Le prix de la bière à augmenté ! « On va faire comment ? On va sauf que boire »
© Camer.be : BEN OWAY | 23 févr. 2015 06:42:47 | 6888Partie d’une simple rumeur, l’augmentation du prix de la bière est effective depuis le 16 février. Une semaine après, elle s’est subrepticement installée dans le quotidien des clients des Brasseries. Sans tambours ni trompettes, l’augmentation des prix s’est effectuée dans un domaine qui après le football se présente comme le principal refuge voire même un exutoire pour les Camerounais. Au bar, autour d’une bière, on noie les soucis, on évite le stress, on crée des amitiés, on se réconcilie, on noue des relations d’affaires. C’est dire l’importance que représentent les « alcools » dans le quotidien des Camerounais de la ville comme de la campagne.
En ce Dimanche 22 février, une semaine après l’augmentation des prix, les populations de Nyalla, un quartier de Douala vivent une journée ordinaire. Comme d’habitude, les débits de boissons sont pris d’assaut par les clients, les tables pleines de bouteilles blondes, on boit à bouche que veux-tu. Et pourtant le prix a augmenté ! Lancera un « gnoleur » beurré. Les autres « soiffards », comme un seul homme répondront en chœur « On va faire comment ? On va sauf que boire » La discussion va s’envenimer. Les gars le moment est mal choisi, il y a le Boko Haram qui hante et qu’il faut chasser de chez nous. C’est plus important qu’une simple augmentation de bière. Et puis, n’oubliez pas qu’il y a la loi antiterroriste, celui qui tente ? Ah ! A la fin, nous du « Sous Manguier Bar » considérons que l’augmentation du prix de la bière est notre effort de guerre de lutte contre le Boko Haram.
Ils ne croient pas si bien le dire les gars de Nyalla. En fait, la loi de finance 2015 adoptée et promulguée en Décembre 2014 prévoyait déjà que « La totalité de l'augmentation des prix à percevoir, ira directement dans les caisses de l'Etat, sous forme de droits d'accises et de TVA ». C’aurait été plus grave encore pour les consommateurs, cette loi préconisait « un montant des droits d'accises de 250F par litre de bière. Plus du double de ce qui était pratiqué jusqu'ici. Cette disposition avait pour conséquence immédiate une augmentation de 200 FCFA sur le prix de la bouteille de bière grand modèle et 100 FCFA pour le petit modèle » Cet écart aurait pour conséquence de créer un trou considérable dans le budget des irréductibles de la bière et partant dans le panier de leurs ménages.
Pour atténuer cet impact de la hausse au niveau du consommateur, à l'initiative des sociétés brassicoles, un comité Ad-Hoc a été mis en place par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Ces travaux ont débouché sur un arrêté conjoint MINFI/MINCOMMERCE signé le 12 février 2015. Les nouvelles dispositions relatives à cet impôt, et qui ont pris effet dès lundi 16 février 2015, ont permis de réduire considérablement la hausse des prix sur les bières et Alcools Mix. La secousse qu’on redoutait a ainsi été dissipée. En attendant, le prix de la bière à augmenté : à Nyalla on va sauf que boire.
Commentaires
Lire aussi
38 postes de contrôle, 17 pots-de-vin : le corridor en chiffres
Prometal décroche 26,2 milliards FCFA d'Afreximbank
Dette, détournement, impunité : le triangle camerounais
Cameroun : ARM veut relancer le gisement de Nkamouna
Douala-Yaoundé : 7 heures pour 240 km, le constat amer
SOSUCAM : l'offre kényane qui change tout
Le Cameroun a-t-il exporté de l'or vers l'Ouganda ?
Pourquoi la production pétrolière du Cameroun baisse encore
Dette Cameroun : quand emprunter devient plus cher que rembourser
Vente Sosucam : la fille de Castel s’oppose à Yaoundé
Canal de vie
POINT DU DROIT
partenaire
évènement
vidéo de la semaine
vidéo camer
il y a une semaine
il y a un mois
il y a un an