ALLEMAGNE – CAMEROUN : CES INGREDIENTS QUI NOUS PERMETTENT DE REUSSIR NOS ETUDES UNIVERSITAIRES EN ALLEMAGNE :: GERMANY
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ALLEMAGNE – CAMEROUN : CES INGREDIENTS QUI NOUS PERMETTENT DE REUSSIR NOS ETUDES UNIVERSITAIRES EN ALLEMAGNE :: GERMANY

ALLEMAGNE ? CAMEROUN : CES INGREDIENTS QUI NOUS PERMETTENT DE REUSSIR NOS ETUDES UNIVERSITAIRES EN ALLEMAGNE :: GERMANY
ALLEMAGNE – CAMEROUN : CES INGREDIENTS QUI NOUS PERMETTENT DE REUSSIR NOS ETUDES UNIVERSITAIRES EN ALLEMAGNE :: GERMANY
En 2012, l’institut Goethe de Yaoundé publia une liste contenant le nombre de camerounais ayant pu obtenir un parchemin universitaire en Allemagne en cette seule année. C’est frappant de constater que le pays de Paul Biya dénombre 701 lauréats. À première vue, on pourrait se dire que ce n’est pas si grandiose, mais en valeur absolue, le Cameroun avec ce chiffre représente ainsi le major des pays africains dans la production des têtes pleines en Allemagne. Il est ainsi suivi par le Maroc et de la Tunisie qui comptent successivement 690 et 301 diplômés. Les camerounais seraient en quelque sorte des maitres d’arts dans le domaine des études universitaires, du moins, en ce qui concerne le pays du très célèbre Goethe.

Enfin, une statistique qui vient valoriser le Cameroun, qui, jusque-là, n’a pu être mis en avant exclusivement dans les domaines dénigrants comme la corruption, le sida, les crimes rituels, l’insécurité et plusieurs autres maux qui ne concourent qu’à dégrader l’image d’une nation. Au vue d’un tel classement, il y a donc lieu d’être en harmonie avec Calixte Beyala qui affirmait que « tout n’est pas si mal dans ce qui est réellement atroce » dans son roman La petite fille du réverbère. Ces révélations montrent clairement que même si le Cameroun semble être dans un naufrage, tout n’est pas complètement perdu, il y a encore des domaines à l’instar de l’éducation, qui peuvent être utilisés pour un éventuel sauvetage.

Tout de même, malgré cette statistique élogieuse, une partie considérable des étudiants camerounais en Allemagne reste désorientée, démotivée, mal conseillé… Elle prend le taureau par la queue et peine vraiment à s’en sortir avec dans les études. Ceci est une réflexion faite à la suite des informations glanées de toute part chez des personnes qui ont eu à scruter ou braver ce chemin. Allant de ceux qui ont pu finir leurs études en un temps record, en passant par ceux qui après tous les sacrifices n’y sont pas parvenus, et ont finalement capitulé. Cette analyse doit être considérée comme un support que tout étudiant en difficulté ou toutes autres personnes qui s’apprêtent à challenger ce défi qui est d’étudier en Allemagne, pourra consulter pour éviter certaines erreurs qui empêchent plusieurs d’entre nous d’exceller. Le souci est, d’apporter une aide aux nécessiteux, et tendre vers le cent pour cent, même si cela ne reste qu’un mirage.

Lorsque je m’aventure dans un tel exercice, je suis conscient de la contradiction que cela peut engendrer car les expériences qu’ont les étudiants camerounais dans les universités en Allemagne sont si multiples et divergentes. Il faut cependant élaborer une réflexion qui sert de support aux nouveaux étudiants qui arrivent dans cet autre système avec des règles très complexes, des interminables contraintes de part et d’autre. Les éléments les plus déterminants pour les études en Allemagne peuvent être grosso modo brossés comme suit :

