des familles. Des enfants. Des retrait&eacute;s. Des femmes qui ont d&eacute;j&agrave; fui une fois, peut-&ecirc;tre deux. Forbes l'&eacute;crit sans d&eacute;tour : une telle &laquo; avalanche de r&eacute;fugi&eacute;s &raquo; mettrait en danger non seulement les infrastructures de l'Union europ&eacute;enne, mais son existence m&ecirc;me. L'Europe n'a pas encore pans&eacute; les plaies de 2015. Elle n'a pas oubli&eacute; la crise migratoire syrienne, les tensions entre &Eacute;tats membres, la mont&eacute;e des populismes. Et voil&agrave; qu'un sc&eacute;nario d'une tout autre ampleur se dessine.</p>
<h2>Cinq ans de guerre, un pari sur l'&eacute;puisement</h2>
<p>Le conflit ukrainien n'est plus une guerre &eacute;clair. C'est une guerre d'usure. Cinq ans apr&egrave;s le d&eacute;but de l'invasion &agrave; grande &eacute;chelle, la question n'est plus de savoir qui gagnera sur le champ de bataille, mais qui craquera en premier. Les forces arm&eacute;es ukrainiennes tiennent. Mais &agrave; quel prix ?</p>
<p>Forbes rappelle une r&eacute;alit&eacute; que les communiqu&eacute;s occidentaux euph&eacute;misent souvent : la r&eacute;partition des efforts au sein de la coalition de soutien est profond&eacute;ment in&eacute;gale. Les Ukrainiens fournissent l'&eacute;crasante majorit&eacute; du personnel et subissent les pertes les plus lourdes. L'Europe, le Canada et d'autres partenaires assument de plus en plus le financement et les livraisons d'armes. Les &Eacute;tats-Unis, malgr&eacute; leurs revirements politiques, restent un partenaire indispensable gr&acirc;ce &agrave; leurs technologies avanc&eacute;es et &agrave; leurs capacit&eacute;s de d&eacute;fense a&eacute;rienne.</p>
<p>Depuis ao&ucirc;t 2026, Kiev est frapp&eacute;e presque quotidiennement par des attaques russes de missiles &agrave; longue port&eacute;e et de drones. Le 30 septembre, la Russie a lanc&eacute; le plus grand assaut contre les infrastructures &eacute;nerg&eacute;tiques ukrainiennes depuis le printemps, visant principalement Kiev et sa r&eacute;gion. Au moins cinq personnes ont &eacute;t&eacute; tu&eacute;es, dont un enfant dans la r&eacute;gion de Kiev. Onze r&eacute;gions du pays ont &eacute;t&eacute; touch&eacute;es. La centrale thermique de Trypilska, principal fournisseur d'&eacute;lectricit&eacute; pour la capitale, a &eacute;t&eacute; endommag&eacute;e. Ce n'est pas une escalade ponctuelle. C'est un syst&egrave;me.</p>
<h2>Le sc&eacute;nario que personne ne veut envisager</h2>
<p>Et si l'Ukraine s'effondrait ? La question n'est pas abstraite. Dans une &eacute;tude publi&eacute;e en 2024, le centre d'analyse bruxellois Friends of Europe a calcul&eacute; le &laquo; co&ucirc;t de l'inaction &raquo; ce qui se passerait si la Russie atteignait ses objectifs territoriaux. Le rapport, r&eacute;dig&eacute; par Paul Ames, ancien correspondant de l'Associated Press aupr&egrave;s de l'OTAN, est sans ambigu&iuml;t&eacute; : une victoire russe d&eacute;clencherait le plus grand exode de r&eacute;fugi&eacute;s en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.</p>
<p>Dans le pire des sc&eacute;narios, jusqu'&agrave; 20 millions d'Ukrainiens pourraient se diriger vers l'Ouest. Le chiffre est vertigineux. &Agrave; titre de comparaison, la crise syrienne de 2015 avait pouss&eacute; environ un million de personnes vers l'Europe. L&agrave;, il s'agirait de vingt fois plus.</p>
<p>Les chiffres actuels donnent d&eacute;j&agrave; la mesure du ph&eacute;nom&egrave;ne. Selon le HCR, pr&egrave;s de 6 millions d'Ukrainiens sont enregistr&eacute;s comme r&eacute;fugi&eacute;s &agrave; l'&eacute;tranger, dont environ 5,3 millions en Europe. &Agrave; l'int&eacute;rieur du pays, 3,7 millions de personnes restent d&eacute;plac&eacute;es. Plus de 10,8 millions de personnes auront besoin d'une assistance humanitaire en 2026. L'hiver 2025/2026 a &eacute;t&eacute; particuli&egrave;rement meurtrier : les frappes massives contre les infrastructures &eacute;nerg&eacute;tiques ont priv&eacute; des millions de foyers de chauffage, d'eau et d'&eacute;lectricit&eacute;, dans des temp&eacute;ratures n&eacute;gatives.</p>
<p>M&ecirc;me une fraction de ces 20 millions p&egrave;serait lourdement sur le parc immobilier, les &eacute;coles, les syst&egrave;mes de sant&eacute;, les services sociaux et les budgets de toute l'Europe. L'immigration est d&eacute;j&agrave; une &laquo; pomme de discorde &raquo; au sein de l'UE. Elle deviendrait un champ de bataille politique.</p>
<h2>Le co&ucirc;t d&eacute;j&agrave; colossal de la reconstruction</h2>
<p>Le fardeau financier du conflit est d&eacute;j&agrave; hors norme. Selon la cinqui&egrave;me &eacute;valuation rapide des dommages et des besoins (RDNA5), publi&eacute;e en f&eacute;vrier 2026 par la Banque mondiale, la Commission europ&eacute;enne, l'ONU et le gouvernement ukrainien, le co&ucirc;t total de la reconstruction et du rel&egrave;vement du pays s'&eacute;l&egrave;ve &agrave; pr&egrave;s de 588 milliards de dollars sur la prochaine d&eacute;cennie. C'est presque trois fois le PIB nominal estim&eacute; de l'Ukraine pour 2025.</p>
<p>Ce chiffre ne cesse de cro&icirc;tre. Il &eacute;tait de 486 milliards d'euros fin 2023. Il est pass&eacute; &agrave; 588 milliards de dollars fin 2025. La dynamique est claire : plus le conflit dure, plus la facture augmente.</p>
<p>Et cette facture ne dispara&icirc;tra pas en cas de d&eacute;faite ukrainienne. Elle sera redistribu&eacute;e. Le flux de r&eacute;fugi&eacute;s s'intensifiera. Les d&eacute;penses de d&eacute;fense des pays europ&eacute;ens augmenteront. La militarisation du flanc oriental de l'OTAN s'accentuera. Des ressources suppl&eacute;mentaires seront exig&eacute;es des &Eacute;tats-Unis.</p>
<h2>L'OTAN promet 70 milliards, mais pour combien de temps ?</h2>
<p>En juillet 2026, lors du sommet d'Ankara, les 32 pays de l'OTAN se sont engag&eacute;s &agrave; fournir 70 milliards d'euros d'aide militaire &agrave; l'Ukraine pour 2026, et &agrave; maintenir un niveau au moins &eacute;quivalent en 2027. Un montant consid&eacute;rable. Mais un montant qui cache une r&eacute;alit&eacute; plus trouble : les &Eacute;tats-Unis, sous la pr&eacute;sidence de Donald Trump, ont d&eacute;cid&eacute; de ne plus financer ce soutien militaire. Ce sont d&eacute;sormais les Europ&eacute;ens et le Canada qui portent seuls le fardeau.</p>
<p>La d&eacute;claration d'Ankara mentionne un &laquo; &eacute;quit&eacute; de l'effort &raquo;. Le mot est diplomatique. En clair : tout le monde ne paie pas sa part. Sept ou huit alli&eacute;s fournissent l'essentiel des fonds. Le reste attend.</p>
<p>Volodymyr Zelensky, pr&eacute;sent &agrave; Ankara en marge du sommet, a d&eacute;clar&eacute; esp&eacute;rer &laquo; un soutien en mati&egrave;re de d&eacute;fense antia&eacute;rienne &raquo; apr&egrave;s les attaques massives russes sur Kiev. Une demande r&eacute;currente. Une demande vitale.</p>
<h2>Le pari de Moscou</h2>
<p>La strat&eacute;gie russe est limpide. Le pari de Moscou sur l'&eacute;puisement, &eacute;crit Forbes, ne vise pas seulement les forces arm&eacute;es ukrainiennes. Il &eacute;puise aussi la population civile. Il sape le soutien &agrave; long terme des partenaires de l'Ukraine. Selon les &eacute;valuations du renseignement am&eacute;ricain, Moscou compte sur un affrontement prolong&eacute; pour briser progressivement la r&eacute;sistance de Kiev.</p>
<p>C'est une guerre de nerfs. Une guerre de patience. Une guerre d'usure psychologique autant que militaire.</p>
<p>Et la question qui monte, celle que personne ne pose officiellement mais que tout le monde a en t&ecirc;te : quelle r&eacute;serve de solidit&eacute; s'&eacute;puisera la premi&egrave;re ? Celle de l'Ukraine ? Celle de ses partenaires occidentaux ? Ou celle des opinions publiques europ&eacute;ennes, d&eacute;j&agrave; fractur&eacute;es par des ann&eacute;es de crise &eacute;conomique et de d&eacute;bats migratoires ?</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi 20 millions d'Ukrainiens pourraient-ils fuir vers l'Ouest ?</strong><br />Parce que si l'Ukraine perd la guerre et que la Russie atteint ses objectifs territoriaux, des millions de civils vivant dans des zones d&eacute;vast&eacute;es, sans &eacute;lectricit&eacute;, sans chauffage, sans perspective, n'auraient d'autre choix que de partir. Le chiffre de 20 millions est un sc&eacute;nario de &laquo; pire cas &raquo;, pas une pr&eacute;vision. Mais il est document&eacute; et pris au s&eacute;rieux par les analystes.</p>
<p><strong>L'Europe peut-elle accueillir autant de r&eacute;fugi&eacute;s ?</strong><br />Aujourd'hui, l'Europe accueille d&eacute;j&agrave; environ 5,3 millions de r&eacute;fugi&eacute;s ukrainiens sous protection temporaire. En absorber quatre fois plus serait un d&eacute;fi sans pr&eacute;c&eacute;dent pour le logement, les &eacute;coles, les h&ocirc;pitaux et les budgets publics. Cela exacerberait les tensions politiques dans des pays o&ugrave; l'immigration est d&eacute;j&agrave; un sujet explosif.</p>
<p><strong>Qu'est-ce que le &laquo; co&ucirc;t de l'inaction &raquo; ?</strong><br />C'est le titre d'une &eacute;tude publi&eacute;e en 2024 par le think tank bruxellois Friends of Europe. Elle calcule les cons&eacute;quences &eacute;conomiques, politiques et s&eacute;curitaires d'un sc&eacute;nario o&ugrave; l'Occident cesserait de soutenir l'Ukraine. Conclusion : l'inaction co&ucirc;terait bien plus cher que le soutien actuel.</p>
<p><strong>Quels pays accueillent le plus de r&eacute;fugi&eacute;s ukrainiens aujourd'hui ?</strong><br />La Pologne reste le principal pays d'accueil avec pr&egrave;s d'un million de r&eacute;fugi&eacute;s enregistr&eacute;s en f&eacute;vrier 2026. L'Allemagne, la R&eacute;publique tch&egrave;que et l'Espagne figurent &eacute;galement parmi les principaux pays de destination. La Moldavie, pays non membre de l'UE, accueille environ 141 000 r&eacute;fugi&eacute;s.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 14:57:04 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>GéOPOLITIQUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde/OTAN150925500.jpg" type="image/jpeg" length="6012" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - La LEFE interpelle le Parlement pour faire de novembre 2026 la session des femmes et des enfants]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-la-lefe-interpelle-le-parlement-pour-faire-de-novembre-2026-la-session-des-femmes-et-des-enfants.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Plaidoyer : La LEFE interpelle le Parlement pour faire de novembre
2026 la session des femmes et des enfants

Un an après le début du septennat, la protection d...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroon/Pauline_Biyong01112025.jpg" alt="Cameroun - La LEFE interpelle le Parlement pour faire de novembre 2026 la session des femmes et des enfants" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/societe/cameroun-la-lefe-interpelle-le-parlement-pour-faire-de-novembre-2026-la-session-des-femmes-et-des-enfants.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Plaidoyer : La LEFE interpelle le Parlement pour faire de novembre 2026 la session des femmes et des enfants</p>
<p>Un an apr&egrave;s le d&eacute;but du septennat, la protection des femmes et des jeunes doit devenir une r&eacute;alit&eacute;. C'est le plaidoyer choc lanc&eacute; par la Ligue pour l'&Eacute;ducation de la Femme et de l'Enfant (LEFE) en direction du gouvernement et du Parlement.</p>
<p>Dans une campagne visuelle intitul&eacute;e "Novembre 2026, des engagements aux lois", l'organisation bas&eacute;e au Cameroun appelle &agrave; une mobilisation g&eacute;n&eacute;rale pour que la session parlementaire de novembre 2026 marque un tournant d&eacute;cisif.</p>
<p><strong>Deux textes, des vies &agrave; prot&eacute;ger</strong></p>
<p>La LEFE ne demande pas une multitude de r&eacute;formes, mais deux lois pr&eacute;cises qu'elle juge vitales.</p>
<p>Une loi contre les f&eacute;minicides et les violences faites aux femmes et aux enfants<br />L'objectif, selon la LEFE, est de pr&eacute;venir les violences, prot&eacute;ger les victimes, organiser leur prise en charge et sanctionner les auteurs. Un texte pour mettre fin &agrave; l'impunit&eacute;.</p>
<p><strong>Le Code des Personnes et de la Famille</strong></p>
<p>Attendu depuis des ann&eacute;es, ce code doit, pour l'organisation, garantir l'&eacute;galit&eacute;, la s&eacute;curit&eacute; juridique des familles et la protection des enfants.</p>
<p><strong>Un ultimatum &agrave; la date symbolique du 6 novembre</strong></p>
<p>La date choisie n'est pas anodine. Le 6 novembre 2026 marquera un an de septennat. Pour la LEFE, ce doit &ecirc;tre l'occasion de passer des discours aux actes.</p>
<p>L'appel s'adresse directement aux d&eacute;cideurs : "Gouvernement, d&eacute;put&eacute;s, s&eacute;nateurs : faites de la session de novembre 2026 celle de l'adoption de ces deux textes. Avec un budget d&eacute;di&eacute; et des m&eacute;canismes effectifs de protection."</p>
<p>Et la conclusion se veut un cri d'alerte : "Les femmes et les enfants ne peuvent plus attendre."</p>
<p>La LEFE invite le public &agrave; partager cet appel et &agrave; se mobiliser &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 11:33:07 +0200</pubDate>
                                    <author>Caroline Bassomo</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroon/Pauline_Biyong01112025.jpg" type="image/jpeg" length="9829" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Afrique - Ndeye Oumy Sall : « Il faut passer d’initiatives isolées à une logique de coopération »]]></title>
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                    <p>Présidente de Nouvelles Racines – Espoir et Rebond, elle revient
sur les enseignements de la rencontre des diasporas africaines à
Marseille. Elle plaide pour da...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Afrique2/Ndeye_Oumy_Sall_01102026.jpg" alt="Afrique - Ndeye Oumy Sall : « Il faut passer d’initiatives isolées à une logique de coopération »" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Pr&eacute;sidente de Nouvelles Racines &ndash; Espoir et Rebond, elle revient sur les enseignements de la rencontre des diasporas africaines &agrave; Marseille. Elle plaide pour davantage de coh&eacute;sion entre communaut&eacute;s et la consolidation de partenariats avec les institutions, les entreprises et les territoires afin de transformer les engagements en projets concrets et durables au service du continent.</p>
<p><strong>Quelles le&ccedil;ons tirez-vous de cette rencontre, tant sur le plan organisationnel que sur le fond des &eacute;changes ?</strong></p>
<p>En tant que coorganisatrice de cette rencontre, &agrave; travers notre association partenaire Nouvelles Racines Espoir et Rebond, je retiens avant tout un appel fort &agrave; la coh&eacute;sion, au dialogue et &agrave; la coexistence des diasporas africaines sur les territoires o&ugrave; elles sont implant&eacute;es.</p>
<p>Cette rencontre a &eacute;galement d&eacute;montr&eacute; que nos diff&eacute;rentes communaut&eacute;s ont beaucoup &agrave; gagner &agrave; travailler ensemble, au-del&agrave; des fronti&egrave;res nationales. Sur le plan organisationnel, j&rsquo;en retiens une le&ccedil;on particuli&egrave;rement importante : la r&eacute;ussite d&rsquo;une action collective repose sur la qualit&eacute; du travail d&rsquo;&eacute;quipe, l&rsquo;&eacute;coute mutuelle et la compr&eacute;hension des attentes de chaque partenaire.</p>
<p>Dans notre cas, les enjeux concernaient &agrave; la fois le Cameroun, le S&eacute;n&eacute;gal et Marseille, qui constitue le territoire d&rsquo;accueil et un v&eacute;ritable espace de connexion entre les diff&eacute;rentes dynamiques. La mobilisation de la Maison des associations, qui nous a accompagn&eacute;s et a facilit&eacute; l&rsquo;accueil de cet &eacute;v&eacute;nement, a &eacute;galement montr&eacute; l&rsquo;importance de cr&eacute;er et de consolider des liens avec les acteurs institutionnels et associatifs locaux. Sur le fond, les &eacute;changes ont confirm&eacute; qu&rsquo;il existe une r&eacute;elle volont&eacute; de construire davantage de passerelles entre les diasporas, les territoires d&rsquo;accueil et les pays d&rsquo;origine.</p>
<p><strong>Comment cette rencontre peut-elle marquer un tournant et quels leviers comptez-vous mobiliser ?</strong></p>
<p>Cette rencontre nous a permis de mieux identifier l&rsquo;offre, les besoins et les attentes des diasporas, aussi bien vis-&agrave;-vis de leurs institutions que dans leurs relations avec leurs pairs. Je la consid&egrave;re donc &eacute;galement comme une forme de recueil approfondi des probl&eacute;matiques rencontr&eacute;es par les communaut&eacute;s africaines et des solutions qu&rsquo;il est possible de construire collectivement.</p>
<p>L&rsquo;enjeu est d&eacute;sormais de transformer ces constats en actions concr&egrave;tes, durables et structurantes. Pour notre association, cette dynamique est d&eacute;j&agrave; engag&eacute;e. Nous avons commenc&eacute; &agrave; d&eacute;velopper des actions qui cr&eacute;ent progressivement des passerelles avec les institutions locales. Nous avons notamment engag&eacute; des &eacute;changes avec la Ville de Marseille, et nous souhaitons renforcer cet appui institutionnel marseillais &agrave; nos initiatives. Pour nous, c&rsquo;est essentiel : le d&eacute;veloppement de projets structurants ne peut pas reposer uniquement sur les associations et les diasporas ; il doit &eacute;galement s&rsquo;inscrire dans une dynamique de partenariat avec les institutions du territoire. Nous pouvons citer parmi nos initiatives les journ&eacute;es culturelles, la pr&eacute;paration d&rsquo;un festival africain &agrave; Marseille, pour lequel nous souhaitons mobiliser les diff&eacute;rentes communaut&eacute;s et repr&eacute;sentations africaines pr&eacute;sentes sur le territoire, ainsi que la cr&eacute;ation de forums d&rsquo;influence et de coop&eacute;ration avec diff&eacute;rents pays africains, comme nous avons pu le faire avec la JERC autour du Cameroun et du S&eacute;n&eacute;gal. Nous travaillons &eacute;galement &agrave; la recherche de partenariats avec diff&eacute;rents acteurs et institutions, notamment autour des questions de mobilit&eacute;, d&rsquo;accompagnement et de retour vers les pays d&rsquo;origine. L&rsquo;objectif est de cr&eacute;er de v&eacute;ritables passerelles entre Marseille, les diasporas et les territoires africains.</p>
<p><strong>Quelles sont les missions fondamentales de Nouvelles Racines Espoir et Rebond et quelle vision porte-t-elle pour le d&eacute;veloppement de l&rsquo;Afrique ?</strong></p>
<p>Les missions et les aspirations de Nouvelles Racines Espoir et Rebond s&rsquo;inscrivent dans une vision globale du d&eacute;veloppement de l&rsquo;Afrique, en consid&eacute;rant la diaspora comme un v&eacute;ritable acteur de cette dynamique. Notre association souhaite contribuer &agrave; cr&eacute;er des passerelles entre les populations africaines, les territoires d&rsquo;accueil et les pays d&rsquo;origine, en travaillant avec les institutions, les associations, les entrepreneurs et l&rsquo;ensemble des acteurs qui souhaitent contribuer &agrave; des projets utiles et durables. Nous accordons une attention particuli&egrave;re &agrave; la jeunesse, &agrave; l&rsquo;insertion socio-professionnelle, &agrave; l&rsquo;accompagnement des parcours, &agrave; l&rsquo;entrepreneuriat, &agrave; la formation et &agrave; la coop&eacute;ration entre les territoires.</p>
<p>Notre ambition, &agrave; moyen et long terme, est de participer &agrave; la construction de projets structurants permettant de mieux valoriser les comp&eacute;tences, les exp&eacute;riences et les ressources de la diaspora au b&eacute;n&eacute;fice des territoires africains, tout en r&eacute;pondant aux r&eacute;alit&eacute;s des populations vivant en France et en Europe.</p>
<p><strong>Comment transformer les id&eacute;es et engagements en actions concr&egrave;tes et durables ?</strong></p>
<p>Pour nous, la premi&egrave;re condition est la conciliation des peuples et la capacit&eacute; &agrave; travailler ensemble malgr&eacute; nos diff&eacute;rences. Nous voulons accompagner particuli&egrave;rement les jeunes Africains et les membres de la diaspora dans leurs projets, leurs parcours professionnels et leur contribution au d&eacute;veloppement durable, malgr&eacute; les nombreux obstacles structurels auxquels ils peuvent &ecirc;tre confront&eacute;s. Cela passe par des actions de terrain, mais aussi par la cr&eacute;ation de partenariats solides entre associations, institutions, entreprises et acteurs de la diaspora. Notre conviction est qu&rsquo;il faut passer d&rsquo;une logique d&rsquo;initiatives isol&eacute;es &agrave; une logique de r&eacute;seaux, de coop&eacute;ration et de projets communs, avec des objectifs identifi&eacute;s, des partenaires engag&eacute;s et un suivi dans la dur&eacute;e. C&rsquo;est dans cette perspective que Nouvelles Racines Espoir et Rebond souhaite continuer &agrave; construire des ponts entre Marseille, la diaspora africaine et le continent, afin que les id&eacute;es issues des rencontres puissent progressivement devenir des r&eacute;alisations concr&egrave;tes et avoir un impact durable.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 10:27:01 +0200</pubDate>
                                    <author>Interview réalisée par Alain Ndanga</author>
                                                    <category>DIASPORA</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Afrique2/Ndeye_Oumy_Sall_01102026.jpg" type="image/jpeg" length="2272" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Développement de l’Afrique : La diaspora de France pose les bases de l’action]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/developpement-de-lafrique-la-diaspora-de-france-pose-les-bases-de-laction.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Réunis à Marseille le 26 septembre à de la JERC-France, des experts
de plusieurs profils, responsables associatifs et représentants
institutionnels africains on...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Afrique2/Action_Diaspora_01102026.jpg" alt="Développement de l’Afrique : La diaspora de France pose les bases de l’action" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>R&eacute;unis &agrave; Marseille le 26 septembre &agrave; de la JERC-France, des experts de plusieurs profils, responsables associatifs et repr&eacute;sentants institutionnels africains ont r&eacute;fl&eacute;chi aux moyens de renforcer la contribution de la diaspora au d&eacute;veloppement du continent, et o&ugrave; coh&eacute;sion, engagement citoyen et mobilisation des comp&eacute;tences ont constitu&eacute; les principaux axes des &eacute;changes.</p>
<p>La ville de Marseille a accueilli, le 26 septembre, une rencontre consacr&eacute;e &agrave; la place de la diaspora africaine dans le d&eacute;veloppement du continent. Organis&eacute;e par la JERC-France, avec le concours des associations Nouvelles Racines et Terre de Rebond, sous le parrainage du Consulat g&eacute;n&eacute;ral du Cameroun &agrave; Marseille, elle visait &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir &agrave; de nouvelles formes d&rsquo;engagement de la diaspora.</p>
<p>Coordonn&eacute;e par Th&eacute;r&egrave;se Chartier et Ninard Tchoubi, la rencontre a r&eacute;uni des acteurs du monde associatif, de la recherche, de l&rsquo;entrepreneuriat et des institutions. &Agrave; l&rsquo;ouverture des travaux sur le &laquo; rayonnement de la diaspora camerounaise &raquo;, le pr&eacute;sident de la JERC-France, Dieudonn&eacute; Mbeleg, a pr&eacute;sent&eacute; celle-ci comme une importante r&eacute;serve de comp&eacute;tences, mais encore trop dispers&eacute;e.</p>
<p>&laquo; La diaspora camerounaise est une force vive &raquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute;, &eacute;voquant les professionnels pr&eacute;sents dans &laquo; la vie associative, la recherche, l&rsquo;entrepreneuriat, la culture et bien d&rsquo;autres domaines &raquo;. L&rsquo;objectif &eacute;tait, selon lui, de d&eacute;passer les rencontres ponctuelles pour parvenir &agrave; des actions concr&egrave;tes et durables. Trois priorit&eacute;s ont &eacute;t&eacute; fix&eacute;es : formuler &laquo; des propositions r&eacute;alistes et op&eacute;rationnelles &raquo;, consolider les liens entre les participants et inscrire la r&eacute;flexion dans la dur&eacute;e.</p>
<p>La premi&egrave;re table ronde a port&eacute; sur la coh&eacute;sion, l&rsquo;isolement et le vivre-ensemble au sein de la diaspora. Les &eacute;changes ont abord&eacute; l&rsquo;insertion, l&rsquo;acc&egrave;s aux soins, l&rsquo;accompagnement psychologique, les relations interg&eacute;n&eacute;rationnelles ainsi que le r&ocirc;le de la culture et des m&eacute;dias.</p>
