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    <title>Le flux rss de camer.be : POLITIQUE</title>
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    <description><![CDATA[Camer.be, l'info claire et nette]]></description>
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    <lastBuildDate>Thu, 16 Apr 2026 12:47:00 +0200</lastBuildDate>
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      <title><![CDATA[ :: Biya promulgue la Constitution du vice-président : qui succédera sans les urnes ?]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[93 ans, 44 ans de pouvoir. Le 14 avril 2026, Paul Biya a signé la
révision constitutionnelle la plus décisive depuis 2008. À la
tombée de la nuit, pendant que l...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>93 ans, 44 ans de pouvoir. Le 14 avril 2026, Paul Biya a sign&eacute; la r&eacute;vision constitutionnelle la plus d&eacute;cisive depuis 2008. &Agrave; la tomb&eacute;e de la nuit, pendant que le monde regardait ailleurs.</p>
<h2>Nuit du 14 avril : l'histoire s'&eacute;crit dans le silence</h2>
<p>Le pr&eacute;sident Paul Biya a promulgu&eacute; ce mardi 14 avril 2026 la loi portant r&eacute;vision de la Constitution et instituant le poste de <strong>vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique du Cameroun</strong>. Une signature, un texte de loi, et un pays bascul&eacute;.</p>
<p>Sa signature par le chef de l'&Eacute;tat ce 14 avril lui conf&egrave;re d&eacute;sormais force de loi et marque l'entr&eacute;e en vigueur d'un changement majeur dans l'architecture constitutionnelle du pays. Le Cameroun avait les yeux tourn&eacute;s vers la visite annonc&eacute;e du Pape L&eacute;on XIV et les r&eacute;sultats de la Ligue des Champions. <strong>La r&eacute;vision constitutionnelle</strong>, elle, n'a pas attendu les projecteurs.</p>
<p>Le parall&egrave;le est saisissant : le 14 avril 2008, Biya supprimait la limitation des mandats pr&eacute;sidentiels. Le 14 avril 2026, il verrouille sa succession. M&ecirc;me date, m&ecirc;me m&eacute;thode.</p>
<h2>Un poste disparu depuis 54 ans, ressuscit&eacute; en quatre jours</h2>
<p>Le 5 avril 2026, le Parlement camerounais r&eacute;uni en Congr&egrave;s a adopt&eacute; le Projet de Loi N&deg;2094/PJL/P modifiant la Constitution. Pour la premi&egrave;re fois depuis l'ind&eacute;pendance, le Cameroun dispose d'un cadre constitutionnel pour un <strong>vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique</strong> nomm&eacute; par Paul Biya, r&eacute;vocable par lui, successeur constitutionnel d&eacute;sign&eacute; sans vote populaire.</p>
<p>Le poste de vice-pr&eacute;sident a &eacute;t&eacute; aboli en 1972 apr&egrave;s un r&eacute;f&eacute;rendum constitutionnel sous le pr&eacute;sident Ahmadou Ahidjo. Pendant 54 ans, c'est le <strong>pr&eacute;sident du S&eacute;nat</strong> qui g&eacute;rait les vacances du pouvoir. Ce m&eacute;canisme appartient d&eacute;sormais au pass&eacute;.</p>
<p>Les membres de la Commission sp&eacute;ciale du Congr&egrave;s n'ont dispos&eacute; que de moins de deux heures pour examiner un texte engageant l'avenir institutionnel de 30 millions de citoyens. Aucun amendement propos&eacute; par l'opposition n'a &eacute;t&eacute; retenu.</p>
<h2>Le m&eacute;canisme : une succession verrouill&eacute;e par d&eacute;cret</h2>
<p>Le vice-pr&eacute;sident devient la deuxi&egrave;me personnalit&eacute; de l'&Eacute;tat, imm&eacute;diatement apr&egrave;s le chef de l'&Eacute;tat. Il est nomm&eacute; directement par le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique et charg&eacute; de le suppl&eacute;er en cas de d&eacute;c&egrave;s, de d&eacute;mission ou d'emp&ecirc;chement d&eacute;finitif.</p>
<p>En cas de vacance du pouvoir, le vice-pr&eacute;sident est charg&eacute; d'achever le mandat pr&eacute;sidentiel en cours, et non d'organiser une nouvelle &eacute;lection dans l'imm&eacute;diat. La diff&eacute;rence est fondamentale : l'&eacute;lection est diff&eacute;r&eacute;e, le pouvoir transmis sans scrutin.</p>
<p>Les principales dispositions incluent : le pr&eacute;sident Biya obtient l'autorit&eacute; exclusive de nommer et de r&eacute;voquer le vice-pr&eacute;sident ; le vice-pr&eacute;sident devient automatiquement pr&eacute;sident int&eacute;rimaire en cas de d&eacute;c&egrave;s, d&eacute;mission ou incapacit&eacute; de Biya ; le vice-pr&eacute;sident ne peut pas se pr&eacute;senter &agrave; la prochaine &eacute;lection pr&eacute;sidentielle.</p>
<p>La constitutionnaliste Pr. Owona Mfegue, fille du r&eacute;dacteur principal de la Constitution de 1996, d&eacute;nonce un "r&eacute;gime b&acirc;tard" : la coexistence d'un vice-pr&eacute;sident et d'un Premier ministre, sans articulation r&eacute;elle entre leurs fonctions, cr&eacute;e selon elle une "ambigu&iuml;t&eacute; ex&eacute;cutive in&eacute;dite".</p>
<h2>Qui sera le dauphin ? Les cinq noms qui circulent &agrave; Yaound&eacute;</h2>
<p>La succession pr&eacute;sidentielle au Cameroun n'est pas encore tranch&eacute;e. Mais les couloirs du Palais d'&Eacute;toudi bruissent.</p>
<p>Ferdinand Ngoh Ngoh, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de la pr&eacute;sidence, est pr&eacute;sent&eacute; comme le favori des cercles du palais. Il b&eacute;n&eacute;ficie de d&eacute;l&eacute;gations de pouvoir pr&eacute;sidentiel et entretient une <strong>proximit&eacute; avec Chantal Biya</strong>, la premi&egrave;re dame. Ngoh Ngoh a m&eacute;thodiquement plac&eacute; ses hommes dans les cercles n&eacute;vralgiques du pouvoir. Mais sa position de favori est aussi sa principale faiblesse : son influence est per&ccedil;ue comme excessive par les caciques du RDPC.</p>
<p>Franck Biya, fils a&icirc;n&eacute; du chef de l'&Eacute;tat, nourrit les fantasmes d'une succession dynastique. Samuel Mvondo Ayolo, directeur du cabinet civil de la pr&eacute;sidence, repr&eacute;sente une autre faction des technocrates du palais d'&Eacute;toudi.</p>
<p>Le texte constitutionnel pr&eacute;cise que Paul Biya &laquo; peut &raquo; nommer un vice-pr&eacute;sident. Aucune obligation. Aucun calendrier impos&eacute;.</p>
<h2>La question que le Cameroun ne peut plus esquiver</h2>
<p>Dans un pays de 30 millions de personnes, combien de temps une succession d&eacute;sign&eacute;e sans le peuple peut-elle tenir face &agrave; une soci&eacute;t&eacute; qui a d&eacute;j&agrave; d&eacute;montr&eacute;, depuis 2018, sa volont&eacute; de changement ?</p>
<p>La r&eacute;forme constitutionnelle de 2026 ne r&egrave;gle pas la question de la l&eacute;gitimit&eacute;. Elle la d&eacute;place. Un vice-pr&eacute;sident nomm&eacute;, non &eacute;lu, h&eacute;ritera d'un &Eacute;tat sous tension s&eacute;cessionniste dans les r&eacute;gions anglophones, d'une &eacute;conomie sous pression et d'une opposition qui parle d&eacute;j&agrave; de d&eacute;rive monarchique. La signature de Biya du 14 avril ouvre une page. Ce qu'on y &eacute;crira d&eacute;pend encore d'un seul homme.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-15 10:09:32</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: VICTOIRE DE WADAGNI AU BENIN : Les défis herculéens qui attendent le nouveau président]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Après le vote du 12 avril dernier qui s’est globalement passé dans
le calme, sans violence ni anicroche, les Béninois connaissent déjà
les résultats de la prési...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Apr&egrave;s le vote du 12 avril dernier qui s&rsquo;est globalement pass&eacute; dans le calme, sans violence ni anicroche, les B&eacute;ninois connaissent d&eacute;j&agrave; les r&eacute;sultats de la pr&eacute;sidentielle du dimanche dernier, qui donnent le candidat du parti au pouvoir vainqueur avec 94% des voix, contre moins de 6% pour son challenger.&nbsp;</p>
<p>La victoire de <strong>Romuald Wadagni </strong>&eacute;tait d&rsquo;autant plus attendue qu&rsquo;en sa qualit&eacute; de candidat du pouvoir, le dauphin d&eacute;sign&eacute; du pr&eacute;sident Patrice Talon &eacute;tait le grand favori de ce scrutin qui semblait taill&eacute; &agrave; sa mesure, en l&rsquo;absence d&rsquo;une vraie concurrence.</p>
<blockquote>
<p>Le B&eacute;nin a aussi besoin de regagner la confiance de ses voisins du Nord</p>
</blockquote>
<p>C&rsquo;est donc un scrutin sans suspense qui &eacute;tait bien parti pour donner lieu &agrave; des r&eacute;sultats sans surprise, avec le fid&egrave;le ministre de l&rsquo;Economie et des finances du pr&eacute;sident sortant, qui succ&eacute;dera ainsi &agrave; son ma&icirc;tre au palais de la Marina.&nbsp;</p>
<p>Et son r&egrave;gne ne s&rsquo;annonce pas de tout repos, au regard des d&eacute;fis hercul&eacute;ens qui attendent le natif de Lokossa. A commencer par les questions s&eacute;curitaires dans un contexte de recrudescence de la menace terroriste dans le Nord du pays, o&ugrave; les attaques contre les populations et les forces de d&eacute;fense et de s&eacute;curit&eacute;, se multiplient. Un d&eacute;fi rendu encore plus complexe par le contexte sous-r&eacute;gional marqu&eacute; par des tensions entre certains pays, rendant difficile la collaboration entre arm&eacute;es pour venir &agrave; bout de l&rsquo;hydre &agrave; t&ecirc;tes multiples.&nbsp;</p>
<p>La b&ecirc;te immonde &eacute;tant connue pour sa capacit&eacute; &agrave; se fondre au sein des populations et &agrave; profiter de la porosit&eacute; des fronti&egrave;res pour se livrer &agrave; ses basses besognes. Autant dire que le successeur de Patrice Talon aura du pain sur la planche dans un contexte o&ugrave; le B&eacute;nin a aussi besoin de regagner la confiance de ses voisins du Nord pour donner encore plus de dynamisme &agrave; son &eacute;conomie qui affiche certes des notes de croissance sur les dix ans de r&egrave;gne du pr&eacute;sident Talon, mais qui enregistre, ces derni&egrave;res ann&eacute;es, d&rsquo;importants manques &agrave; gagner au niveau du port de Cotonou. Lequel port souffre aujourd&rsquo;hui de d&eacute;laissement par ces pays de l&rsquo;hinterland dont c&rsquo;est l&rsquo;une des portes naturelles d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la mer, pour les raisons politiques que l&rsquo;on sait. Et dans le cas d&rsquo;esp&egrave;ce, on attend de voir si le nouvel &eacute;lu marchera dans les pas de son pr&eacute;d&eacute;cesseur, ou s&rsquo;il changera son fusil d&rsquo;&eacute;paule.&nbsp;</p>