La langue

Si nous considérons les études universitaires comme un bâtiment, il convient de puiser dans le jargon architectural pour dire que toute construction qui se veut stable, doit d’abord et avant tout avoir une fondation très solide. Dans le cas échéant de notre décryptage, la fondation est représentée par la langue de Goethe. En effet l’Allemand, comparé à la grande famille des langues latines, est une langue assez difficile, aussi bien à l’oral qu’à l’écrit. Elle est Caractérisée par des mots

« kilométriques », l’accumulation des consonnes qui lui impose une prononciation sèche et agressive. Malgré tous ses attributs qui n’incitent qu’au découragement, elle est pourtant le facteur incontournable qu’il nous faut braver pour espérer la réussite. Lorsque je parle de braver il ne s’agit pas tout simplement de réussir l’examen de langue, qui est une condition sine qua non pour être admis dans les universités allemande. Il ne s’agit non plus juste d’essayer de bricoler pour être compris par ses interlocuteurs, mais de vraiment mettre assez de temps dans l’apprentissage afin de très bien l’assimiler. Notre toute première erreur vient le plus souvent du fait que, nous voulons nous limiter à réussir l’examen sans véritablement comprendre la langue. Lorsque nous nous aventurons dans ce labyrinthe qui est le milieu universitaire, nous nous disons le plus souvent que c’est à l’université que la langue sera vraiment apprise. Or, il y a des rudiments qui ne peuvent être acquis que dans un centre de langue. Si ces rudiments ne sont pas maitrisés, ils resteront des lacunes que nous trainerons comme une maladie incurable jusque dans la tombe. Les cours à l’université sont pour la plupart très volumineux et il y a une carence de temps pour approfondir la langue comme on s’est fixe dès le départ. Chaque jour, des personnes que je qualifie de naïves, balancent des phrases du genre « l’Allemand n’est pas ma langue maternelle ». Utiliser une telle rhétorique pour justifier nos lacunes est tout simplement pathétique, surtout dans la mesure où personne ne nous a contraint de venir étudier en Allemagne. Apres une courte discussion avec une telle personne, force est de constater qu’elle maîtrise encore moins cette langue qu’elle dit être maternelle. Il est donc indéniablement plus facile pour un étudiant qui est aiguisé en langue de s’en sortir que dans le cas contraire. La base linguistique est d’autant plus importante car c’est le seul élément sur cette longue liste qui nous suit même après les études. La langue nous accompagne dans notre vie professionnelle, rend possible notre insertion sociale communément appelée intégration. Son caractère multifonctionnel nous démontre à suffisance que c’est la première arme que nous devons mettre dans notre gibecière si jamais nous allons à la chasse aux diplômes allemands. Comme aucune délicieuse soupe ne saurait avoir un seul ingrédient, l’élément cité plus haut est crucial, mais encadré par bien d’autres, qui, tous mis ensembles, permettent d’obtenir son parchemin après plusieurs années de dure labeur.

La filière universitaire

Etudier c’est d’abord s’inscrire dans une discipline universitaire. Le choix de la filière ainsi que celui de l’université est d’une importance qui ne saurait être balayée du revers de la main. Du haut d’un baccalauréat camerounais, nous sommes très enthousiastes et cet enthousiasme nous pousse à croire que nous sommes aptes à tout étudier. Cependant, force est de constater que plusieurs d’entre nous se trouvent obligés de changer de filière après plusieurs semestres parce que ça avance à pas d’escargot ou parce que nous avons mordu la poussière face matière. Cela est la résultante du mauvais casting, du fait que nous ne nous renseignons pas à fond sur notre filière ou encore au fait que nous surestimons nos capacités. Il est recommandé de rassembler autant d’informations que possible dans toute filière qu’on s’apprête à choisir. Apres avoir longuement échangé avec des étudiants qui se sont trouvés au moins une fois dans la situation décrite plus haut, le conseil que je donnerais personnellement aux nouveaux étudiants, c’est de choisir leur filière en fonction des prérequis et non de ses envies ou de ses rêves. Même si je reconnais que notre passion pour un domaine peut booster notre volonté et notre motivation, n’en demeure pas moins que si nous n’avons pas les petites bases pour y parvenir, nous avançons mains et pieds liés dans un gouffre. Dans une telle situation notre base qui est soit scientifique, littéraire ou technique ne doit pas être brandit en premier lieu, il faut être conscient de nos capacités réelle. Etre titulaire d’un baccalauréat littéraire par exemple ne nous prédispose pas la faculté a vite assimiler les langues. Le pouvoir doit

