CAMEROUN :: Le sous-prfet casse les cabarets de bilbil  GAROUA :: CAMEROON

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La décision fait suite au décès d’un enfant ébouillanté dans une marmite de bilibil.

Quartier Camp Carreaux, ce dimanche matin, 15 octobre 2017. Des morceaux de canaris brisés jonchent encore le sol de ce qui est devenu un «quartier fantôme» dans l’arrondissement de Garoua 2. Sur les visages des habitants rencontrés sur les lieux, on lit la consternation et l’incompréhension, après la destruction du matériel de production de bilbil par les autorités administratives la semaine dernière.

«La brutalité avec laquelle tout ceci s’est passé me surprend énormément», témoigne Pakagne, septuagénaire natif du quartier Camp Carreaux. «Ahmadou Hadjo habitait à quelques mètres d’ici et nous n’avons jamais eu de problème avec lui au sujet de la production du bilbil. D’où vient-il qu’aujourd’hui l’on nous interdise de produire cette boisson qui nous permet de gagner de l’argent pour nous nourrir et envoyer nos enfants à l’école ? » s’interroge le vieillard qui nous confie également avoir un fils étudiant en master 1 à l’université de Ngaoundéré dont les études sont financées par la vente du bilbil.

Dans un coin du quartier, un groupe de femmes s’active à sortir des effets à embarquer dans un pousse-pousse. «Nous ne savons plus quoi faire ici alors nous partons », nous avoue l’une d’elle. Elles sont au total une quarantaine de femmes productrices de bil-bil qui auraient déjà quitté le quartier. Les dernières encore sur place liquident la matière première périssable qu’elles ne peuvent malheureusement pas emporter dans leur exode. Pour les habitants du quartier Camp Carreaux, les raisons évoquées par François Mabaya Essomba, sous-préfet de l’arrondissement de Garoua 2, pour interdire la production et de la commercialisation du bil bil ne tiennent pas la route.

«Le sous-préfet avance comme raison le désordre urbain, l’insécurité, pourtant il existe un comité de vigilance dans ce quartier et c’est grâce à ce comité que de nombreuses personnes peuvent aujourd’hui circuler ici sans courir le risque de se faire délester par des agresseurs», fulmine un jeune membre dudit comité de vigilance. «Les gens tapis dans l’ombre ont manipulé le sous-préfet », ajoute-t-il. Au domicile du chef de quartier, le djaouro Djonfabe Jacob, plusieurs femmes campent et attendent des réponses sur la suite des évènements et la conduite à tenir.

«Le sous-préfet a pris la décision d’interdire l’activité, alors mes populations et moi nous respections cette décision car nous ne pouvons pas nous opposer à l’autorité et à la loi. On attend que la tension baisse de part et d’autre, une rencontre est d’ailleurs prévue ce lundi à 8 heures avec les autorités», explique Djonfabe Jacob qui a été placé en garde à vue durant 48 heures dans le cadre de l’enquête ouverte après le décès de la petite Maïra, le 04 octobre dernier. En effet, alors qu’elle jouait avec son frère, Maïra Germaine va heurter une cuve de bil bil en refroidissement. Elle se fera bruler par le liquide mais va tout de même courir vers sa mère. Face à la gravité de la brulure, elle sera ensuite transportée à l’hôpital où elle décèdera trois jours plus tard.

Un décès non déclaré aux autorités par le djaouro et qui sera d’ailleurs l’ultime prétexte que va saisir le sous-préfet de Garoua 2 pour effectuer une descentente sur les lieux. François Mabaya Essomba va dans un premier temps interdire la production et la vente de bilbil. Mais face au refus des populations d’obtempérer, l’autorité administrative va réquisitionner les forces de maintien de l’ordre qui vont purement et simplement détruire tout le matériel de production et de distribution de bilbil existant dans le quartier.

A Garoua où l’affaire fait des vagues, les avis sont partagés. Pour certains comme le lawan de Camp Carreaux Mohamadou Midjawa, «l’autorité administrative a été assez tolérante. Car dans cette zone, il règne l’insécurité, l’insalubrité, la consommation de la drogue et les déchets de bil bil sont déversés dans le canal qui traverse le quartier. Ce qui pose un problème environnemental. » D’autres par contre fustigent la décision «maladroite» du souspréfet. «Avant de prendre cette décision, il aurait dû engager un dialogue avec les populations, la région passe des moments difficiles et donc, l'autorité administrative se doit de jouer le rôle d'encadreur des populations, de promoteur du vivre ensemble et de la cohésion sociale», estime une élite de Garoua 2.

© Source : LOEIL DU SAHEL : Ebah Essongue Shabba

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