<p>A c&ocirc;t&eacute; de ces questions s&eacute;curitaires, l&rsquo;autre d&eacute;fi majeur est celui de la lutte contre le ch&ocirc;mage des jeunes, et surtout la chert&eacute; de la vie qui reste l&rsquo;une des pr&eacute;occupations majeures des populations. Et les attentes des populations sont d&rsquo;autant plus fortes que la pauvret&eacute; reste persistante et end&eacute;mique, et continue de peser sur le quotidien des citoyens, malgr&eacute; des chiffres &eacute;conomiques pourtant prometteurs. Autre chantier et pas des moindres qui attend le nouveau pr&eacute;sident, c&rsquo;est celui de la r&eacute;conciliation nationale et de la coh&eacute;sion sociale. Car, sous le magist&egrave;re de Patrice Talon, entre emprisonnements d&rsquo;opposants et r&eacute;formes politiques jug&eacute;es parfois calcul&eacute;es et partisanes, les frustrations ont &eacute;t&eacute; nombreuses.</p>
<p>Il importe aussi pour le chef de l&rsquo;Etat entrant, de travailler &agrave; assurer une meilleure inclusivit&eacute; politique</p>
<p>Et c&rsquo;est peu dire que la reconfiguration du paysage politique &agrave; coup de r&eacute;formes qui ont fait plus que des gorges chaudes au pays du Vaudou, a laiss&eacute; des traces de profondes divisions. D&rsquo;o&ugrave; la n&eacute;cessit&eacute; de travailler &agrave; recoller les morceaux et &agrave; rabibocher les B&eacute;ninois avec eux-m&ecirc;mes, dans un contexte o&ugrave; le pluralisme politique est aussi mis &agrave; rude &eacute;preuve dans ce pays francophone d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest qui brillait pourtant par une d&eacute;mocratie &agrave; l&rsquo;exemplarit&eacute; unanimement reconnue.&nbsp;</p>
<p>Il revient donc au nouveau pr&eacute;sident, de savoir trouver un &eacute;quilibre entre continuit&eacute; des r&eacute;formes et r&eacute;ponse aux attentes des populations pour une transition politique qui ne s&rsquo;annonce, d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave;, pas comme une sin&eacute;cure.&nbsp;</p>
<p>Pour le reste, il importe aussi pour le chef de l&rsquo;Etat entrant, de travailler &agrave; assurer une meilleure inclusivit&eacute; politique et &agrave; consolider les acquis &agrave; travers cette ouverture d&eacute;mocratique qui faisait toute la force et la renomm&eacute;e de la d&eacute;mocratie b&eacute;ninoise. C&rsquo;est &agrave; ce prix que le nouveau pr&eacute;sident pourra esp&eacute;rer entrer dans l&rsquo;histoire de son pays par une porte autre que celle de Patrice Talon aujourd&rsquo;hui sur le d&eacute;part, et accus&eacute;, &agrave; tort ou &agrave; raison, d&rsquo;avoir brad&eacute; l&rsquo;h&eacute;ritage de ses pr&eacute;d&eacute;cesseurs en tirant la d&eacute;mocratie au B&eacute;nin vers le bas.&nbsp;</p>
<p>Romuald Wadagni saura-t-il restaurer cette image de marque ? On attend de voir.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Le Pays</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-15 07:16:38</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Réforme constitutionnelle: Owona accuse Kamto d'amnésie politique et de nomadisme partisan]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93016/6:1/cameroun-reforme-constitutionnelle-owona-accuse-kamto-damnesie-politique-et-de-nomadisme-partisan-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Un débat qui divise le champ politique camerounais

Depuis l'annonce de la réforme constitutionnelle portée par le
président Paul Biya, la classe politique came...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un d&eacute;bat qui divise le champ politique camerounais</p>
<p>Depuis l'annonce de la r&eacute;forme constitutionnelle port&eacute;e par le pr&eacute;sident Paul Biya, la classe politique camerounaise est en &eacute;bullition. Le ministre <strong>Gr&eacute;goire Owona</strong>, secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral adjoint du comit&eacute; central du RDPC, a pris la plume pour recadrer ses adversaires avec une virulence calcul&eacute;e.</p>
<h2>Ce que dit Owona, et pourquoi &ccedil;a tranche</h2>
<p>Le ministre ne m&acirc;che pas ses mots. Il rappelle qu'en 1982, Paul Biya est devenu pr&eacute;sident par nomination un d&eacute;cret, sans &eacute;lection et que "tout le pays a applaudi". Sa cible principale : <strong>Maurice Kamto</strong>, leader du <strong>MRC</strong>, qui conteste l'instauration d'un poste de vice-pr&eacute;sident non &eacute;lu.</p>
<p>Owona avance un argument historique : si la nomination sans suffrage &eacute;tait acceptable en 1982, pourquoi serait-elle ill&eacute;gitime aujourd'hui ? Il vise aussi <strong>Rebecca Enonchong</strong>, tech-entrepreneure et voix critique influente, qu'il associe &agrave; ce qu'il nomme des "campagnes de d&eacute;sinformation".</p>
<h2>L'accusation centrale : un pass&eacute; RDPC que Kamto nierait</h2>
<p>Le coup le plus dur porte sur le parcours partisan de Kamto. Owona dresse une trajectoire en quatre actes : le <strong>SDF</strong>, puis le <strong>RDPC</strong>, puis le <strong>MRC</strong> soutenu par le <strong>FCC</strong>, puis le <strong>MANIDEM</strong> appuy&eacute; par une faction de l'UPC, et retour au MRC.</p>
<p>Ce <strong>nomadisme politique</strong> terme qu'Owona emploie comme une accusation servirait &agrave; d&eacute;l&eacute;gitimer la cr&eacute;dibilit&eacute; de Kamto sur les questions constitutionnelles. "Faites vos trois ann&eacute;es de militantisme au MRC avant de vous proclamer pr&eacute;sident de ce parti", lui lance-t-il directement.</p>
<h2>Une guerre de l&eacute;gitimit&eacute;, pas de droit</h2>
<p>Derri&egrave;re la pol&eacute;mique, le m&eacute;canisme est lisible. Owona ne r&eacute;pond pas juridiquement aux objections constitutionnelles. Il attaque la <strong>l&eacute;gitimit&eacute; personnelle</strong> de ses contradicteurs.</p>
<p>En rappelant que Kamto "&eacute;tait heureux de rentrer de l'&eacute;tranger" en 1982 &agrave; l'arriv&eacute;e de Biya, il cherche &agrave; retourner l'argument moral. Ce proc&eacute;d&eacute; invalider la critique par le pass&eacute; du critique est une strat&eacute;gie rh&eacute;torique classique en p&eacute;riode de r&eacute;forme sensible.</p>
<p>La <strong>r&eacute;forme constitutionnelle camerounaise</strong> en cours touche directement la question de la succession pr&eacute;sidentielle. Le vice-pr&eacute;sident non &eacute;lu, nomm&eacute; par le chef de l'&Eacute;tat, concentrerait un pouvoir de continuit&eacute; sans mandat populaire direct. C'est ce point pr&eacute;cis que l'opposition conteste.</p>
<h2>Ce que cette querelle r&eacute;v&egrave;le du Cameroun de demain</h2>
<p>Le d&eacute;bat polarise davantage un espace politique d&eacute;j&agrave; fragment&eacute;. Les opposants coordonnent p&eacute;titions et prises de parole publiques. Le pouvoir r&eacute;pond par la disqualification biographique.</p>
<p>La vraie question est institutionnelle : une d&eacute;mocratie peut-elle asseoir durablement une succession non &eacute;lective ? La succession pr&eacute;sidentielle au Cameroun devient un enjeu r&eacute;gional. Les &Eacute;tats voisins observent. Les bailleurs internationaux aussi.</p>
<p>L'implication de figures comme Rebecca Enonchong respect&eacute;e dans les cercles tech africains et internationaux &eacute;largit la visibilit&eacute; du d&eacute;bat bien au-del&agrave; des fronti&egrave;res camerounaises.</p>
<h2>Et maintenant : qui l&eacute;gitime qui ?</h2>
<p>Gr&eacute;goire Owona a choisi l'offensive. Maurice Kamto a choisi la r&eacute;sistance constitutionnelle. Entre les deux, une question reste enti&egrave;re : dans une d&eacute;mocratie en construction, qui d&eacute;tient le droit de d&eacute;finir les r&egrave;gles du jeu et surtout, au nom de qui ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-14 00:55:44</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Présidentielle Bénin 2026 : Hounkpè concède en 24h, leçon pour l'Afrique francophone]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[24 heures : c'est le temps qu'il a fallu au Bénin

Le dimanche 12 avril 2026, les Béninois votaient. Le lundi 13 avril,
l'opposant PAUL HOUNKPÈ félicitait publi...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>24 heures : c'est le temps qu'il a fallu au B&eacute;nin</p>
<p>Le dimanche 12 avril 2026, les B&eacute;ninois votaient. Le lundi 13 avril, l'opposant <strong>Paul Hounkp&egrave;</strong> f&eacute;licitait publiquement Romuald Wadagni. Vingt-quatre heures, une transition r&eacute;publicaine, z&eacute;ro contestation. En Afrique francophone, ce sc&eacute;nario reste une exception remarquable.</p>
<h2>Un scrutin sans suspense, un geste inattendu</h2>
<p>L'<strong>&eacute;lection pr&eacute;sidentielle b&eacute;ninoise de 2026</strong> opposait deux candidats. D'un c&ocirc;t&eacute;, <strong>Romuald Wadagni</strong>, 49 ans, ancien ministre des Finances, dauphin adoub&eacute; par le pr&eacute;sident sortant Patrice Talon et soutenu par les deux partis de la majorit&eacute;. De l'autre, Paul Hounkp&egrave;, des Forces Cauris pour un B&eacute;nin &eacute;mergent, seul repr&eacute;sentant de l'opposition &agrave; avoir valid&eacute; sa candidature.</p>
<p>Le principal parti d'opposition, Les D&eacute;mocrates, n'avait pas obtenu les parrainages n&eacute;cessaires. Le r&eacute;sultat &eacute;tait largement anticip&eacute;. Ce qui ne l'&eacute;tait pas, c'est la vitesse et la dignit&eacute; de la concession. Avant m&ecirc;me l'annonce provisoire de la Commission &eacute;lectorale nationale autonome, Hounkp&egrave; a adress&eacute; ses f&eacute;licitations r&eacute;publicaines &agrave; Wadagni. Un acte politique fort, imm&eacute;diatement remarqu&eacute; sur tout le continent.</p>
<h2>Pourquoi la rapidit&eacute; de la concession change la donne</h2>
<p>La <strong>concession &eacute;lectorale pr&eacute;coce</strong> se d&eacute;finit comme la reconnaissance publique de la d&eacute;faite par un candidat avant l'officialisation des r&eacute;sultats par l'autorit&eacute; comp&eacute;tente. Elle valide implicitement la l&eacute;gitimit&eacute; du processus et d&eacute;samorce toute dynamique de contestation.</p>
<p>Dans le contexte africain francophone, les d&eacute;lais post-&eacute;lectoraux sont souvent utilis&eacute;s comme leviers de n&eacute;gociation ou de d&eacute;stabilisation. Des semaines peuvent s'&eacute;couler entre le scrutin et la reconnaissance d'un r&eacute;sultat, au gr&eacute; de recours, de pressions et de mobilisations de rue.</p>