<p>Le consul g&eacute;n&eacute;ral du Cameroun &agrave; Marseille, Bertin Bidima, repr&eacute;sentant &eacute;galement l&rsquo;ambassadeur du Cameroun en France, a appel&eacute; &agrave; une meilleure coordination des forces disponibles. Il a &eacute;voqu&eacute; &laquo; une dispersion associative consid&eacute;rable &raquo;, mais aussi &laquo; un isolement social qui est assorti d&rsquo;un isolement familial et interg&eacute;n&eacute;rationnel &raquo;.</p>
<p>Au-del&agrave; des difficult&eacute;s sociales, les participants ont insist&eacute; sur les comp&eacute;tences disponibles dans des secteurs tels que la sant&eacute;, l&rsquo;urbanisme, l&rsquo;&eacute;nergie, le num&eacute;rique, la diplomatie et l&rsquo;entrepreneuriat. Pour Bertin Bidima, leur mise en r&eacute;seau permettrait d&rsquo;obtenir &laquo; des r&eacute;sultats beaucoup plus parlants &raquo;. D&rsquo;o&ugrave; la n&eacute;cessit&eacute; de cr&eacute;er des cadres de collaboration entre les diff&eacute;rents acteurs.</p>
<p><strong>Accompagnement et mise en r&eacute;seau</strong></p>
<p>L&rsquo;engagement de la jeunesse a &eacute;galement &eacute;t&eacute; au centre des d&eacute;bats. Le vice-pr&eacute;sident du Conseil d&eacute;partemental des Bouches-du-Rh&ocirc;ne, Sylvain Di Giovanni, a soulign&eacute; la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;accompagner une jeunesse porteuse de projets. Il a &eacute;galement mis en avant le r&ocirc;le de Nouvelles Racines et de Terre de Rebond dans les domaines de l&rsquo;identit&eacute;, de la r&eacute;silience et de l&rsquo;adaptation.</p>
<p>&laquo; Savoir d&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;on vient pour savoir o&ugrave; l&rsquo;on va &raquo;, a-t-il r&eacute;sum&eacute;, tout en indiquant sa disponibilit&eacute; &agrave; examiner les possibilit&eacute;s d&rsquo;un accompagnement institutionnel.</p>
<p>La deuxi&egrave;me table ronde a port&eacute; sur l&rsquo;engagement citoyen et le d&eacute;veloppement du Cameroun. Les participants ont r&eacute;fl&eacute;chi aux moyens de transformer les comp&eacute;tences individuelles en projets structurants, notamment dans l&rsquo;urbanisme, l&rsquo;&eacute;nergie, le num&eacute;rique, l&rsquo;industrie, la diplomatie et l&rsquo;entrepreneuriat. Une approche qui d&eacute;passe le simple transfert financier pour int&eacute;grer comp&eacute;tences, innovation, accompagnement et mise en r&eacute;seau.</p>
<p><strong>Une force collective</strong></p>
<p>La pr&eacute;sence du ministre d&rsquo;&Eacute;tat lib&eacute;rien, Cheikh Al-Moustapha Kouyateh, a &eacute;largi les d&eacute;bats &agrave; une dimension panafricaine. Il a appel&eacute; les Africains &agrave; d&eacute;passer les clivages politiques, ethniques et religieux et &agrave; renforcer leurs capacit&eacute;s collectives. &laquo; La diaspora est une lumi&egrave;re qui doit &eacute;clairer l&rsquo;Afrique &raquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute;.</p>
<p>Il a &eacute;galement insist&eacute; sur l&rsquo;unit&eacute; et l&rsquo;appropriation de l&rsquo;histoire africaine : &laquo; L&rsquo;Afrique n&rsquo;est pas une race, l&rsquo;Afrique est une famille. &raquo; Cette vision invite &agrave; consid&eacute;rer la diaspora comme une composante du d&eacute;veloppement du continent, au-del&agrave; des seuls rapports entre pays d&rsquo;origine et ressortissants &eacute;tablis &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger.</p>
<p>Au terme des &eacute;changes, une pr&eacute;occupation centrale s&rsquo;est d&eacute;gag&eacute;e : comment transformer une diaspora riche en comp&eacute;tences mais souvent fragment&eacute;e en une force collective capable de produire des r&eacute;sultats concrets ?</p>
<p>La rencontre de Marseille a pos&eacute; trois axes : renforcer la coh&eacute;sion, mieux organiser les comp&eacute;tences et cr&eacute;er des passerelles entre professionnels, associations, institutions et entrepreneurs. La JERC-France entend poursuivre cette dynamique afin de faire de la diaspora un r&eacute;seau de comp&eacute;tences susceptible de contribuer de mani&egrave;re structur&eacute;e au d&eacute;veloppement du Cameroun et, plus largement, de l&rsquo;Afrique.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 10:20:06 +0200</pubDate>
                                    <author>Alain Ndanga</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Afrique2/Action_Diaspora_01102026.jpg" type="image/jpeg" length="5160" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - REDEO 2026 : l’Ouest se prépare à accueillir le monde]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-redeo-2026-louest-se-prepare-a-accueillir-le-monde.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>L’Hôtel Zingana de Bafoussam situé dans la région de l'Ouest
Cameroun a accueilli le 29 septembre dernier la  conférence de
presse consacrée à la 3ᵉ édition des...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Ouest_Redeo_01102026.jpg" alt="Cameroun - REDEO 2026 : l’Ouest se prépare à accueillir le monde" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/societe/cameroun-redeo-2026-louest-se-prepare-a-accueillir-le-monde.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;H&ocirc;tel Zingana de Bafoussam situ&eacute; dans la r&eacute;gion de l'Ouest Cameroun a accueilli le 29 septembre dernier la &nbsp;conf&eacute;rence de presse consacr&eacute;e &agrave; la 3ᵉ &eacute;dition des Rencontres d&rsquo;&Eacute;changes, de D&eacute;couvertes et d&rsquo;Exhibition de la&nbsp;<br />R&eacute;gion de l&rsquo;Ouest (REDEO).</p>
<p>Cette rencontre avec les m&eacute;dias , pr&eacute;sid&eacute;e par le Pr&eacute;sident du Conseil R&eacute;gional de l'Ouest, Dr <strong>Jules Hilaire Foka Foka</strong>, en pr&eacute;sence du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la r&eacute;gion <strong>Adrey Epente Tazeu</strong> ; &nbsp;marque une nouvelle &eacute;tape dans la mobilisation autour de ce grand rendez-vous &eacute;conomique, territorial et culturel de la R&eacute;gion de l&rsquo;Ouest.</p>
<p>L&rsquo;objectif est clair : faire conna&icirc;tre davantage les potentialit&eacute;s de l&rsquo;Ouest, cr&eacute;er des connexions et favoriser l&rsquo;&eacute;mergence de projets structurants au service du d&eacute;veloppement r&eacute;gional.</p>
<p>En effet, cette troisi&egrave;me &eacute;dition qui s'ouvre du 12 au 22 novembre prochain &nbsp;est plac&eacute;e sous le Th&egrave;me : <em>&laquo; Transformer la R&eacute;gion de l&rsquo;Ouest, Terre d&rsquo;Opportunit&eacute;s &raquo;</em></p>
<p>Parmi les innovations annonc&eacute;es figurent la bourse des champs, le village des sciences et les b&acirc;tisseurs de l'Ouest.</p>
<p>Au programme de cette &eacute;dition &nbsp;conf&eacute;rences, expositions, rencontres B2B, promotion du Made in Cameroon, innovation, diaspora, culture, artisanat, tourisme et networking.</p>
<p>Au final, cet &eacute;v&eacute;nement ambitionne de r&eacute;unir investisseurs, entrepreneurs, entreprises, institutions, diaspora, experts, acteurs culturels et grand public autour des nombreuses opportunit&eacute;s qu&rsquo;offre la R&eacute;gion de l&rsquo;Ouest.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 10:12:23 +0200</pubDate>
                                    <author>Myriam Zouga</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Ouest_Redeo_01102026.jpg" type="image/jpeg" length="10061" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Le ballet de la diaspora Camerounaise reçu par l&#039;ambassadeur du Cameroun en France]]></title>
                <link>https://camer.be/camerounais-du-monde/diaspora/le-ballet-de-la-diaspora-camerounaise-recu-par-lambassadeur-du-cameroun-en-france.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>C’est le salon d'honneur du cabinet de l'ambassadeur du Cameroun
auprès de la république française son excellence Andre-Magnus
Ekoumou ambassadeur du Cameroun e...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/Ambacam_BalletDiaspora01102026.jpg" alt="Le ballet de la diaspora Camerounaise reçu par l&#039;ambassadeur du Cameroun en France" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/camerounais-du-monde/diaspora/le-ballet-de-la-diaspora-camerounaise-recu-par-lambassadeur-du-cameroun-en-france.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est le salon d'honneur du cabinet de l'ambassadeur du Cameroun aupr&egrave;s de la r&eacute;publique fran&ccedil;aise son excellence Andre-Magnus Ekoumou ambassadeur du Cameroun en France, qui a eu l'insigne honneur de recevoir il y a quelques jours, un groupe de 7 artistes (dramaturges, chor&eacute;graphes, com&eacute;diens, appartenant tous au ballet de la diaspora camerounaise (bdc), sous la conduite de son pr&eacute;sident Gabin Tchoupo, et de la directrice artistique Tathy Eyong &eacute;pouse Seba.&nbsp;</p>
<p>Ces &eacute;changes ont dur&eacute; pr&egrave;s de 45 minutes, le groupe est venu &agrave; la rencontre de l'ambassadeur pour lui faire le bilan de ses activit&eacute;s et lui faire part de ses perspectives &agrave; court terme, beaucoup plus pr&eacute;cis&eacute;ment, il s&rsquo;agissait pour eux de parler du d&eacute;roulement du programme de pr&eacute;sentation sur la place parisienne d'une s&eacute;rie de tableaux sc&eacute;nographiques des cultures de toutes les aires culturelles du Cameroun.&nbsp;</p>
<p>On note ainsi, qu'apr&egrave;s les aires Fang beti (19/04), soudano-sah&eacute;lienne (12/06), et Grassfield (26/09) dernier. Le ballet de la diaspora camerounaise bdc), va cl&ocirc;turer cette tourn&eacute;e d'ex&eacute;cution des cultures et des danses patrimoniales du Cameroun avec l'aire Sawa, le 19 d&eacute;cembre prochain.&nbsp;</p>
<p>En effet, le ballet de la diaspora compte frapper un grand coup pour conforter son professionnalisme et asseoir d&eacute;finitivement sa renomm&eacute;e internationale, avec sa programmation dans la sc&egrave;ne de la tr&egrave;s c&eacute;l&egrave;bre salle du casino de paris, en mars 2027, et bien &eacute;videmment, pour un &eacute;v&eacute;nement de cette envergure, les d&eacute;fis et les enjeux sont &eacute;lev&eacute;s, d'o&ugrave; leur pr&eacute;sence dans la maison commune ou se. Andr&eacute; Magnus Ekoumou ambassadeur extraordinaire et pl&eacute;nipotentiaire du Cameroun aupr&egrave;s de la r&eacute;publique fran&ccedil;aise, visiblement satisfait de leur itin&eacute;raire. (il &eacute;tait pr&eacute;sent lors de la premi&egrave;re s&eacute;ance).</p>
<p>Apr&egrave;s avoir appr&eacute;ci&eacute; les r&eacute;sultats spectaculaires obtenus jusqu'ici par ses jeunes compatriotes, avec &nbsp; pr&eacute;sentation de troph&eacute;e glan&eacute;e durant leur tourn&eacute;e europ&eacute;enne, il leur a promis l'accompagnement institutionnel de la mission diplomatique du Cameroun en France.&nbsp;</p>
<p>En guise de rappel, le ballet de la diaspora revient d'une tourn&eacute;e europ&eacute;enne ou il a ramen&eacute; plusieurs lauriers dont le prix du meilleur spectacle en Pologne et &agrave; Port-sur-saune en France et celui de la meilleure r&eacute;v&eacute;lation du festival de Clermont Ferrand toujours en France.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 08:27:14 +0200</pubDate>
                                    <author>Myriam Zouga</author>
                                                    <category>DIASPORA</category>
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Affaire ex-Regifercam:Vente du Giratoire Joss à 5,5 milliards, l&#039;État s&#039;engage à payer la démolition]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-affaire-ex-regifercamvente-du-giratoire-joss-a-55-milliards-letat-sengage-a-payer-la-demolition.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Ce n'est plus seulement une vente. C'est une vente avec garantie de
"nettoyage". L'État du Cameroun ne se contente pas de mettre aux
enchères son immeuble d'un...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Djeuga-Palace090926500.webp" alt="Cameroun - Affaire ex-Regifercam:Vente du Giratoire Joss à 5,5 milliards, l&#039;État s&#039;engage à payer la démolition" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/societe/cameroun-affaire-ex-regifercamvente-du-giratoire-joss-a-55-milliards-letat-sengage-a-payer-la-demolition.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Ce n'est plus seulement une vente. C'est une vente avec garantie de "nettoyage". L'&Eacute;tat du Cameroun ne se contente pas de mettre aux ench&egrave;res son immeuble d'un hectare de Bonadibong, il assure lui-m&ecirc;me l'expulsion et la d&eacute;molition.</p>
<p>C'est la clause la plus surprenante contenue dans le placard de vente immobili&egrave;re du Cabinet Conseil Atou, charg&eacute; de la liquidation de l'actif r&eacute;siduel de l'ex-Regifercam, dont l'adjudication est pr&eacute;vue le 9 octobre 2026 devant le Notaire Jean-Jacques Moukory Evango &agrave; Douala.</p>
<p><strong>L'&Eacute;tat assure la jouissance... y compris la d&eacute;molition</strong></p>
<p>Alors que la mise &agrave; prix est maintenue &agrave; 5,5 milliards de FCFA pour le Titre Foncier 2716/WA (1ha 07a 04ca) au lieu-dit Giratoire Joss, le document pr&eacute;cise noir sur blanc : "L'Etat assure &agrave; l'Acqu&eacute;reur l'entr&eacute;e en jouissance effective les lieux vendus [...] en ce compris, le cas &eacute;ch&eacute;ant, les frais inh&eacute;rents &agrave; la d&eacute;molition de l'ouvrage pr&eacute;sent sur les lieux".</p>
<p>Une formulation qui en dit long sur la situation actuelle du site, situ&eacute; en plein c&oelig;ur de Douala, entre le boulevard de la Libert&eacute; et la rue Koumassi. L'&Eacute;tat reconna&icirc;t implicitement que le terrain est encore occup&eacute; et qu'il faudra le lib&eacute;rer &agrave; ses frais.</p>
<p><strong>50 millions pour ench&eacute;rir, 8 jours pour payer</strong></p>
<p>Pour le reste, les conditions restent drastiques : une caution de 50.000.000 FCFA &agrave; d&eacute;poser chez le notaire pour pouvoir ench&eacute;rir, sous peine de folle ench&egrave;re, et un paiement int&eacute;gral dans les 8 jours apr&egrave;s l'adjudication sur un compte du Tr&eacute;sor public ouvert &agrave; la BEAC.</p>
<p>Une vente qui confirme que la liquidation du patrimoine de l'ex-Regie des chemins de fer du Cameroun reste une op&eacute;ration &agrave; hauts risques fonciers.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 08:00:43 +0200</pubDate>
                                    <author>Isaac Ekwalla</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Djeuga-Palace090926500.webp" type="image/webp" length="10833" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Portugal - Jorge Jesus recadre Cristiano Ronaldo : « C&#039;est moi qui décide »]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/sport/portugal-jorge-jesus-recadre-cristiano-ronaldo-cest-moi-qui-decide.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Jorge Jesus a écarté Cristiano Ronaldo contre la Norvège. Le joueur
a quitté la sélection. Retour sur un clash qui acte la fin d'une
ère au Portugal.

Dans une...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/Cristiano-Ronaldo011026500.webp" alt="Portugal - Jorge Jesus recadre Cristiano Ronaldo : « C&#039;est moi qui décide »" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/sport/portugal-jorge-jesus-recadre-cristiano-ronaldo-cest-moi-qui-decide.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Jorge Jesus a &eacute;cart&eacute; Cristiano Ronaldo contre la Norv&egrave;ge. Le joueur a quitt&eacute; la s&eacute;lection. Retour sur un clash qui acte la fin d'une &egrave;re au Portugal.</p>
<p>Dans une conf&eacute;rence de presse explosive, Jorge Jesus a confirm&eacute; avoir pr&eacute;venu Cristiano Ronaldo qu'il ne serait pas titulaire contre la Norv&egrave;ge et le Danemark, avant que le quintuple Ballon d'or ne quitte pr&eacute;cipitamment la Sele&ccedil;ao.</p>
<p>Cristiano Ronaldo ne jouera pas contre le Danemark. Jorge Jesus l'a annonc&eacute; sans d&eacute;tour, ce mercredi 30 septembre 2026, &agrave; la veille du match de Ligue des nations &agrave; Copenhague.</p>
<p>Mais l'essentiel n'est pas l&agrave;.</p>
<p>Quelques heures apr&egrave;s cette conf&eacute;rence de presse, Cristiano Ronaldo quittait le rassemblement de la s&eacute;lection portugaise. Son avion priv&eacute; d&eacute;collait de Madrid. La F&eacute;d&eacute;ration portugaise confirmait son d&eacute;part .</p>
<p>Le Portugal doit d&eacute;sormais apprendre &agrave; jouer sans lui.</p>
<h2>Jorge Jesus assume : &laquo; Je lui ai dit qu'il ne d&eacute;buterait pas &raquo;</h2>
<p>La conf&eacute;rence de presse avait &eacute;t&eacute; convoqu&eacute;e pour parler du Danemark. Elle a parl&eacute; de Cristiano Ronaldo. Uniquement de lui.</p>
<p>Jorge Jesus, 72 ans, est arriv&eacute; face aux journalistes avec une position claire. &laquo; Je lui ai dit qu'il ne d&eacute;buterait pas les matchs en Norv&egrave;ge et au Danemark &raquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute;, selon les propos relay&eacute;s par plusieurs m&eacute;dias . &laquo; J'ai travaill&eacute; un an avec Cris. Je connais parfaitement ses conditions physiques. Je le faisais d&eacute;j&agrave; en Arabie saoudite, quand on jouait tous les trois jours, il jouait rarement &raquo; .</p>
<p>Il ajoute : &laquo; Il ne s'entra&icirc;ne jamais veille et lendemain de match. Jamais &raquo; .</p>
<p>Le ton est ferme. Le message, limpide : au Portugal, c'est Jorge Jesus qui d&eacute;cide. Pas Cristiano Ronaldo.</p>
<h2>La promesse non tenue</h2>
<p>Selon le journal portugais O Jogo, Jorge Jesus aurait promis 30 minutes de jeu &agrave; son capitaine face &agrave; la Norv&egrave;ge . Cristiano Ronaldo n'est jamais entr&eacute;.</p>
<p>&laquo; Pendant le match, je me suis dit que j'aurais peut-&ecirc;tre besoin de lui et qu'il allait s'&eacute;chauffer &raquo;, a reconnu Jorge Jesus. &laquo; Et puis je ne l'ai pas fait entrer. C'est l&agrave; que j'ai commis une erreur, j'aurais d&ucirc; le faire s'&eacute;chauffer environ 15 minutes plus tard &raquo; .</p>
<p>L'aveu est rare. Un entra&icirc;neur qui admet une erreur de gestion en direct. Mais Jorge Jesus ne recule pas sur le fond : &laquo; Je peux promettre ce que je veux. Je suis l'entra&icirc;neur. Aucun joueur ne va changer mes id&eacute;es. Ni lui, ni personne dans le football. Aucun pr&eacute;sident. Jamais, z&eacute;ro ! &raquo; .</p>
<p>La phrase est assassine. Elle s'adresse &agrave; Ronaldo, mais aussi &agrave; tous ceux qui, au Portugal, consid&egrave;rent que le statut du quintuple Ballon d'or le place au-dessus des r&egrave;gles.</p>
<h2>90 minutes sur le banc, puis le d&eacute;part</h2>
<p>Dimanche 27 septembre 2026, Oslo. Le Portugal affronte la Norv&egrave;ge d'Erling Haaland en Ligue des nations. Cristiano Ronaldo, capitaine, regarde le match depuis le banc. 90 minutes. Une premi&egrave;re depuis 18 ans .</p>
<p>&Agrave; la fin du match, il rentre directement au vestiaire. Sans saluer les supporters portugais pr&eacute;sents dans les tribunes .</p>
<p>Jorge Jesus relativise : &laquo; N'importe quel joueur, et moi aussi j'ai &eacute;t&eacute; joueur... quand on passe 20 ou 30 minutes &agrave; s'&eacute;chauffer et apr&egrave;s on ne rentre pas... il n'y en a aucun qui soit content &raquo; .</p>
<p>Le lendemain, mardi 29 septembre, Cristiano Ronaldo ne s'entra&icirc;ne pas avec le groupe. Les m&eacute;dias portugais &eacute;voquent un refus. Jorge Jesus d&eacute;ment : Ronaldo a effectu&eacute; des exercices individuels de &laquo; mobilisation &raquo; et de &laquo; renforcement &raquo; physique .</p>
<p>Mercredi 30 septembre, nouvelle conf&eacute;rence de presse. Jorge Jesus confirme que Gon&ccedil;alo Ramos d&eacute;butera contre le Danemark . Ronaldo, encore sur le banc.</p>
<p>Quelques heures plus tard, Cristiano Ronaldo quitte le stade Parken. Il monte dans un van de la s&eacute;lection avec deux membres du staff . Son avion priv&eacute; d&eacute;colle de Madrid en direction de Copenhague .</p>
<p>Le soir, il publie un message sur Instagram : &laquo; En temps voulu, je dirai la v&eacute;rit&eacute; &raquo; .</p>
<p>La F&eacute;d&eacute;ration portugaise confirme son d&eacute;part. L'&eacute;quipe poursuivra &laquo; avec les 24 joueurs restants &raquo; .</p>
<h2>Un an de travail, une m&eacute;thode</h2>
<p>Jorge Jesus ne d&eacute;couvre pas Cristiano Ronaldo. Il l'a entra&icirc;n&eacute; &agrave; Al-Nassr durant la saison 2025-2026 . Il conna&icirc;t ses habitudes, ses limites, son corps.</p>
<p>&laquo; Je ne suis pas arriv&eacute; en &eacute;quipe nationale il y a seulement trois mois pour le d&eacute;couvrir soudainement &raquo;, a-t-il insist&eacute;.</p>
<p>En Arabie saoudite, quand les matchs s'encha&icirc;naient tous les trois jours, Ronaldo jouait rarement. Jorge Jesus g&eacute;rait d&eacute;j&agrave; sa charge de travail. Au Portugal, il applique la m&ecirc;me m&eacute;thode.</p>
<p>La diff&eacute;rence ? &Agrave; Al-Nassr, Ronaldo &eacute;tait un joueur parmi d'autres. Au Portugal, il est une ic&ocirc;ne nationale. 234 s&eacute;lections. 146 buts. Vingt-trois ans de carri&egrave;re internationale .</p>
<p>Jorge Jesus, lui, n'est pas impressionn&eacute;. &laquo; Le statut est une chose, mais les r&egrave;gles sont les m&ecirc;mes pour tout le monde &raquo;, a-t-il martel&eacute;. &laquo; Le statut, le pass&eacute;, la carri&egrave;re... Il faut faire attention, mais je d&eacute;cide toujours en fonction de l'objectif de l'&eacute;quipe &raquo; .</p>
<h2>Le Portugal post-Ronaldo</h2>
<p>La question n'est plus de savoir si Cristiano Ronaldo va rejouer pour le Portugal. La question est : le Portugal peut-il gagner sans lui ?</p>
<p>Dimanche, &agrave; Oslo, les Portugais ont battu la Norv&egrave;ge 2-1. Sans Ronaldo. Gon&ccedil;alo Ramos, 25 ans, a d&eacute;but&eacute; en pointe. Bruno Fernandes, de retour de blessure, a contr&ocirc;l&eacute; le milieu .</p>
<p>Le Portugal a gagn&eacute;. Et c'est peut-&ecirc;tre &ccedil;a, le vrai probl&egrave;me.</p>
<p>&Agrave; 41 ans, Cristiano Ronaldo avait annonc&eacute; cet &eacute;t&eacute; que cette saison serait &laquo; probablement &raquo; la derni&egrave;re de sa carri&egrave;re . Le Mondial 2026 s'est termin&eacute; par une &eacute;limination en huiti&egrave;mes de finale contre l'Espagne . Roberto Martinez a &eacute;t&eacute; remplac&eacute; par Jorge Jesus. Le cycle a chang&eacute;.</p>
<p>Ronaldo est rest&eacute;. Mais pour combien de temps ?</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi Cristiano Ronaldo n'a-t-il pas jou&eacute; contre la Norv&egrave;ge ?</strong><br />Jorge Jesus a d&eacute;cid&eacute; de le laisser sur le banc pour g&eacute;rer sa charge physique. L'entra&icirc;neur a expliqu&eacute; qu'il conna&icirc;t le corps de Ronaldo depuis leur saison commune &agrave; Al-Nassr et qu'il savait qu'il ne pourrait pas encha&icirc;ner deux matchs en trois jours.</p>
<p><strong>Cristiano Ronaldo a-t-il quitt&eacute; la s&eacute;lection portugaise d&eacute;finitivement ?</strong><br />Il a quitt&eacute; le rassemblement &agrave; Copenhague le 30 septembre 2026. La F&eacute;d&eacute;ration portugaise a confirm&eacute; son d&eacute;part. Ronaldo a d&eacute;clar&eacute; sur Instagram qu'il dirait &laquo; la v&eacute;rit&eacute; &raquo; en temps voulu. Sa retraite internationale n'a pas &eacute;t&eacute; officiellement annonc&eacute;e.</p>
<p><strong>Jorge Jesus a-t-il eu un conflit avec Ronaldo ?</strong><br />Jorge Jesus a d&eacute;menti tout &laquo; incident &raquo;. Il a reconnu que Ronaldo &eacute;tait d&eacute;&ccedil;u de ne pas jouer, ce qu'il a qualifi&eacute; de normal pour un comp&eacute;titeur. Mais il a affirm&eacute; son autorit&eacute; : &laquo; Aucun joueur ne va changer mes id&eacute;es. Ni lui, ni personne. &raquo;</p>
<p><strong>Qui va remplacer Cristiano Ronaldo en attaque ?</strong><br />Gon&ccedil;alo Ramos, 25 ans, a &eacute;t&eacute; titularis&eacute; contre la Norv&egrave;ge et devrait l'&ecirc;tre &agrave; nouveau face au Danemark. Jorge Jesus a confirm&eacute; que &laquo; si tout se passe normalement, c'est Gon&ccedil;alo qui va jouer &raquo; .</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 01:17:54 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SPORT</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/Cristiano-Ronaldo011026500.webp" type="image/webp" length="10758" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Ordures à Yaoundé : Luc Messi Atangana réclame 8,2 milliards à Motaze]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-ordures-a-yaounde-luc-messi-atangana-reclame-82-milliards-a-motaze.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le maire de Yaoundé réclame 8,2 milliards FCFA de droits d'accises
bloqués au Trésor. Un an après les états généraux, la crise des
ordures persiste.

