REMANIEMENT Ministériel : Incertitude et vent de panique dans le sérail
© Le Messager : Souley ONOHIOLO | 20 févr. 2017 13:31:51 | 10114La somme et l’avalanche des échecs, dans la négociation à l’effet d’une éventuelle sortie de crise des régions anglophones ; la hantise désormais pesante d’un remaniement ministériel et la retraite « silencieuses » de Paul biya, dans son Mvomeka’a natal, troublent la sérénité dans les cabinets des ministres qui, pour la plupart ont les fesses entre deux cuisses.
Grande frayeur dans les rangs du gouvernement
L’image est encore fraîche dans les mémoires ; il y a un peu plus de six mois, alors que commentant sur le retour du président de la République, Paul Biya au Cameroun, le quotidien « Le Messager » titre : « Paul Biya, de retour pour un bref séjour privé au Cameroun ». Nonobstant que cette titraille ait fait réfléchir et rigoler une poignée de membres du gouvernement présents à une cérémonie, il reste que le retour de Paul Biya au Cameroun, hante ses collaborateurs, trouble leur sérénité, les soumet à un stress et une charge d’énergie affligeant.
Depuis quelques années, toutes les sorties du président de la République, Paul Biya, sont célébrées ; ses longs séjours privés en Europe, s’inscrivent dans la maxime selon laquelle : « Le chat parti, les souris dansent ». Le Cameroun est, devenu un pays atypique. Les membres du gouvernement et assimilés, les autres collaborateurs du chef de l’Etat, Paul Biya, au lieu de se réjouir, de pousser un ouf de soulagement , à la suite, du retour au bercail, du président de la République ; ce qui peut accélérer l’avancée de certains dossiers ; souvent bloqués dans les services du premier ministre, si ce n’est au « cimetière » du secrétariat général de la présidence de la République ; ces derniers, éprouvent un sentiment paradoxal.
La présence de Paul Biya au Cameroun, fait plus craindre et redouter ses collaborateurs, qu’elle ne les épanouit. Le long séjour privé de Paul Biya au Cameroun (le chef de l’Etat ne s’est pas comme à l’accoutumée déplacé pour l’étranger), depuis des mois, ne rassure pas ses ministres. Outre quelques apparitions au Palais de l’unité à Etoudi, le président de la République s’est retiré dans son Mvomeka’a natal, où, visiblement, il préparait « quelque chose ».
Ce qui en rajoute à la vive panique qui tenaille ses ministres. Issa Tchiroma n’est plus seul dans la vadrouille communicative, l’enfumage et l’occupation intempestive tous azimuts, des médias à capitaux publics. Dans une espèce de « sauve-qui-peut », les membres du gouvernement ne veulent pas mourir asphyxiés dans leur cabinet d’asile. On les voit occupant le terrain, s’affichant avec fière allure, dans tous les espaces de débat, en quête d’une visibilité ; démontrant ainsi aux yeux du président de la République, par médias interposés, de quoi, ils sont capables ; mieux que la proximité qu’ils ont en partage avec les administrés, est en droit de leur garantir une survie au gouvernement.
La Crtv, newlook de Charles Ndongo, est à leur service. Par un déploiement stratégique et une présence sur le terrain jamais égalée, la télévision d’Etat camerounaise mène l’offensive. L’opération de charme dans la nuit du 10 février, date à laquelle, on a vu un grand nombre de ministres, faire les yeux doux à la jeunesse, tant au palais des sports qu’à l’amphi 700 de l’université de Yaoundé I, montre à l’évidence que les membres du gouvernement s’activent sur le terrain, quoiqu’on dise ; qu’ils ne restent pas confinés à longueur de journée, à se tourner les pouces, dans leur cabinet ministériel.
Commentaires
Lire aussi
Christian Ndjock : « Les prémices d’une confrontation ethnique »
MRC : Mengue promet de ne pas troubler le 17 octobre
Clément Atangana, président du Conseil constitutionnel, est mort
FCC : le communiqué annonçant l'adhésion de Kamto est un fake
Willy Mengue veut interdire la convention du MRC
Convention MRC du 17 octobre : autorisée ou piégée ?
PCRN : Nourane Foster claque la porte, Cabral Libii lui souhaite « bonne suite »
Nourane Foster démissionne du PCRN de Cabral Libii
Impact-100 : 100 candidats, un parti secret, un pari risqué
MRC : la convention du 17 octobre déclarée, le pouvoir peut-il dire non ?
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
il y a un mois
il y a un an