<p>Le B&eacute;nin a fait le chemin inverse. Hounkp&egrave; n'avait pas de rapport de force suffisant pour contester efficacement. Mais la forme de sa reddition r&eacute;publicaine, rapide, sans condition publique a produit un effet symbolique bien sup&eacute;rieur &agrave; ce que sa position dans la course aurait laiss&eacute; pr&eacute;voir.</p>
<h2>Wadagni, l'architecte d'une &eacute;conomie en mutation</h2>
<p>Romuald Wadagni incarne une continuit&eacute; assum&eacute;e. En dix ans au minist&egrave;re des Finances, il a pilot&eacute; le doublement du PIB b&eacute;ninois, une croissance annuelle sup&eacute;rieure &agrave; 6% et une modernisation progressive des infrastructures. Le B&eacute;nin figure aujourd'hui parmi les &eacute;conomies les plus dynamiques d'Afrique de l'Ouest.</p>
<p>Cette performance &eacute;conomique s'est construite malgr&eacute; un contexte s&eacute;curitaire d&eacute;grad&eacute;. Le nord du pays subit des attaques jihadistes r&eacute;currentes qui menacent la stabilit&eacute; de la r&eacute;gion. Wadagni a su maintenir la trajectoire &eacute;conomique sans que les violences ne paralysent l'ensemble du territoire.</p>
<p>Son d&eacute;fi d&eacute;sormais : transformer cette <strong>croissance &eacute;conomique b&eacute;ninoise</strong> en prosp&eacute;rit&eacute; r&eacute;elle. Trente pour cent de la population vit encore dans la pauvret&eacute;. La jeunesse r&eacute;clame du travail. Le foss&eacute; entre les indicateurs macro&eacute;conomiques et le quotidien des B&eacute;ninois reste le principal angle mort de la d&eacute;cennie Talon.</p>
<h2>L&eacute;gitimit&eacute;, inclusion et mod&egrave;le r&eacute;gional</h2>
<p>Une partie de l'&eacute;lectorat urbain n'a pas vot&eacute;, faute de candidat repr&eacute;sentant ses aspirations. Le nouveau pr&eacute;sident devra &eacute;largir sa base sans renier la continuit&eacute; qu'il incarne.</p>
<p>La rapidit&eacute; du processus &eacute;lectoral b&eacute;ninois vote le dimanche, r&eacute;sultats reconnus le lundi pose une question &agrave; l'ensemble de l'Afrique francophone. D'autres pays organisent leurs scrutins sur des semaines enti&egrave;res, avec des m&eacute;canismes de validation opaques et des d&eacute;lais qui alimentent la d&eacute;fiance. Le <strong>mod&egrave;le &eacute;lectoral b&eacute;ninois</strong> d&eacute;montre qu'une alternative est possible, &agrave; condition de b&acirc;tir les institutions qui la rendent cr&eacute;dible.</p>
<p>En vingt-quatre heures, le B&eacute;nin a produit ce que d'autres pays mettent des semaines &agrave; ne pas produire. Romuald Wadagni dispose d'un capital &eacute;conomique solide et d'une l&eacute;gitimit&eacute; r&eacute;publicaine intacte. La vraie question n'est pas de savoir s'il peut g&eacute;rer la croissance il l'a prouv&eacute;. Elle est de savoir s'il peut enfin la partager.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-13 20:55:12</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Élections locales 2027 au Cameroun : le PCRN de Cabral Libii en ordre de bataille]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/93012/6:1/elections-locales-2027-au-cameroun-le-pcrn-de-cabral-libii-en-ordre-de-bataille-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Moins d'un an pour tout préparer

Au Cameroun, le compte à rebours est lancé. Les ÉLECTIONS LOCALES
COUPLÉES sont attendues entre fin janvier et début mars 2027...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Moins d'un an pour tout pr&eacute;parer</p>
<p>Au Cameroun, le compte &agrave; rebours est lanc&eacute;. Les <strong>&eacute;lections locales coupl&eacute;es</strong> sont attendues entre fin janvier et d&eacute;but mars 2027 soit dans moins de douze mois. Le <strong>PCRN</strong> de Cabral Libii a choisi d'agir maintenant. Chaque semaine perdue est une semaine de retard sur l'adversaire.</p>
<h2>Contexte : une fen&ecirc;tre &eacute;lectorale qui se referme</h2>
<p>Les &eacute;lections locales coupl&eacute;es d&eacute;signent la tenue simultan&eacute;e des scrutins municipaux et l&eacute;gislatifs. Ce format concentre les enjeux politiques sur une p&eacute;riode unique et r&eacute;duit les marges d'erreur pour les partis moins dot&eacute;s en ressources.</p>
<p>Cabral Libii, pr&eacute;sident du <strong>Parti Camerounais pour la R&eacute;conciliation Nationale</strong>, a publiquement cadr&eacute; l'&eacute;ch&eacute;ance : scrutin "tr&egrave;s probablement" entre fin janvier et d&eacute;but mars 2027. En avril 2026, la fen&ecirc;tre op&eacute;rationnelle utile se compte d&eacute;sormais en semaines, pas en mois.</p>
<p>Ce cadrage public n'est pas anodin. Il fixe une discipline collective et signale aux militants que le temps de l'attente est r&eacute;volu.</p>
<h2>Pourquoi agir en urgence structur&eacute;e</h2>
<p>Le <strong>Code &eacute;lectoral camerounais</strong> pr&eacute;sente des failles document&eacute;es, connues des acteurs politiques exp&eacute;riment&eacute;s. Libii le formule sans d&eacute;tour : ces failles doivent &ecirc;tre anticip&eacute;es et exploit&eacute;es dans les r&egrave;gles, pas d&eacute;couvertes &agrave; la derni&egrave;re minute.</p>
<p>Les inscriptions strat&eacute;giques sur les listes &eacute;lectorales y compris les transferts de circonscription exigent des d&eacute;lais administratifs incompressibles. Le recrutement et la formation des repr&eacute;sentants de bureau de vote mobilisent des semaines enti&egrave;res. Ces op&eacute;rations ne s'improvisent pas.</p>
<p>Par ailleurs, le nombre de <strong>bureaux de vote</strong> reste stable depuis la pr&eacute;sidentielle. Le PCRN dispose d&eacute;j&agrave; de la cartographie compl&egrave;te : localisation, configuration, vuln&eacute;rabilit&eacute;s. Chaque bureau devient une cible op&eacute;rationnelle identifi&eacute;e et assign&eacute;e.</p>
<h2>Terrain contre algorithme</h2>
<p>La strat&eacute;gie Libii repose sur une hi&eacute;rarchie claire entre deux registres d'action.</p>
<p>Les <strong>r&eacute;seaux sociaux</strong> remplissent un r&ocirc;le d&eacute;fini : sensibilisation, agr&eacute;gation des ind&eacute;cis, affaiblissement symbolique de l'adversaire, mobilisation psychologique. Ce registre est utile. Il produit de la visibilit&eacute;. Il ne produit pas de bulletins dans les urnes &agrave; lui seul.</p>
<p>Le <strong>terrain &eacute;lectoral</strong> reste irrempla&ccedil;able. Des repr&eacute;sentants pr&eacute;sents, form&eacute;s et vigilants dans chaque bureau de vote c'est l&agrave;, concr&egrave;tement, que les r&eacute;sultats se construisent ou se perdent.</p>
<p>Libii r&eacute;sume l'enjeu en une phrase : "2027 ne sera pas 2025." Le PCRN tire les le&ccedil;ons de ses performances pass&eacute;es et structure une progression m&eacute;thodique dans le temps qui reste.</p>
<p>Ce que cette s&eacute;quence change</p>
<p>Le PCRN vise une pr&eacute;sence militante dense dans les circonscriptions disput&eacute;es. Les inscriptions &eacute;lectorales strat&eacute;giques doivent imp&eacute;rativement &ecirc;tre finalis&eacute;es avant les dates limites l&eacute;gales. Chaque semaine de retard r&eacute;duit m&eacute;caniquement le potentiel &eacute;lectoral du parti.</p>
<p>Une performance solide aux &eacute;lections locales coupl&eacute;es 2027 repositionnerait le PCRN comme troisi&egrave;me force politique structur&eacute;e du Cameroun. Elle fournirait une base institutionnelle aux ambitions pr&eacute;sidentielles de Cabral Libii et cr&eacute;dibiliserait durablement l'opposition face au <strong>RDPC</strong>.</p>
<p>L'enjeu d&eacute;passe le scrutin lui-m&ecirc;me. Il s'agit de prouver qu'une opposition camerounaise peut s'organiser dans la discipline et non dans la pr&eacute;cipitation.</p>
<p>Le PCRN fait le pari de la m&eacute;thode l&agrave; o&ugrave; d'autres parient sur l'improvisation. Avec moins d'un an devant lui, Cabral Libii peut-il transformer cette mobilisation pr&eacute;coce en victoires concr&egrave;tes et d&eacute;montrer que l'opposition camerounaise a d&eacute;finitivement chang&eacute; de logiciel politique ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-13 16:28:31</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Affaire Ekane : le juge interdit à la veuve de récupérer le corps de son mari]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Un juge statue sur ce qu'on ne lui a pas demandé

Le 13 avril 2026, à 10 heures, le tribunal de première instance de
Douala Bonanjo a rendu une décision qui dép...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un juge statue sur ce qu'on ne lui a pas demand&eacute;</p>
<p>Le 13 avril 2026, &agrave; 10 heures, le tribunal de premi&egrave;re instance de Douala Bonanjo a rendu une d&eacute;cision qui d&eacute;passe le dossier familial : le <strong>juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s</strong> a interdit &agrave; la veuve d'<strong>Anicet Ekane</strong> de retirer la d&eacute;pouille de son mari de la morgue de l'h&ocirc;pital Laquintinie alors que personne ne le lui avait demand&eacute;. Une d&eacute;cision qui soul&egrave;ve des questions graves sur les limites du pouvoir judiciaire.</p>
<h2>Les faits : ce qui s'est pass&eacute; au TPI de Bonanjo</h2>
<p>Anicet Ekane, figure politique camerounaise et pr&eacute;sident du MANIDEM, est d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 1er d&eacute;cembre 2025 &agrave; Yaound&eacute;, au Centre m&eacute;dical de la Gendarmerie nationale, en d&eacute;tention. Son corps repose depuis &agrave; la morgue de l'h&ocirc;pital Laquintinie de Douala, o&ugrave; sa veuve, <strong>Sogue Edwige Ekane</strong>, en avait assur&eacute; le d&eacute;p&ocirc;t.</p>
<p>Ce matin du 13 avril 2026, le 2e juge du TPI de Douala Bonanjo a rendu une ordonnance de r&eacute;f&eacute;r&eacute; dans l'affaire opposant la veuve aux enfants Ekane. Les demandeurs dont le fils <strong>Dr Muna Ekane</strong> avaient formul&eacute; trois demandes : la d&eacute;signation d'un administrateur des obs&egrave;ques, la fixation des dates fun&egrave;bres aux 15 et 16 mai 2026, et l'interdiction &agrave; des tiers non nomm&eacute;s de participer aux obs&egrave;ques.</p>
<p>Le juge a statu&eacute; sur la premi&egrave;re demande, d&eacute;signant Dr Muna Ekane comme organisateur des fun&eacute;railles. Il a ignor&eacute; les deux autres. Et il a ajout&eacute; une quatri&egrave;me disposition non demand&eacute;e : l'interdiction faite &agrave; l'h&ocirc;pital Laquintinie de remettre la d&eacute;pouille &agrave; la veuve.</p>
<h2>Pourquoi cette d&eacute;cision pose un probl&egrave;me juridique majeur</h2>