Dans une l...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Dechets-Menagers110624500.jpg" alt="Cameroun - Ordures à Yaoundé : Luc Messi Atangana réclame 8,2 milliards à Motaze" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/societe/cameroun-ordures-a-yaounde-luc-messi-atangana-reclame-82-milliards-a-motaze.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le maire de Yaound&eacute; r&eacute;clame 8,2 milliards FCFA de droits d'accises bloqu&eacute;s au Tr&eacute;sor. Un an apr&egrave;s les &eacute;tats g&eacute;n&eacute;raux, la crise des ordures persiste.</p>
<p>Dans une lettre du 7 ao&ucirc;t 2026, Luc Messi Atangana somme Louis Paul Motaze de d&eacute;bloquer 8,2 milliards FCFA de droits d'accises pour financer la collecte des ordures &agrave; Yaound&eacute;.</p>
<p>L'argent est d&eacute;j&agrave; collect&eacute;. Il dort au Tr&eacute;sor public.</p>
<p>La lettre a aussi &eacute;t&eacute; transmise &agrave; la pr&eacute;sidence de la R&eacute;publique et aux services du Premier ministre. La suite r&eacute;serv&eacute;e &agrave; cette requ&ecirc;te n'est pas connue.</p>
<p>En attendant, les ordures s'accumulent.</p>
<h2>Yaound&eacute; croule sous les ordures</h2>
<p><strong>Yaound&eacute;, Efoulan</strong>. Le quartier qui a vu na&icirc;tre le maire Luc Messi Atangana offre aujourd'hui le m&ecirc;me spectacle qu'avant le grand m&eacute;nage orchestr&eacute; par le minist&egrave;re de l'Administration territoriale.</p>
<p>Des montagnes d'immondices d&eacute;bordent des points de collecte. Dans certains axes, les d&eacute;chets empi&egrave;tent sur la chauss&eacute;e. La circulation s'en trouve compliqu&eacute;e. Et l'odeur, elle, ne se raconte pas.</p>
<p>La capitale camerounaise produit environ 3 000 tonnes de d&eacute;chets par jour, selon les estimations disponibles. Les infrastructures et le mat&eacute;riel actuels n'arrivent plus &agrave; suivre.</p>
<p>Un constat que le ministre de l'Administration territoriale Paul Atanga Nji a lui-m&ecirc;me dress&eacute;. Sur un p&eacute;rim&egrave;tre d'environ deux kilom&egrave;tres, de la cath&eacute;drale Notre-Dame des Victoires &agrave; Bastos, ses services ont d&eacute;nombr&eacute; pr&egrave;s de 30 bacs &agrave; ordures visibles.</p>
<h2>La taxe qui devait tout r&eacute;gler</h2>
<p>Le droit d'accises sp&eacute;cial sur les ordures a &eacute;t&eacute; institu&eacute; par la loi de finances 2019. Objectif : financer l'enl&egrave;vement et le traitement des d&eacute;chets au b&eacute;n&eacute;fice des collectivit&eacute;s territoriales d&eacute;centralis&eacute;es. Le taux initial &eacute;tait de 0,5 % sur la valeur des marchandises import&eacute;es. Il a &eacute;t&eacute; port&eacute; &agrave; 1 % en 2022.</p>
<p>Les recettes ont suivi. 15,9 milliards FCFA en 2021. 32 milliards projet&eacute;s en 2022. Pr&egrave;s de 40 milliards en 2025.</p>
<p>Le dispositif pr&eacute;voyait que 10 % des sommes collect&eacute;es reviennent &agrave; l'&Eacute;tat au titre des frais d'assiette et de recouvrement. Un d&eacute;cret sign&eacute; le 24 juillet 2023 a ramen&eacute; cette retenue &agrave; 5 %. La part redistribu&eacute;e aux collectivit&eacute;s est pass&eacute;e &agrave; 95 %.</p>
<p>Sur cette enveloppe, les communaut&eacute;s urbaines de Yaound&eacute; et de Douala re&ccedil;oivent chacune 17,5 %. Une quote-part de 35 % revient aux huit autres chefs-lieux de r&eacute;gion ainsi qu'&agrave; Ed&eacute;a, Kribi, Kumba, Limb&eacute; et Nkongsamba. Les 30 % restants sont r&eacute;partis entre les communes et communes d'arrondissement.</p>
<p>Th&eacute;oriquement, la CUY devrait percevoir 17,5 % des 40 milliards FCFA collect&eacute;s en 2025. Soit environ 7 milliards FCFA. &Agrave; date, la mairie affirme que 8,2 milliards FCFA restent bloqu&eacute;s au Tr&eacute;sor, titres de paiement en attente.</p>
<h2>Motaze, le verrou</h2>
<p>La correspondance du maire de Yaound&eacute; ne laisse aucune place au doute. Luc Messi Atangana &eacute;crit : &laquo; La Communaut&eacute; urbaine de Yaound&eacute; rencontre des difficult&eacute;s &agrave; b&eacute;n&eacute;ficier de ses ressources propres qui sont log&eacute;es au Tr&eacute;sor, notamment les droits d'accises destin&eacute;s &agrave; l'enl&egrave;vement des ordures m&eacute;nag&egrave;res, dont le recouvrement s'op&egrave;re au Tr&eacute;sor, qui s'&eacute;l&egrave;vent &agrave; date &agrave; 8,2 milliards de FCFA &raquo;.</p>
<p>Le maire demande au ministre des Finances &laquo; d'instruire la mise &agrave; la disposition du receveur municipal de la Communaut&eacute; urbaine de Yaound&eacute; des droits d'accises, dont les titres sont en attente de paiement &agrave; la paierie sp&eacute;cialis&eacute;e du minist&egrave;re de la D&eacute;centralisation et du D&eacute;veloppement local &raquo;.</p>
<p>Une demande technique. Un blocage politique.</p>
<p>Le minist&egrave;re des Finances n'a pas r&eacute;pondu publiquement &agrave; cette correspondance. Nous avons tent&eacute; de joindre les services de communication du MINFI. Sans succ&egrave;s &agrave; l'heure o&ugrave; nous &eacute;crivons ces lignes.</p>
<h2>Un an apr&egrave;s les &eacute;tats g&eacute;n&eacute;raux, rien n'a chang&eacute;</h2>
<p>Le probl&egrave;me soulev&eacute; par la Mairie de Yaound&eacute; avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; identifi&eacute; par le gouvernement lui-m&ecirc;me. Les 6 et 7 mai 2025, C&eacute;lestine Ketcha Court&egrave;s, ministre de l'Habitat et du D&eacute;veloppement urbain, avait convoqu&eacute; &agrave; Yaound&eacute; des &eacute;tats g&eacute;n&eacute;raux sur la gestion des ressources en d&eacute;chets urbains.</p>
<p>La feuille de route issue de ces travaux constatait noir sur blanc que les ressources du droit d'accises &laquo; ne sont pas effectivement mises &agrave; la disposition des communes &raquo; et que les paiements aux entreprises de collecte ne sont pas r&eacute;guliers.</p>
<p>Pour corriger le tir, les &eacute;tats g&eacute;n&eacute;raux avaient recommand&eacute; la cr&eacute;ation d'un compte d'affectation sp&eacute;ciale destin&eacute; &agrave; cantonner le produit du droit d'accises et les subventions directes de l'&Eacute;tat. Objectif : garantir des paiements r&eacute;guliers aux op&eacute;rateurs de collecte.</p>
<p>Plus d'un an apr&egrave;s, la lettre du maire de Yaound&eacute; montre que le compte n'a pas &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;. Ou qu'il ne fonctionne pas. Les probl&egrave;mes identifi&eacute;s en mai 2025 restent entiers.</p>
<h2>45 milliards FCFA de contrats, des ordures plein les rues</h2>
<p>La Communaut&eacute; urbaine de Yaound&eacute; a pourtant mis les moyens. En novembre 2024, le Conseil municipal a attribu&eacute; &agrave; Hysacam trois contrats de cinq ans pour un montant cumul&eacute; de 45,76 milliards FCFA TTC. Un quatri&egrave;me lot a &eacute;t&eacute; confi&eacute; &agrave; Thychlof Sarl le 10 juillet 2025, pour 16,02 milliards FCFA sur cinq ans.</p>
<p>Au total, plus de 61,7 milliards FCFA engag&eacute;s pour la collecte des d&eacute;chets &agrave; Yaound&eacute;. Sans am&eacute;lioration visible.</p>
<p>Hysacam invoque des tensions financi&egrave;res. &laquo; On a mis en place des solutions avec l'appui du gouvernement en prenant en compte les difficult&eacute;s de tr&eacute;sorerie qui sont dues aux probl&egrave;mes de r&egrave;glement que nous avons et qui avaient retard&eacute; les travaux &raquo;, explique Jean-Pierre Ymele, directeur g&eacute;n&eacute;ral d'Hysacam.</p>
<p>Une dette colossale estim&eacute;e &agrave; 13 milliards de francs CFA envers les soci&eacute;t&eacute;s de collecte paralyse le syst&egrave;me, selon plusieurs sources concordantes.</p>
<h2>Atanga Nji sort les brouettes</h2>
<p>Face &agrave; l'urgence, le ministre de l'Administration territoriale a lanc&eacute; l'op&eacute;ration &laquo; Yaound&eacute; Ville Propre &raquo;. En janvier 2026, Paul Atanga Nji a distribu&eacute; 100 brouettes, 100 balais, 100 pelles et 100 r&acirc;teaux &agrave; chacune des sept communes de la capitale.</p>
<p>Le ministre a aussi menac&eacute; de prison quiconque jetterait un d&eacute;chet sur la voie publique.</p>
<p>Pour des observateurs, cette strat&eacute;gie du mat&eacute;riel l&eacute;ger face &agrave; une crise structurelle ressemble &agrave; une tentative de vider l'oc&eacute;an avec une petite cuill&egrave;re.</p>
<p>En parall&egrave;le, le gouvernement a sign&eacute; en mars 2026 des protocoles d'accord d'un montant total de 856,8 milliards FCFA pour transformer les d&eacute;chets en &eacute;nergie &agrave; Douala et Yaound&eacute;. Des usines sont annonc&eacute;es. Ni les calendriers ni les montages financiers n'ont &eacute;t&eacute; enti&egrave;rement d&eacute;voil&eacute;s.</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi Yaound&eacute; r&eacute;clame-t-elle 8,2 milliards FCFA au gouvernement ?</strong><br />Parce que cette somme correspond &agrave; la quote-part de la capitale au titre du droit d'accises sp&eacute;cial sur les ordures. L'argent a &eacute;t&eacute; collect&eacute; par les douanes mais reste bloqu&eacute; au Tr&eacute;sor public, sous forme de titres en attente de paiement.</p>
<p><strong>Qu'est-ce que le droit d'accises sur les ordures ?</strong><br />C'est une taxe de 1 % sur la valeur des marchandises import&eacute;es, institu&eacute;e en 2019 pour financer l'enl&egrave;vement et le traitement des d&eacute;chets. 95 % des recettes doivent revenir aux collectivit&eacute;s territoriales. Yaound&eacute; et Douala per&ccedil;oivent chacune 17,5 % de cette enveloppe.</p>
<p><strong>Pourquoi les ordures s'accumulent-elles malgr&eacute; les contrats sign&eacute;s ?</strong><br />Les contrats existent (plus de 61,7 milliards FCFA engag&eacute;s). Mais les paiements aux op&eacute;rateurs ne suivent pas. Hysacam et Thychlof r&eacute;clament une dette estim&eacute;e &agrave; 13 milliards FCFA. Sans tr&eacute;sorerie, les camions roulent moins. Les d&eacute;chets s'entassent.</p>
<p><strong>Les &eacute;tats g&eacute;n&eacute;raux de mai 2025 ont-ils servi &agrave; quelque chose ?</strong><br />Ils ont produit une feuille de route compl&egrave;te. Notamment la cr&eacute;ation d'un compte d'affectation sp&eacute;ciale pour garantir les reversements. Plus d'un an apr&egrave;s, ce compte n'est pas op&eacute;rationnel et le probl&egrave;me reste entier.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 00:56:02 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameroun/Dechets-Menagers110624500.jpg" type="image/jpeg" length="8591" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Prometal décroche 26,2 milliards FCFA d&#039;Afreximbank]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/economie/cameroun-prometal-decroche-262-milliards-fcfa-dafreximbank.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Prometal SA obtient 40 M€ d'Afreximbank pour financer ses
importations de billettes d'acier. Un soulagement pour le géant
camerounais, un paradoxe pour la filiè...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Prometal011026500.webp" alt="Cameroun - Prometal décroche 26,2 milliards FCFA d&#039;Afreximbank" width="600"/></p>
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                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/economie/cameroun-prometal-decroche-262-milliards-fcfa-dafreximbank.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Prometal SA obtient 40 M&euro; d'Afreximbank pour financer ses importations de billettes d'acier. Un soulagement pour le g&eacute;ant camerounais, un paradoxe pour la fili&egrave;re.</p>
<p>Le g&eacute;ant camerounais de la sid&eacute;rurgie s&eacute;curise ses billettes d'acier avec un financement d'Afreximbank, alors que la fili&egrave;re locale peine &agrave; couvrir 40 % de ses besoins en ferraille.</p>
<p>Prometal SA a obtenu d'Afreximbank une facilit&eacute; renouvelable de 40 millions d'euros environ 26,2 milliards FCFA pour financer ses importations de billettes d'acier. L'accord a &eacute;t&eacute; sign&eacute; le 28 septembre 2026 au Caire, entre Denys Denya, premier vice-pr&eacute;sident ex&eacute;cutif d'Afreximbank, et Hayssam El Jammal, PDG de Prometal Groupe.</p>
<p>L'annonce a &eacute;t&eacute; publi&eacute;e le 30 septembre par la banque panafricaine.</p>
<p>Une question, pourtant, ne figure dans aucun communiqu&eacute; : comment un groupe qui importe plus d'acier pour faire tourner ses sept usines &eacute;coule-t-il ses produits sur un march&eacute; int&eacute;rieur d&eacute;j&agrave; satur&eacute; ?</p>
<h2>Le Cameroun finance l'importation d'un acier qu'il ne parvient pas &agrave; &eacute;couler</h2>
<p><strong>Douala-Bassa, zone industrielle.</strong> Les laminoirs de Prometal tournent. Pas &agrave; plein r&eacute;gime autour de 50 % des capacit&eacute;s install&eacute;es, selon l'Ocitram. Mais ils tournent.</p>
<p>Le financement sign&eacute; au Caire doit pr&eacute;cis&eacute;ment leur permettre de continuer. La facilit&eacute; renouvelable de 40 millions d'euros est destin&eacute;e &agrave; financer les importations de billettes d'acier, ces produits semi-finis qui, une fois lamin&eacute;s, deviennent du fer &agrave; b&eacute;ton, du fil machine ou des outils agricoles.</p>
<p>Le contexte est connu des industriels camerounais : la ferraille locale ne suffit plus. Selon Patrice Yantho, coordonnateur de l'Organisation camerounaise des industries de transformation des m&eacute;taux (Ocitram), &laquo; l'industrie locale trouve &agrave; peine 40 % de la ferraille locale et est oblig&eacute;e d'importer jusqu'&agrave; 60 % de billettes &raquo;.</p>
<h2>Une fili&egrave;re sous tension</h2>
<p>Le ph&eacute;nom&egrave;ne s'accentue d'ann&eacute;e en ann&eacute;e. Les collecteurs de ferraille qui ravitaillaient les usines reconnaissent une baisse continue des volumes.</p>
<p>R&eacute;sultat : les prix d'achat de la ferraille ont flamb&eacute; d'environ 30 %.</p>
<p>Pour Prometal, cette facilit&eacute; d'Afreximbank est une bouff&eacute;e d'oxyg&egrave;ne. Elle s&eacute;curise le cycle d'exploitation et &eacute;vite les ruptures d'approvisionnement qui guettent les unit&eacute;s de production. Le groupe exploite sept sites industriels, avec une capacit&eacute; annuelle cumul&eacute;e d'environ 360 000 tonnes de produits sid&eacute;rurgiques finis.</p>
<h2>Le paradoxe du march&eacute; int&eacute;rieur</h2>
<p>Et pourtant. Le Cameroun dispose d'une capacit&eacute; install&eacute;e de transformation de l'acier estim&eacute;e &agrave; 1,2 million de tonnes par an. La demande int&eacute;rieure, elle, tourne autour de 450 000 tonnes.</p>
<p>Les usines camerounaises peuvent produire pr&egrave;s de trois fois ce que le pays consomme.</p>
<p>Plus de 30 milliards FCFA de produits sid&eacute;rurgiques dorment dans les entrep&ocirc;ts des industriels. Fer &agrave; b&eacute;ton, t&ocirc;les, clous, charpentes les stocks s'accumulent.</p>
<p>&laquo; Notre strat&eacute;gie hybride allie int&eacute;gration verticale de la cha&icirc;ne de valeur et expansion horizontale vers de nouveaux march&eacute;s &raquo;, a d&eacute;clar&eacute; Hayssam El Jammal lors de la signature.</p>
<p>La sortie ? L'exportation. Prometal a d&eacute;j&agrave; lanc&eacute; la construction d'une usine au Gabon, dans la zone &eacute;conomique sp&eacute;ciale de Nkok. Premi&egrave;re phase : 38 milliards FCFA, pour une capacit&eacute; de 120 000 tonnes de fer &agrave; b&eacute;ton par an.</p>
<h2>Afreximbank, banquier de l'industrialisation africaine</h2>
<p>Pour George Elombi, pr&eacute;sident d'Afreximbank, ce financement s'inscrit dans une logique continentale : &laquo; Ce financement s'inscrit dans la droite ligne de l'engagement d'Afreximbank &agrave; acc&eacute;l&eacute;rer l'industrialisation, en veillant &agrave; ce que le continent tire le meilleur parti de ses ressources naturelles. &raquo;</p>
<p>La banque panafricaine pr&eacute;sente l'op&eacute;ration comme un soutien aux &laquo; champions industriels africains &raquo; et au d&eacute;veloppement des cha&icirc;nes de valeur r&eacute;gionales.</p>
<h2>Au-del&agrave; de l'acier</h2>
<p>Prometal ne se limite pas &agrave; la sid&eacute;rurgie. Le groupe a diversifi&eacute; ses activit&eacute;s dans l'agro-industrie avec Novia Industries, cr&eacute;&eacute;e en 2018. Cette entit&eacute; produit 500 tonnes d'huile alimentaire par jour et 160 tonnes de savon par jour, selon les donn&eacute;es d'Afreximbank.</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi Prometal a-t-il obtenu ce financement ?</strong><br />Parce que la ferraille locale ne couvre plus que 40 % des besoins de la fili&egrave;re. Prometal doit importer des billettes d'acier pour faire tourner ses usines.</p>
<p><strong>Combien vaut ce financement ?</strong><br />40 millions d'euros, soit environ 26,2 milliards FCFA. C'est une facilit&eacute; renouvelable de fonds de roulement.</p>
<p><strong>Le Cameroun produit-il assez d'acier ?</strong><br />Techniquement, oui. Les capacit&eacute;s install&eacute;es (1,2 million de tonnes) d&eacute;passent largement la demande int&eacute;rieure (450 000 tonnes). Le probl&egrave;me n'est pas la production, mais l'acc&egrave;s aux mati&egrave;res premi&egrave;res et l'&eacute;coulement des stocks.</p>
<p><strong>Qui dirige Prometal ?</strong><br />Hayssam El Jammal est le PDG de Prometal Groupe. Il est &eacute;galement actif dans l'agro-industrie (Novia Industries) et l'immobilier.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 00:40:13 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>ECONOMIE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/Prometal011026500.webp" type="image/webp" length="1933" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Canada - Église MFD : Deborah Valetudie déchue de toutes ses fonctions]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/religion/canada-eglise-mfd-deborah-valetudie-dechue-de-toutes-ses-fonctions.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>L'Église MFD destitue la prophétesse Deborah de Montréal pour «
faits très graves ». Après Axel Levi, un nouveau scandale ébranle
l'institution.

