Belgique- Cameroun- Diaspora: UN 20 MAI CITOYEN POUR DIRE NON A LA GUERRE AU CAMEROUN :: BELGIUM

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Il s’agira donc dans un premier temps d’aller manifester devant l’ambassade du Cameroun pour dire NON ! à la guerre et OUI ! au dialogue, ainsi que manifester notre solidarité envers les victimes innocentes des exactions de l’armée camerounaise dans le NW-SW, mais aussi, j’insiste, envers les familles des pauvres militaires qui tombent au front dans une guerre inutile.[...]

Moïse Essoh bonjour. Vous revoici sur Camer.be, pour présenter l’activité citoyenne que vous organisez ce dimanche 20 mai à Bruxelles. De quoi s’agit-il ?

Bonjour et merci de me donner l’occasion de le faire sur votre site. En fait, comme chacun le sait, le 20 mai est la date de la fête nationale du Cameroun. Une date choisie en raison du référendum de réunification du Cameroun occidental et du Cameroun oriental comme on disait à l’époque. Or nous constatons tous le contexte de plus en plus explosif qui sévit dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays. Une situation où la réponse violente et liberticide du régime de M. Paul Biya aux légitimes revendications sociales de nos compatriotes anglophones – j’insiste sur le mot « sociales » - a entraîné une radicalisation de l’opinion publique dans ces régions. Au lieu d’entamer directement un véritable dialogue avec les représentants de la société civile comme des Me Agbor Balla, il les a d’abord fait emprisonner, il a déplacé des médecins dans des zones sans matériel médical, etc. En conséquence, la très infime minorité de compatriotes qui depuis longtemps réclament la sécession a vu ses rangs grossir au fur et à mesure que les forces de l’ordre de M. Biya ont tenté, comme elles ont l’habitude de faire chez les « francophones », de mater ces revendications par la force. Sauf que là, plus l’armée tue, brûle les villages et venge aveuglément ses morts, plus les jeunes se radicalisent et redoublent de provocations. Nous sommes là dans une spirale sans fin, où seuls les très nombreuses victimes civiles, des femmes, des vieillards et des enfants, paient les pots cassés de leur vie. Sans oublier les dizaines de vaillants soldats qu’on envoie tuer leur propre population et qui se retrouvent piégés à mort dans des embuscades de guérilla.

Voilà la situation actuelle. Pour s’en sortir, il faut deux choses fondamentales : un cessez-le-feu et un dialogue inclusif. C’est pour cela que nous appelons toutes les Camerounaises et tous les Camerounais à venir manifester massivement devant l’Ambassade ce 20 mai à 15H00, pour réclamer de la part du régime de cesser immédiatement la répression aveugle des populations et ouvrir un dialogue national inclusif avec toutes les parties qui se manifesteront pour trouver une solution à cette crise.

D’accord, mais peut-on dialoguer avec des gens qui utilisent des méthodes terroristes et qui ne se reconnaissent plus comme Camerounais ?

D’abord, quand nous disons Dialogue National Inclusif, nous ne visons pas que les compatriotes qui se réclament de l’Ambazonie. Nous visons tous les compatriotes de toutes les régions du Cameroun, car il est évident qu’un tel dialogue va sans doute accoucher aussi de la forme de l’Etat qui peut résoudre la situation actuellement. Donc ce n’est pas seulement une affaire de soi-disant « Ambazoniens ». Ceci dit, on ne doit pas les excllure parce qu’une solution sans eux est une solution partielle, qui pourrait ne pas tout résoiudre. A la rigueur, il vaut mieux que ce soit eux-mêmes qui refusent le dialogue, ce qui permettrait alors de prendre officiellement acte de leur propre exclusion du jeu politique. Mais ce n’est pas aux autres Camerounais de les exclure. Il faut comprendre que parmi eux, la grande majorité qui les a rejoints l’a fait à cause des mauvaises réponses apportées par le régime de Biya à leurs revendications, qui n’ont pas toujours été politiques. Je suis persuadé que s’ils acceptaient de se mettre autour de la table, nous serions étonnés des positions qu’ils défendraient par rapport à aujourd’hui.

