Cameroun : Un «poisson d'avril» qui tourne mal à Mbalmayo
© Camer.be : Yolande Tankeu , Envoyée Spéciale à Mbalmayo | 01 avr. 2018 16:02:55 | 121036A malin, malin et demi a t-on coutume de dire ici chez nous. Nous sommes ce 1er avril 2018 à Mbalmayo. Alors que tous les habitants comme à l'accoutumée s'apprêtent à se rendre à l'église pour la célébration pascale, une histoire cocasse, drôle, vient d'animer les conversation dans les gargotes du coin qui ont très tôt ouverts ce matin à l'occasion de la fête de la pâques.
On le sait très bien et on ne cessera de le dire. Le poisson d’avril est une plaisanterie, voire un canular, que l’on fait le 1er avril à ses connaissances ou à ses amis. Depuis quelques années, ces canulars se retrouvent aussi dans les colonnes des médias, aussi bien en presse écrite, radio, télévision que sur la toile.
C’est ainsi que ce 1er avril au quartier Ngallan de Mbalmayo, dans le département du Nyong et So'o, région du Centre, des amis, en voulant se donner à la tradition, se sont bagarrés pour un poisson d’avril,
Les faits se sont déroulés ce matin entre des jeunes . C’était aux environs de 8 heures du matin,
Ce matin, S.N s’apprêtait à décapsuler sa première bouteille de bière quand, son portable s’est mis à sonner. Qui au bout du fil à cette heure si matinale? s’est-il interrogé. Il décroche et trouve que c’est sa copine qui habite dans la cour voisine qui lui demande de quitter la gargote car sa génitrice est à sa recherche depuis hier soir.
Quelque temps après, S. N s’est rendu compte que c’était faux. Il s’est rendu immédiatement chez sa copine. C’est ainsi qu’il apprendra que c’était un poisson d’avril. Mais, S. N n’a pas digéré cette plaisanterie avec au menu sa copine copieusement battue par lui-même.
Croyant que la dispute était terminée, S. N. a été attaqué par surprise et blessé à l’aide d’une bouteille par son ami. Les voisins ont jugé que cet acte était de trop et que la goutte d’eau venait de déborder le vase. Ils se disent être eux-mêmes en insécurité. C’est alors qu’ils ont sommé ces personnes de quitter les habitations sur le champ. Les choses se sont aggravées et il a fallu l’intervention de la Police pour calmer les jeunes et mettre de l’ordre.
Au finish, la Police et les deux persona non grata sont parvenus à un accord qui leur permet de ne plus fréquenter les gargotes et les buvettes de la ville très tôt les matins
Et ce poisson d’avril qui a mal tourné a donné l’occasion de découvrir l’autre visage des jeunes sans emploi dans nos villes qui n’ont pour hobbies que de s’offrir très tôt les matins et pendant toute la journée voire des soirées, quelques bouteilles de « molécule de la joie » pour chasser dit-on leur souci..
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