En moins de 48...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Afrique2/Deborah-Valetudie300926500.webp" alt="Canada - Église MFD : Deborah Valetudie déchue de toutes ses fonctions" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/religion/canada-eglise-mfd-deborah-valetudie-dechue-de-toutes-ses-fonctions.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>L'&Eacute;glise MFD destitue la proph&eacute;tesse Deborah de Montr&eacute;al pour &laquo; faits tr&egrave;s graves &raquo;. Apr&egrave;s Axel Levi, un nouveau scandale &eacute;branle l'institution.</p>
<p>En moins de 48 heures, l'&Eacute;glise Mission Faiseur de Disciples a destitu&eacute; deux figures majeures de son leadership. La proph&eacute;tesse Deborah en est la derni&egrave;re victime. Mais personne ne sait pourquoi.</p>
<p>L'&Eacute;glise Mission Faiseur de Disciples (MFD) a destitu&eacute; la proph&eacute;tesse Deborah Valetudie, responsable de l'antenne de Montr&eacute;al, de toutes ses fonctions minist&eacute;rielles avec effet imm&eacute;diat. La d&eacute;cision a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e le 29 septembre 2026 par le Conseil d'administration de l'&Eacute;glise, dans un communiqu&eacute; &eacute;voquant des &laquo; faits tr&egrave;s graves &raquo;. La nature exacte de ces faits n'a pas &eacute;t&eacute; pr&eacute;cis&eacute;e.</p>
<p>Cette d&eacute;cision intervient moins de 48 heures apr&egrave;s la destitution de l'Ap&ocirc;tre Axel Levi et de son &eacute;pouse Laurine, cofondateurs de l'&Eacute;glise. Un double s&eacute;isme qui laisse la communaut&eacute; &eacute;vang&eacute;lique francophone sans voix.</p>
<h2>Une sanction d'une s&eacute;v&eacute;rit&eacute; in&eacute;dite</h2>
<p>Le communiqu&eacute; de la MFD, publi&eacute; le 29 septembre 2026, ne m&acirc;che pas ses mots. &laquo; Suite &agrave; de tr&egrave;s graves fautes, une mesure disciplinaire a &eacute;t&eacute; prise &raquo;, peut-on lire. La proph&eacute;tesse Deborah est &laquo; destitu&eacute;e de toutes ses fonctions minist&eacute;rielles au sein de l'&Eacute;glise MFD Montr&eacute;al avec effet imm&eacute;diat &raquo;.</p>
<p>L'&Eacute;glise y affirme &laquo; se d&eacute;solidariser de toutes formes d'abus de tout genre &raquo; et promet de ne &laquo; cautionner &raquo;, &laquo; minimiser &raquo; ni &laquo; tol&eacute;rer aucun comportement portant atteinte &agrave; l'int&eacute;grit&eacute;, &agrave; la dignit&eacute; ou &agrave; la s&eacute;curit&eacute; des personnes, quels que soient le statut ou les responsabilit&eacute;s de la personne concern&eacute;e &raquo;.</p>
<p>Un ton d'une fermet&eacute; que le m&ecirc;me Conseil n'avait pas employ&eacute; pour Axel Levi. Pour l'Ap&ocirc;tre et son &eacute;pouse, le communiqu&eacute; avait &eacute;t&eacute; plus pudique. L&agrave;, la MFD a choisi l'artillerie lourde. Elle a m&ecirc;me ouvert une adresse d&eacute;di&eacute;e (eglise.mfd@gmail.com) pour recueillir les signalements d'abus spirituels.</p>
<h2>Le myst&egrave;re des &laquo; faits tr&egrave;s graves &raquo;</h2>
<p>C'est la question que tout le monde se pose. Qu'a fait la proph&eacute;tesse Deborah ?</p>
<p>Nous avons &eacute;pluch&eacute; les communiqu&eacute;s, les articles, les posts sur les r&eacute;seaux sociaux. Aucune source officielle ne donne la nature des faits reproch&eacute;s. Le communiqu&eacute; parle de &laquo; fautes tr&egrave;s graves &raquo;. Pas un mot de plus. Ni abus sexuel, ni abus spirituel, ni d&eacute;tournement. Rien.</p>
<p>Le contraste avec l'affaire Axel Levi est frappant. Pour le pasteur et chantre ivoirien, les accusations ont circul&eacute; avant m&ecirc;me la sanction : des fid&egrave;les l'auraient accus&eacute;, lors du culte du dimanche 27 septembre, d'avoir eu des relations avec plusieurs femmes de l'assembl&eacute;e. Lui-m&ecirc;me a publi&eacute; une lettre ouverte le 27 septembre 2026, reconnaissant des relations sexuelles consenties avec certaines femmes de l'&Eacute;glise et avec des femmes ext&eacute;rieures. Il a demand&eacute; pardon, assum&eacute; ses actes, et annonc&eacute; son intention de poursuivre en justice ceux qu'il accuse de diffamation.</p>
<p>Pour Deborah, rien. Pas de mise en cause publique avant la sanction. Pas de lettre ouverte. Pas de t&eacute;moignage. Juste un communiqu&eacute; de deux paragraphes qui la jette aux oubliettes.</p>
<p>Une source proche du dossier, qui a requis l'anonymat, &eacute;voque &laquo; un dossier sensible, diff&eacute;rent de l'affaire Axel Levi &raquo;. Elle refuse d'en dire plus. &laquo; Ce n'est pas &agrave; moi de communiquer l&agrave;-dessus. &raquo;</p>
<h2>Ce que l'on sait de la proph&eacute;tesse Deborah</h2>
<p>Le site officiel de la MFD la pr&eacute;sente comme &laquo; proph&eacute;tesse et responsable de l'antenne montr&eacute;alaise aux c&ocirc;t&eacute;s de l'&eacute;vang&eacute;liste Romain &raquo;. Elle &eacute;tait l'une des figures montantes de l'institution au Canada.</p>
<p>La communaut&eacute; MFD de Montr&eacute;al rassemble une part importante de la diaspora francophone d'Afrique subsaharienne. Le lundi 29 septembre, la nouvelle de sa destitution s'est r&eacute;pandue comme une tra&icirc;n&eacute;e de poudre dans les groupes WhatsApp et les fils Facebook. &laquo; On ne sait m&ecirc;me pas ce qu'elle a fait. C'est &ccedil;a le pire &raquo;, confie une fid&egrave;le montr&eacute;alaise jointe par t&eacute;l&eacute;phone. Elle n'a pas souhait&eacute; donner son nom.</p>
<h2>Un timing qui interroge</h2>
<p>La sanction tombe &agrave; un moment charni&egrave;re. En l'espace d'une semaine, l'&Eacute;glise MFD est pass&eacute;e de mouvement charismatique en pleine croissance &agrave; institution sous le feu des projecteurs pour des raisons qui n'ont rien de spirituel.</p>
<p>Le 27 septembre, culte &agrave; vif. Des accusations fusent. Axel Levi est suspendu de toutes ses fonctions. Son &eacute;pouse Laurine l'est &eacute;galement. Le 28 septembre, les communiqu&eacute;s officiels tombent. Le 29 septembre, Deborah est destitu&eacute;e &agrave; son tour.</p>
<p>Trois jours. Deux figures majeures de la MFD, dont le cofondateur, mis &agrave; l'&eacute;cart. Pour une institution qui pr&ecirc;che la saintet&eacute; et la transformation, le contraste est brutal.</p>
<p>Certains y voient une purge. D'autres, une r&eacute;action &agrave; la hauteur d'une crise de confiance. Une fid&egrave;le de longue date, jointe par messagerie, r&eacute;sume : &laquo; On nous parle de transparence et de responsabilit&eacute;. Mais on ne nous dit rien. &raquo;</p>
<h2>La strat&eacute;gie de communication qui fait d&eacute;bat</h2>
<p>Pourquoi communiquer publiquement sur des faits que l'on refuse de nommer ?</p>
<p>C'est la question qui divise au sein de la communaut&eacute; &eacute;vang&eacute;lique. D'un c&ocirc;t&eacute;, la MFD affiche sa fermet&eacute;. Elle se dit intraitable face aux abus. Elle ouvre une cellule d'&eacute;coute. Elle invite les victimes &agrave; se signaler. Des gestes forts, dans un contexte o&ugrave; les &Eacute;glises &eacute;vang&eacute;liques sont r&eacute;guli&egrave;rement accus&eacute;es d'&eacute;touffer les affaires internes.</p>
<p>De l'autre, l'institution communique sans dire. Elle jette le nom d'une responsable en p&acirc;ture publique, en refusant de pr&eacute;ciser ce qu'on lui reproche. Pour une proph&eacute;tesse, dans une communaut&eacute; o&ugrave; le nom est un capital spirituel, c'est une mise &agrave; mort professionnelle.</p>
<p>Nous avons tent&eacute; de joindre le Conseil d'administration de la MFD pour obtenir des pr&eacute;cisions. Sans succ&egrave;s. Une demande envoy&eacute;e par courriel &agrave; l'adresse indiqu&eacute;e dans le communiqu&eacute; n'avait pas re&ccedil;u de r&eacute;ponse au moment de publier cet article.</p>
<h2>L'affaire Axel Levi, en toile de fond</h2>
<p>Pour comprendre la port&eacute;e de la sanction contre Deborah, il faut mesurer celle qui a vis&eacute; Axel Levi.</p>
<p>Le pasteur ivoirien, cofondateur de la MFD, est une figure de proue de l'&eacute;vang&eacute;lisme francophone. Sa lettre ouverte du 27 septembre 2026 a sid&eacute;r&eacute; ses fid&egrave;les. &laquo; Je reconnais avoir eu des relations sexuelles consenties avec certaines femmes de l'&eacute;glise, mais &eacute;galement avec des femmes ext&eacute;rieures &agrave; l'&eacute;glise. Je n'ai jamais agress&eacute;, viol&eacute; ou exerc&eacute; de pression sur aucune des personnes concern&eacute;es &raquo;, &eacute;crit-il.</p>
<p>Il demande pardon, dit assumer ses actes, annonce des poursuites judiciaires contre ceux qu'il accuse de diffamation. Il pr&eacute;cise que le proph&egrave;te Jonathan Gambela n'a aucun lien avec les faits qu'il reconna&icirc;t.</p>
<p>L'artiste gospel KS Bloom a r&eacute;agi publiquement, adressant un message de soutien &agrave; Axel Levi : &laquo; Je condamne ton acte mais le fait d'avoir pos&eacute; la mauvaise action ne fait pas de toi quelqu'un de mauvais. &raquo; Une prise de parole qui a elle-m&ecirc;me fait d&eacute;bat.</p>
<h2>Ce que cela dit de la MFD</h2>
<p>Au-del&agrave; des personnes, c'est le mod&egrave;le de gouvernance de la MFD qui est aujourd'hui sur la sellette.</p>
<p>Fond&eacute;e sur les versets de Matthieu 28:19-20 et la mission de &laquo; faire des disciples &raquo;, l'&Eacute;glise s'est d&eacute;velopp&eacute;e comme un r&eacute;seau d&eacute;centralis&eacute;, avec des antennes en Europe, en Afrique et au Canada. Son succ&egrave;s repose largement sur la personnalit&eacute; de ses fondateurs et sur une communication digitale tr&egrave;s active.</p>
<p>Mais ce mod&egrave;le a une faille : il concentre le pouvoir et l'exemplarit&eacute; sur quelques figures. Quand l'une d'elles tombe, l'onde de choc est proportionnelle &agrave; son exposition.</p>
<p>La double crise actuelle met en lumi&egrave;re une question que les &Eacute;glises &eacute;vang&eacute;liques fran&ccedil;aises et canadiennes &eacute;vitent soigneusement : comment sanctionner des responsables tout en respectant la dignit&eacute; des personnes mises en cause ? Comment communiquer sur des abus sans tomber dans le tribunal public ?</p>
<p>Pour la MFD, la r&eacute;ponse se joue en ce moment. Elle pourrait se relever. Elle pourrait aussi se fracturer.</p>
<p>&Agrave; l'heure o&ugrave; nous &eacute;crivons ces lignes, la MFD n'a publi&eacute; aucun communiqu&eacute; suppl&eacute;mentaire. L'antenne de Montr&eacute;al fonctionne, selon plusieurs fid&egrave;les, &laquo; au ralenti &raquo;. Deborah Valetudie n'a pas pris la parole publiquement.</p>
<p>Une chose est s&ucirc;re : le silence de l'&Eacute;glise sur les faits reproch&eacute;s &agrave; la proph&eacute;tesse Deborah p&egrave;se plus lourd que n'importe quel communiqu&eacute;. Dans une institution qui pr&ecirc;che la v&eacute;rit&eacute;, le vide laisse place &agrave; toutes les sp&eacute;culations. Et les sp&eacute;culations, sur les r&eacute;seaux sociaux, ne pardonnent pas.</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi la proph&eacute;tesse Deborah a-t-elle &eacute;t&eacute; destitu&eacute;e ?</strong><br />L'&Eacute;glise MFD &eacute;voque des &laquo; faits tr&egrave;s graves &raquo; sans en pr&eacute;ciser la nature. Aucune information officielle n'a filtr&eacute; sur ce qu'on lui reproche. Son cas semble distinct de l'affaire Axel Levi, mais l'institution n'a pas confirm&eacute; de lien entre les deux dossiers.</p>
<p><strong>Qui est la proph&eacute;tesse Deborah ?</strong><br />Deborah Valetudie &eacute;tait responsable de l'antenne MFD de Montr&eacute;al, pr&eacute;sent&eacute;e sur le site officiel de l'&Eacute;glise comme proph&eacute;tesse, aux c&ocirc;t&eacute;s de l'&eacute;vang&eacute;liste Romain. Elle a &eacute;t&eacute; destitu&eacute;e de toutes ses fonctions minist&eacute;rielles le 29 septembre 2026.</p>
<p><strong>Qu'est-ce que l'&Eacute;glise MFD ?</strong><br />La Mission Faiseur de Disciples est une &Eacute;glise &eacute;vang&eacute;lique fond&eacute;e par Axel Levi et son &eacute;pouse Laurine. Elle est pr&eacute;sente en France, en Afrique et au Canada. Son nom vient de la mission de &laquo; faire des disciples &raquo; inspir&eacute;e de Matthieu 28:19-20. Elle est tr&egrave;s active sur les r&eacute;seaux sociaux.</p>
<p><strong>Le sacre du pasteur Axel Levi a-t-il &eacute;t&eacute; confirm&eacute; ?</strong><br />Axel Levi a reconnu dans une lettre ouverte du 27 septembre 2026 avoir eu des relations sexuelles consenties avec plusieurs femmes de son &Eacute;glise et ext&eacute;rieures &agrave; celle-ci. Il a &eacute;t&eacute; suspendu de toutes ses fonctions pour une dur&eacute;e ind&eacute;termin&eacute;e, tout comme son &eacute;pouse Laurine.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 12:56:43 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>RéLIGION</category>
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Sacre Akwa : Mbanya s&#039;embrase à 10 jours du couronnement]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-sacre-akwa-mbanya-sembrase-a-10-jours-du-couronnement.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Gaz lacrymogènes à Mbanya ce 30 septembre 2026. À 10 jours du sacre
de Louis Din Dika Akwa, le canton Akwa s'enfonce dans une crise de
succession.

Entre légiti...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/MBANYA300926500.webp" alt="Cameroun - Sacre Akwa : Mbanya s&#039;embrase à 10 jours du couronnement" width="600"/></p>
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                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/societe/cameroun-sacre-akwa-mbanya-sembrase-a-10-jours-du-couronnement.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Gaz lacrymog&egrave;nes &agrave; Mbanya ce 30 septembre 2026. &Agrave; 10 jours du sacre de Louis Din Dika Akwa, le canton Akwa s'enfonce dans une crise de succession.</p>
<p>Entre l&eacute;gitimit&eacute; administrative et reconnaissance coutumi&egrave;re, le sanctuaire de Mbanya devient le th&eacute;&acirc;tre d'un affrontement qui d&eacute;passe la simple c&eacute;r&eacute;monie.</p>
<p>Ce mercredi 30 septembre 2026, &agrave; Mbanya, dans l'arrondissement de Douala V, des gaz lacrymog&egrave;nes ont &eacute;t&eacute; utilis&eacute;s pour disperser des habitants rassembl&eacute;s &agrave; l'occasion d'une c&eacute;r&eacute;monie rituelle pr&eacute;paratoire au sacre du Dr Louis Din Dika Akwa, pr&eacute;vu le 10 octobre. Selon plusieurs sources concordantes, l'altercation a oppos&eacute; les forces de police &agrave; des villageois qui entendaient acc&eacute;der au site sacr&eacute;.</p>
<p>Le sous-pr&eacute;fet de Douala V avait pourtant autoris&eacute; une manifestation ce jour-l&agrave;, par correspondance dat&eacute;e du 29 septembre. Le document a &eacute;t&eacute; transmis aux responsables locaux de la s&eacute;curit&eacute;. Mais sur le terrain, la r&eacute;alit&eacute; a pris un autre visage. Celui d'une communaut&eacute; divis&eacute;e, d'un sanctuaire disput&eacute;, et d'un sacre qui pourrait bien ne jamais avoir lieu.</p>
<h2>Mbanya, un lieu qui vaut plus qu'un protocole</h2>
<p>Pour comprendre ce qui se joue, il faut d'abord mesurer ce qu'est Mbanya. Ce n'est pas un simple village. C'est un lieu. Un espace associ&eacute; &agrave; la m&eacute;moire des anc&ecirc;tres et aux dimensions initiatiques de la royaut&eacute; Akwa. Selon le programme officiel du sacre, le futur monarque doit s'y rendre pour communier avec les anc&ecirc;tres avant la c&eacute;r&eacute;monie solennelle sur les berges du Wouri.</p>
<p>Pour les d&eacute;tenteurs de la tradition, r&eacute;glementer l'acc&egrave;s &agrave; ce site ne rel&egrave;ve pas d'une question de protocole administratif. Le lieu participe au sens m&ecirc;me du rite.</p>
<p>Les responsables du canton Akwa ne parlent pas d'un site c&eacute;r&eacute;moniel. Ils parlent d'un sanctuaire. Et c'est pr&eacute;cis&eacute;ment l&agrave; que le b&acirc;t blesse.</p>
<h2>Une contestation qui remonte &agrave; 2020</h2>
<p>Le conflit autour du sacre ne date pas d'hier. Il plonge ses racines dans la mort de Sa Majest&eacute; Louis Charles Din Dika Akwa III, survenue le 8 d&eacute;cembre 2020. Deux ans plus tard, le 15 mars 2022, Louis Din Dika Akwa, deuxi&egrave;me fils du d&eacute;funt, acc&egrave;de au tr&ocirc;ne. Il est ensuite homologu&eacute; par l'arr&ecirc;t&eacute; n&deg;005/PM du 23 janvier 2023, sign&eacute; par le Premier ministre Joseph Dion Ngute, qui le reconna&icirc;t comme chef traditionnel de premier degr&eacute; du canton Akwa.</p>
<p>Mais cette reconnaissance administrative ne cl&ocirc;t pas le d&eacute;bat. Loin de l&agrave;.</p>
<p>Les opposants au sacre soutiennent que plusieurs familles et notables de Boneleke, pr&eacute;sent&eacute; comme le village royal, contestent la d&eacute;signation de Louis Din Dika. Selon leur version, 10 chefs de familles sur 11 auraient fait all&eacute;geance &agrave; Mbanya et soutiendraient le Prince Jean Pascal Ngando Ebongue Akwa comme chef sup&eacute;rieur du canton. Ces affirmations restent celles du camp oppos&eacute; au sacre et font l'objet d'une bataille administrative et judiciaire.</p>
<h2>Le statut juridique de Mbanya en question</h2>
<p>Le 29 mai 2026, le tribunal administratif du Littoral a prononc&eacute; la dissolution pure et simple du village Mbanya, une chefferie de 3e degr&eacute; cr&eacute;&eacute;e en 2020 par arr&ecirc;t&eacute; pr&eacute;fectoral. Le tribunal a estim&eacute; que cette chefferie ne reposait sur aucune r&eacute;alit&eacute; coutumi&egrave;re v&eacute;rifiable. Pas de population. Pas de territoire d&eacute;limit&eacute;. Pas de tradition &eacute;tablie.</p>
<p>Mais si la justice a tranch&eacute; sur le papier, le terrain, lui, ne s'est pas align&eacute;. Mbanya demeure un lieu de m&eacute;moire pour une partie de la communaut&eacute; Akwa. Et c'est cette contradiction entre le droit administratif et la pratique coutumi&egrave;re qui alimente la crise actuelle.</p>
<p>Le d&eacute;cret n&deg;77/245 du 15 juillet 1977, qui organise les chefferies traditionnelles au Cameroun, pr&eacute;voit que les contestations relatives &agrave; la d&eacute;signation d'un chef sont port&eacute;es devant les juridictions comp&eacute;tentes. Mais dans la pratique, le droit ne suffit pas toujours &agrave; apaiser les tensions.</p>
<h2>Gouverneur contre pr&eacute;fet : la guerre des autorit&eacute;s</h2>
<p>La crise de Mbanya a r&eacute;v&eacute;l&eacute; une fracture au sommet de l'administration territoriale. Le gouverneur du Littoral, Samuel Dieudonn&eacute; Ivaha, et le pr&eacute;fet du Wouri, Sylyac Marie Mvogo, affichent des positions divergentes sur l'usage du site sacr&eacute;.</p>
<p>Selon plusieurs sources, les autorit&eacute;s traditionnelles Sawa se sont rendues &agrave; la pr&eacute;fecture pour demander l'autorisation d'organiser un rite sur leur propre lieu sacr&eacute;. Le pr&eacute;fet, visiblement remont&eacute;, aurait menac&eacute; les repr&eacute;sentants avant de leur signifier qu'aucun rite ne pouvait &ecirc;tre organis&eacute; sur le site o&ugrave; Paul Biya aurait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; &laquo; blind&eacute; &raquo;, sans l'autorisation du &laquo; grand patron &raquo;.</p>
<p>Les chefs traditionnels se sont alors tourn&eacute;s vers le gouverneur. Ce dernier a donn&eacute; son aval aux autorit&eacute;s traditionnelles Sawa, rappelant que leur lieu sacr&eacute; reste leur lieu sacr&eacute; et qu'ils peuvent en disposer librement.</p>
<p>Ce d&eacute;saccord entre les deux plus hautes autorit&eacute;s administratives de la r&eacute;gion a fait le tour des r&eacute;seaux sociaux. Des vid&eacute;os de l'altercation ont circul&eacute; massivement. Le Canard Lib&eacute;r&eacute; 237 a &eacute;voqu&eacute; &laquo; un vent polaire &raquo; et &laquo; un d&eacute;saveu en mondovision &raquo;.</p>
<h2>Ce que disent les contestataires</h2>
<p>Les opposants au sacre invoquent un arr&ecirc;t de la Cour supr&ecirc;me du 9 septembre 2026 pour r&eacute;clamer la suspension des c&eacute;r&eacute;monies. Ils affirment &eacute;galement avoir engag&eacute; plusieurs proc&eacute;dures aupr&egrave;s des autorit&eacute;s et des juridictions.</p>
<p>Leur argument principal repose sur la d&eacute;signation du successeur. Ils soutiennent que 5 foyers sur 7 de la famille r&eacute;gnante Bonadika et 9 notables sur 11 du village royal auraient port&eacute; leur choix sur le Prince Jean Pascal Ngando Ebongue Akwa. Selon une source cit&eacute;e par le magazine Pages Jaunes, cette d&eacute;signation aurait &eacute;t&eacute; faite en f&eacute;vrier 2021, avant m&ecirc;me l'homologation de Louis Din Dika.</p>
<p>Nous n'avons pas pu joindre les repr&eacute;sentants du camp adverse pour obtenir leur version de ces chiffres avant publication. Leurs affirmations restent, &agrave; ce stade, des all&eacute;gations qui n'ont pas &eacute;t&eacute; confirm&eacute;es par une source ind&eacute;pendante.</p>
<h2>Le sacre aura-t-il lieu ?</h2>
<p>&Agrave; dix jours de l'&eacute;ch&eacute;ance, la question reste enti&egrave;re. Le programme officiel du sacre pr&eacute;voit une c&eacute;r&eacute;monie sur les berges du Wouri le 10 octobre 2026, pr&eacute;c&eacute;d&eacute;e d'un passage au sanctuaire de Mbanya. Mais entre les contestations coutumi&egrave;res, les contentieux judiciaires et les divisions administratives, rien ne garantit que le calendrier sera respect&eacute;.</p>
<p>Le 19 septembre, dix-neuf chefs du canton ont tent&eacute; une clarification en distinguant plusieurs parcelles sur le site de Mbanya. Sans succ&egrave;s. Les positions du gouverneur et du pr&eacute;fet n'ont pas &eacute;t&eacute; r&eacute;concili&eacute;es.</p>
<p>Pour l'heure, aucune information ne permet de confirmer si la c&eacute;r&eacute;monie de Mbanya aura lieu, si elle sera d&eacute;plac&eacute;e, ou si elle sera purement annul&eacute;e. La pr&eacute;fecture du Wouri n'a pas publi&eacute; de communiqu&eacute; officiel &agrave; ce sujet.</p>
<h2>Ce qui se joue au-del&agrave; de Mbanya</h2>
<p>L'affaire de Mbanya n'est pas qu'une querelle de succession. Elle met en lumi&egrave;re une question plus profonde : celle de la coexistence entre l'autorit&eacute; administrative de l'&Eacute;tat et les institutions traditionnelles dans un Cameroun o&ugrave; ces derni&egrave;res demeurent des marqueurs essentiels d'identit&eacute; et de coh&eacute;sion.</p>
<p>Les griefs exprim&eacute;s par les chefs traditionnels d&eacute;passent le seul cas de Mbanya. Ils portent sur la reconnaissance publique de la fonction traditionnelle, sur la place accord&eacute;e aux autorit&eacute;s coutumi&egrave;res dans les espaces officiels. Une r&eacute;cente r&eacute;ception est cit&eacute;e en exemple : des chefs traditionnels auraient &eacute;t&eacute; maintenus debout tandis que des membres du gouvernement occupaient les premiers rangs.</p>
<p>C'est cette accumulation de frustrations qui donne &agrave; la crise actuelle sa charge &eacute;motionnelle. Et c'est probablement ce qui explique pourquoi le sujet mobilise autant, bien au-del&agrave; du canton Akwa.</p>
<hr />
<p><strong>Pourquoi y a-t-il des tensions &agrave; Mbanya ?</strong><br />La localit&eacute; de Mbanya abrite un site sacr&eacute; que le camp de Louis Din Dika Akwa souhaite utiliser pour un rite pr&eacute;paratoire &agrave; son sacre. Des opposants contestent cette utilisation, invoquant le statut particulier de Mbanya et la l&eacute;gitimit&eacute; d'un autre successeur.</p>
<p><strong>Qui est Louis Din Dika Akwa ?</strong><br />Il est le fils de feu Louis Charles Din Dika Akwa III, d&eacute;c&eacute;d&eacute; en d&eacute;cembre 2020. Il a &eacute;t&eacute; homologu&eacute; chef traditionnel de premier degr&eacute; du canton Akwa par arr&ecirc;t&eacute; du Premier ministre en janvier 2023. Son sacre est annonc&eacute; pour le 10 octobre 2026.</p>
<p><strong>Qui est Ngando Ebongue Akwa ?</strong><br />Le Prince Jean Pascal Ngando Ebongue Akwa, alias &laquo; Kalou &raquo;, est pr&eacute;sent&eacute; par une partie de la famille r&eacute;gnante et de la notabilit&eacute; comme le successeur l&eacute;gitime. Il aurait &eacute;t&eacute; choisi en f&eacute;vrier 2021 lors d'un processus coutumier contest&eacute; par le camp de Louis Din Dika.</p>
<p><strong>Le sacre du 10 octobre aura-t-il lieu ?</strong><br />Aucune confirmation officielle n'a &eacute;t&eacute; publi&eacute;e &agrave; ce stade. Le programme pr&eacute;voit une c&eacute;r&eacute;monie sur les berges du Wouri, mais les contestations et les contentieux rendent le calendrier incertain.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 12:27:26 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun3/MBANYA300926500.webp" type="image/webp" length="6889" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Coopération Cameroun-Chine : la Ccba ouvre un nouveau cadre d’échanges à Douala]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cooperation-cameroun-chine-la-ccba-ouvre-un-nouveau-cadre-dechanges-a-douala.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>La première édition du Ccba (China Cameroon Business Association)
Business Meeting s’est ouverte mardi 29 septembre 2026 à l’hôtel
de ville de Douala 5ème. 

