Les postures de prostituées des leaders africains retardent et salissent l’Afrique
© Correspondance : Léon Tuam,Activiste Des Droits Humains Et écrivain | 02 janv. 2016 12:17:31 | 5573De tous les grands paradoxes de ce monde, très révélateur et assez poignant est celui du continent africain immensément et insolemment riche qui chaque année descend et descend dans l’indigence et ne survit qu’en faisant parfois recours aux « aides » de ses bourreaux qui le pillent systématiquement et le manipulent a gré.
Individuellement et collectivement, les leaders de ce continent par leurs nombreuses postures de prostituées humilient, réifient et retardent les peuples africains. Oui, comme une pandémie, les mêmes courbettes et complexes d’infériorité que manifestent la plupart des citoyens africains ordinaires devant les étrangers se trouvent bien ancrés chez leurs leaders.
Voyez comment chaque pays étranger veut faire croire à ces dirigeants africains qu’il est la meilleure solution à leurs nombreux problèmes, et ils se déferlent vers eux tel un troupeau de moutons assoiffés qui courent se perdre dans un fleuve infesté de crocodiles en voulant y boire !
Tantôt on les attire un a un pour les endormir, les diviser et les vider, tantôt ils sont pris en groupe (une cinquantaine de pays) par un pays endetté jusqu’au cou, un pays étranglé par des problèmes socio-économiques et financiers, et sans le savoir, ce sont nos leaders se disant dans le besoin qui a la longue vont sauver la vie au malade agonisant qu’ils vont rencontrer.
Regardez ces leaders d’un continent africain ô combien riche ! Regardez-les courir à gauche, à droite, en arrière, en avant ! Regardez-les sauter en l’air ou aller dans la boue en quête du messie au moindre appel ! Regardez-les se faire humilier comme des enfants par des leaders de pays trop endettés dits riches !
Voyez-les défiler et se faire saisir les mains ou se faire tapoter aux épaules à Paris, à Washington, à New Dehli, à Pékin, etc. comme si Simon Kimbangu ou Jésus, ou Mahomet était de retour et avait en poche des solutions-miracles à tous leurs problèmes ! Ah ça fait pitié ! Les richesses naturelles, nous les avons. Les richesses humaines, nous les avons. C’est malheureux. Comme ça fait mal !
Ces voyous dits dirigeants africains (imposés pour la plupart aux peuples africains et soutenus contre eux) oublient-ils que les solutions à tous ces problèmes se trouvent en Afrique ? Oublient-ils que les solutions-miracles, ce sont les peuples africains eux-mêmes, peuples encouragés, encadrés, éduqués et exposés aux sciences et technologies salvatrices ? L’oublient-ils ?
Ces dirigeants africains qui disent vouloir développer l’Afrique en se faisant esclaves de tel et tel ne veulent pas lire dans le passé de ces pays dits puissants de nos jours. Ils refusent de voir que ceux-ci se sont affranchis et élevés sans prendre comme eux leurs postures éhontées de prostituées.
Quelle plaisanterie ! Il y a dans le comportement de la plupart de ces dirigeants africains bien du badinage. Cela se voit et se sent quand nombre d’entre eux passent le temps à demander ou à mendier le « transfert des technologies » de ceux-là qui veulent les exploiter sempiternellement. Ah oui, c’est ridicule.
L’Afrique responsable de la nouvelle génération doit s’agripper aux sciences et technologies pour se libérer en se purifiant. L’Afrique qui a tout donné au monde et qui se veut conséquent et pragmatique doit piller ou singer sans remords les connaissances des autres pour se libérer et s’élever. S’il faut attendre qu’on lui donne certaines formules ou secrets, ce sera en vain.
Ceux qui maintiennent l’Afrique dans des chaînes n’ont jamais dit exactement ce qu’ils veulent, ce qu’ils font ou vont faire. Pour y arriver ils n’empruntent jamais la ligne droite, et beaucoup d’exemples l’attestent.
Quand on a voulu mettre la main sur les richesses de la Libye, on a évoqué la violation des Droits Humains. Quand on voulait coloniser l’Afrique, on parla de mission civilisatrice bienfaitrice ; quand on a voulu se débarrasser de Laurent Gbagbo, on a fait croire qu’il n’était pas un démocrate et avait perdu les élections. Pour s’emparer des richesses du nord du mali, c’est le terrorisme qu’on y va combattre.
La voie qui mène à la libération du continent africain est connue et doit être suivie. Ce n’est pas avec les postures éhontées de prostituées reconnues chez nombre de ses leaders qu’on y parviendra. Ceux qui sont assis sur la tête de l’Afrique ignorent le respect et la droiture et l’Afrique ne se libérera et se développera pas vite sans tricher ceux qui la trichent. Le destin d’une Afrique glorieuse gît dans les mains d’une nouvelle génération d’Africains.
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