Cameroun : qui sont les candidats déclarés à la présidentielle de 2018 ?
© Source : Jeune Afrique | 30 oct. 2017 10:23:28 | 9842La présidentielle camerounaise, prévue en octobre 2018, aura lieu dans moins d'un an. Une éternité, si l'on s'attache à la brûlante actualité du pays. Pourtant, de nombreux candidats se sont déjà déclarés, espérant concilier départ précoce et présence dans le sprint final.
Parmi les prétendants, Akéré Muna est sans doute celui qui a réussi le lancement le plus retentissant. Certes, l’avocat n’a pas de parti derrière lui. L’ancien bâtonnier se présente même à une présidentielle pour la première fois. Mais le fils de Solomon Tandeng Muna, ancien Premier ministre, ne manque pas pour autant d’expérience.
Voici de longs mois, bien avant qu’il officialise sa candidature, qu’il songe à imiter son ami le président ghanéen Nana Akufu-Addo, et à faire mieux que son frère Bernard, candidat malheureux mais auteur d’une belle campagne en 2011. Natif du Nord-Ouest, il est pour le moment le seul à pouvoir jouer la carte d’une naissance en zone anglophone, alors que la crise y sévit toujours.
Cinq autres régions sont à l’heure actuelle représentées. Trois ont déjà vu se déclarer deux candidats : l’Ouest, avec Corantin Talla (l’ancien Général Schwarzkopf, exilé aux États-Unis) et l’agronome Bernard Njonga ; le Centre, avec l’entrepreneur Jean Blaise Gwet et le jeune Cabral Libii ; et le Littoral, avec Serge Espoir Matomba et Paul Éric Kingue. L’Est et l’Extrême-Nord, respectivement avec Olivier Bilé et Garga Haman Adji, tous deux déjà présents en 2011, devraient également être de la partie.
Les poids lourds attendent encore
Le casting de la présidentielle 2018 reste toutefois incomplet. Sur fond de crise anglophone et de bataille au sujet de la succession ou non de John Fru Ndi, le Social Democratic Front (SDF, opposition) n’a pas encore dévoilé ses plans et a reporté le congrès qui devait décider de l’avenir du parti. Le chairman, candidat en 1992, 2004 et 2011, peut-il rempiler ? Va-t-il passer la main à Joshua Osih, son vice-président, qui avance désormais caché ?
Quoi qu’il en soit, le candidat socialiste devrait avoir en face de lui Maurice Kamto, l’ancien ministre de la Justice, aujourd’hui président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, qui ne fait pas mystère de ses intentions.
Adamou Ndam Njoya (Union démocratique du Cameroun), Kah Walla, Cameroon People Party) ou Jean-Jacques Ekindi (Mouvement progressif) devraient eux aussi en être une nouvelle fois.
Quant à Bello Bouba Maigari, ancien Premier ministre, ministre du Tourisme et président de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), rien n’est en revanche encore fait. Une partie de ses militants l’y pousse mais il pourrait choisir, comme en 2011, de soutenir le candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir).
Quid de Biya ?
Reste Paul Biya. Le chef de l’État, 84 ans et au pouvoir depuis 1982, n’a pas dévoilé ses intentions. Pascal Messanga Nyamding, cadre du RDPC, a même osé annoncer qu’il se porterait lui-même candidat… tout en précisant qu’il concourrait uniquement si le président choisissait de ne pas se représenter. Mais cela tient d’une hypothèse particulièrement hasardeuse, voire totalement improbable, auquel personne ne croit aujourd’hui.
Selon les textes, le candidat naturel à l’élection est en effet le président national du RDPC. Un poste occupé sans contestation depuis 1985 par un certain… Paul Biya, qui ne montre aucune intention de lâcher les rênes. Pour beaucoup d’observateurs, le président sortant a d’ailleurs déjà débuté sa campagne lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations féminine.
Commentaires
Lire aussi
Christian Ndjock : « Les prémices d’une confrontation ethnique »
MRC : Mengue promet de ne pas troubler le 17 octobre
Clément Atangana, président du Conseil constitutionnel, est mort
FCC : le communiqué annonçant l'adhésion de Kamto est un fake
Willy Mengue veut interdire la convention du MRC
Convention MRC du 17 octobre : autorisée ou piégée ?
PCRN : Nourane Foster claque la porte, Cabral Libii lui souhaite « bonne suite »
Nourane Foster démissionne du PCRN de Cabral Libii
Impact-100 : 100 candidats, un parti secret, un pari risqué
MRC : la convention du 17 octobre déclarée, le pouvoir peut-il dire non ?
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
il y a un mois
il y a un an