Le...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/China_Cameroun_30092026.jpg" alt="Coopération Cameroun-Chine : la Ccba ouvre un nouveau cadre d’échanges à Douala" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/societe/cooperation-cameroun-chine-la-ccba-ouvre-un-nouveau-cadre-dechanges-a-douala.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>La premi&egrave;re &eacute;dition du Ccba (China Cameroon Business Association) Business Meeting s&rsquo;est ouverte mardi 29 septembre 2026 &agrave; l&rsquo;h&ocirc;tel de ville de Douala 5&egrave;me.&nbsp;</p>
<p>Le ministre des petites et moyennes entreprises, de l&rsquo;&eacute;conomie sociale et de l&rsquo;artisanat, Achille Bassilekin III, y &eacute;tait repr&eacute;sent&eacute; par le d&eacute;l&eacute;gu&eacute; r&eacute;gional du minpmeesa-Littoral, Sylvie Mache, qui a officiellement lanc&eacute; les travaux.</p>
<p>Dans la salle Fran&ccedil;oise Foning Tsobgny, le maire de Douala 5&egrave;me, Richard Mfeungwang, parrain de l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement, a rappel&eacute; les 55 ann&eacute;es de relations entre le Cameroun et la Chine. L&rsquo;&eacute;dile a plaid&eacute; pour une coop&eacute;ration d&eacute;centralis&eacute;e plus &eacute;quilibr&eacute;e et une meilleure appropriation de la Strat&eacute;gie nationale de d&eacute;veloppement 2020-2030 (Snd30).</p>
<p>Cr&eacute;&eacute;e le 25 ao&ucirc;t 2021 &agrave; Yaound&eacute;, la Ccba revendique pr&egrave;s de 2 900 entreprises partenaires. Son pr&eacute;sident, Daniel Yando, promoteur de cette rencontre, estime que le moment est venu de passer &agrave; des actions concr&egrave;tes. L&rsquo;organisation ambitionne notamment d&rsquo;accueillir une China-Africa Trade Fair &agrave; Douala toujours dans la municipalit&eacute; de Douala 5&egrave;me et de renforcer le dialogue avec les institutions publiques.</p>
<p>&nbsp;&laquo; Nous voulons restructurer le mod&egrave;le de l&rsquo;&eacute;change &eacute;conomique entre les op&eacute;rateurs camerounais et chinois. La plus-value, c&rsquo;est que nous &eacute;coutons les deux parties sur leurs difficult&eacute;s respectives &raquo;, d&eacute;clare le pr&eacute;sident de la Ccba.</p>
<p><strong>Les pme au c&oelig;ur du nouveau mod&egrave;le d&rsquo;&eacute;changes</strong></p>
<p>Pour Daniel Yando, les petites et moyennes entreprises doivent occuper une place centrale dans cette nouvelle dynamique. Il souligne les difficult&eacute;s auxquelles font face les jeunes entrepreneurs camerounais souhaitant &eacute;tablir des contacts commerciaux en Chine.</p>
<p>Selon lui, un porteur de projet disposant de 10 millions de francs CFA peut en d&eacute;penser pr&egrave;s de la moiti&eacute; avant m&ecirc;me d&rsquo;avoir conclu une affaire. Pour les participants, le forum se pr&eacute;sente comme une occasion de d&eacute;velopper leur r&eacute;seau et d&rsquo;acc&eacute;der &agrave; des interlocuteurs d&eacute;j&agrave; actifs dans les &eacute;changes avec la Chine.</p>
<p><strong>Financement, technologies et rendez-vous en 2027</strong></p>
<p>La question du financement figure &eacute;galement parmi les priorit&eacute;s mises en avant. Sylvie Mache, d&eacute;l&eacute;gu&eacute; r&eacute;gional du minpmeesa pour le Littoral, invite les entrepreneurs &agrave; mieux structurer leurs projets et &agrave; renforcer leurs &eacute;changes avec les institutions financi&egrave;res. L&rsquo;enjeu est aussi de favoriser une meilleure insertion des entreprises camerounaises dans les cha&icirc;nes de valeur.</p>
<p>&laquo; Notre ambition, c&rsquo;est de faire le transfert des technologies de l&rsquo;&eacute;tranger vers le Cameroun, que ce soit dans l&rsquo;agroalimentaire, l&rsquo;agro-industrie ou le num&eacute;rique. Nous pourrons aussi exporter les produits locaux, pourquoi pas vers la Chine &raquo;, d&eacute;clare-t-elle.</p>
<p>Jusqu&rsquo;au 30 septembre, la mairie de Douala 5&egrave;me accueille des panels, des rencontres B2B ainsi que des stands d&rsquo;artisans. La premi&egrave;re &eacute;dition de la China-Africa Trade Fair est annonc&eacute;e &agrave; Douala en avril 2027.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 09:27:46 +0200</pubDate>
                                    <author>Par Dilan KENNE</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/China_Cameroun_30092026.jpg" type="image/jpeg" length="2364" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Mbanya : le sanctuaire traditionnel au cœur du bras de fer administratif du Canton Akwa]]></title>
                <link>https://camer.be/analyse/point-de-vue/cameroun-mbanya-le-sanctuaire-traditionnel-au-coeur-du-bras-de-fer-administratif-du-canton-akwa.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>À quelques jours du sacre de Sa Majesté le Dr Louis Din Dika Akwa,
prévu le 10 octobre 2026 à Mbanya, une controverse oppose désormais
les représentants de l’ad...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/Joel_Constant_Tchoegnia17062026.jpg" alt="Cameroun - Mbanya : le sanctuaire traditionnel au cœur du bras de fer administratif du Canton Akwa" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>&Agrave; quelques jours du sacre de Sa Majest&eacute; le Dr Louis Din Dika Akwa, pr&eacute;vu le 10 octobre 2026 &agrave; Mbanya, une controverse oppose d&eacute;sormais les repr&eacute;sentants de l&rsquo;administration territoriale aux responsables et ressortissants du canton Akwa. Au c&oelig;ur de la tension : la place accord&eacute;e aux autorit&eacute;s traditionnelles et, surtout, le statut et l&rsquo;usage du lieu initiatique de Mbanya.</p>
<p>L&rsquo;affaire d&eacute;passe ainsi la seule organisation d&rsquo;une c&eacute;r&eacute;monie coutumi&egrave;re. Elle met en lumi&egrave;re une question plus profonde : celle de la coexistence entre l&rsquo;autorit&eacute; administrative de l&rsquo;&Eacute;tat et les institutions traditionnelles, dans un contexte o&ugrave; ces derni&egrave;res demeurent des marqueurs essentiels de l&rsquo;histoire, de l&rsquo;identit&eacute; et de la coh&eacute;sion des communaut&eacute;s.</p>
<p>Pr&eacute;vu comme l&rsquo;aboutissement d&rsquo;un processus de transmission de l&rsquo;autorit&eacute; traditionnelle, le sacre de Louis Din Dika Akwa intervient 25 ans apr&egrave;s celui de son d&eacute;funt p&egrave;re, Sa Majest&eacute; Din Dika Akwa. Le nouveau monarque avait &eacute;t&eacute; install&eacute; &agrave; la t&ecirc;te du canton en juillet 2023 par le pr&eacute;fet du Wouri.</p>
<p><strong>Mbanya, plus qu'un simple lieu de c&eacute;r&eacute;monie</strong></p>
<p>Pour les responsables du canton Akwa, Mbanya n&rsquo;est pas un simple espace destin&eacute; &agrave; accueillir une manifestation publique. Le site est pr&eacute;sent&eacute; comme un lieu associ&eacute; &agrave; la m&eacute;moire des anc&ecirc;tres et aux dimensions initiatiques de la royaut&eacute; Akwa. Selon le programme annonc&eacute; autour du sacre, le futur monarque doit notamment s&rsquo;y rendre pour communier avec les anc&ecirc;tres avant la c&eacute;r&eacute;monie solennelle.</p>
<p>C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment cette dimension particuli&egrave;re qui donne &agrave; la controverse une port&eacute;e symbolique. D&eacute;placer, encadrer ou r&eacute;glementer l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; un tel espace ne rel&egrave;ve pas, pour les d&eacute;tenteurs de la tradition, d'une simple question de protocole administratif. Le lieu participe au sens m&ecirc;me du rite.</p>
<p>Dans ce contexte, la moindre incompr&eacute;hension entre autorit&eacute;s administratives et autorit&eacute;s coutumi&egrave;res peut rapidement prendre une dimension institutionnelle.</p>
<p><strong>Le malaise des autorit&eacute;s traditionnelles</strong></p>
<p>&Agrave; l&rsquo;origine de la r&eacute;action des chefs de villages, des notables et des ressortissants du canton Akwa se trouve &eacute;galement un sentiment de consid&eacute;ration insuffisante au sein de certains services administratifs &agrave; Douala.</p>
<p>Les griefs exprim&eacute;s portent notamment sur l&rsquo;accueil r&eacute;serv&eacute; aux autorit&eacute;s coutumi&egrave;res dans les espaces officiels. Une r&eacute;cente r&eacute;ception est ainsi cit&eacute;e en exemple par les repr&eacute;sentants du canton : alors que des chefs traditionnels auraient &eacute;t&eacute; maintenus debout, des membres du gouvernement et des personnalit&eacute;s du secteur priv&eacute; occupaient les premiers rangs.</p>
<p>Au-del&agrave; de l&rsquo;&eacute;pisode protocolaire, c&rsquo;est donc la reconnaissance publique de la fonction traditionnelle qui est questionn&eacute;e.</p>
<p>Pour les d&eacute;fenseurs de cette position, le respect des chefs traditionnels ne devrait pas &ecirc;tre r&eacute;duit aux c&eacute;r&eacute;monies coutumi&egrave;res. Il devrait &eacute;galement se traduire dans les rapports quotidiens avec l&rsquo;administration, notamment lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de questions touchant directement &agrave; la m&eacute;moire, aux rites et au patrimoine des communaut&eacute;s.</p>
<p><strong>Une institution encadr&eacute;e par la loi</strong></p>
<p>Le d&eacute;bat intervient dans un cadre juridique pr&eacute;cis. Le d&eacute;cret n&deg;77/245 du 15 juillet 1977 organise les chefferies traditionnelles camerounaises en trois degr&eacute;s hi&eacute;rarchis&eacute;s : premier, deuxi&egrave;me et troisi&egrave;me degr&eacute;. Le texte encadre notamment leur organisation, la d&eacute;signation des chefs et leurs rapports avec l&rsquo;administration.</p>
<p>Ce dispositif a &eacute;t&eacute; modifi&eacute; et compl&eacute;t&eacute; par le d&eacute;cret n&deg;2013/332 du 13 septembre 2013.</p>
<p>L&rsquo;existence de ce cadre juridique traduit une r&eacute;alit&eacute; institutionnelle : les chefferies traditionnelles sont reconnues et int&eacute;gr&eacute;es dans l&rsquo;organisation administrative du pays, tout en conservant une dimension historique, culturelle et symbolique propre.</p>
<p>C&rsquo;est justement dans cet espace entre reconnaissance administrative et l&eacute;gitimit&eacute; traditionnelle que se situe aujourd&rsquo;hui la controverse autour du canton Akwa.</p>
<p><strong>Quand le protocole devient un symbole</strong></p>
<p>La question du protocole peut sembler secondaire face aux imp&eacute;ratifs de l&rsquo;administration. Elle ne l&rsquo;est pourtant pas pour les d&eacute;tenteurs de l&rsquo;autorit&eacute; coutumi&egrave;re.</p>
<p>Dans les soci&eacute;t&eacute;s o&ugrave; la tradition occupe encore une place importante, la disposition des personnes dans une salle, la mani&egrave;re de recevoir un chef, son rang lors d&rsquo;une c&eacute;r&eacute;monie ou encore les conditions d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; un espace sacr&eacute; constituent autant de signes de reconnaissance.</p>
<p>Une maladresse protocolaire peut d&egrave;s lors &ecirc;tre interpr&eacute;t&eacute;e comme une d&eacute;valorisation de l&rsquo;institution elle-m&ecirc;me.</p>
<p>Le malaise exprim&eacute; par les ressortissants du canton Akwa s&rsquo;inscrit dans cette lecture. Ils demandent que l&rsquo;administration ne consid&egrave;re pas les chefs traditionnels uniquement comme des auxiliaires dans certaines proc&eacute;dures, mais &eacute;galement comme des interlocuteurs porteurs d&rsquo;une m&eacute;moire et d&rsquo;une l&eacute;gitimit&eacute; historique.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 08:47:39 +0200</pubDate>
                                    <author>Joël Constant Tchoegnia</author>
                                                    <category>POINT DE VUE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Monde2/Joel_Constant_Tchoegnia17062026.jpg" type="image/jpeg" length="11078" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Le GECAM plaide pour la concertation sur la gestion du secteur des déchets au Cameroun]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/le-gecam-plaide-pour-la-concertation-sur-la-gestion-du-secteur-des-dechets-au-cameroun.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et
du Développement Durable (MINEPDED) a créé la bourse des déchets
pour transformer les déchets...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Minendep30092026.jpg" alt="Le GECAM plaide pour la concertation sur la gestion du secteur des déchets au Cameroun" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le Minist&egrave;re de l&rsquo;Environnement, de la Protection de la Nature et du D&eacute;veloppement Durable (MINEPDED) a cr&eacute;&eacute; la bourse des d&eacute;chets pour transformer les d&eacute;chets en ressources &eacute;conomiques. A la suite d&rsquo;une s&eacute;ance de travail dans les services du Premier Ministre, une lettre a &eacute;t&eacute; transmise au MINEPDED lui demandant de rapporter ladite op&eacute;ration. Face &agrave; la fin de non-recevoir du ministre, les Entreprise du secteur ont saisi le patronat pour exprimer leur d&eacute;sapprobation.&nbsp; &nbsp;&nbsp;<br />Et pourtant, pour citoyenne qu&rsquo;elle soit, La Bourse Nationale des D&eacute;chets (BND) du Cameroun est une plateforme d&rsquo;&eacute;change qui met en relation ceux qui d&eacute;tiennent des d&eacute;chets avec ceux qui peuvent les collecter, les acheter, les transformer, les recycler ou les valoriser. Le MINEPDED la pr&eacute;sente comme un instrument de lutte contre la pollution et de d&eacute;veloppement de l&rsquo;&eacute;conomie circulaire dans sa lettre du 12 F&eacute;vrier 2026 qui rendait op&eacute;rationnelle la BND. Seulement &laquo; la mise en place de cette plateforme num&eacute;rique et du manifeste de tra&ccedil;abilit&eacute; n&eacute;cessitent encore des concertations &eacute;largies aux fins de d&eacute;terminer un cadre r&egrave;glementaire, op&eacute;rationnel, consensuel et appropri&eacute;&raquo; Pour y parvenir, le Premier Ministre Chef du Gouvernement a prescrit au MINEPDED &laquo; De bien vouloir transmettre aux services du Premier Ministre et &agrave; l&rsquo;attention du conseiller sp&eacute;cial N3 toute documentation relative &agrave; la Bourse Nationale Du D&eacute;chet depuis son acte fondateur jusqu&rsquo;aux textes les plus r&eacute;cents&raquo;</p>
<p><strong>Le refus du Ministre</strong></p>
<p>La lettre circulaire du secr&eacute;tariats General des services du Premier ministre dont nous avons cit&eacute; les extraits plus haut ne semble pas avoir re&ccedil;u l&rsquo;approbation du Ministre en charge de l&rsquo;environnement et la protection de la Nature. Une attitude qui a mis la confusion au sein des Entreprises &eacute;voluant dans le secteur des d&eacute;chets notamment les plastiques, m&eacute;taux, papiers/cartons, d&eacute;chets organiques et autres mati&egrave;res pr&eacute;sentant un potentiel de valorisation. Quand on sait que le d&eacute;ploiement de la plateforme BND n&eacute;cessite des travaux compl&eacute;mentaires de Maturation et une large concertation des acteurs de la fili&egrave;re, il est fort &agrave; craindre que le refus d&rsquo;appliquer les instructions du premier ministre ait des cons&eacute;quences sur la survie des Entreprise du d&eacute;chet.&nbsp;</p>
<p><strong>Le plaidoyer du GECAM</strong></p>
<p>Ce frein &agrave; ce &laquo; March&eacute; du D&eacute;chet &raquo; en devenir au Cameroun a pouss&eacute; les entreprises &agrave; saisir le patronat pour un arbitrage. Aussi, dans une lettre adress&eacute;e au Ministre, le Gecam constate que &laquo; Les instructions du premier ministre restent sans effet, vos collaborateurs refusant de d&eacute;livrer le manifeste de tra&ccedil;abilit&eacute; et renvoyant syst&eacute;matiquement les Entreprises &agrave; l&rsquo;application de la lettre circulaire du 12 f&eacute;vrier 2026&raquo; Face &agrave; cet imbroglio qui met en p&eacute;ril des milliers d&rsquo;emplois du secteur, le GECAM appelle &agrave; l&rsquo;&laquo; organisation d&rsquo;une concertation impliquant tous les acteurs concern&eacute;s dans le but de trouver des solutions p&eacute;rennes, l&eacute;galement fond&eacute;es, pr&eacute;servant &agrave; la fois le tissus &eacute;conomique et les emplois du secteur des d&eacute;chets&raquo;</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 08:42:03 +0200</pubDate>
                                    <author>Franck BAFELI</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Minendep30092026.jpg" type="image/jpeg" length="4783" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Douala, Yaoundé, Figuil : Le programme « Excellence Scolaire » de CIMENCAM récompense les meilleurs]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-douala-yaounde-figuil-le-programme-excellence-scolaire-de-cimencam-recompense-les-meilleurs.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Douala, Yaoundé, Figuil : Le programme « Excellence Scolaire » de
CIMENCAM récompense les meilleurs élèves

Pour la troisième année consécutive, la caravane des...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Cimencam_Excellence_30092026.jpg" alt="Cameroun - Douala, Yaoundé, Figuil : Le programme « Excellence Scolaire » de CIMENCAM récompense les meilleurs" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/societe/cameroun-douala-yaounde-figuil-le-programme-excellence-scolaire-de-cimencam-recompense-les-meilleurs.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Douala, Yaound&eacute;, Figuil : Le programme &laquo; Excellence Scolaire &raquo; de CIMENCAM r&eacute;compense les meilleurs &eacute;l&egrave;ves</p>
<p>Pour la troisi&egrave;me ann&eacute;e cons&eacute;cutive, la caravane des Cimenteries du Cameroun a parcouru le pays dans le &nbsp;cadre de son programme &laquo; Excellence Scolaire &raquo;, dont le but essentiel est d'am&eacute;liorer le taux de scolarisation et de promouvoir la culture de l&rsquo;excellence. Dans ses bagages : des kits scolaires incluant notamment des sacs, des livres, des cahiers et diverses fournitures, afin de r&eacute;compenser le m&eacute;rite et d'assurer &nbsp;une &nbsp;rentr&eacute;e sereine &nbsp;&agrave; &nbsp;plus &nbsp;de &nbsp;559 &nbsp;b&eacute;n&eacute;ficiaires &nbsp;de cette &eacute;dition, &nbsp;r&eacute;partis &nbsp;dans &nbsp;les &nbsp;villes &nbsp;de Douala, Yaound&eacute; et Figuil.</p>
<p><strong>Douala, le 12 septembre 2026&nbsp;</strong></p>
<p>&Agrave; Douala, c&rsquo;est toute la communaut&eacute; &eacute;ducative qui a &eacute;t&eacute; magnifi&eacute;e. Le directeur de l&rsquo;usine de Bonab&eacute;ri, Boris YEBGA, l&rsquo;a d&rsquo;ailleurs soulign&eacute; au cours de la remise des kits &nbsp;scolaires aux enfants m&eacute;ritants de l&rsquo;arrondissement de Douala III : &laquo; Cette r&eacute;ussite est non seulement celle des &eacute;l&egrave;ves, mais aussi celle des parents et des enseignants. &raquo;</p>
<p>Cet engagement citoyen de CIMENCAM a &eacute;t&eacute; appr&eacute;ci&eacute; &agrave; sa juste valeur par Valentin EPOUPA, maire de l&rsquo;arrondissement de Douala III, qui a lanc&eacute; &agrave; l'entreprise &laquo; un appel &agrave; un partenariat durable pour cr&eacute;er &nbsp;davantage, &nbsp;&agrave; &nbsp;travers &nbsp;ces &nbsp;r&eacute;compenses &nbsp;et &nbsp;cet &nbsp;accompagnement, &nbsp;de &nbsp;l&rsquo;&eacute;mulation &nbsp;au &nbsp;sein &nbsp;des &eacute;tablissements scolaires, car c'est la r&eacute;ussite qui m&egrave;ne au d&eacute;veloppement du pays. &raquo; Une vision qui a re&ccedil;u l&rsquo;approbation du sous-pr&eacute;fet de l&rsquo;arrondissement, Laurent Victor AYISSI : &laquo; Cette c&eacute;l&eacute;bration du m&eacute;rite inspir&eacute;e par CIMENCAM doit trouver un &eacute;cho dans tout le pays pour qu&rsquo;au bout de l&rsquo;effort, nous obtenions parmi ces jeunes des directeurs g&eacute;n&eacute;raux, des maires et des sous-pr&eacute;fets. &raquo;</p>
<p><strong>Figuil, le 15 septembre 2026 &nbsp;</strong></p>
<p>&Agrave; Figuil, c&rsquo;est &nbsp;le directeur de l&rsquo;usine CIMFIG, Pierre Paul MBARGA, qui a plant&eacute; le d&eacute;cor : &laquo; Figuil occupe une place particuli&egrave;re dans le c&oelig;ur de CIMENCAM. C'est sur la terre de Figuil qu'est implant&eacute;e l'usine o&ugrave; nous op&eacute;rons chaque jour. Il est important de restituer &agrave; &nbsp;cette population &nbsp;ce &nbsp;qu&rsquo;elle &nbsp;nous &nbsp;apporte &nbsp;au &nbsp;quotidien. &nbsp;"Giving &nbsp;back &nbsp;to &nbsp;the &nbsp;community", &nbsp;la &nbsp;solidarit&eacute; communautaire est au c&oelig;ur de notre responsabilit&eacute; soci&eacute;tale. &raquo;</p>