<p>En droit camerounais comme en droit compar&eacute;, le juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s est strictement encadr&eacute; dans ses attributions. Il statue sur ce qui lui est soumis pas au-del&agrave;, pas en de&ccedil;&agrave;. Le principe juridique qui interdit au juge de statuer au-del&agrave; des demandes des parties s'appelle l'ultra petita : d&eacute;cider plus que ce qui a &eacute;t&eacute; demand&eacute; constitue un exc&egrave;s de pouvoir.</p>
<p>Les avocats de la veuve, Mes <strong>Hippolyte BT Meli</strong> et <strong>Emmanuel Simh</strong>, l'ont formul&eacute; sans d&eacute;tour dans leur communiqu&eacute; : le juge a statu&eacute; "tant&ocirc;t ultra petita, tant&ocirc;t infra petita" c'est-&agrave;-dire &agrave; la fois au-del&agrave; et en de&ccedil;&agrave; des demandes. Sur deux chefs de demande, il est rest&eacute; muet. Sur un chef non demand&eacute;, il a ordonn&eacute; une mesure qui prive la veuve d'un droit fondamental : celui de disposer de la d&eacute;pouille d'un conjoint qu'elle a elle-m&ecirc;me d&eacute;pos&eacute; &agrave; la morgue.</p>
<p>Le <strong>conflit successoral Ekane</strong> r&eacute;v&egrave;le ainsi une tension plus large : celle entre les droits du conjoint survivant, les droits des enfants issus d'une pr&eacute;c&eacute;dente union, et la capacit&eacute; du juge &agrave; s'arroger un r&ocirc;le d'arbitre moral au-del&agrave; de sa comp&eacute;tence l&eacute;gale.</p>
<h2>Quand le juge devient acteur du conflit</h2>
<p>Le juge des r&eacute;f&eacute;r&eacute;s est, par d&eacute;finition, un juge de l'urgence et de l'&eacute;vidence. Il tranche des situations provisoires, sans pr&eacute;juger du fond. Sa l&eacute;gitimit&eacute; repose sur sa neutralit&eacute; et sur le strict respect des demandes qui lui sont soumises.</p>
<p>En l'esp&egrave;ce, le juge a franchi une ligne. En formulant lui-m&ecirc;me une demande et en y r&eacute;pondant, il s'est transform&eacute; en partie prenante du conflit successoral non en arbitre. Les avocats de la veuve y voient une "s&eacute;questration des derni&egrave;res volont&eacute;s du d&eacute;funt" : Anicet Ekane avait exprim&eacute; ses souhaits pour ses obs&egrave;ques, et ces volont&eacute;s se trouvent d&eacute;sormais suspendues par une d&eacute;cision judiciaire qui n'avait pas &agrave; les toucher.</p>
<p>La comparaison cit&eacute;e par les avocats est &eacute;loquente : le pape Jean-Paul II avait exprim&eacute; le souhait d'obs&egrave;ques sobres et l'&Eacute;glise s'y est conform&eacute;e. La question pos&eacute;e implicitement est celle-ci : pourquoi un juge camerounais s'octroierait-il une autorit&eacute; que les institutions les plus puissantes du monde refusent de s'arroger sur la volont&eacute; d'un d&eacute;funt ?</p>
<h2>Recours en appel et pr&eacute;c&eacute;dent juridique</h2>
<p>Les avocats de Sogue Edwige Ekane annoncent la saisine de la Cour d'appel du Littoral. Ce recours est la voie normale face &agrave; une d&eacute;cision de r&eacute;f&eacute;r&eacute; jug&eacute;e irr&eacute;guli&egrave;re. L'enjeu imm&eacute;diat est double : faire lever l'interdiction de retrait du corps, et obtenir la reconnaissance des derni&egrave;res volont&eacute;s d'Anicet Ekane dans l'organisation de ses fun&eacute;railles.</p>
<p>Quand un homme politique meurt en d&eacute;tention et que sa succession devient un objet de litige judiciaire, l'affaire cesse d'&ecirc;tre priv&eacute;e. Elle devient un indicateur de l'&eacute;tat de droit.</p>
<h2>Ce que cette ordonnance dit de la justice camerounaise</h2>
<p>Un juge qui statue sur ce qu'il n'a pas &agrave; trancher. Une veuve priv&eacute;e du droit de disposer du corps de son mari. Des derni&egrave;res volont&eacute;s suspendues par ordonnance. L'affaire Ekane d&eacute;passe le drame familial.</p>
<p>La vraie question qu'elle pose est celle-ci : quand un tribunal exc&egrave;de ses attributions de mani&egrave;re aussi document&eacute;e, qui contr&ocirc;le le contr&ocirc;leur et dans quel d&eacute;lai ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-13 15:06:51</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Bénin 2026 : Talon quitte le pouvoir, une leçon que l'Afrique attend]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[L'Afrique a besoin de présidents qui partent

Deux mandats. Une promesse tenue. Le DÉPART VOLONTAIRE DE PATRICE
TALON du pouvoir au Bénin constitue, en mai 2026...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>L'Afrique a besoin de pr&eacute;sidents qui partent</p>
<p>Deux mandats. Une promesse tenue. Le <strong>d&eacute;part volontaire de Patrice Talon</strong> du pouvoir au B&eacute;nin constitue, en mai 2026, un fait politique rare sur le continent africain. Pendant qu'au Cameroun on modifie la constitution pour perp&eacute;tuer un syst&egrave;me, Cotonou &eacute;crit une page diff&eacute;rente.</p>
<h2>Ce qui s'est pass&eacute; dimanche &agrave; Cotonou</h2>
<p>Le pr&eacute;sident b&eacute;ninois Patrice Talon a vot&eacute; ce dimanche dans un calme institutionnel remarqu&eacute;. &Agrave; la sortie des bureaux de vote, il a confirm&eacute; ce que beaucoup esp&eacute;raient sans y croire : il ne briguera pas un troisi&egrave;me mandat. La transition pr&eacute;sidentielle au B&eacute;nin suit son cours constitutionnel, sans d&eacute;tour, sans amendement de convenance.</p>
<p>Talon a &eacute;t&eacute; explicite. Il ne cherchera pas &agrave; influencer la gestion future du pays. Sa destination, apr&egrave;s mai : la retraite. Ses mots sont directs "Je resterai un citoyen, un ancien pr&eacute;sident, une personnalit&eacute; sur laquelle il y aura toujours un certain regard."</p>
<h2>Pourquoi ce d&eacute;part a une valeur symbolique hors norme</h2>
<p>La <strong>d&eacute;mocratie africaine</strong> souffre d'un mal structurel : le refus du pouvoir de se soumettre &agrave; l'alternance. Des r&eacute;visions constitutionnelles en s&eacute;rie, des mandats prolong&eacute;s par d&eacute;cret, des oppositions musel&eacute;es. Dans ce contexte, un chef d'&Eacute;tat qui respecte ses propres engagements sans y &ecirc;tre contraint par la rue ou la communaut&eacute; internationale devient, presque m&eacute;caniquement, un symbole.</p>
<p>Talon ne part pas sous la pression. Il part parce que c'est l'heure. Cette nuance est fondamentale.</p>
<p>Le B&eacute;nin conna&icirc;t depuis 1991 une stabilit&eacute; d&eacute;mocratique fragile mais r&eacute;elle. <strong>Nic&eacute;phore Soglo</strong>, puis <strong>Boni Yayi</strong>, avaient d&eacute;j&agrave; ouvert cette voie. Talon en est la troisi&egrave;me incarnation. Trois anciens pr&eacute;sidents encore en vie dans un m&ecirc;me pays c'est une raret&eacute; sur le continent, et un indicateur de maturit&eacute; institutionnelle.</p>
<h2>Le m&eacute;canisme : quand la limite du mandat devient une norme culturelle</h2>
<p>La force d'une d&eacute;mocratie ne r&eacute;side pas dans ses textes. Elle r&eacute;side dans la capacit&eacute; de ses dirigeants &agrave; s'y soumettre librement. Le <strong>respect de la limite des mandats pr&eacute;sidentiels</strong> transforme une r&egrave;gle juridique en norme culturelle. Et les normes culturelles durent bien au-del&agrave; des constitutions.</p>
<p>Talon l'a formul&eacute; lui-m&ecirc;me avec clart&eacute; : "un pouvoir qui dure n'est plus au service du peuple." Cette affirmation, simple en apparence, constitue une rupture rh&eacute;torique avec le discours de l'indispensabilit&eacute; ce registre que ma&icirc;trisent si bien les dirigeants qui s'&eacute;ternisent.</p>
<p>En partant, il construit quelque chose de plus durable que son bilan : une r&eacute;f&eacute;rence. Pour la jeunesse b&eacute;ninoise, pour les observateurs du continent, il devient un exemple vivant de ce que peut &ecirc;tre <strong>l'alternance politique en Afrique</strong>.</p>
<h2>Les enjeux : ce que ce d&eacute;part change &agrave; court et long terme</h2>
<p>La solidit&eacute; de sa d&eacute;mocratie se mesurera &agrave; la qualit&eacute; de la transition, &agrave; la neutralit&eacute; effective de Talon dans les affaires publiques, et &agrave; la capacit&eacute; du nouveau pouvoir &agrave; gouverner sans tutelle informelle.</p>
<p>L'effet de mod&egrave;le peut jouer. Pas automatiquement, pas m&eacute;caniquement. Mais les pr&eacute;c&eacute;dents existent : les d&eacute;mocraties s'imitent. Lorsqu'un dirigeant africain prouve qu'on peut quitter le pouvoir et rester une "personnalit&eacute; de r&eacute;f&eacute;rence", il red&eacute;finit l'&eacute;quation du prestige politique. Rester ne garantit plus le respect. Partir au bon moment peut en construire davantage.</p>
<p>Le contraste avec certains voisins du continent n'a pas besoin d'&ecirc;tre nomm&eacute;. Il se lit seul.</p>
<h2>Ce que cela r&eacute;v&egrave;le sur l'avenir politique du continent</h2>
<p>La vraie question que pose le d&eacute;part de Talon n'est pas b&eacute;ninoise. Elle est continentale : combien de dirigeants africains choisiront, dans les prochaines ann&eacute;es, la sortie par la grande porte plut&ocirc;t que le maintien par la force ?</p>
<p>La r&eacute;ponse d&eacute;pendra moins des institutions que des individus. Et des exemples qui circulent.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-13 10:16:12</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Visite du pape au Cameroun : la MINHDU mobilise 500 militants RDPC aux frais du ministère]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92979/6:1/visite-du-pape-au-cameroun-la-minhdu-mobilise-500-militants-rdpc-aux-frais-du-ministere-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[500 places, des bus ministériels, et une liste au siège du RDPC :
l'étrange logistique papale

Cinq cents personnes. C'est le contingent organisé par le ministè...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>500 places, des bus minist&eacute;riels, et une liste au si&egrave;ge du RDPC : l'&eacute;trange logistique papale</p>
<p>Cinq cents personnes. C'est le contingent organis&eacute; par le minist&egrave;re camerounais de l'Habitat pour assister &agrave; la messe pontificale du 18 avril 2026 &agrave; Yaound&eacute;. La s&eacute;lection se fait au si&egrave;ge du parti au pouvoir. Les bus sont financ&eacute;s par un minist&egrave;re d'&Eacute;tat. Le m&eacute;lange des registres interpelle.</p>
<h2>Un dispositif minist&eacute;riel &agrave; double casquette</h2>
