Le président de la transition Dioncounda Traoré rentré au pays, vendredi dernier a commencé les consultations mardi, comme il l'avait annoncé dans son message à la Nation du dimanche, pour former un gouvernement d'union nationale..Il a reçu les délégations respectives des différents regroupements politiques du pays, nés après le coup d'Etat du 22 mars 2012. Il s'agit de l'Alliance des démocrates patriotes pour une sortie de crise (ADPS), la Convergence pour sauver le Mali ( CSM), la Coordination des organisations patriotiques du Mali ( COPAM), et le Front uni pour la sauvegarde de la République et la démocratie (FDR).
Les représentants de ces regroupements politiques se sont dits confiants de cette rencontre avec le président Dioncounda Traoré et certains ont déclaré que ses propositions étaient pertinentes.
Pour le représentant de l'ADPS (regroupement de l'ancien Premier ministre Soumana Sako), il ne s'agit pas aujourd'hui d'une question de partage de gâteau, mais de partage de fardeau. La tendance a dit sa disponibilité à participer dans le gouvernement d'union nationale.
Pour le représentant de la Convergence pour sauver le Mali ( CSM), Me Mountaga Tall, la question de formation du gouvernement est certes importante, mais le Mali est encore plus important. Au cours de cette rencontrant avec le président Dioncounda, « nous avons parlé du Mali et le Mali comporte aussi le gouvernement », a déclaré Me Mountaga Tall.
La Coordination des organisations patriotiques du Mali (COPAM) à travers Hamadoun Amion Guindo a trouvé que les nouvelles propositions de Dioncounda, comme la création d'un Haut Conseil d' Etat (HCE), est « une très bonne contribution qui vise à l' apaisement du climat social dans le pays. C'est une position que nous partageons bien avec lui », selon ce représentant de la COPAM, un regroupement qui a soutenu le coup d'Etat du 22 mars 2012.
Le Front uni pour la sauvegarde de la République et la démocratie (FDR), le camp anti-putsch, qui avait réclamé la démission du Premier ministre Cheick Modibo Diarra et la formation d'un gouvernement d'union nationale, a souhaité qu'il soit « ouvert à tout le monde, afin que les femmes et les hommes réellement engagés pour ce pays se retrouvent », selon l'ancien ministre Ibrahima Ndiaye.
Selon des informations proches de la présidence, parallèlement à ces consultations, Dioncounda Traoré a obtenu de la CEDEAO la prorogation de dix jours du délai imparti pour la formation de ce gouvernement, qui expirait ce 31 juillet. Le 7 juillet dernier, lors de sa réunion à Ouagadougou, le groupe de contact de la CEDEAO sur le Mali avait fixé au 31 juillet le délai pour mettre en place un gouvernement d'union nationale, en intégrant les partis politiques pour avoir la légitimité de reconquérir le Nord occupé par les islamistes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique ( Aqmi)
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