<p>Pour &nbsp;CIMENCAM &nbsp;Figuil, &nbsp;l&rsquo;excellence &nbsp;scolaire &nbsp;est &nbsp;la &nbsp;juste &nbsp;r&eacute;compense &nbsp;du &nbsp;m&eacute;rite &nbsp;et &nbsp;des &nbsp;parcours exceptionnels. Le travail et l'abn&eacute;gation encouragent l'entreprise &agrave; veiller &agrave; ce que tous les enfants, m&ecirc;me les plus d&eacute;munis, prennent le chemin de l&rsquo;&eacute;cole et puissent rivaliser d'efforts pour se hisser au premier&nbsp;<br />rang.</p>
<p>Ainsi, la c&eacute;r&eacute;monie solennelle de remise des kits scolaires aux meilleurs &eacute;l&egrave;ves de Figuil a constitu&eacute; un v&eacute;ritable creuset de connaissances, t&eacute;moignant des efforts consentis pour l&rsquo;&eacute;ducation de la jeunesse. Un moment de reconnaissance du travail acharn&eacute;, de la discipline et de la pers&eacute;v&eacute;rance des apprenants qui&nbsp;<br />se &nbsp;sont &nbsp;distingu&eacute;s &nbsp;par &nbsp;leurs &nbsp;r&eacute;sultats &nbsp;et &nbsp;leur &nbsp;comportement &nbsp;exemplaire. &nbsp;Pour &nbsp;Prosper &nbsp;DENAHA, proviseur du lyc&eacute;e de Figuil : &laquo; En valorisant l&rsquo;excellence scolaire, vous contribuez non seulement &agrave; &nbsp;f&eacute;liciter les plus m&eacute;ritants, mais aussi &agrave; insuffler aux autres le go&ucirc;t de l&rsquo;effort et la qu&ecirc;te permanente de&nbsp;<br />l&rsquo;excellence. &raquo;</p>
<p>Enfin, madame le sous-pr&eacute;fet de Figuil, Adda Soureya SOURATOU, a conclu : &laquo; Nous sommes r&eacute;unis &nbsp;non pas pour une simple remise de stylos et de cahiers, mais pour sceller un pacte entre le Figuil qui &nbsp;produit et le Figuil qui attend. &raquo;</p>
<p><strong>Yaound&eacute;, le 24 septembre 2026&nbsp;</strong></p>
<p>C&rsquo;est avec fiert&eacute; et &eacute;motion que la caravane a achev&eacute; sa tourn&eacute;e dans &nbsp;l&rsquo;un des arrondissements cosmopolites de la capitale : Yaound&eacute; III. Devant les autorit&eacute;s locales et toute &nbsp;la communaut&eacute; &eacute;ducative, avec le m&ecirc;me engagement et la m&ecirc;me ferveur, le programme &laquo; Excellence &nbsp;Scolaire &raquo; de CIMENCAM a mis &agrave; l'honneur les &eacute;l&egrave;ves particuli&egrave;rement m&eacute;ritants, issus des &eacute;coles &nbsp;primaires et secondaires de la localit&eacute;.</p>
<p>&Agrave; travers cette ultime &eacute;tape riche en symboles, l&rsquo;entreprise a ainsi r&eacute;it&eacute;r&eacute; avec force son engagement &nbsp;citoyen &agrave; &laquo; encourager les jeunes &agrave; maintenir le cap de l&rsquo;excellence. &raquo; L'&eacute;dition 2026 de la caravane &nbsp;s'ach&egrave;ve ainsi en beaut&eacute; sur cette note d'espoir pour l'avenir de la jeunesse camerounaise. Le rendezvous est d&eacute;j&agrave; pris : cap sur 2027 !</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 06:14:19 +0200</pubDate>
                                    <author>F.B</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Cimencam_Excellence_30092026.jpg" type="image/jpeg" length="9576" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Dette, détournement, impunité : le triangle camerounais]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/economie/dette-detournement-impunite-le-triangle-camerounais.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Le Cameroun doit 15 416 milliards FCFA. La corruption détourne les
fonds. L'impunité protège les auteurs. Enquête sur un cycle qui
dure depuis 40 ans.

Avec une...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/26/Monde/Impots201124500.jpg" alt="Dette, détournement, impunité : le triangle camerounais" width="600"/></p>
                                        ]]>
                </description>
                <guid isPermaLink="true">https://camer.be/actualites/economie/dette-detournement-impunite-le-triangle-camerounais.html</guid>
                <content:encoded><![CDATA[<p>Le Cameroun doit 15 416 milliards FCFA. La corruption d&eacute;tourne les fonds. L'impunit&eacute; prot&egrave;ge les auteurs. Enqu&ecirc;te sur un cycle qui dure depuis 40 ans.</p>
<p>Avec une dette publique de 15 416 milliards de FCFA, un score de 26/100 &agrave; l'indice de corruption et des verdicts qui &eacute;pargnent les commanditaires, le Cameroun semble prisonnier d'un syst&egrave;me o&ugrave; l'argent emprunt&eacute; ne finance ni les routes, ni les h&ocirc;pitaux, ni l'avenir.</p>
<p>Cameroun : dette, corruption, impunit&eacute;, le cycle sans fin</p>
<p>Le Cameroun doit 15 416 milliards de FCFA. C'est le chiffre de la dette publique &agrave; fin mars 2026, selon la Caisse autonome d'amortissement. Soit 44,3 % du PIB. Le pays reste sous le plafond communautaire de la CEMAC, fix&eacute; &agrave; 70 %. Mais cette marge arithm&eacute;tique cache une r&eacute;alit&eacute; plus sombre : le service de la dette a atteint 747,5 milliards de FCFA au premier trimestre 2026, en hausse de 4,4 % sur un an. Les int&eacute;r&ecirc;ts seuls repr&eacute;sentent 532,5 milliards de FCFA pour l'ann&eacute;e. Et pendant ce temps, les routes s'effritent, les h&ocirc;pitaux manquent de m&eacute;dicaments, les &eacute;coles n'ont pas de tables.</p>
<p>Ce n'est pas une fatalit&eacute;. C'est un syst&egrave;me.</p>
<h2>Dette : le fardeau qui grossit</h2>
<p>Les chiffres officiels sont t&ecirc;tus. &Agrave; fin juin 2026, l'encours de la dette publique a grimp&eacute; &agrave; 15 607 milliards de FCFA, selon le rapport mensuel de la CAA. La dette de l'administration centrale repr&eacute;sente 93,9 % de ce total. Les entreprises publiques, 5,9 %. Les collectivit&eacute;s territoriales, 0,2 %.</p>
<p>La r&eacute;partition entre dette externe (64,5 %) et dette interne (35,5 %) r&eacute;v&egrave;le une d&eacute;pendance aux bailleurs &eacute;trangers. Mais le plus pr&eacute;occupant est ailleurs. Dans son analyse de la loi de finances 2026, le cabinet Legecam note que le service de la dette augmente de pr&egrave;s de 560 milliards de FCFA en un an. Les charges courantes de l'&Eacute;tat int&egrave;grent 2 928 milliards de FCFA de service de la dette.</p>
<p>Un &eacute;conomiste camerounais, Louis-Marie Kakdeu, r&eacute;sume la contradiction : &laquo; 85,8 % du service cumul&eacute; au premier semestre 2026 a &eacute;t&eacute; consacr&eacute; au principal seul. &raquo; Autrement dit, l'&Eacute;tat rembourse, mais ne finance plus rien. Et 87 % des nouveaux pr&ecirc;ts sign&eacute;s en juin 2026 sont non concessionnels plus chers, plus risqu&eacute;s.</p>
<p>Le FMI classe le Cameroun en &laquo; risque &eacute;lev&eacute; de surendettement externe &raquo;. La CAA elle-m&ecirc;me qualifie le risque de surendettement d'&laquo; &eacute;lev&eacute; &raquo;, en raison du d&eacute;passement du seuil de viabilit&eacute; du service de la dette ext&eacute;rieure rapport&eacute; aux recettes d'exportation.</p>
<h2>Corruption : l'argent qui dispara&icirc;t</h2>
<p>O&ugrave; va l'argent ? La question est simple. La r&eacute;ponse l'est moins.</p>
<p>En janvier 2026, une note class&eacute;e &laquo; rouge confidentiel &raquo;, adress&eacute;e au pr&eacute;sident Paul Biya par les renseignements, alertait contre un &laquo; projet d'endettement public &agrave; des fins de captation financi&egrave;re &raquo;. Le document, r&eacute;v&eacute;l&eacute; par Jeune Afrique et repris par le Timbuktu Institute, mentionnait des risques de &laquo; d&eacute;tournement de deniers publics &raquo;, de &laquo; surfacturation &raquo;, de &laquo; projets fictifs &raquo; et d'&laquo; aggravation de la dette &raquo;. Le lendemain, Paul Biya signait un d&eacute;cret autorisant le ministre des Finances Louis Paul Motaze &agrave; contracter jusqu'&agrave; 1 650 milliards de FCFA d'emprunts.</p>
<p>La co&iuml;ncidence est troublante.</p>
<p>En f&eacute;vrier 2026, une nouvelle controverse &eacute;clate autour d'un march&eacute; de 21,4 milliards de FCFA pour l'installation de lampadaires solaires, attribu&eacute; sans appel d'offres. Le nom de Ferdinand Ngoh Ngoh, ministre d'&Eacute;tat et secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence, est cit&eacute;.</p>
<p>En juin 2026, c'est le scandale des &laquo; fant&ocirc;mes de la paie &raquo;. Le nombre d'enfants d&eacute;clar&eacute;s par les fonctionnaires pour les allocations familiales a bondi de 55 % en moins de deux ans : de 594 728 en juin 2024 &agrave; 923 307 en mars 2026. 328 000 enfants fictifs. Des actes de naissance falsifi&eacute;s. Des allocations ind&ucirc;ment per&ccedil;ues. Le minist&egrave;re des Finances a lanc&eacute; l'Op&eacute;ration AALFA pour traquer la fraude. Mais le mal est fait.</p>
<p>En 2023, une enqu&ecirc;te de Business and Human Rights Centre r&eacute;v&eacute;lait que le Cameroun n'avait d&eacute;clar&eacute; que 148 kilos d'exportations l&eacute;gales d'or, alors que les donn&eacute;es de Duba&iuml; montraient une r&eacute;alit&eacute; bien diff&eacute;rente. Le manque &agrave; gagner pour les caisses publiques : pr&egrave;s de 2 000 milliards de FCFA en cinq ans.</p>
<h2>Impunit&eacute; : la justice &agrave; deux vitesses</h2>
<p>Le 19 f&eacute;vrier 2026, le tribunal militaire de Yaound&eacute; a condamn&eacute; trois soldats camerounais &agrave; des peines de cinq &agrave; dix ans de prison pour le massacre de 21 civils &agrave; Ngarbuh, le 14 f&eacute;vrier 2020. Dix ans pour le sergent Baba Guida, huit ans pour le gendarme Sanding Sanding, cinq ans pour le soldat de premi&egrave;re classe Gilbert Haranga.</p>
<p>Human Rights Watch a qualifi&eacute; ces peines d'&laquo; insuffisantes &raquo;. &laquo; Aucun officier de haut rang n'a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; ni inculp&eacute; &raquo;, a d&eacute;plor&eacute; la chercheuse Illaria Allegrozi. La justice camerounaise a puni les ex&eacute;cutants. Elle a &eacute;pargn&eacute; les commanditaires.</p>
<p>Le 30 avril 2026, la cour d'appel du Littoral a condamn&eacute; &agrave; perp&eacute;tuit&eacute; Siyam Siew&eacute;, ancien directeur g&eacute;n&eacute;ral du Port autonome de Douala, pour d&eacute;tournement de fonds publics. Une peine exceptionnelle. Mais des voix se sont &eacute;lev&eacute;es pour qualifier ce proc&egrave;s de &laquo; politique &raquo;, soulignant que d'autres pr&eacute;varicateurs, comme Emmanuel G&eacute;rard Ondo Ndong, ont &eacute;cop&eacute; de peines bien plus l&eacute;g&egrave;res.</p>
<p>Le 28 janvier 2026, une tentative de corruption a secou&eacute; la prison de Kondengui : pr&egrave;s de 300 millions de FCFA auraient &eacute;t&eacute; introduits pour tenter d'acheter la libert&eacute; de Jean-Pierre Amougou Belinga, homme d'affaires incarc&eacute;r&eacute; pour d&eacute;tournement de deniers publics. Une enqu&ecirc;te a &eacute;t&eacute; ouverte. Aucune conclusion publique n'a &eacute;t&eacute; rendue.</p>
<h2>Le cycle : comment tout se tient</h2>
<p>La dette ne dispara&icirc;t pas dans la nature. Elle est contract&eacute;e. Elle est d&eacute;pens&eacute;e. Elle est souvent d&eacute;tourn&eacute;e. Et quand les auteurs sont identifi&eacute;s, la justice frappe les petits et prot&egrave;ge les grands.</p>
<p>Le Cameroun se classe au 142e rang mondial sur 182 pays pour la corruption, avec un score de 26/100, selon Transparency International. En 2025, le pays a chut&eacute; de huit places dans le classement des pays les moins corrompus. La CONAC, l'organe national de lutte contre la corruption, ne dispose pas de pouvoirs de poursuite. Ses recommandations sont transmises &agrave; la justice, o&ugrave; elles s'enlisent.</p>
<p>Un rapport de la soci&eacute;t&eacute; civile publi&eacute; en juin 2026 dans le cadre de la Convention des Nations Unies contre la corruption (UNCAC) note que la CONAC &laquo; ne dispose pas de pouvoirs de poursuite &raquo;, ce qui &laquo; signifie que les affaires de corruption doivent &ecirc;tre renvoy&eacute;es devant la justice, entra&icirc;nant des retards et des interf&eacute;rences politiques &raquo;. Le rapport mentionne 23 jugements d&eacute;finitifs pour d&eacute;tournement de fonds publics impliquant douze entit&eacute;s publiques. Mais le nombre d'affaires non poursuivies reste inconnu.</p>
<h2>Ce que cela signifie pour l'avenir</h2>
<p>Le Cameroun n'est pas un cas isol&eacute;. Mais il est un cas embl&eacute;matique. Le pays dispose de ressources, d'une jeunesse, d'une diaspora. Il a sign&eacute; des accords avec le FMI, la Banque mondiale, la BAD. Il a adopt&eacute; une strat&eacute;gie nationale de lutte contre la corruption 2022-2026. Il a un cadre l&eacute;gal.</p>
<p>Ce qui manque, c'est l'application.</p>
<p>Les 5 044,6 milliards de FCFA (environ 9 milliards de dollars) de cr&eacute;dits engag&eacute;s mais non d&eacute;caiss&eacute;s au 31 mars 2026 des fonds bloqu&eacute;s dans les circuits administratifs sont un symbole de cette paralysie. Ces sommes correspondent &agrave; des projets d'&eacute;nergie, d'eau, de transport, d'urbanisme. Des projets qui ne se font pas. Des factures qui s'accumulent. Des p&eacute;nalit&eacute;s de retard qui s'ajoutent.</p>
<p>&laquo; Pr&egrave;s de 70 % de ce portefeuille est class&eacute; comme "contraint" ou "probl&eacute;matique" &raquo;, note l'analyste Sob Amyn Fouejeu. &laquo; Cette masse mon&eacute;taire immobilis&eacute;e dans les circuits administratifs est une anomalie financi&egrave;re majeure. &raquo;</p>
<p>L'anomalie, c'est peut-&ecirc;tre le mot juste. Un pays qui emprunte, qui rembourse, qui s'endette encore, et qui ne construit rien. Un pays o&ugrave; l'argent existe mais ne circule pas. Un pays o&ugrave; les coupables sont parfois condamn&eacute;s, mais o&ugrave; les commanditaires restent libres.</p>
<p>La question n'est plus de savoir si le Cameroun peut sortir de ce cycle. La question est de savoir qui voudra le briser.</p>
<hr />
<p><strong>Combien le Cameroun doit-il en 2026 ?</strong><br />La dette publique du Cameroun s'&eacute;tablissait &agrave; 15 607 milliards de FCFA &agrave; fin juin 2026, soit 44,2 % du PIB, selon la Caisse autonome d'amortissement.</p>
<p><strong>O&ugrave; va l'argent de la dette camerounaise ?</strong><br />Une partie finance des projets d'infrastructure. Une autre est d&eacute;tourn&eacute;e, gaspill&eacute;e ou bloqu&eacute;e dans les circuits administratifs. En mars 2026, 5 044,6 milliards de FCFA de cr&eacute;dits engag&eacute;s n'avaient pas &eacute;t&eacute; d&eacute;caiss&eacute;s.</p>
<p><strong>Pourquoi le Cameroun est-il mal class&eacute; en corruption ?</strong><br />Le pays a obtenu un score de 26/100 &agrave; l'indice de perception de la corruption 2025 de Transparency International. Il se classe 142e sur 182 pays. La CONAC n'a pas de pouvoir de poursuite, et les affaires transmises &agrave; la justice s'enlisent.</p>
<p>Les d&eacute;tourneurs de fonds publics sont-ils jug&eacute;s au Cameroun ?<br />Parfois. Siyam Siew&eacute;, ancien directeur du Port autonome de Douala, a &eacute;t&eacute; condamn&eacute; &agrave; perp&eacute;tuit&eacute; en avril 2026. Mais les critiques d&eacute;noncent une justice &agrave; deux vitesses, qui frappe les ex&eacute;cutants et &eacute;pargne les commanditaires.</p>
<p>Le Cameroun peut-il sortir de l'endettement ?<br />Le pays reste sous le plafond CEMAC de 70 % du PIB. Mais le FMI le classe en risque &eacute;lev&eacute; de surendettement externe. La capacit&eacute; de remboursement d&eacute;pend des recettes d'exportation, qui sont volatiles.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 02:01:53 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>ECONOMIE</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/26/Monde/Impots201124500.jpg" type="image/jpeg" length="10229" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Le Goût du vin de palme : Bekolo inverse Miss Daisy]]></title>
                <link>https://camer.be/culture/cinema/cameroun-le-gout-du-vin-de-palme-bekolo-inverse-miss-daisy.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Le Goût du vin de palme, le nouveau film de Jean-Pierre Bekolo, sort
le 7 octobre. Une patronne française et son chauffeur camerounais
dans une virée parisienne...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Jean-Pierre-Bekolo281024500.jpg" alt="Cameroun - Le Goût du vin de palme : Bekolo inverse Miss Daisy" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le Go&ucirc;t du vin de palme, le nouveau film de Jean-Pierre Bekolo, sort le 7 octobre. Une patronne fran&ccedil;aise et son chauffeur camerounais dans une vir&eacute;e parisienne.</p>
<p>Avec Le Go&ucirc;t du vin de palme, Jean-Pierre Bekolo retourne le classique hollywoodien Miss Daisy et son chauffeur : le chauffeur africain n'est plus un serviteur invisible, il devient le guide qui r&eacute;v&egrave;le &agrave; sa patronne blanche une autre id&eacute;e du monde.</p>
<p>Le Go&ucirc;t du vin de palme : Bekolo inverse Miss Daisy</p>
<p>Le nouveau film de Jean-Pierre Bekolo, Le Go&ucirc;t du vin de palme, sort en salles le 7 octobre 2026. Il met en sc&egrave;ne Caroline Ducrocq dans le r&ocirc;le d'Ariane Bor&eacute;al, pr&eacute;sent&eacute;e comme la femme la plus riche de France, et &Eacute;mile Abossolo Mbo dans celui d'Aristide, son chauffeur camerounais. Ensemble, ils fuient Paris dans une vir&eacute;e qui va bouleverser leurs certitudes.</p>
<p>Le film est pr&eacute;sent&eacute; partout comme une variation autour de Miss Daisy et son chauffeur, le classique hollywoodien de 1989. Bekolo assume le clin d'&oelig;il. Mais il le d&eacute;tourne.</p>
<h2>Ce que Bekolo fait &agrave; Miss Daisy</h2>
<p>Dans le film de Bruce Beresford, Jessica Tandy jouait une vieille dame juive d'Atlanta, Morgan Freeman son chauffeur noir. Le rapport de classe &eacute;tait frontal, l'&eacute;mancipation venait de la patronne. C'&eacute;tait elle qui apprenait &agrave; voir son chauffeur comme un &ecirc;tre humain.</p>
<p>Bekolo inverse la trajectoire. Ariane Bor&eacute;al n'est pas une veuve paisible. C'est une femme d'affaires en conflit ouvert avec sa fille, qui l'accuse de dilapider son h&eacute;ritage. Sa famille l'a enferm&eacute;e dans sa villa. Elle s'&eacute;chappe. Et c'est son chauffeur, un homme qu'elle n'avait jamais vraiment regard&eacute; en dix ans, qui devient son seul alli&eacute;.</p>
<p>&laquo; Je voulais raconter l'histoire de quelqu'un qui a tout, mais qui ne trouve pas le sens de sa vie &raquo;, explique Bekolo dans un entretien publi&eacute; par La Nation B&eacute;nin. &laquo; L'argent ne fait pas le bonheur. On le sait, mais il fallait l'illustrer. &raquo;</p>
<p>Le renversement est double. Le chauffeur n'est plus un faire-valoir. Il est le guide. C'est lui qui ouvre &agrave; Ariane un monde qu'elle ignorait : la culture africaine, la nourriture, le vin de palme.</p>
<h2>Le vin de palme comme m&eacute;taphore</h2>
<p>Le titre du film n'est pas anodin. &laquo; Je crois qu'il y a du vin de palme au B&eacute;nin. Nous en avons au Cameroun. Mais dans beaucoup de pays, notamment en Europe, on ne sait pas ce que c'est ni quel go&ucirc;t &ccedil;a a &raquo;, confie le r&eacute;alisateur. &laquo; Le titre du film est une fa&ccedil;on d'&eacute;voquer le go&ucirc;t de la culture africaine, quelque chose que nous connaissons et aimons, mais que d'autres ignorent. &raquo;</p>
<p>C'est une mani&egrave;re simple de poser la question du regard. Le vin de palme, c'est ce que l'Afrique conna&icirc;t et que l'Occident ne conna&icirc;t pas. Le film propose &agrave; Ariane d'y go&ucirc;ter. &Agrave; travers elle, c'est le spectateur occidental qui est invit&eacute; &agrave; d&eacute;couvrir un ailleurs.</p>
<p>Mais Bekolo ne se contente pas d'un didactisme invers&eacute;. La critique du film souligne la &laquo; richesse de ses dialogues &raquo; et sa &laquo; mise en sc&egrave;ne atypique &raquo; qui font de l'&oelig;uvre &laquo; une v&eacute;ritable m&eacute;ditation sur la tradition, l'invisible et l'importance des anc&ecirc;tres dans la culture africaine. &raquo;</p>
<h2>Un dispositif audacieux</h2>
<p>La majorit&eacute; de l'action se d&eacute;roule dans une voiture. C'est un choix de mise en sc&egrave;ne qui pourrait sembler r&eacute;p&eacute;titif. Il devient, selon les premiers retours, une force.</p>
<p>&laquo; La majorit&eacute; de l'action se d&eacute;roule dans une voiture : un dispositif qui n'est pas sans rappeler, dans un tout autre registre, le film Driving Miss Daisy &raquo;, note un critique. &laquo; Mais chez Bekolo, la sobri&eacute;t&eacute; sc&eacute;nographique sert un propos plus spirituel : il donne ici &agrave; la route, &agrave; la parole et au cheminement une dimension initiatique profond&eacute;ment ancr&eacute;e dans la culture. &raquo;</p>
