Yaoundé et Washington se piquent d’apaisement
© Intégration : Jean-René Meva’a Amougou | 02 déc. 2019 11:01:00 | 4308De l’avis d’observateurs, les discussions entre les deux parties dessinent de nouvelles impulsions diplomatiques.
Cela faisait des mois que le climat était tendu entre Washington et Yaoundé. Pour tenter d’obtenir une désescalade, Félix Mbayu a fait le déplacement des États-Unis. Selon la cellule de communication du ministère camerounais des Relations extérieures (Minrex), le ministre délégué chargé de la Coopération avec le Commonwealth a rencontré Tibor Nagy le 25 novembre dernier à Washington. Officiellement, rien n’a filtré des échanges entre le membre du gouvernement camerounais et le Secrétaire d’État américain en charge de l’Afrique.
Toutefois, des observateurs spéculent sur la volonté de Yaoundé d’obtenir de Washington un assouplissement de la politique de pression maximale. Autour de cette actualité, l’idée que l’on devine est d’obtenir la révision de la position américaine suspendant le Cameroun de l’AGOA (African Growth Opportunities Act), la loi permettant aux pays de l’Afrique Subsaharienne d’exporter sur le marché américain sans droit de douane.
Image
Une source diplomatique décrit d’ailleurs le voyage de Félix Mbayu comme «un exercice destiné à clore les spéculations et les surenchères. Sur des paramètres concertés, cette visite devrait être le déclencheur de nouvelles impulsions diplomatiques pour apaiser quelques bras de fer explosifs». Sur ce plan, commente l’internationaliste Daniel Nkomba, «la démarche du Cameroun ne consiste pas à affaiblir son image, mais à en faire un pays plus juste en matière de droits de l’homme». Sur cette thématique, les États-Unis avaient, le 31 octobre 2019, tiré la sonnette d’alarme. Le portail des camerounais de Belgique (Camer.be). Ce jour-là, le président américain, Donald Trump, avait annoncé au Congrès américain qu’il allait suspendre l’aide américaine au Cameroun (à compter du 1er janvier 2020) à cause des violations systématiques des droits de l’homme.
«En dépit d’un engagement intense avec les États-Unis, le gouvernement du Cameroun n’a pas répondu aux préoccupations concernant les violations persistantes des droits de l’homme commises par les forces de sécurité camerounaises. Ces violations comprennent des exécutions extrajudiciaires, des détentions arbitraires et illégales et des actes de torture», avait souligné le chef de l’exécutif américain.
Commentaires
Lire aussi
Christian Ndjock : « Les prémices d’une confrontation ethnique »
MRC : Mengue promet de ne pas troubler le 17 octobre
Clément Atangana, président du Conseil constitutionnel, est mort
FCC : le communiqué annonçant l'adhésion de Kamto est un fake
Willy Mengue veut interdire la convention du MRC
Convention MRC du 17 octobre : autorisée ou piégée ?
PCRN : Nourane Foster claque la porte, Cabral Libii lui souhaite « bonne suite »
Nourane Foster démissionne du PCRN de Cabral Libii
Impact-100 : 100 candidats, un parti secret, un pari risqué
MRC : la convention du 17 octobre déclarée, le pouvoir peut-il dire non ?
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
il y a un mois
il y a un an