<p>C&eacute;lestine <strong>Ketcha Courtes</strong>, ministre de l'Habitat et du D&eacute;veloppement Urbain (MINHDU) et figure de premier plan du <strong>RDPC</strong>, a annonc&eacute; la mise &agrave; disposition de bus gratuits pour transporter 500 personnes depuis Bangangt&eacute;, dans le d&eacute;partement du Nd&eacute;, jusqu'&agrave; Yaound&eacute;. L'objectif affich&eacute; : participer &agrave; l'accueil de Sa Saintet&eacute; le <strong>pape L&eacute;on XIV</strong> et &agrave; la <strong>messe pontificale &agrave; la Base A&eacute;rienne de Yaound&eacute;</strong>, pr&eacute;vue le samedi 18 avril 2026 &agrave; 9h30.</p>
<p>Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 12 avril 2026 au secr&eacute;tariat de la Maison du Parti RDPC Paul Biya de Bangangt&eacute;. Le programme pr&eacute;voit deux trajets : le 15 avril pour la haie d'honneur au passage du pape vers le Palais de l'Unit&eacute;, et le 18 avril pour la messe. Le retour est organis&eacute; le jour m&ecirc;me dans les deux cas.</p>
<h2>Pourquoi ce dispositif soul&egrave;ve des questions institutionnelles</h2>
<p>La <strong>visite apostolique du pape L&eacute;on XIV au Cameroun</strong> constitue un &eacute;v&eacute;nement religieux et diplomatique d'envergure internationale. Sa gestion logistique par les pouvoirs publics est habituelle et l&eacute;gitime. Ce qui est plus singulier, c'est la centralisation des inscriptions au si&egrave;ge d'un parti politique, et la mention explicite des &laquo; militants et sympathisants du RDPC &raquo; comme public prioritaire dans la communication officielle du minist&egrave;re.</p>
<p>Le minist&egrave;re de l'Habitat est une institution r&eacute;publicaine financ&eacute;e par des fonds publics. Ses ressources v&eacute;hicules, budget logistique, communication rel&egrave;vent de l'&Eacute;tat, pas d'un parti. Lorsqu'un minist&egrave;re organise un d&eacute;placement en ciblant nomm&eacute;ment les militants d'une formation politique, la fronti&egrave;re entre action publique et mobilisation partisane devient floue. Cette question ne remet pas en cause la l&eacute;gitimit&eacute; de la visite papale. Elle pose une question de gouvernance sur l'usage des moyens de l'&Eacute;tat.</p>
<h2>Comment l'&eacute;v&eacute;nement religieux devient instrument de communication politique</h2>
<p>La <strong>messe pontificale de Yaound&eacute;</strong> est pr&eacute;sent&eacute;e dans la communication de la MINHDU comme un &laquo; moment exceptionnel de Communion nationale &raquo; s'inscrivant dans les valeurs &laquo; pr&ocirc;n&eacute;es par le Chef de l'&Eacute;tat, Son Excellence Monsieur Paul Biya &raquo;. Cette formulation associe explicitement un &eacute;v&eacute;nement religieux international &agrave; la figure pr&eacute;sidentielle et &agrave; son parti.</p>
<p>Ce type de r&eacute;cup&eacute;ration symbolique d'un &eacute;v&eacute;nement religieux &agrave; des fins de visibilit&eacute; politique est un m&eacute;canisme document&eacute; dans plusieurs contextes africains et ailleurs. Il consiste &agrave; positionner le chef de l'&Eacute;tat ou son entourage comme organisateur ou b&eacute;n&eacute;ficiaire moral d'un &eacute;v&eacute;nement dont la port&eacute;e d&eacute;passe le champ politique. La visite du pape au Cameroun en 2026 offre une caisse de r&eacute;sonance exceptionnelle &agrave; cet exercice.</p>
<p>La s&eacute;lection limit&eacute;e &agrave; 500 personnes, inscrites dans un d&eacute;lai serr&eacute;, renforce la dimension exclusive et donc symboliquement valoris&eacute;e du dispositif pour les b&eacute;n&eacute;ficiaires retenus.</p>
<h2>Entre diplomatie religieuse et capital politique interne</h2>
<p>Dans les semaines suivant la visite apostolique, le r&eacute;gime camerounais b&eacute;n&eacute;ficiera d'images fortes : foules mobilis&eacute;es, pr&eacute;sence internationale, mise en sc&egrave;ne d'une nation unie autour d'un &eacute;v&eacute;nement spirituel mondial. Ces images alimenteront une communication gouvernementale intensive, utile dans le contexte de tensions politiques li&eacute;es &agrave; la r&eacute;cente r&eacute;vision constitutionnelle.</p>
<p>&Agrave; moyen terme, la question de l'usage des ressources minist&eacute;rielles &agrave; des fins partisanes pourrait alimenter des recours ou des interpellations parlementaires, si une opposition organis&eacute;e choisit d'en faire un terrain de contestation. Plus largement, la gestion politique de la visite du pape au Cameroun illustre comment les grandes &eacute;ch&eacute;ances diplomatiques ou religieuses sont syst&eacute;matiquement int&eacute;gr&eacute;es &agrave; la strat&eacute;gie de communication d'un r&eacute;gime qui gouverne depuis 1982.</p>
<h2>Foi, &Eacute;tat et parti : o&ugrave; commence la confusion des genres ?</h2>
<p>La visite du pape L&eacute;on XIV au Cameroun est un &eacute;v&eacute;nement historique pour des millions de catholiques camerounais. Nul ne conteste sa port&eacute;e spirituelle et nationale. Mais quand les inscriptions pour y assister passent par le si&egrave;ge d'un parti politique, la question s'impose d'elle-m&ecirc;me : l'&Eacute;tat camerounais est-il encore capable d'organiser un &eacute;v&eacute;nement d'int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral sans en faire un levier de mobilisation partisane ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-11 00:16:54</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Valère Bessala : « La Constitution du 4 avril 2026 est un torchon pour le peuple camerounais »]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Une opposition qui nomme ce que d'autres taisent

7 ans. C'est la durée d'un mandat présidentiel camerounais. Valère
Bessala pose une équation simple : celui qu...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une opposition qui nomme ce que d'autres taisent</p>
<p>7 ans. C'est la dur&eacute;e d'un mandat pr&eacute;sidentiel camerounais. Val&egrave;re Bessala pose une &eacute;quation simple : celui qui demande ce mandat doit l'exercer en totalit&eacute;. La <strong>r&eacute;vision constitutionnelle du 4 avril 2026</strong> cr&eacute;e un vice-pr&eacute;sident. Pour Bessala, c'est un aveu d&eacute;guis&eacute;.</p>
<h2>Qui est Val&egrave;re Bessala, et que dit-il exactement ?</h2>
<p>Val&egrave;re Bessala est une voix connue de l'opposition et de la soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise. Il prend position publiquement contre la modification de la constitution camerounaise nouvellement adopt&eacute;e. Son rejet est total et argument&eacute; sur trois axes distincts.</p>
<p>Il refuse un vice-pr&eacute;sident de "vacance" c'est-&agrave;-dire un titulaire activ&eacute; uniquement en cas d'emp&ecirc;chement du pr&eacute;sident. Il refuse un vice-pr&eacute;sident d'"assistance"; une fonction de suppl&eacute;ance que le peuple n'a jamais vot&eacute;e. Il refuse enfin ce qu'il appelle une "monstruosit&eacute; institutionnelle" la cr&eacute;ation d'un poste destin&eacute; &agrave; masquer les dysfonctionnements d'un autre.</p>
<p>Sa d&eacute;claration est directe : le m&eacute;canisme de <strong>proposition de loi au Cameroun</strong> suffit, &agrave; lui seul, pour abroger ce texte. Une majorit&eacute; &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale peut y suffire.</p>
<h2>Pourquoi cette r&eacute;forme concentre autant de rejet</h2>
<p>La <strong>r&eacute;forme constitutionnelle de Biya</strong> ne surgit pas dans un vide politique. Elle s'inscrit dans un contexte pr&eacute;cis : Paul Biya, 93 ans, gouverne le Cameroun depuis 1982. Les questions sur sa capacit&eacute; &agrave; exercer ses fonctions circulent depuis plusieurs ann&eacute;es. Aucune r&eacute;ponse officielle n'a jamais &eacute;t&eacute; apport&eacute;e.</p>
<p>Cr&eacute;er un <strong>vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique au Cameroun</strong> dans ce contexte pr&eacute;cis envoie un signal ambigu. Pour les partisans du pouvoir, c'est une modernisation institutionnelle. Pour Bessala et les forces qu'il repr&eacute;sente, c'est une gestion de crise habill&eacute;e en r&eacute;forme d'&Eacute;tat.</p>
<p>La critique de fond est constitutionnelle. Un pr&eacute;sident &eacute;lu assume un mandat complet. S'il est dans l'incapacit&eacute; d'exercer, les m&eacute;canismes existants tels que Premier ministre renforc&eacute;, d&eacute;l&eacute;gation de pouvoirs r&eacute;am&eacute;nag&eacute;e peuvent suffire. Inventer un poste suppl&eacute;mentaire revient &agrave; reconna&icirc;tre implicitement une d&eacute;faillance que personne n'ose nommer.</p>
<h2>Le m&eacute;canisme de proposition de loi : une arme parlementaire r&eacute;elle</h2>
<p>La <strong>proposition de loi</strong> se d&eacute;finit comme une initiative l&eacute;gislative &eacute;manant des parlementaires eux-m&ecirc;mes, par opposition au projet de loi gouvernemental. En droit camerounais, ce m&eacute;canisme est constitutionnellement pr&eacute;vu et praticable.</p>
<p>Bessala l'invoque comme levier concret. Une coalition majoritaire &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale si elle se constitue peut d&eacute;poser une proposition de loi abrogeant ou modifiant la r&eacute;forme du 4 avril. Ce sc&eacute;nario n'est pas purement th&eacute;orique. Il suppose une discipline de vote et une coordination que l'opposition camerounaise n'a pas encore historiquement d&eacute;montr&eacute;e &agrave; grande &eacute;chelle.</p>
<p>Reste que l'argument a une force symbolique r&eacute;elle. Il replace le d&eacute;bat sur le terrain du droit, et non sur celui de la contestation de rue. C'est un choix rh&eacute;torique significatif.</p>
<p>Entre recomposition politique et pr&eacute;c&eacute;dent constitutionnel</p>
<p>La prise de position de Val&egrave;re Bessala va alimenter la dynamique de contestation autour de la <strong>constitution camerounaise 2026</strong>. Elle offre un cadre argumentaire aux forces d'opposition et structure un discours jusqu'ici &eacute;pars. Les prochains mois diront si ce cadre parvient &agrave; f&eacute;d&eacute;rer au-del&agrave; des cercles d&eacute;j&agrave; convaincus.</p>
<p>&Agrave; moyen terme, l'existence de ce vice-pr&eacute;sident va poser une question que la r&eacute;forme n'a pas r&eacute;solue : qui sera nomm&eacute;, avec quelles attributions r&eacute;elles, et selon quel processus ? La r&eacute;ponse &agrave; ces trois questions red&eacute;finira les rapports de force au sommet de l'&Eacute;tat camerounais. Elle d&eacute;terminera aussi si ce poste est un outil de gouvernance ou un outil de succession pr&eacute;par&eacute;e.</p>