<p>Le film a &eacute;t&eacute; tourn&eacute; en studio, sur fond vert, selon les informations rapport&eacute;es par un t&eacute;moin de la production. Un d&eacute;fi technique que la critique salue : &laquo; Si tu ne m'avais pas dit avant que tout le film a &eacute;t&eacute; tourn&eacute; en studio sur fond vert, je l'aurais difficilement imagin&eacute;, tellement c'est tr&egrave;s bien fait. &raquo;</p>
<h2>Le casting</h2>
<p>Caroline Ducrocq, vue dans des productions fran&ccedil;aises, incarne Ariane. &Eacute;mile Abossolo Mbo, figure du cin&eacute;ma camerounais, joue Aristide. Binda Ngazolo compl&egrave;te le casting.</p>
<p>Le professeur Ambroise Kom, cit&eacute; dans la pr&eacute;sentation du film, parle d'&laquo; une &oelig;uvre os&eacute;e qui invite l'Afrique et l'Occident &agrave; bien se regarder parfois dans le miroir et &agrave; bien m&eacute;diter sur leur identit&eacute; r&eacute;ciproque. &raquo;</p>
<p>Me Banga Assam Honorine Elisabeth, avocate au Barreau du Cameroun, salue &laquo; un super casting des acteurs f&eacute;rus &raquo;, la &laquo; justesse des images &raquo; et &laquo; l'intelligence des mots &raquo;.</p>
<h2>Le parcours du film</h2>
<p>Le Go&ucirc;t du vin de palme a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; au Festival &Eacute;crans Noirs au Cameroun en 2025, puis &agrave; l'Africa Alive Festival en Allemagne et au Festival Afro-Clap en France en 2026. Il a &eacute;galement &eacute;t&eacute; projet&eacute; &agrave; Cotonou, au B&eacute;nin, dans le cadre du projet Labo B&eacute;nin, o&ugrave; Bekolo a anim&eacute; des master class pour de jeunes cin&eacute;astes.</p>
<p>Jean-Pierre Bekolo, n&eacute; &agrave; Yaound&eacute; en 1966, est une figure de proue du cin&eacute;ma africain. R&eacute;v&eacute;l&eacute; par Quartier Mozart en 1992, il a construit une &oelig;uvre qui &laquo; interweave politics, philosophy, and Afrofuturism &raquo;, selon la description du festival Sinematranstopia. Il enseigne le cin&eacute;ma aux &Eacute;tats-Unis, notamment &agrave; Duke University.</p>
<hr />
<p><strong>De quoi parle Le Go&ucirc;t du vin de palme ?</strong><br />Le film raconte l'histoire d'Ariane Bor&eacute;al, pr&eacute;sent&eacute;e comme la femme la plus riche de France, qui fuit sa famille et erre dans Paris avec son chauffeur camerounais, Aristide. Leur vir&eacute;e les conduit &agrave; une d&eacute;couverte mutuelle.</p>
<p><strong>Qui a r&eacute;alis&eacute; Le Go&ucirc;t du vin de palme ?</strong><br />Jean-Pierre Bekolo, r&eacute;alisateur camerounais n&eacute; &agrave; Yaound&eacute; en 1966, connu pour Quartier Mozart (1992) et son travail sur l'afrofuturisme.</p>
<p><strong>Quand sort Le Go&ucirc;t du vin de palme ?</strong><br />Le film sort le 7 octobre 2026.</p>
<p><strong>Est-ce une adaptation de Miss Daisy et son chauffeur ?</strong><br />Non, ce n'est pas une adaptation. Bekolo s'inspire du dispositif du film de 1989 (le huis clos dans une voiture entre une patronne et son chauffeur) mais en inverse les enjeux et les rapports de force.</p>
<p><strong>Qui sont les acteurs principaux ?</strong><br />Caroline Ducrocq (Ariane) et &Eacute;mile Abossolo Mbo (Aristide).</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 00:54:30 +0200</pubDate>
                                    <author>Paul Moutila</author>
                                                    <category>CINEMA</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Jean-Pierre-Bekolo281024500.jpg" type="image/jpeg" length="12542" />
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                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Les Lions prennent un point dans la douleur au Congo]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/sport/cameroun-les-lions-prennent-un-point-dans-la-douleur-au-congo.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Cameroun et Congo se quittent sur un nul 1-1 à Brazzaville. Zinga
marque contre son camp, Nagida décisif. Le Cameroun reste leader du
groupe G.

Un but contre s...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Afrique2/Congo-Cameroun290926500.webp" alt="Cameroun - Les Lions prennent un point dans la douleur au Congo" width="600"/></p>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Cameroun et Congo se quittent sur un nul 1-1 &agrave; Brazzaville. Zinga marque contre son camp, Nagida d&eacute;cisif. Le Cameroun reste leader du groupe G.</p>
<p>Un but contre son camp du gardien congolais Melvin Zinga, provoqu&eacute; par une action solitaire d'Aboubakar Nagida, a permis au Cameroun d'arracher le nul (1-1) &agrave; Brazzaville et de conserver la t&ecirc;te du groupe G.</p>
<h2>Cameroun Congo 1-1 : le nul qui laisse des regrets</h2>
<p>Le Cameroun a conc&eacute;d&eacute; le nul (1-1) face au Congo, ce mardi 29 septembre 2026, au stade Alphonse-Massamba-D&eacute;bat de Brazzaville, lors de la deuxi&egrave;me journ&eacute;e des &eacute;liminatoires de la CAN 2027. Men&eacute;s depuis la 24e minute apr&egrave;s un but de Geltany Bantsiele, les Lions Indomptables ont &eacute;galis&eacute; &agrave; la 53e sur un but contre son camp du gardien congolais Melvin Zinga, provoqu&eacute; par une action d'Aboubakar Nagida.</p>
<p>Avec 4 points, le Cameroun conserve la t&ecirc;te du groupe G. Mais ce nul laisse un go&ucirc;t d'inachev&eacute;.</p>
<h2>Le film du match : le Congo surprend, le Cameroun r&eacute;agit</h2>
<p>Le stade Alphonse-Massamba-D&eacute;bat avait des allures de pi&egrave;ge. Le Congo, battu lors de la premi&egrave;re journ&eacute;e par la Namibie (1-0), jouait sa survie dans ces &eacute;liminatoires. Claude Le Roy, le s&eacute;lectionneur fran&ccedil;ais des Diables Rouges, l'avait annonc&eacute; la veille : &laquo; On ne m&eacute;ritait pas de gagner ce match, peut-&ecirc;tre un match nul. On a travaill&eacute; sur &ccedil;a &raquo;.</p>
<p>Le message est pass&eacute;.</p>
<p>&Agrave; la 24e minute, Ivan Ikia Dimi d&eacute;pose son vis-&agrave;-vis sur le flanc gauche, repique et sert Geltany Bantsiele dans la surface. L'attaquant congolais ajuste Blondy Noukeu d'une frappe crois&eacute;e. 1-0 pour le Congo.</p>
<p>Le Cameroun, dominateur dans la possession mais st&eacute;rile, rentre aux vestiaires avec un retard d'un but. Le constat est s&eacute;v&egrave;re. &laquo; Ces Lions Indomptables inoffensifs et largement domin&eacute;s rentrent logiquement au vestiaire avec un retard d'un but &raquo;, r&eacute;sume un observateur sur Threads.</p>
<h2>Nagida, le d&eacute;clencheur</h2>
<p>David Pagou a d&ucirc; trouver les mots. Il a aussi d&ucirc; changer quelque chose.</p>
<p>&Agrave; la 46e minute, il lance Mahamadou Nagida &agrave; la place de Lilian Njoh. Quinze minutes plus tard, le match bascule.</p>
<p>Nagida percute sur le couloir gauche. Il &eacute;limine son adversaire direct, entre dans la surface et adresse un centre puissant. Zinga veut intervenir. Sa main repousse le ballon... dans ses propres filets. 1-1.</p>
<p>Le stade se tait. Le Cameroun reprend vie.</p>
<p>&laquo; En voulant intervenir, le portier des Diables Rouges a commis une malheureuse faute de main en propulsant le ballon directement au fond de sa propre cage &raquo;, d&eacute;crit Africa Top Sports.</p>
<p>Le reste du match ne change pas le score. Le Cameroun pousse, mais ne trouve pas la faille. Le Congo, sonn&eacute;, tient le point du nul.</p>
<h2>Ce que ce r&eacute;sultat change</h2>
<p>Avec 4 points, le Cameroun reste leader du groupe G. Mais la Namibie, qui a battu le Congo lors de la premi&egrave;re journ&eacute;e (1-0) et qui affronte les Comores, pourrait revenir &agrave; hauteur ou d&eacute;passer les Lions Indomptables.</p>
<p>Le nul de Brazzaville n'est pas une catastrophe. Mais il r&eacute;v&egrave;le des fragilit&eacute;s.</p>
<p>Le Cameroun a domin&eacute; la possession. Il n'a pas su concr&eacute;tiser. Le but contre son camp est un coup du sort, pas le fruit d'une construction offensive aboutie. Avant cette action, les Lions n'avaient cadr&eacute; aucun tir. Le gardien congolais n'avait pas eu &agrave; s'employer.</p>
<h2>Le but de Bantsiele : ce que le Cameroun n'a pas su faire</h2>
<p>La construction du but congolais m&eacute;rite qu'on s'y attarde. Ivan Ikia Dimi re&ccedil;oit le ballon sur le flanc gauche. Il fixe son vis-&agrave;-vis, le d&eacute;pose, repique int&eacute;rieur. La d&eacute;fense camerounaise est attir&eacute;e. Dimi glisse le ballon &agrave; Bantsiele, seul dans la surface. Une frappe, un but.</p>
<p>C'est un mouvement simple, ex&eacute;cut&eacute; &agrave; vitesse r&eacute;elle. Le Cameroun, lui, a multipli&eacute; les passes lat&eacute;rales sans jamais casser les lignes.</p>
<p>Le contraste est frappant. Le Congo a marqu&eacute; sur sa premi&egrave;re v&eacute;ritable occasion. Le Cameroun a eu besoin d'une erreur individuelle pour &eacute;galiser.</p>
<p>Le Cameroun affrontera la Namibie lors de la troisi&egrave;me journ&eacute;e. Ce match, qui se jouera &agrave; Yaound&eacute; ou &agrave; Douala, sera d&eacute;cisif pour la qualification. Une victoire et les Lions prennent une option s&eacute;rieuse sur la premi&egrave;re place. Un nul ou une d&eacute;faite et le groupe G se resserre dangereusement.</p>
<p>Le Congo, de son c&ocirc;t&eacute;, garde espoir. Claude Le Roy avait pr&eacute;venu : &laquo; On va jouer demain pour gagner, pas pour faire match nul &raquo;. Ses joueurs ont tenu. Le s&eacute;lectionneur fran&ccedil;ais, qui conna&icirc;t bien le football africain, sait que ce point pourrait compter au moment du d&eacute;compte final.</p>
<p>Une question, maintenant : le Cameroun peut-il se permettre de jouer &agrave; ce niveau contre la Namibie ? La r&eacute;ponse appartient &agrave; David Pagou et &agrave; ses joueurs.</p>
<hr />
<p><strong>Quel est le score du match Cameroun Congo ?</strong><br />Cameroun et Congo se sont quitt&eacute;s sur un score de 1-1.</p>
<p><strong>Qui a marqu&eacute; le but contre son camp ?</strong><br />Melvin Zinga, le gardien de but du Congo, a inscrit le but contre son camp &agrave; la 53e minute, sur une action d'Aboubakar Nagida.</p>
<p><strong>Qui est en t&ecirc;te du groupe G ?</strong><br />Le Cameroun, avec 4 points, reste leader du groupe G. La Namibie, qui a 3 points avant son match contre les Comores, pourrait revenir &agrave; hauteur.</p>
<p><strong>Quand se joue le match retour Cameroun Congo ?</strong><br />Le match retour devrait se jouer au Cameroun, mais la date et le lieu exacts n'ont pas encore &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;s.</p>
<p><strong>Le Cameroun peut-il se qualifier pour la CAN 2027 ?</strong><br />Oui. Avec 4 points en deux matchs, le Cameroun est en bonne position. Mais la double confrontation avec la Namibie sera d&eacute;cisive.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 29 Sep 2026 23:31:14 +0200</pubDate>
                                    <author>Toto Jacques</author>
                                                    <category>SPORT</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Afrique2/Congo-Cameroun290926500.webp" type="image/webp" length="5942" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Vision 4 suspendue de diffusion pour un mois]]></title>
                <link>https://camer.be/presse/media/cameroun-vision-4-suspendue-de-diffusion-pour-un-mois.html</link>
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                    <![CDATA[
                    <p>Le Conseil national de la communication ( CNC)  durcit le ton à
l'égard de Vision 4. Réuni en 4e session extraordinaire ce 29
septembre 2026, l'organe de régula...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Vision4290926500.webp" alt="Cameroun - Vision 4 suspendue de diffusion pour un mois" width="600"/></p>
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                </description>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Le Conseil national de la communication ( CNC) &nbsp;durcit le ton &agrave; l'&eacute;gard de Vision 4. R&eacute;uni en 4e session extraordinaire ce 29 septembre 2026, l'organe de r&eacute;gulation a statu&eacute; sur quatre dossiers et prononc&eacute; plusieurs sanctions, dont la suspension pour un mois de la cha&icirc;ne de t&eacute;l&eacute;vision priv&eacute;e.</p>
<h2>Une sanction li&eacute;e &agrave; l'affaire Martinez Zogo</h2>
<p>La principale affaire examin&eacute;e concerne la couverture m&eacute;diatique de la proc&eacute;dure judiciaire li&eacute;e &agrave; l'affaire Martinez Zogo. Le Conseil rappelle avoir d&eacute;j&agrave; sanctionn&eacute; le 18 ao&ucirc;t 2026 le journaliste Owona Thadd&eacute;e Martial, auteur d'un reportage diffus&eacute; au journal de 20 heures du 2 juin 2026 mettant en cause Me F&eacute;licit&eacute; Esther Zeifman, avocate au Barreau du Cameroun.</p>
<p>Une suspension de trois mois avait alors &eacute;t&eacute; prononc&eacute;e contre le journaliste, assortie d'un avertissement adress&eacute; au directeur g&eacute;n&eacute;ral des m&eacute;dias du Groupe l'Anecdote. Selon le CNC, cette d&eacute;cision n'a jamais &eacute;t&eacute; ex&eacute;cut&eacute;e.</p>
<p>L'organe de r&eacute;gulation rel&egrave;ve &eacute;galement des propos tenus le 30 ao&ucirc;t 2026 dans l'&eacute;mission &laquo; Club d'Elites &raquo;, pr&eacute;sent&eacute;e sur Vision 4 par Philippe Boney Meyene, directeur g&eacute;n&eacute;ral des m&eacute;dias du groupe, consid&eacute;r&eacute;s comme une remise en cause de l'autorit&eacute; du Conseil.</p>
<p>Convoqu&eacute;s pour pr&eacute;senter leurs moyens de d&eacute;fense, les principaux responsables de Vision 4 ont obtenu deux reports avant de ne finalement pas se pr&eacute;senter. Une attitude que le CNC qualifie de d&eacute;fiance &agrave; son autorit&eacute;.</p>
<p>Au terme de l'examen, Vision 4 est suspendue pour un mois de toute diffusion de programmes audiovisuels. La sanction est motiv&eacute;e par le refus de r&eacute;pondre aux convocations, la non-ex&eacute;cution de la pr&eacute;c&eacute;dente d&eacute;cision et la diffusion de propos mettant en cause le r&eacute;gulateur.</p>
<p>Philippe Boney Meyene &eacute;cope &eacute;galement d'une suspension d'un mois de l'exercice de la profession de journaliste. Quant &agrave; Owona Thadd&eacute;e Martial, sa sanction est alourdie de trois &agrave; six mois pour non-ex&eacute;cution et d&eacute;fiance.</p>
<h2>Le journal L'Anecdote &eacute;galement sanctionn&eacute;</h2>
<p>Le deuxi&egrave;me dossier concerne le journal L'Anecdote et son directeur de publication, Jean Claude Fouda Abega. Il est reproch&eacute; au journal la publication, le 18 ao&ucirc;t 2026, d'un article sign&eacute; par Owona Thadd&eacute;e Martial alors que ce dernier faisait d&eacute;j&agrave; l'objet d'une suspension.</p>
<p>Le CNC rel&egrave;ve &eacute;galement une Une titrant : &laquo; Conseil national de la communication &agrave; la solde des lobbies du mal &raquo;, estimant qu'elle porte atteinte &agrave; l'autorit&eacute; de l'organe et contrevient aux r&egrave;gles d&eacute;ontologiques.</p>
<p>Jean Claude Fouda Abega est suspendu un mois de ses fonctions de directeur de publication et de l'exercice de la profession.</p>
<h2>Deux plaintes class&eacute;es</h2>
<p>Le troisi&egrave;me dossier opposait Paule Assoumou Koki, directrice g&eacute;n&eacute;rale de l'Autorit&eacute; a&eacute;ronautique, au journal Le Grand Titre, suite &agrave; un article du 19 mars 2026 jug&eacute; attentatoire &agrave; l'image des agents de s&ucirc;ret&eacute; de l'aviation civile. La plaignante ayant transmis une lettre de d&eacute;sistement, le CNC a prononc&eacute; un non-lieu.</p>
<p>Enfin, la plainte de Me Dongmo Armand Teadjio contre le m&eacute;dia en ligne Actu Cameroun, d&eacute;pos&eacute;e le 30 juillet 2024 pour d&eacute;clarations pr&eacute;sum&eacute;es non fond&eacute;es, a &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;e irrecevable pour non-respect des d&eacute;lais de saisine.</p>
<p>Avec ces d&eacute;cisions, le CNC r&eacute;affirme sa volont&eacute; de faire respecter les r&egrave;gles encadrant l'exercice du journalisme au Cameroun.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 29 Sep 2026 19:36:48 +0200</pubDate>
                                    <author>Caroline Bassomo</author>
                                                    <category>MéDIA</category>
                                                    <enclosure url="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Vision4290926500.webp" type="image/webp" length="9572" />
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                            </item>
        
                        <item>
                <title><![CDATA[Cameroun - Willy Mengue veut interdire la convention du MRC]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/politique/cameroun-willy-mengue-veut-interdire-la-convention-du-mrc.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Willy Mengue saisit le sous-préfet pour interdire la convention du
MRC du 17 octobre. Exclu du parti, il plaide aussi en appel. Analyse
d'une contre-offensive....</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/Cameroun2/Willy-Mengue080726500.webp" alt="Cameroun - Willy Mengue veut interdire la convention du MRC" width="600"/></p>
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                </description>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Willy Mengue saisit le sous-pr&eacute;fet pour interdire la convention du MRC du 17 octobre. Exclu du parti, il plaide aussi en appel. Analyse d'une contre-offensive.</p>
<p>Alors que le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV a d&eacute;j&agrave; sign&eacute; le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; autorisant la convention du MRC du 17 octobre, Willy Mengue, exclu du parti pour trahison, saisit l'administration pour faire interdire la r&eacute;union et porte son combat devant la Cour d'appel du Centre.</p>
<h2>Willy Mengue veut interdire la convention du MRC</h2>
<p>Willy Mengue ne l&acirc;che pas. Alors que le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV a sign&eacute;, le 28 septembre 2026, le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; autorisant la convention extraordinaire du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) pr&eacute;vue le 17 octobre, l'ancien cadre du parti a saisi la m&ecirc;me autorit&eacute; administrative pour demander l'interdiction de la r&eacute;union. Motif invoqu&eacute; : un risque de trouble &agrave; l'ordre public.</p>
<p>La d&eacute;marche est pour le moins inhabituelle. Willy Mengue n'est plus membre du MRC depuis son exclusion d&eacute;finitive prononc&eacute;e par le Comit&eacute; national de m&eacute;diation et d'arbitrage (CNMA) le 29 juin 2026, puis valid&eacute;e par le directoire du parti le 7 juillet 2026, pour &laquo; trahison &raquo;, &laquo; refus manifeste de se conformer &agrave; la ligne politique &raquo; et &laquo; manque de loyaut&eacute; r&eacute;p&eacute;t&eacute; envers les instances dirigeantes &raquo;.</p>
<p>Il n'en demeure pas moins que l'homme, qui conteste sa radiation devant les tribunaux, multiplie les fronts.</p>
<h2>Un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; sign&eacute;, une requ&ecirc;te d&eacute;pos&eacute;e</h2>
<p>Le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; n&deg; 000332/RDMP/J06.04/SP a &eacute;t&eacute; d&eacute;livr&eacute; par le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV, Elvis Albahanguen, &agrave; la suite d'une d&eacute;claration d&eacute;pos&eacute;e le 23 septembre par Roger Justin Noah, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint n&deg;1 du MRC. Le document autorise la convention du samedi 17 octobre, de 8 heures &agrave; 20 heures, au si&egrave;ge du parti &agrave; Odza, dans l'arrondissement de Yaound&eacute; IV.</p>
<p>C'est pr&eacute;cis&eacute;ment ce m&ecirc;me sous-pr&eacute;fet que Willy Mengue vient de saisir pour demander l'interdiction. La logique juridique interpelle : comment l'autorit&eacute; qui vient de d&eacute;livrer un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; pourrait-elle, quelques jours plus tard, revenir sur sa propre d&eacute;cision ?</p>
<h2>L'argument de l'ordre public</h2>
