Stéphane Kameugne : une mort jamais élucidée
© Correspondance : Arol Ketch | 08 janv. 2026 07:22:31 | 6379Il y a 17 ans, le 24 décembre 2008, on retrouvait le corps sans vie de Stéphane Kameugne dans le canal de Nau, à Châlons-en-Champagne. La veille de Noël. Une affaire toujours non résolue.
Stéphane, 24 ans, jeune diplômé de l’ENSAM, ingénieur brillant, titulaire d’un MBA en finance obtenu aux États-Unis, travaillait déjà comme consultant informatique à Paris avec un excellent salaire.
Dans la nuit du 6 au 7 décembre 2008, après la soirée de gala de remise de diplôme à l’ENSAM de Châlons, Stéphane disparaît. Sa voiture est retrouvée sur le parking de l’école. Son téléphone reste muet.
Selon des témoignages, vers 3h du matin, Stéphane ne se sent pas bien. Il est conduit à la bibliothèque pour se reposer. Vers 4h, il aurait été expulsé de l’école par des vigiles après une altercation.
Le 24 décembre, son corps est découvert dans le canal. Première version officielle : une chute accidentelle alors qu’il était ivre. Mais l’autopsie révèle qu’il est mort avant d’entrer dans l’eau.
Cette première autopsie soulève de lourdes incohérences. Comment un homme de 1m90, 100 kg, aurait-il « rebondi » avant de tomber dans l’eau ? La famille demande une contre-expertise.
La seconde autopsie est accablante : dos brisé, choc d’une violence extrême, traces de coups sur les vêtements. Des experts évoquent un passage à tabac, possiblement avec un objet contondant.
Un livreur de journaux affirme avoir vu vers 5h du matin un groupe de jeunes avec un grand morceau de bois. Autre fait troublant : le téléphone de Stéphane cesse de fonctionner à 8h25. Où était-il entre 4h et 8h ?
Caméras de surveillance hors service, porte de parking en panne, enquête lente, silence de l’école et de la ville. Stéphane était noir, l’un des seuls dans l’établissement. La piste raciste n’est pas exclue.
Pour ses parents, il ne fait plus de doute : Stéphane a été assassiné. Depuis 16 ans, ils se battent pour la vérité et la justice. Chaque janvier, ils lui rendent hommage.
L’oubli est une violence de plus. Courage à cette famille.
A l’occasion de la commémoration de son décès; cette video raconte son histoire et pour qu’on ne l’oublie jamais. L’oubli est la ruse du diable !
L’oubli est la ruse du diable !
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