<p>Le pr&eacute;c&eacute;dent constitutionnel, lui, est d&eacute;j&agrave; pos&eacute;. Le Cameroun a modifi&eacute; sa loi fondamentale dans un contexte de fragilit&eacute; pr&eacute;sidentielle assum&eacute;e. Cela n'est pas sans cons&eacute;quence pour la stabilit&eacute; institutionnelle &agrave; long terme.</p>
<h2>La Constitution comme r&eacute;v&eacute;lateur d'un &Eacute;tat en transition non assum&eacute;e</h2>
<p>Val&egrave;re Bessala pose une question que la classe politique camerounaise &eacute;vite depuis des ann&eacute;es : qu'est-ce qu'un mandat pr&eacute;sidentiel, si ce n'est un contrat avec le peuple ? Ce contrat inclut la pleine capacit&eacute; &agrave; gouverner. La cr&eacute;er une fonction de substitution sans d&eacute;bat public, sans consultation, et sans transparence sur les raisons r&eacute;elles, c'est rompre ce contrat en silence. Le peuple camerounais a-t-il vocation &agrave; accepter des r&eacute;formes con&ccedil;ues pour lui sans lui ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-10 00:49:18</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Maurice Kamto accuse le RDPC de redouter la confrontation électorale]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Accroche : six reports depuis 2018  
Depuis 2018, le Cameroun a repoussé six scrutins locaux et
législatifs. Un record en Afrique centrale. Le professeur Mauric...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Accroche : six reports depuis 2018 &nbsp;<br />Depuis 2018, le Cameroun a repouss&eacute; six scrutins locaux et l&eacute;gislatifs. Un record en Afrique centrale. Le professeur Maurice Kamto d&eacute;nonce une strat&eacute;gie de peur.</p>
<h2>Contexte : la conf&eacute;rence de presse du MRC &agrave; Yaound&eacute; &nbsp;</h2>
<p>Le 9 avril 2026 &agrave; Yaound&eacute;, Maurice Kamto a tenu une conf&eacute;rence de presse. Le leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a vivement fustig&eacute; le <strong>report des &eacute;lections</strong>. Le Rassemblement D&eacute;mocratique du Peuple Camerounais (<strong>RDPC</strong>), parti au pouvoir, repousse sine die les l&eacute;gislatives et municipales. Initialement pr&eacute;vues fin 2025, ces &eacute;ch&eacute;ances n&rsquo;ont plus de calendrier officiel.</p>
<h2>Pourquoi le RDPC redouterait-il un double scrutin ? &nbsp;</h2>
<p>Selon <strong>Maurice Kamto</strong>, le RDPC ne cherche pas &agrave; transformer sa victoire pr&eacute;sidentielle. Un pr&eacute;sident &laquo; normalement &eacute;lu &raquo; voudrait consolider sa majorit&eacute; au Parlement et dans les conseils locaux. Or Paul Biya, proclam&eacute; vainqueur de la pr&eacute;sidentielle d&rsquo;octobre 2025, fuit la <strong>confrontation &eacute;lectorale</strong>. Kamto y voit un double aveu : la remise en cause de la victoire de Biya, et la crainte d&rsquo;un revers cuisant du RDPC lors du <strong>double scrutin</strong>.</p>
<h2>M&eacute;canismes : l&rsquo;article 15 du Code &eacute;lectoral camerounais&nbsp;</h2>
<p>Le report des &eacute;lections s&rsquo;appuie sur l&rsquo;article 15 du Code &eacute;lectoral. Ce texte permet au pr&eacute;sident de repousser les scrutins pour &laquo; raisons techniques &raquo;. En pratique, le RDPC utilise cette clause pour geler la vie politique locale. Sans l&eacute;gislatives, le MRC ne peut contester la majorit&eacute; parlementaire. Sans municipales, les bastions urbains acquis &agrave; l&rsquo;opposition restent sous administration RDPC. La confrontation &eacute;lectorale est ainsi &eacute;vit&eacute;e par un outil juridique.</p>
<h2>Quelle issue sans calendrier ? &nbsp;</h2>
<p>Le RDPC parviendra-t-il &agrave; geler ind&eacute;finiment le double scrutin sans d&eacute;stabiliser le pays ? Maurice Kamto parie sur une pression interne croissante. La question reste ouverte : une d&eacute;mocratie peut-elle survivre &agrave; six reports successifs ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-09 19:20:20</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Me Ngouana dénonce un vice-président nommé, symbole d'une Constitution détournée]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
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      <description><![CDATA[Un pouvoir qui se perpétue sans vote

42 ans au pouvoir. Et une nouvelle révision constitutionnelle. Paul
Biya vient de créer un poste de VICE-PRÉSIDENT NON ÉLU...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Un pouvoir qui se perp&eacute;tue sans vote</p>
<p>42 ans au pouvoir. Et une nouvelle r&eacute;vision constitutionnelle. Paul Biya vient de cr&eacute;er un poste de <strong>vice-pr&eacute;sident non &eacute;lu</strong> au Cameroun. La man&oelig;uvre est valid&eacute;e par un parlement dont les membres n'ont pas &eacute;t&eacute; &eacute;lus, mais prorog&eacute;s. Me Mustapha Ngouana nomme ce syst&egrave;me sans d&eacute;tour : un bouclier personnel, pas une loi fondamentale.</p>
<h2>Ce qui vient de se passer</h2>
<p>En 2026, l'Assembl&eacute;e nationale camerounaise adopte une modification constitutionnelle instituant un poste de vice-pr&eacute;sident. Ce vice-pr&eacute;sident ne sera pas &eacute;lu au suffrage universel. Il sera nomm&eacute; par le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, pilote cette r&eacute;forme depuis le sommet de l'&Eacute;tat.</p>
<p>Le fait aggravant est institutionnel. Le parlement qui a vot&eacute; cette r&eacute;vision n'est pas issu d'&eacute;lections r&eacute;guli&egrave;res. Ses membres y si&egrave;gent gr&acirc;ce &agrave; une <strong>prorogation de mandat</strong>, c'est-&agrave;-dire une prolongation administrative d&eacute;cid&eacute;e par le pouvoir ex&eacute;cutif. Me Mustapha Ngouana, avocat au barreau camerounais, qualifie cette assembl&eacute;e d'ill&eacute;gitime. Le droit constitutionnel est formel : un organe prorog&eacute; n'a pas la m&ecirc;me autorit&eacute; d&eacute;mocratique qu'un organe &eacute;lu.</p>
<h2>Pourquoi cette r&eacute;forme change tout</h2>
<p>La cr&eacute;ation d'un vice-pr&eacute;sident nomm&eacute; rompt avec les principes fondamentaux du suffrage universel. Dans les d&eacute;mocraties fonctionnelles, les postes de succession au pouvoir sont soumis au vote populaire ou &agrave; des m&eacute;canismes de contr&ocirc;le ind&eacute;pendants. Ici, le pr&eacute;sident d&eacute;signe lui-m&ecirc;me son successeur potentiel.</p>
<p>Cette logique n'est pas nouvelle au Cameroun. Depuis 2008, la trajectoire est constante. La suppression des limites de mandats a ouvert la voie. Les r&eacute;visions successives ont consolid&eacute; la concentration du pouvoir. Me Ngouana l'analyse comme un syst&egrave;me coh&eacute;rent : &laquo; Chaque modification l&eacute;gislative semble taill&eacute;e sur mesure. Ce n'est plus une Constitution pour le peuple, mais un <strong>bouclier pour un individu</strong>. &raquo;</p>
<h2>Les m&eacute;canismes du verrouillage constitutionnel</h2>
<p>Le verrouillage constitutionnel se d&eacute;finit comme le processus par lequel un pouvoir ex&eacute;cutif utilise les proc&eacute;dures l&eacute;gales pour se soustraire aux contraintes d&eacute;mocratiques. Au Cameroun, il op&egrave;re en trois temps.</p>
<p>Premier temps : la prorogation des mandats parlementaires. Sans &eacute;lection, l'Assembl&eacute;e nationale devient un organe de validation, non de repr&eacute;sentation. Deuxi&egrave;me temps : la r&eacute;vision constitutionnelle port&eacute;e par cet organe fragilis&eacute;. Sa l&eacute;gitimit&eacute; juridique est contestable, sa l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique est nulle. Troisi&egrave;me temps : l'institution d'un vice-pr&eacute;sident nomm&eacute;, qui concentre la logique de succession dans les mains du pr&eacute;sident sortant.</p>
<p>Me Ngouana identifie la coh&eacute;rence de ce syst&egrave;me. Chaque &eacute;tape pr&eacute;pare la suivante. Le r&eacute;sultat est une <strong>architecture du pouvoir personnel</strong> construite pierre par pierre depuis 2008, dans les formes du droit, mais contre son esprit.</p>
<h2>Ce que cela implique, maintenant et apr&egrave;s</h2>
<p>&Agrave; court terme, la crise de l&eacute;gitimit&eacute; institutionnelle s'acc&eacute;l&egrave;re. Un parlement non &eacute;lu qui modifie la Constitution produit une r&eacute;vision que de nombreux juristes estiment juridiquement fragile. Des recours sont possibles. Des contestations populaires aussi. La soci&eacute;t&eacute; civile camerounaise et la diaspora observent avec une attention croissante.</p>
<p>&Agrave; moyen terme, l'enjeu est celui de la succession. Un vice-pr&eacute;sident nomm&eacute; sans mandat populaire sera, le moment venu, per&ccedil;u comme un h&eacute;ritier d&eacute;sign&eacute; plut&ocirc;t qu'un dirigeant l&eacute;gitime. Cette fragilit&eacute; originelle hypoth&egrave;que la stabilit&eacute; future du pays.&nbsp;</p>
<p>Si aucun m&eacute;canisme de correction n'intervient, le Cameroun s'installe dans un r&eacute;gime hybride : les apparences formelles de la d&eacute;mocratie, la r&eacute;alit&eacute; d'un pouvoir personnel institutionnalis&eacute;.</p>
<h2>La loi peut-elle encore prot&eacute;ger ce qu'elle est cens&eacute;e garantir ?</h2>
<p>Me Ngouana pose la question en juriste. La r&eacute;ponse appartient au peuple camerounais. Une Constitution d&eacute;tourn&eacute;e de sa fonction premi&egrave;re ne se r&eacute;pare pas par d&eacute;cret. Elle se r&eacute;pare par la mobilisation de ceux qu'elle est cens&eacute;e prot&eacute;ger. L'histoire africaine r&eacute;cente montre que ce chemin existe. Elle montre aussi qu'il est long, et rarement sans douleur.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-09 16:28:11</pubDate>
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      <title><![CDATA[ :: Pétition Kamto : quand la signature devient un acte de résistance politique]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92969/6:1/cameroun-petition-kamto-quand-la-signature-devient-un-acte-de-resistance-politique-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Une phrase qui résume une stratégie

Une pétition ne se signe pas. Elle se dépose comme un acte
politique. C'est la conviction que LEON THEILLER ONANA exprime
p...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une phrase qui r&eacute;sume une strat&eacute;gie</p>