<p>Dans sa requ&ecirc;te, Willy Mengue invoque un risque de trouble &agrave; l'ordre public pour justifier l'interdiction de la convention. L'argument n'est pas anodin. Il a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; utilis&eacute; par l'administration camerounaise pour emp&ecirc;cher des r&eacute;unions du MRC par le pass&eacute;.</p>
<p>En novembre 2025, une convention extraordinaire du parti pr&eacute;vue le 29 novembre &agrave; Odza avait &eacute;t&eacute; interdite par le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; III, au motif d'un &laquo; risque de trouble &agrave; l'ordre public &raquo; li&eacute; &agrave; une contestation interne men&eacute;e par un militant exclu, Okala Ebod&eacute;.</p>
<p>Cette fois, le contexte est diff&eacute;rent. Le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; a &eacute;t&eacute; sign&eacute;. La d&eacute;claration a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e dans les formes. Le sous-pr&eacute;fet a pris acte.</p>
<p>Willy Mengue, lui, argue que sa qualit&eacute; d'ancien cadre et de contestataire lui conf&egrave;re un int&eacute;r&ecirc;t &agrave; agir. Une source proche du dossier, qui a requis l'anonymat, &eacute;voque &laquo; une tentative de derni&egrave;re minute pour perturber un processus d&eacute;j&agrave; enclench&eacute; &raquo;.</p>
<h2>La bataille judiciaire en arri&egrave;re-plan</h2>
<p>La requ&ecirc;te au sous-pr&eacute;fet n'est qu'un front parmi d'autres. Willy Mengue est engag&eacute; depuis plusieurs mois dans une bataille judiciaire contre le MRC.</p>
<p>Le 7 juillet 2026, une premi&egrave;re audience en r&eacute;f&eacute;r&eacute; s'est tenue &agrave; Yaound&eacute;-Ekounou. Willy Mengue, Laure Noutchang et S&eacute;bastien Mbala Wouria II demandaient la mise sous tutelle judiciaire du parti et l'annulation de plusieurs d&eacute;cisions internes, dont la convention de d&eacute;cembre 2025 qui avait reconduit Maurice Kamto &agrave; la pr&eacute;sidence.</p>
<p>L'audience a tourn&eacute; court. Seul Willy Mengue s'est pr&eacute;sent&eacute; &agrave; la barre, sans avocat. Laure Noutchang et Mbala Wouria II &eacute;taient absents. Willy Mengue a tent&eacute; de produire des pi&egrave;ces, mais la d&eacute;fense du MRC a exig&eacute; un mandat &eacute;crit. Il a d&ucirc; admettre qu'il n'en poss&eacute;dait aucun.</p>
<p>Le 16 juillet 2026, Willy Mengue a constitu&eacute; un conseil, Me BIPAN, pour le repr&eacute;senter. Le dossier a &eacute;t&eacute; renvoy&eacute; au 21 juillet, puis au 25 ao&ucirc;t. &Agrave; chaque audience, la proc&eacute;dure s'est enlis&eacute;e.</p>
<p>Le 1er septembre 2026, le tribunal a de nouveau renvoy&eacute; l'affaire, cette fois au 8 septembre, sans audience publique. Willy Mengue n'&eacute;tait pas pr&eacute;sent. Son avocat non plus.</p>
<p>Aujourd'hui, l'affaire est port&eacute;e devant la Cour d'appel du Centre. Willy Mengue a introduit une requ&ecirc;te en appel apr&egrave;s avoir perdu en premi&egrave;re instance. La date de l'audience n'a pas &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;e.</p>
<h2>Un contestataire isol&eacute; ?</h2>
<p>Depuis son exclusion, Willy Mengue appara&icirc;t de plus en plus seul. &laquo; Un dissident dispose d'une base, d'un courant, de cadres derri&egrave;re lui, d'un rapport de force. Un contestataire isol&eacute; n'a rien de tout cela. Il n'a que sa voix, ses communiqu&eacute;s et l'espace m&eacute;diatique qu'il parvient &agrave; occuper &raquo;.</p>
<p>L'isolement de Willy Mengue est d'autant plus visible que le MRC a verrouill&eacute; son processus interne. Deux listes seulement ont &eacute;t&eacute; valid&eacute;es par la commission &eacute;lectorale : celle de Tiriane Balbine Nad&egrave;ge Noah, qui assure l'int&eacute;rim &agrave; la pr&eacute;sidence, et celle de Pierre Emmanuel Binyam.</p>
<p>Mamadou Mota, l'ancien premier vice-pr&eacute;sident du parti, a durci le ton le 13 septembre 2026. Il a affirm&eacute; qu'&laquo; aucun projet de rapprochement avec Willy Mengue et les personnes qui lui sont associ&eacute;es ne saurait &ecirc;tre accept&eacute; &raquo;, qualifiant un tel rapprochement de &laquo; haute trahison militante &raquo;.</p>
<h2>Que peut faire le sous-pr&eacute;fet ?</h2>
<p>La question juridique est simple. Le sous-pr&eacute;fet peut-il revenir sur un r&eacute;c&eacute;piss&eacute; qu'il a lui-m&ecirc;me sign&eacute; ?</p>
<p>La loi n&deg; 90/055 du 19 d&eacute;cembre 1990, qui r&eacute;git les r&eacute;unions et manifestations publiques au Cameroun, pr&eacute;voit des cas d'interdiction. Mais une fois le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; d&eacute;livr&eacute;, la marge de man&oelig;uvre de l'administration se r&eacute;duit consid&eacute;rablement. Le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; vaut autorisation. Il ne peut &ecirc;tre retir&eacute; que pour des motifs graves, d&ucirc;ment justifi&eacute;s, et apr&egrave;s une proc&eacute;dure contradictoire.</p>
<p>Willy Mengue n'est plus membre du MRC. Il n'est pas organisateur de la convention. Il n'est pas non plus une autorit&eacute; administrative. Sa requ&ecirc;te repose sur un argument de s&eacute;curit&eacute; publique qu'il n'a pas, a priori, qualit&eacute; pour &eacute;valuer.</p>
<p>Le sous-pr&eacute;fet, lui, commande un commissariat de s&eacute;curit&eacute; publique et une brigade de gendarmerie, tous deux rattach&eacute;s &agrave; son service. C'est lui qui &eacute;value les risques. C'est lui qui a sign&eacute; le r&eacute;c&eacute;piss&eacute;.</p>
<hr />
<p><strong>Qui est Willy Mengue ?</strong><br />Willy Mengue est un ancien cadre du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC). Il a &eacute;t&eacute; exclu d&eacute;finitivement du parti le 29 juin 2026 pour &laquo; trahison &raquo; et &laquo; manque de loyaut&eacute; &raquo;. Il conteste cette exclusion devant les tribunaux.</p>
<p><strong>Pourquoi veut-il interdire la convention du MRC ?</strong><br />Il invoque un risque de trouble &agrave; l'ordre public. Sa requ&ecirc;te a &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e aupr&egrave;s du sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV, la m&ecirc;me autorit&eacute; qui a sign&eacute; le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; autorisant la convention.</p>
<p><strong>La convention du MRC du 17 octobre est-elle autoris&eacute;e ?</strong><br />Oui. Le sous-pr&eacute;fet de Yaound&eacute; IV a sign&eacute; le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; n&deg; 000332/RDMP/J06.04/SP le 28 septembre 2026. La convention est pr&eacute;vue le 17 octobre de 8 heures &agrave; 20 heures au si&egrave;ge du parti &agrave; Odza.</p>
<p><strong>Willy Mengue a-t-il perdu son proc&egrave;s contre le MRC ?</strong><br />Oui, en premi&egrave;re instance. Il a introduit une requ&ecirc;te en appel devant la Cour d'appel du Centre. La date de l'audience n'a pas &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;e.</p>
<p><strong>Sa requ&ecirc;te peut-elle aboutir ?</strong><br />Juridiquement, la marge de man&oelig;uvre du sous-pr&eacute;fet est &eacute;troite une fois le r&eacute;c&eacute;piss&eacute; d&eacute;livr&eacute;. Aucune d&eacute;cision n'a &eacute;t&eacute; rendue &agrave; ce stade.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 29 Sep 2026 18:36:55 +0200</pubDate>
                                    <author>Onna Nestor</author>
                                                    <category>POLITIQUE</category>
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                <title><![CDATA[Cameroun - Divine et Sylvana : deux crimes, zéro procès]]></title>
                <link>https://camer.be/actualites/societe/cameroun-divine-et-sylvana-deux-crimes-zero-proces.html</link>
                <description>
                    <![CDATA[
                    <p>Divine Mbarga et Sylvana Awono, violées et tuées. Des suspects
arrêtés. Des promesses. Mais toujours aucun procès. Enquête sur
une justice enlisée.

Un an après...</p>
                                            <p><img src="https://www.camer.be/storage/photos/shares/cameRoun/Yaounde100125500.jpg" alt="Cameroun - Divine et Sylvana : deux crimes, zéro procès" width="600"/></p>
                                        ]]>
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                <content:encoded><![CDATA[<p>Divine Mbarga et Sylvana Awono, viol&eacute;es et tu&eacute;es. Des suspects arr&ecirc;t&eacute;s. Des promesses. Mais toujours aucun proc&egrave;s. Enqu&ecirc;te sur une justice enlis&eacute;e.</p>
<p>Un an apr&egrave;s le viol et le meurtre de Divine Mbarga &agrave; Nkoabang, et trois mois apr&egrave;s les 17 coups de couteau qui ont tu&eacute; Sylvana Awono &agrave; Nkolndongo, les familles attendent toujours un proc&egrave;s. Les suspects sont identifi&eacute;s. Les communiqu&eacute;s ont &eacute;t&eacute; publi&eacute;s. La justice, elle, reste silencieuse.</p>
<h2>Divine et Sylvana : deux crimes, z&eacute;ro proc&egrave;s</h2>
<p>Divine Mbarga Atangana avait 11 ans. Elle est morte le 19 mars 2026 &agrave; Nkoabang, en p&eacute;riph&eacute;rie de Yaound&eacute;. Viol&eacute;e, &eacute;trangl&eacute;e, abandonn&eacute;e dans une maison en chantier. Sylvana Awono avait 11 ans. Elle est morte le 28 juin 2026 &agrave; Nkolndongo, dans le 4ᵉ arrondissement de Yaound&eacute;. Dix-sept coups de couteau.</p>
<p>Les deux affaires ont provoqu&eacute; une indignation nationale. Les deux ont fait l'objet de communiqu&eacute;s minist&eacute;riels fermes. Un suspect a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; dans le premier dossier. Une suspecte a &eacute;t&eacute; interpell&eacute;e dans le second.</p>
<p>Et pourtant.</p>
<p>Aucun proc&egrave;s public n'a eu lieu. Aucune condamnation n'a &eacute;t&eacute; prononc&eacute;e. Aucune audience n'a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e. Les familles attendent.</p>
<h2>Nkoabang, mars 2026 : quatre heures de supplice</h2>
<p>Divine Mbarga Atangana vivait chez sa grand-m&egrave;re &agrave; Nkoabang, un quartier de la p&eacute;riph&eacute;rie de Yaound&eacute;. Le 18 mars 2026, elle quitte la maison pour aller r&eacute;viser ses le&ccedil;ons chez un camarade de classe. La maison est en chantier. Elle fait confiance : c'est celle d'un ami, sous le toit d'un adulte.</p>
<p>Cet homme s'appelle Moadambe &Eacute;ric. Technicien en b&acirc;timent, p&egrave;re de trois enfants, originaire d'Akonolinga. Selon les premiers &eacute;l&eacute;ments de l'enqu&ecirc;te, il transforme cette soir&eacute;e d'&eacute;tude en calvaire. Il aurait utilis&eacute; son propre fils de 11 ans le camarade de Divine comme guetteur. Entre 23 heures et 3 heures du matin, les cris de la fillette d&eacute;chirent la nuit. &laquo; Laissez-moi, &ccedil;a fait mal ! &raquo;, entend-on.</p>
<p>Quatre heures. Aucune porte ne s'ouvre. Le lendemain matin, le corps est d&eacute;couvert. Le diagnostic pr&eacute;liminaire est atroce : fracture de la nuque.</p>
<p>Moadambe &Eacute;ric est interpell&eacute; le 26 mars 2026. Il est pr&eacute;sent&eacute; au tribunal de Mfou, dans la banlieue de Yaound&eacute;. Deux autres personnes sont impliqu&eacute;es. Le dossier est ouvert.</p>
<p>Six mois plus tard, nous avons tent&eacute; de savoir o&ugrave; en &eacute;tait la proc&eacute;dure. Le parquet de Mfou n'a pas r&eacute;pondu &agrave; nos sollicitations. Le minist&egrave;re de la Justice n'a pas non plus communiqu&eacute; sur le calendrier. Une source judiciaire, qui a requis l'anonymat, &eacute;voque &laquo; des lenteurs proc&eacute;durales &raquo; sans plus de pr&eacute;cisions.</p>
<p>La m&egrave;re de Divine, elle, a pris la parole publiquement. Elle a refus&eacute; tout arrangement. &laquo; L&agrave; o&ugrave; mon enfant revient vivante, ou c'est justice pour ma Divine &raquo;, a-t-elle d&eacute;clar&eacute;, selon des propos rapport&eacute;s par 237online.</p>
<h2>Nkolndongo, juin 2026 : dix-sept coups de couteau</h2>
<p>Trois mois apr&egrave;s Nkoabang, le quartier Nkolndongo se r&eacute;veille sous le choc. Sylvana Awono, 11 ans, a &eacute;t&eacute; tu&eacute;e dans la nuit du 27 au 28 juin 2026. Elle &eacute;tait seule &agrave; la maison. Sa m&egrave;re &eacute;tait en d&eacute;placement. Son p&egrave;re, &agrave; une veill&eacute;e juste &agrave; c&ocirc;t&eacute;.</p>
<p>D'apr&egrave;s les t&eacute;moignages des proches relay&eacute;s par le Cameroon Tribune, une jeune femme de 17 ans se serait introduite dans la concession. Elle a cass&eacute; une vitre. Sylvana l'a reconnue comme &laquo; une fille du quartier &raquo; et lui a ouvert. Les coups ont suivi. Dix-sept coups de couteau, selon les constatations du m&eacute;decin l&eacute;giste.</p>
<p>La suspecte a &eacute;t&eacute; interpell&eacute;e le 28 juin 2026 dans un lieu de culte. Selon les informations publi&eacute;es par plusieurs m&eacute;dias, elle a livr&eacute; des d&eacute;clarations contradictoires. Elle aurait affirm&eacute; avoir agi sur les instructions d'un &laquo; ap&ocirc;tre &raquo; d'une &eacute;glise &eacute;vang&eacute;lique. Puis elle aurait pr&eacute;tendu avoir pris l'enfant pour un python.</p>
<p>Les autorit&eacute;s ont mis en demeure cette &eacute;glise de s'expliquer. Un ultimatum de 14 jours a &eacute;t&eacute; adress&eacute; &agrave; ses responsables, selon .</p>
<p>Le p&egrave;re de Sylvana, lui, a appris la mort de sa fille sur les r&eacute;seaux sociaux, trois jours apr&egrave;s les faits. &laquo; Je suis sans voix &raquo;, a-t-il &eacute;crit sur Facebook. &laquo; Je veux que justice soit rendue &agrave; Sylvana &raquo;.</p>
<h2>La m&eacute;canique de l'enlisement</h2>
<p>Ce qui relie ces deux affaires, au-del&agrave; de l'horreur, c'est le vide qui suit.</p>
<p>Dans les deux cas, les r&eacute;actions institutionnelles ont &eacute;t&eacute; rapides. Apr&egrave;s le meurtre de Divine, Pauline Ir&egrave;ne Nguene, ministre des Affaires sociales, a condamn&eacute; &laquo; avec la plus grande fermet&eacute; les r&eacute;cents cas d'infanticides et de violences sur les enfants &raquo; et annonc&eacute; plusieurs axes d'action : poursuite des auteurs, renforcement des dispositifs d'alerte communautaires, accompagnement psychosocial des victimes. C'&eacute;tait le 30 mars 2026. Le communiqu&eacute; a &eacute;t&eacute; publi&eacute;. Les mesures annonc&eacute;es n'ont pas fait l'objet d'un suivi public document&eacute;.</p>
<p>Une enqu&ecirc;te exclusive de <strong>Jeune Afrique</strong>, publi&eacute;e le 1er avril 2026, documente cette &laquo; m&eacute;canique de l'esquive &raquo;. Entre le drame et le communiqu&eacute;, puis entre le communiqu&eacute; et le silence, aucun dispositif national renforc&eacute; de protection de proximit&eacute; n'a &eacute;t&eacute; mis en place. Pas de m&eacute;canisme d'alerte rapide dans les quartiers. Pas de contr&ocirc;le syst&eacute;matique des zones &agrave; risque. Les b&acirc;timents en chantier, terrains de chasse des pr&eacute;dateurs, n'ont toujours pas fait l'objet d'une politique de s&eacute;curisation.</p>
<p>Le num&eacute;ro vert 116 existe. Il est cens&eacute; permettre de signaler les violences contre les enfants. Nous avons tent&eacute; de savoir combien d'appels avaient abouti &agrave; des poursuites. Le minist&egrave;re de la Promotion de la femme et de la famille n'a pas r&eacute;pondu &agrave; nos questions avant publication.</p>
<h2>Ce que disent les chiffres</h2>
<p>Le syst&egrave;me des Nations Unies au Cameroun a publi&eacute;, le 4 juin 2026, un communiqu&eacute; exprimant sa &laquo; profonde pr&eacute;occupation &raquo; face &agrave; la recrudescence des infanticides, f&eacute;minicides et violences sexuelles contre les enfants.</p>
<p>Les chiffres officiels donnent la mesure du ph&eacute;nom&egrave;ne. Entre janvier et avril 2026, les autorit&eacute;s ont enregistr&eacute; 50 f&eacute;minicides, 166 viols, 13 infanticides, 3 enl&egrave;vements et 3 cas de s&eacute;vices corporels sur enfants, selon les donn&eacute;es du minist&egrave;re de la Promotion de la femme et de la famille. Parall&egrave;lement, 850 enfants dont 722 filles et 128 gar&ccedil;ons ont &eacute;t&eacute; recens&eacute;s comme victimes d'agressions sexuelles ou de violences psychologiques.</p>
<p>Treize infanticides en quatre mois. Combien de proc&egrave;s ? Nous n'avons pas pu obtenir ce chiffre. Le minist&egrave;re de la Justice n'a pas r&eacute;pondu &agrave; nos questions.</p>
<h2>La question de la justice &agrave; g&eacute;om&eacute;trie variable</h2>
<p>Pourquoi ces affaires s'enlisent-elles ?</p>
<p>Une source judiciaire &eacute;voque la complexit&eacute; des dossiers, la charge des tribunaux, les expertises m&eacute;dico-l&eacute;gales. Ce sont des explications plausibles. Elles ne suffisent pas &agrave; expliquer pourquoi certaines affaires aboutissent &agrave; des condamnations exemplaires comme celle de Dagobert Nwafo, condamn&eacute; &agrave; mort en mars 2026 pour le meurtre d'un enfant de 6 ans tandis que d'autres semblent dispara&icirc;tre des radars.</p>
<p>Le 7 avril 2026, Faustin Abega, l'auteur d'un commentaire sur Facebook jug&eacute; &laquo; d&eacute;sobligeant &raquo; envers Divine, a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; pour &laquo; apologie du crime &raquo;. Il a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; &agrave; la justice et a publiquement pr&eacute;sent&eacute; ses excuses. Son dossier a avanc&eacute;.</p>
<p>Moadambe &Eacute;ric, lui, est toujours en d&eacute;tention. Aucune date de proc&egrave;s n'a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e.</p>
<p>Nous avons tent&eacute; de joindre le tribunal de Mfou le 29 septembre 2026. Sans succ&egrave;s. Nous avons &eacute;galement sollicit&eacute; le minist&egrave;re de la Justice et le parquet g&eacute;n&eacute;ral. Aucune r&eacute;ponse au moment de publier.</p>
<p>La question que posent les familles n'est ni juridique, ni technique. Elle est simple : pourquoi certains dossiers avancent et d'autres pas ?</p>
<h2>Ce que nous n'avons pas pu v&eacute;rifier</h2>
<p>Le calendrier judiciaire des affaires Divine Mbarga et Sylvana Awono. Aucune date d'audience n'a &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;e par les autorit&eacute;s judiciaires.</p>
<p>Le nombre exact de proc&egrave;s aboutis dans les affaires d'infanticides en 2026.</p>
<p>La r&eacute;ponse du minist&egrave;re de la Justice &agrave; nos questions &eacute;crites.</p>
<p>La r&eacute;ponse du tribunal de Mfou.</p>
<p>La r&eacute;ponse du minist&egrave;re de la Promotion de la femme et de la famille concernant le num&eacute;ro vert 116.</p>
<p>Les conditions de d&eacute;tention de Moadambe &Eacute;ric et de la suspecte du meurtre de Sylvana.</p>
<hr />
<p><strong>O&ugrave; en est l'affaire Divine Mbarga ?</strong><br />Moadambe &Eacute;ric, le principal suspect, a &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; le 26 mars 2026. Il est d&eacute;tenu et devrait &ecirc;tre jug&eacute; devant le tribunal de Mfou. Aucune date de proc&egrave;s n'a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e publiquement &agrave; ce jour.</p>
<p><strong>Qui est Sylvana Awono ?</strong><br />Sylvana Awono &eacute;tait une fillette de 11 ans tu&eacute;e de 17 coups de couteau le 28 juin 2026 &agrave; Nkolndongo, &agrave; Yaound&eacute;. Une suspecte de 17 ans a &eacute;t&eacute; interpell&eacute;e le m&ecirc;me jour.</p>
<p><strong>Le meurtre de Divine Mbarga a-t-il &eacute;t&eacute; jug&eacute; ?</strong><br />Non. Aucun proc&egrave;s public n'a eu lieu. Le dossier est toujours pendant devant le tribunal de Mfou.</p>
<p><strong>Combien d'infanticides ont &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;s au Cameroun en 2026 ?</strong><br />Selon les chiffres officiels du minist&egrave;re de la Promotion de la femme et de la famille, 13 infanticides ont &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;s entre janvier et avril 2026.</p>
<p><strong>Pourquoi les proc&egrave;s tardent-ils ?</strong><br />Les raisons officielles &eacute;voqu&eacute;es sont la charge des tribunaux et la complexit&eacute; des dossiers. Aucune explication d&eacute;taill&eacute;e n'a &eacute;t&eacute; communiqu&eacute;e par les autorit&eacute;s judiciaires.</p>]]></content:encoded>
                <pubDate>Tue, 29 Sep 2026 17:00:36 +0200</pubDate>
                                    <author>Onana Nestor</author>
                                                    <category>SOCIETE</category>
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