Tchad : l’Union Européenne demande de « faire la lumière sur les responsabilités » après les événements du 9 mars
© Source : tchadpages.com | 21 mars 2015 12:20:56 | 7806Le président tchadien Idriss Déby avait appelé à la reprise des cours à N’Djamena dans les écoles et l’université. Mais mercredi encore, les étudiants restaient divisés sur cette question.
Beaucoup attendent que toute la lumière soit faite sur les événements du 9 mars dernier, les manifestations réprimées, la mort d’au moins l’un des leurs ainsi que les mauvais traitements infligés par la police aux militants arrêtés. Mauvais traitements dénoncés à travers une vidéo diffusée sur Internet. L’Union européenne dit suivre de près cette situation et s’être notamment inquiétée auprès des autorités tchadiennes d’un usage disproportionné de la force.
« Nous suivons activement tous les derniers développements », assure un porte-parole de la diplomatie européenne, indiquant que Bruxelles s’était particulièrement inquiété de « l’usage disproportionné » de la force par la police au cours des manifestations de la semaine dernière.
Ce porte-parole explique par ailleurs à RFI que la délégation de l’Union européenne en a bien sûr fait part aux autorités. Et au cours de ces échanges, la diplomatie européenne a insisté sur l’importance de prendre des mesures appropriées pour « faire la lumière sur les responsabilités » en ce qui concerne la mort d’au moins un étudiant le 9 mars dernier. Un étudiant tué accidentellement, fauché par un bus selon la police, assassiné selon ses co-promotionnaires.
Mais ce qui préoccupe également Bruxelles, c’est tout ce qui entoure cette affaire, le port obligatoire du casque qui avait incité les jeunes à descendre dans les rues, faute de mesures d’accompagnements. Mais aussi la fermeture des écoles et universités décrétée dans un premier temps par le gouvernement.
L’UE assure également avoir appelé au respect de la constitution tchadienne. Constitution qui, souligne son porte-parole, consacre la liberté d’expression mais aussi le droit de manifester. Pour rappel, un collectif d’associations de jeunes tchadiens s’était plaint sur l’antenne de RFI que même si ce droit était inscrit dans la constitution, il était de fait interdit de manifester pour critiquer le gouvernement. Ce qui avait été démenti par le parti au pouvoir.
Commentaires
Lire aussi
Transition au Cameroun : l'appel solennel de 11 personnalités
Christian Ndjock : « Les prémices d’une confrontation ethnique »
MRC : Mengue promet de ne pas troubler le 17 octobre
Clément Atangana, président du Conseil constitutionnel, est mort
FCC : le communiqué annonçant l'adhésion de Kamto est un fake
Willy Mengue veut interdire la convention du MRC
Convention MRC du 17 octobre : autorisée ou piégée ?
PCRN : Nourane Foster claque la porte, Cabral Libii lui souhaite « bonne suite »
Nourane Foster démissionne du PCRN de Cabral Libii
Impact-100 : 100 candidats, un parti secret, un pari risqué
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
il y a un mois
il y a un an