<p>Une p&eacute;tition ne se signe pas. Elle se d&eacute;pose comme un acte politique. C'est la conviction que <strong>Leon Theiller Onana</strong> exprime publiquement en apportant son soutien &agrave; l'initiative du Pr Maurice Kamto. Dans un contexte camerounais marqu&eacute; par la crispation du pouvoir, ce geste individuel traduit une dynamique collective plus profonde.</p>
<h2>Kamto, Onana et la m&eacute;canique de la p&eacute;tition</h2>
<p><strong>Maurice Kamto</strong>, professeur de droit international et pr&eacute;sident du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), est l'initiateur d'une p&eacute;tition qui circule dans l'espace public camerounais. Leon Theiller Onana, ex militant du RDPC et pr&eacute;sident de l'Organisation du Mouvement Patriotique (OMP), a choisi de signer ce texte et d'en expliquer publiquement les raisons.</p>
<p>Sa prise de position est formul&eacute;e avec pr&eacute;cision : la <strong>p&eacute;tition politique</strong> se d&eacute;finit, dans sa lecture, comme un thermom&egrave;tre de l'indignation collective, un instrument qui force le pouvoir &agrave; mesurer la temp&eacute;rature sociale montante. Cette formulation n'est pas rh&eacute;torique. Elle d&eacute;crit une fonction document&eacute;e dans l'histoire des mouvements de r&eacute;sistance.</p>
<h2>Pourquoi la p&eacute;tition redevient un outil strat&eacute;gique</h2>
<p>La p&eacute;tition conna&icirc;t un regain d'efficacit&eacute; dans les contextes o&ugrave; les voies d'expression politique traditionnelles sont bloqu&eacute;es ou risqu&eacute;es. Au Cameroun, l'espace d&eacute;mocratique reste &eacute;troit. Les manifestations sont encadr&eacute;es, les opposants expos&eacute;s, les m&eacute;dias ind&eacute;pendants fragilis&eacute;s.</p>
<p>Dans ce contexte, la <strong>r&eacute;sistance politique au Cameroun</strong> emprunte des formes moins expos&eacute;es mais plus durables. L'&eacute;crit la p&eacute;tition, la d&eacute;claration publique, le texte sign&eacute; constitue une trace irr&eacute;futable. Il existe avant l'action. Il la pr&eacute;pare. Leon Theiller Onana le dit explicitement : dans l'histoire des luttes, l'&eacute;crit pr&eacute;c&egrave;de l'action.</p>
<p>Ce positionnement s'inscrit dans une tradition document&eacute;e. Des grandes p&eacute;titions des r&eacute;volutions am&eacute;ricaine et fran&ccedil;aise aux mobilisations num&eacute;riques contemporaines, le texte collectif a toujours jou&eacute; un r&ocirc;le d'amor&ccedil;age politique.</p>
<h2>Comment une signature transforme la col&egrave;re en force</h2>
<p>Le m&eacute;canisme d&eacute;crit par Onana repose sur une logique de conversion. La col&egrave;re individuelle est une &eacute;motion dispers&eacute;e. La p&eacute;tition collective la concentre, la rend lisible, lui donne une forme opposable au pouvoir. Chaque signature ajoute un poids mesurable &agrave; une revendication.</p>
<p>Ce processus de transformation de l'indignation diffuse vers la force politique organis&eacute;e est ce que les politologues d&eacute;signent comme la construction d'un rapport de force non violent. La <strong>mobilisation citoyenne en Afrique</strong> passe de plus en plus par ce type d'instrument, notamment parce qu'il est difficile &agrave; r&eacute;primer directement sans co&ucirc;t politique pour le pouvoir.</p>
<p>Signer la p&eacute;tition du Pr Kamto, c'est donc produire un signal politique quantifiable. C'est dire publiquement : je compte, je r&eacute;siste, et mon nom est l&agrave; pour en t&eacute;moigner.</p>
<h2>Des enjeux qui d&eacute;passent une seule signature</h2>
<p>La dynamique autour de cette p&eacute;tition teste la capacit&eacute; de l'opposition camerounaise &agrave; f&eacute;d&eacute;rer au-del&agrave; de ses cercles habituels. Si des personnalit&eacute;s de la soci&eacute;t&eacute; civile, des intellectuels et des citoyens ordinaires convergent autour d'un m&ecirc;me texte, le <strong>MRC de Kamto</strong> renforce sa l&eacute;gitimit&eacute; repr&eacute;sentative face au pouvoir en place.</p>
<p>Le Cameroun s'approche d'une s&eacute;quence &eacute;lectorale qui d&eacute;terminera les &eacute;quilibres politiques de la d&eacute;cennie. La capacit&eacute; &agrave; mobiliser, &agrave; documenter l'indignation et &agrave; construire une base militante large conditionne directement les chances de toute alternance. Une p&eacute;tition bien ancr&eacute;e dans la m&eacute;moire collective peut devenir un point de r&eacute;f&eacute;rence pour les prochaines mobilisations.</p>
<h2>L'&eacute;crit comme arme : jusqu'o&ugrave; ira cette dynamique ?</h2>
<p>Leon Theiller Onana a pos&eacute; un principe simple : l'&eacute;crit pr&eacute;c&egrave;de l'action. Si cette p&eacute;tition rassemble suffisamment de signataires pour forcer une r&eacute;ponse publique du pouvoir, elle aura rempli sa fonction de thermom&egrave;tre. Mais la vraie question reste ouverte : quand l'indignation document&eacute;e atteint son seuil critique, quelle forme prend l'action qui suit ?</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-09 13:37:48</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Élections : Valère Bessala appelle à l'inscription massive malgré le report]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92964/6:1/cameroun-elections-valere-bessala-appelle-a-linscription-massive-malgre-le-report-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Une opposition qui refuse de laisser le calendrier électoral à ses
adversaires

Valère Ber Bessala a publié une déclaration sans ambiguïté. Le
message est direc...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Une opposition qui refuse de laisser le calendrier &eacute;lectoral &agrave; ses adversaires</p>
<p>Val&egrave;re Ber Bessala a publi&eacute; une d&eacute;claration sans ambigu&iuml;t&eacute;. Le message est direct : peu importe la date des <strong>&eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales au Cameroun</strong>, l'opposition se pr&eacute;pare. Le report des scrutins n'est pas une d&eacute;faite c'est un d&eacute;lai &agrave; exploiter.</p>
<p>La formule retenue est volontairement tranchante : "M&ecirc;me si les &eacute;lections ont lieu en 2050, nous les renverserons."</p>
<h2>Une d&eacute;claration qui fixe la ligne strat&eacute;gique de l'opposition</h2>
<p>Val&egrave;re Bessala est une figure de l'opposition camerounaise. Sa d&eacute;claration, diffus&eacute;e publiquement, s'adresse directement aux militants et sympathisants de son camp politique. Elle intervient dans un contexte d'incertitude sur le calendrier &eacute;lectoral au Cameroun, o&ugrave; les &eacute;lections l&eacute;gislatives et municipales n'ont pas encore de date d&eacute;finitive confirm&eacute;e.</p>
<p>Le texte identifie deux cat&eacute;gories de priorit&eacute;s. D'un c&ocirc;t&eacute;, ce que Val&egrave;re Bessala appelle des "distractions" : la visite du pape au Cameroun, les remaniements parlementaires. De l'autre, les chantiers concrets : <strong>inscription sur les listes &eacute;lectorales</strong>, retrait des cartes d'&eacute;lecteurs, constitution des listes de candidatures, <strong>mobilisation pour la d&eacute;fense du vote</strong>.</p>
<p>La rh&eacute;torique du report subi transform&eacute; en avantage tactique n'est pas nouvelle dans les d&eacute;mocraties sous tension. Elle r&eacute;pond &agrave; un m&eacute;canisme bien document&eacute; : lorsque le pouvoir en place contr&ocirc;le le calendrier &eacute;lectoral, l'opposition risque de se laisser &eacute;puiser par l'attente.</p>
<p>Val&egrave;re Bessala inverse cette logique. Il pose l'hypoth&egrave;se du report le plus extr&ecirc;me 2050 pour signifier que la pr&eacute;paration ne d&eacute;pend pas du calendrier adverse. C'est une discipline mentale autant qu'une strat&eacute;gie op&eacute;rationnelle.</p>
<p>La mention explicite des "distractions" visite papale, jeux parlementaires r&eacute;v&egrave;le une lecture politique pr&eacute;cise. Ces &eacute;v&eacute;nements &agrave; forte charge symbolique peuvent mobiliser l'attention m&eacute;diatique et populaire au d&eacute;triment du travail de terrain &eacute;lectoral. L'opposition, selon Val&egrave;re Bessala, ne doit pas mordre &agrave; cet hame&ccedil;on.</p>
<h2>Une strat&eacute;gie &eacute;lectorale en cinq piliers</h2>
<p>La strat&eacute;gie d&eacute;crite par Val&egrave;re Ber Bessala repose sur cinq axes interd&eacute;pendants. Le premier est l'<strong>inscription massive sur les listes &eacute;lectorales</strong>, qui conditionne tous les autres. Sans &eacute;lecteurs enregistr&eacute;s, aucun vote massif n'est possible.</p>
<p>Le deuxi&egrave;me axe est le retrait effectif des <strong>cartes d'&eacute;lecteurs</strong>. En Afrique centrale, le taux de non-retrait des cartes est structurellement &eacute;lev&eacute;, ce qui r&eacute;duit m&eacute;caniquement la participation des &eacute;lectorats potentiellement favorables &agrave; l'opposition.</p>
<p>Le troisi&egrave;me axe concerne la constitution des listes de candidatures. &Ecirc;tre pr&eacute;sent dans toutes les circonscriptions est une condition n&eacute;cessaire pour pr&eacute;tendre &agrave; une victoire nationale.</p>
<p>Le quatri&egrave;me et cinqui&egrave;me axes <strong>vote massif</strong> et d&eacute;fense du vote forment le n&oelig;ud central du dispositif. La d&eacute;fense du vote se d&eacute;finit comme l'ensemble des m&eacute;canismes de surveillance, de documentation et de contestation l&eacute;gale des r&eacute;sultats &eacute;lectoraux.</p>
<h2>La bataille des urnes avant la bataille des urnes</h2>
<p>L'efficacit&eacute; de cet appel se mesurera concr&egrave;tement au taux d'inscription sur les listes &eacute;lectorales dans les zones favorables &agrave; l'opposition. C'est l'indicateur cl&eacute;. Sans base enregistr&eacute;e, le discours politique reste sans prise sur le r&eacute;el.</p>
<p>La capacit&eacute; de l'opposition camerounaise &agrave; transformer ses appels &agrave; la mobilisation en organisation territoriale durable d&eacute;terminera son poids futur. Les partis qui gagnent des &eacute;lections dans des contextes difficiles ne le font pas gr&acirc;ce &agrave; des d&eacute;clarations ils le font gr&acirc;ce &agrave; des r&eacute;seaux locaux capables de r&eacute;sister &agrave; la pression et au d&eacute;couragement.</p>
<p>Val&egrave;re Bessala le formule explicitement : "Nous les vaincrons avec leurs propres lois." Cette affirmation est une d&eacute;claration de m&eacute;thode. Le terrain choisi est l&eacute;gal, institutionnel, proc&eacute;dural. C'est le terrain le plus difficile &agrave; contester pour un pouvoir en place.</p>
