Cameroun, vêtements de friperie: Une niche de bactéries
© Quotidien Mutations : Vanessa Bassale | 26 janv. 2018 10:17:01 | 13582Les populations ignorent à quels dangers ils s’exposent en portant ces vêtements. Le déballage, une activité importante dans le commerce des vêtements de la friperie. C’est le moment où le commerçant découvre le contenu de son ballot au marché Mvog-Mbi. Ceci, devant des clients toujours très impatients.
Samedi 20 janvier dernier, Hervé Sop, vendeur de vêtements pour femme, s’apprête à déballer son ballot, dans lequel il espère trouver de beaux vêtements. Parce que dans le milieu, beaux vêtements rime avec importants bénéfices. Le premier vêtement est une longue robe bleue. A peine a-t-il terminé de présenter son bout d’étoffe que Juliette, une étudiante, le lui arrache des mains. A côté de la jeune fille, l’on voit des femmes et des hommes de toutes les classes sociales qui fouillent le ballot à la recherche du «diamant».
Cependant, le déballage n’intéresse pas tout le monde. Rencontrée au marché Mvog-Mbi, Annie O. lance en marchant : « Je suis contre ces vêtements qu’on vend sur des bâches parce qu’ils ont déjà servi». «Le souci est que les gens qui les portent ne connaissent pas l’état de santé des anciens propriétaires», poursuit-elle avec dédain.
En effet, ce n’est un secret pour personne qu’il existe des maladies qui se transmettent par la sueur. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles les experts déconseillent l’échange de vêtements même entre des sœurs.
Mais, comme contre-argument, les amatrices de ce type de shopping affirment prendre la peine de laver soigneusement le vêtement avant de le porter. «Tous les vendeurs de vêtements n’achètent pas leurs marchandises dans des ballots. Certains fouillent les poubelles pour récupérer les habits », confie Cédric, vendeur au marché Mokolo, le plus grand marché de la ville.
Selon lui, c’est généralement au mois de décembre que les « riches » renouvellent leurs garde-robes, en se débarrassant de celles de l’année écoulée. Offrant ainsi à certains commerçants un fond de commerce.
Mais, récupérer les vêtements usés n’est que la première étape. Vient ensuite l’heure du lavage. C’est souvent dans des cours d’eau à la clarté douteuse que sont lavés ces habits et chlorés, question de leur redonner de l’éclat. Une fois étalés sur des herbes pour le séchage, ils sont apportés au marché et vendus à vil prix.
Commentaires
Lire aussi
Yaoundé : deux morts dans un accident de convoi ministériel
Manjo : trois enfants morts dans un incendie
Affaire Vision 4 : : Le CNC défie le Mincom et sommes Canal+ de copier le signal
Pmuc : le Banko fait son grand retour !
Akwa : un retraité accusé d’avoir engrossé la fille de sa belle-fille
Me Zeifman à René Sadi : « Vous n'êtes pas un homme d'État »
Nécrologie/ Football : Le dernier coup de tête de Jean Manga Onguéné
Cerlin Belinga : le magistrat qui monnayait la liberté à Yaoundé
Féminicides / Novembre 2026 : Ces engagements aux lois qui placent le parlement face à l'histoire
BAZOU EXPO DAYS 10 AU 18 OCTOBRE 2026 : LE PARI FOU DU MAIRE BÂTISSEUR DR FRÉDÉRIC DJEUHON
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
Église MFD : Deborah Valetudie déchue de toutes ses fonctions
Sacre Akwa : Mbanya s'embrase à 10 jours du couronnement
Dette, détournement, impunité : le triangle camerounais
Coopération Cameroun-Chine : la Ccba ouvre un nouveau cadre d’échanges à Douala
Douala, Yaoundé, Figuil : Le programme « Excellence Scolaire » de CIMENCAM récompense les meilleurs
il y a un mois
il y a un an