Fraude Électorale : L’Analyse Choc des Chiffres qui Accuse ELECAM et Biya
© Camer.be : Paul Moutila | 30 oct. 2025 00:41:27 | 4818L'annonce des résultats de la dernière élection présidentielle au Cameroun, déclarant Paul Biya vainqueur avec 53,66 % des suffrages exprimés, soulève une vague de contestations. Au-delà des accusations politiques, une analyse statistique des données de l'organe électoral, ELECAM, met en lumière des anomalies troublantes dans l'évolution du nombre de votants par région. Ces écarts suggèrent une possible "remastérisation" des chiffres visant à masquer un recul significatif du soutien populaire au président sortant.
En 2018, le président Biya avait remporté la victoire en s'appuyant massivement sur le Grand Nord, qui lui fournissait une part essentielle de ses voix. Or, en 2025, il est notoire que cette région, tout comme le Littoral et plusieurs grandes villes de l’Ouest, a manifesté un désengagement ou un rejet de sa candidature. La question centrale demeure : comment le président Biya parvient-il à gagner malgré ce basculement ? L'explication se nicherait dans une majorité écrasante, mais statistiquement douteuse, dans les régions restantes.
Une étude comparative de l’évolution du nombre de votants entre 2018 et 2025 dans les fiefs du pouvoir révèle des augmentations sidérantes. Des régions traditionnellement favorables au régime, comme le Centre, l'Est et le Sud, affichent des hausses de votants de 54 % à 59 %, garantissant des victoires à Biya à plus de 70 %. Le phénomène le plus alarmant concerne cependant les régions anglophones, touchées de plein fouet par la crise du NOSO (Nord-Ouest/Sud-Ouest), et qui comptent plus d’un million de déplacés internes selon l'ONU.
Dans le Sud-Ouest, une hausse de 243 % des votants est enregistrée, assurant une victoire à 77 % pour le président. Plus invraisemblable encore, la région du Nord-Ouest, bastion de la sécession et zone où le boycott électoral et l'insécurité sont maximaux, enregistre une augmentation de plus de 800 % de votants par rapport à 2018, offrant au vainqueur contesté 87 % des suffrages. Ces chiffres sont particulièrement éloquents : alors que les régions acquises au régime ont manifestement gonflé leurs résultats, les régions comme l'Extrême-Nord, le Nord et l'Adamaoua, où Biya a réellement perdu du terrain, montrent une stagnation ou une baisse du nombre d'électeurs.
L'analyse de ces données suggère que la fabrication industrielle d’électeurs dans les zones anglophones, notamment en l’absence de scrutateurs indépendants due à l’insécurité, aurait servi à compenser largement les pertes dans d'autres bastions. Ces augmentations exponentielles dans des zones de crise démultiplient les suspicions de fraude électorale et permettent in fine de ramener artificiellement le taux de participation national à environ 50 %, assurant ainsi la façade d'une victoire légitime. La déformation de la transparence des chiffres appelle désormais un travail statistique approfondi pour vérifier la plausibilité de cette débâcle qui mendie la croyance
Commentaires
Lire aussi
Bello Bouba marionnette ? Gatama répond à Domche
Jules Domche : « Ils voulaient Kamto hors course à tout prix »
Compétence universelle : Tchiroma attaque Biya en Suisse
« Bello Bouba roulait pour Biya » : l'accusation qui secoue le Nord
Cameroun : Issa Tchiroma porte plainte à Paris
Anicet Ekane et Kamto : la révélation de Djeukam Tchameni sur l'alliance sans argent
Diaspora camerounaise : l'appel unitaire urgent de Tchiroma après l'élection d'octobre 2025
Cameroun – États-Unis:comment Trump a négocié en secret des expulsions contre 30 millions de dollars
Un ancien diplomate américain valide la victoire contestée d’Issa Tchiroma
Le « président élu » revendique la vérité des urnes dans un message aux musulmans
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
il y a un mois
il y a un an