<h2>L'opposition camerounaise peut-elle gagner par les urnes ?</h2>
<p>La vraie question que pose la d&eacute;claration de Val&egrave;re Ber Bessala n'est pas rh&eacute;torique. Elle est op&eacute;rationnelle. Transformer un appel &agrave; la mobilisation en victoire &eacute;lectorale r&eacute;elle exige une organisation que les discours seuls ne suffisent pas &agrave; construire. La prochaine &eacute;tape mesurable sera visible sur les registres &eacute;lectoraux pas dans les r&eacute;seaux sociaux.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Paul Moutila</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-09 00:38:36</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Kamto face à la presse le 9 avril 2026 : le MRC brise le silence et défie Yaoundé]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92960/6:1/cameroun-kamto-face-a-la-presse-le-9-avril-2026-le-mrc-brise-le-silence-et-defie-yaounde-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Le MRC reprend la parole après des mois d'absence médiatique

Maurice Kamto convoque la presse nationale et internationale ce jeudi
9 avril 2026. Lieu : le sièg...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Le MRC reprend la parole apr&egrave;s des mois d'absence m&eacute;diatique</p>
<p>Maurice Kamto convoque la presse nationale et internationale ce jeudi 9 avril 2026. Lieu : le si&egrave;ge du <strong>MRC</strong> au quartier Odza &agrave; Yaound&eacute;, &agrave; partir de 14 heures. Une conf&eacute;rence annonc&eacute;e comme le signal d'un retour en force du parti dans l'espace public.</p>
<p>Le <strong>Mouvement pour la Renaissance du Cameroun</strong> observe un silence m&eacute;diatique depuis plusieurs mois. Cette sortie officielle met fin &agrave; ce qui ressemble &agrave; une strat&eacute;gie de retrait tactique.</p>
<h2>Contexte : trois dossiers br&ucirc;lants sur la table</h2>
<p>La <strong>conf&eacute;rence de presse de Kamto</strong> intervient dans une conjoncture politique tendue. Trois sujets dominent l'agenda annonc&eacute;.</p>
<p>Premier point : la cr&eacute;ation controvers&eacute;e d'un poste de vice-pr&eacute;sident non &eacute;lu, act&eacute;e le week-end pr&eacute;c&eacute;dent. Une d&eacute;cision institutionnelle qui soul&egrave;ve des questions sur l'architecture du pouvoir au Cameroun.</p>
<p>Deuxi&egrave;me point : l'arriv&eacute;e imminente du <strong>pape L&eacute;on XIV</strong> au Cameroun, &eacute;v&eacute;nement &agrave; forte charge symbolique dans un pays majoritairement chr&eacute;tien.</p>
<p>Troisi&egrave;me point : la strat&eacute;gie de communication du MRC lui-m&ecirc;me. Le parti assume publiquement son retour dans les m&eacute;dias apr&egrave;s une pause volontaire.</p>
<h2>Pourquoi ce silence, pourquoi cette rupture maintenant</h2>
<p>Le MRC n'a pas disparu. Il a choisi de ne pas parler. Cette distinction est fondamentale.</p>
<p>Les partis d'opposition en Afrique centrale adoptent parfois le retrait m&eacute;diatique comme outil de pression ou de reconstitution interne. Kamto, juriste international reconnu, ma&icirc;trise les effets d'annonce.</p>
<p>La synchronisation avec la visite papale n'est probablement pas fortuite. Un &eacute;v&eacute;nement mondial &agrave; Yaound&eacute; offre une caisse de r&eacute;sonance exceptionnelle pour toute prise de position politique.</p>
<p>La <strong>cr&eacute;ation du poste de vice-pr&eacute;sident non &eacute;lu</strong> constitue, elle, un terrain d'attaque naturel pour l'opposition. Ce type de d&eacute;cision, per&ccedil;u comme un renforcement du pouvoir ex&eacute;cutif sans mandat &eacute;lectoral, alimente les critiques sur la gouvernance camerounaise.</p>
<h2>Le retour m&eacute;diatique comme acte politique</h2>
<p>Annoncer un retour dans les m&eacute;dias, c'est d&eacute;j&agrave; un message. Le MRC signifie qu'il existe, qu'il observe, et qu'il choisit son moment.</p>
<p>La conf&eacute;rence de presse au si&egrave;ge d'Odza n'est pas un espace neutre. C'est un territoire partisan assum&eacute;, face &agrave; une presse invit&eacute;e &agrave; t&eacute;moigner. La mise en sc&egrave;ne est celle d'un parti qui reprend le contr&ocirc;le de son narratif.</p>
<p>Kamto a par le pass&eacute; d&eacute;montr&eacute; une capacit&eacute; &agrave; structurer l'opinion depuis l'int&eacute;rieur d'un espace contraint y compris depuis la d&eacute;tention. Sa libert&eacute; de mouvement actuelle lui donne des leviers suppl&eacute;mentaires.</p>
<h2>Le MRC face &agrave; son propre avenir</h2>
<p>Maurice Kamto reprend le micro dans un contexte o&ugrave; chaque mot sera scrut&eacute;, analys&eacute;, r&eacute;cup&eacute;r&eacute;. La question que pose cette conf&eacute;rence de presse d&eacute;passe le calendrier politique imm&eacute;diat : le MRC est-il en train de se repositionner pour l'apr&egrave;s, ou simplement de rappeler qu'il est encore l&agrave; ?</p>
<p>La r&eacute;ponse viendra peut-&ecirc;tre d&egrave;s le 9 avril, &agrave; 14 heures, au quartier Odza.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Toto Jacques</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-08 17:53:01</pubDate>
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        <item>
      <title><![CDATA[ :: Me André Marie Tassa: « C’est notre résilience qui fragilise le régime Biya »]]></title>
            <category>{&quot;idsousrubrique&quot;:6,&quot;sousrubrique&quot;:&quot;POLITIQUE&quot;,&quot;fkrubrique&quot;:1}</category>
            <link>https://www.camer.be/92957/6:1/cameroun-me-andre-marie-tassa-cest-notre-resilience-qui-fragilise-le-regime-biya-cameroon.html</link>
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      <description><![CDATA[Secrétaire de la Fédération régionale du Mrc à l’Ouest, il
engage la responsabilité des dirigeants des structures des bases afin
qu’ils restent déterminés et di...]]></description>
            <content:encoded><![CDATA[<p>Secr&eacute;taire de la F&eacute;d&eacute;ration r&eacute;gionale du Mrc &agrave; l&rsquo;Ouest, il engage la responsabilit&eacute; des dirigeants des structures des bases afin qu&rsquo;ils restent d&eacute;termin&eacute;s et disciplin&eacute;s pour la mobilisation du peuple en vue du renversement du r&eacute;gime de Yaound&eacute;.</p>
<p><strong>Pourquoi tenir une Assembl&eacute;e des structures au moment o&ugrave; les regards sont riv&eacute;s par le parlement o&ugrave; l&rsquo;on parle de modification constitutionnelle pour l&rsquo;instauration d&rsquo;un poste de vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique et la possibilit&eacute; de prorogation illimit&eacute;e des mandats des &eacute;lus locaux par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique ?</strong></p>
<p>Cette r&eacute;union de toutes les instances du Mrc au niveau r&eacute;gional est statutaire. Elle est trimestrielle. Nous nous battons pour respecter notre calendrier. Notre Assembl&eacute;e des structures regroupe tous les membres du bureau r&eacute;gional, les secr&eacute;taires des F&eacute;d&eacute;rations d&eacute;partementales, les secr&eacute;taires des F&eacute;d&eacute;rations communales ainsi que les membres de leurs diff&eacute;rents bureaux. C&rsquo;est une instance de d&eacute;bat r&eacute;publicain et d&eacute;mocratique sur la vie de notre parti et les questions li&eacute;es &agrave; l&rsquo;actualit&eacute; politique nationale et internationale. Nous nous sommes r&eacute;unis parce qu&rsquo;il est question de redynamiser le parti face aux perturbations du calendrier &eacute;lectoral. Il est de notre devoir de rester en &eacute;tat d&rsquo;alerte. Nous devons poursuivre avec la cr&eacute;ation et l&rsquo;installation des nouvelles unit&eacute;s. Nous devons recruter de nouveaux militants. Nous devons continuer avec le travail de formation id&eacute;ologique autour des cinq piliers de notre parti. Nous avons la conviction que le Mrc est l&rsquo;unique espoir du peuple camerounais. Nous devons travailler pour maintenir cette cr&eacute;dibilit&eacute; et cette confiance.</p>
<p><strong>Les institutions semblent verrouill&eacute;es. Les populations ne croient plus &agrave; la tenue des &eacute;lections juste et transparentes au Cameroun. Qu&rsquo;est ce qui poussent, &agrave; l'Ouest, &agrave; croire au contraire&hellip;</strong></p>
<p>Nous avons &eacute;cout&eacute; attentivement le discours et les recommandations du Pr Maurice Kamto, pr&eacute;sident national du Mrc. Il est formellement oppos&eacute; &agrave; la forfaiture qui se d&eacute;roule &agrave; l&rsquo;Assembl&eacute;e nationale et au S&eacute;nat. Nous partageons son constat. Tout ce qui se passe actuellement &agrave; Yaound&eacute; montre des signes d&rsquo;un r&eacute;gime en fin de r&egrave;gne. La dictature est institu&eacute;e. Mais le jour finira par se lever quelle que soit la dur&eacute;e de la nuit&hellip;L&rsquo;histoire est riche en exemples qui nous galvanisent. La traite n&eacute;gri&egrave;re a dur&eacute; des si&egrave;cles, mais les esclaves ont fini par &ecirc;tre affranchis. En Afrique du Sud, le syst&egrave;me de l&rsquo;apartheid a s&eacute;vi pendant longtemps, mis les noirs ont fini par retrouver leur droits &agrave; force de lutter. Au Cameroun, nous allons poursuivre la lutte contre le syst&egrave;me Biya. Il montre des signes de fragilit&eacute; et de vuln&eacute;rabilit&eacute; face &agrave; la pr&eacute;sence et aux actions du Mrc sur le terrain. C&rsquo;est notre forte pr&eacute;paration qui a fait que le r&eacute;gime panique. C&rsquo;est notre r&eacute;silience qui fragilise le r&eacute;gime Biya. &nbsp;Nous allons continuer cette pr&eacute;paration, avec discipline et abn&eacute;gation. Il est surtout question pour nous d&rsquo;inviter les citoyens &agrave; s'inscrire sur les listes &eacute;lectorales et &agrave; se pr&eacute;parer &agrave; d&eacute;fendre pacifiquement &nbsp;leurs votes. Nous devons aussi mobiliser les citoyens afin qu&rsquo;ils signent la <a href="https://www.camer.be/92928/6:1/cameroun-kamto-denonce-un-coup-detat-constitutionnel-cameroon.html"><strong>p&eacute;tition</strong></a> initi&eacute;e dans le sens de la remise en cause de la r&eacute;vision constitutionnelle actuellement en cours au parlement. Nous allons signer cette p&eacute;tition.</p>]]></content:encoded>
            <dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Propos recueillis par GMD</dc:creator>
      <pubDate>2026-04-08 09:37:22</pubDate>
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