Domaines : L’Etat a délivré 183 000 titres fonciers
© Le Jour : Assongmo Necdem | 23 juin 2017 12:32:46 | 7130Les réserves foncières dépassent 3,5 millions d’hectares. La ministre Koung à Bessiké annonce plus de rigueur dans l’attribution des terrains aux projets.
L’Etat du Cameroun a-t-il la maîtrise de son territoire ? Ainsi peut-on résumer les préoccupations du Sénat, adressées hier, 21 juin 2016, à la ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières. Catherine Koung à Bessiké a apporté des réponses à la série de questions posées par le sénateur Maurice Amadou. Des chiffres fort édifiants ont alors été donnés par la Mindcaf.
Au 31 décembre 2016, l’Etat du Cameroun avait délivré quelque 183 841 titres fonciers. Les hommes se taillent la part du lion avec 123 858 titres, contre environ 28 000 pour les femmes. Il est à noter que l’Etat lui-même détient des titres fonciers sur son domaine privé. La ministre Koung à Bessiké se réjouit de ce que l’établissement des titres fonciers s’est accéléré au Cameroun depuis le lancement du programme de modernisation du cadastre, avec notamment la mise en place d’un réseau géodésique unique de référence. Ainsi, 13 000 titres fonciers ont été délivrés depuis 2015.
Les investisseurs comptent évidemment parmi les bénéficiaires. En effet, l’administration foncière conduit le projet d’appui à la modernisation foncière et de l’amélioration du climat des affaires. A ce jour, l’Etat a déjà constitué des réserves foncières chiffrées à 3 569 570 hectares sur le territoire national. Ces espaces sont affectés à des secteurs économiques. Ils serviront notamment à l’agro-industrie, la construction des logements sociaux et aux lotissements domaniaux, selon la ministre. Elle a ajouté qu’environ 3,5 millions d’hectares sont également en cours de sécurisation.
Toutefois, l’Etat sera plus rigoureux dans l’affectation des terrains aux projets. « Pour déclarer un projet d’utilité publique et lui donner du terrain, il faut que ce projet soit mature ; c’est-à-dire qu’il soit viable, capable d’impacter réellement sur la vie des populations, qu’il y ait des financements disponibles ou au moins un processus de mobilisation mature, et la prise en charge des commissions qui travailleront ».
Ces exigences seront également appliquées aux projets soumis à l’Etat par les collectivités locales décentralisées, à savoir les communes, a prévenu la ministre Koung à Bessiké.
Commentaires
Lire aussi
Nécrologie/ Football : Le dernier coup de tête de Jean Manga Onguéné
Cerlin Belinga : le magistrat qui monnayait la liberté à Yaoundé
Féminicides / Novembre 2026 : Ces engagements aux lois qui placent le parlement face à l'histoire
BAZOU EXPO DAYS 10 AU 18 OCTOBRE 2026 : LE PARI FOU DU MAIRE BÂTISSEUR DR FRÉDÉRIC DJEUHON
Presse sportive : Vincent Radureau transmet 34 ans d’expérience
IHS Cameroon Partners with Orange Cameroun to Launch DIGIT4HER, Empowering 200 Young Women
Trois jeunes hommes retrouvés morts à Muea, près de Buea
Journée mondiale des enseignants:Le souvenir douloureux de Hamidou, mort après 10 ans sans salaire
Université de Yaoundé II : la rentrée est bien réelle à Soa
Affaire Joyce : 4 mois de silence, la Toile s'enflamme
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
il y a un mois
il y a un an