Mais ils ont commis des crimes notamment contre les soldats ! Ils doivent être jugés et condamnés !

Pas de soucis avec cela. Il faudra juste alors aussi juger et condamner de la même façons les éléments des forces de l’ordre qui ont massacré les manifestants pacifiques des régions anglophones depuis novembre 2016 que cette crise a commencé, ainsi que leurs commanditaires politiques. Je vous dirai même que si on doit aller dans ce sens, moi, ça m’arrange, parce que le régime et la soldatesque de M. Biya devra aussi se retrouver sur le banc des accusés aux côtés des bandes armées violentes qui commettent des crimes contre l’autorité publique. Mais vous voyez lors que dans ce cas, on n’est pas sorti de l’auberge. Le problème est donc d’abord de discuter, et ensuite de statuer ensemble sur ce qu’on fait de ceux qui, dans les deux camps, ont commis des crimes de sang. Le Cameroun ne sera pas le premier pays à gérer ce genre de situation. Nous voulons juste éviter que cela ne se fasse qu’après des mois de guerre et des milliers de morts.

Revenons donc à la célébration citoyenne. En quoi consistera-t-elle ?

Il s’agira donc dans un premier temps d’aller manifester devant l’ambassade du Cameroun pour dire NON ! à la guerre et OUI ! au dialogue, ainsi que manifester notre solidarité envers les victimes innocentes des exactions de l’armée camerounaise dans le NW-SW, mais aussi, j’insiste, envers les familles des pauvres militaires qui tombent au front dans une guerre inutile. Parce que nous condamnons de la même façon les derniers appels au meurtre lancés par certains soi-disant Ambazoniens contre les civils francophones.

Dans un second temps, il s’agit d’une soirée culturelle patriotique pendant laquelle une exposition sera présentée sur les origines du Kamerun et sentiment nationaliste kamerunais. D’où vient ce pays que nous voulons maintenir uni ? Sachons que le Kamerun a plus de 100 ans, car le sentiment national camerounais date des années 1915. C’est cela qui va être rappelé. Comment, à partir d’un tracé arbitraire sur un bout de papier en 1885 à Berlin, une véritable Nation, au sens politique du terme s’est forgée dans la résistance contre l’occupation allemande. Et pourquoi ce patrimoine et cet héritage nationaliste doit être absolument préservé et étendu au reste de l’Afrique, par l’union et non par la division. Il y aura beaucoup à apprendre dans cette exposition. Puis il y aura aussi quelques représentations culturelle et pour assouvir notre faim pendant la soirée, un plat traditionnel bénino-togolais, mais qui a été adopté par les Camerounais et qui est devenu un plat national camerounais, les beignets-haricots, mais cette fois-ci avec le paf, ou koukourou, bref, la bouillie. Pour retrouver les sensations du pays qu’on aime.

L’ambassade va également organiser une réception ce même jour…

Oui, justement, nous appelons les Camerounais, dans ce contexte de guerre civile, à refuser pour une fois d’aller festoyer avec l’argent du contribuable camerounais anglophone (car c’est aussi avec leurs impôts qu’on organise tout ça) alors qu’on est en train de brûler son village, de le chasser de sa maison, de le massacrer. Par humanisme, pour notre propre dignité et pour celle des victimes, je les invite à refuser d’y participer cette fois-ci. Et s’ils y consentent, de plutôt venir avec nous commémorer ce Kamerun uni qui doit le redevenir dans l’âme, et marquer notre solidarité, à nous majoritairement francophones, avec nos compatriotes et frères/soeurs anglophones, Camerounais comme nous tous, et victimes d’exactions aujourd’hui ainsi que des familles de soldats.

Voilà.

© Camer.be : La Rédaction Avec Benoît Joël Essama

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