impérativement précéder le vouloir. Un tel choix fait en amont nous évite après quatre semestres d’abandonner pour recommencer dans une autre filière qui parfois est même plus coriace que celle que nous avons eu à faire au départ. Chaque université en Allemagne a ses règles, surtout en ce qui concerne le règlement des examens qui est plus utilisé sur l’appellation allemande de Prüfungsordnung. Je suis pleinement conscient du fait que quand nous commençons à l’université, le niveau de langue est encore assez dérisoire pour pouvoir lire et comprendre son contenu. Cependant, il faut toujours essayer de savoir à l’ avance quelle sont les exigences de chaque université avant de se lancer. Ceci nous permet de choisir par rapport à la pression que nous pouvons mieux gérer. Pour ne pas sombrer dans la théorie, nous pouvons de manière un peu plus pratique nous faire de telles réflexions:

Dans certaines universités, un examen se faire au plus deux fois, dans d’autres nous avons trois essais ou encore bien mieux dans d’autres universités nous pouvons composer autant de fois qu’on en a la force, voir même recomposer une matière déjà réussi juste pour améliorer la moyenne obtenue au précédent essai. A côté de ceux-là nous avons entre autre des systèmes d’examen dans lesquels après s’être enregistré pour une matière, nous avons un maximum de trois semestres pour réussir, c’est sans rappeler que le non-respect de ces consignes conduit direct à la suspension du matricule. Des tels exemples peuvent être énumérés à longueur de journée sans qu’on en épuise la liste. Il s’agit tout simplement de voir dans quel système nous nous sentirons plus à l’aise, car de manière honnête il n’y a pas d’option facile sinon tout le monde migrerais vers là. C’est notre capacité à nous adapter à l’un de ces systèmes qui peut nous éviter des surprises négatives. Avant nos études, il est préférable de discuter au préalable avec les anciens, car ceux-ci sont souvent en possession de ces petites informations qui déterminent notre devenir. Nombreux d’entre nous débutent les études sans se poser ces petites questions qui sont pourtant cruciales pour notre réussite. La plupart pose la première question concernant le système de l’examination seulement quand ils ont déjà trébuche face à au moins deux matières, et dans bien de cas il n’existe plus de moyens de recours. Agissons selon les recommandations de Sun Tzu qui dans l’art de la guerre déclarait « connais ton adversaire, connais-toi, et tu ne mettras pas ta victoire en danger ».

Le piège du Kaolo et le syndrome de Mercedes Daimler

Le kaolo en abrégé Ka est un mot purement invente par la diaspora camerounaise pour de manière globale désigner la situation d’un concitoyen qui a soit le titre de séjour à durée indéterminée, ou bien la nationalité du pays étranger dans lequel il réside. Il est l’une des choses les plus convoitées par les étrangers en Allemagne. Ceux qui le font veulent s’assurer d’une vie paisible sans le service des étrangers dans leurs bottes. Les étudiants qui se lancent à la chasse au Kaolo ne prennent cependant pas la peine d’analyser le revers de la médaille afin de comprendre que cela impactera négativement leurs études. Aussitôt que nous l’obtenons, nous nous couchons avec la douce satisfaction de ne plus être heurté par le Ausländerbehörder (Service des étrangers). Cela nous installe dans une situation de paresse inconsciente. L’homme est le plus intelligent des animaux mais, n’empêche qu’il a le plus souvent besoin de pression extérieure pour pouvoir atteindre les résultats escomptés. Tous les témoignages que j’ai pu recueillir à ce sujet m’ont convaincu que le Behörde en sa fonction de police contribue énormément dans notre réussite. Rien que le fait de savoir qu’il faut s’y présenter avec un nombre considérable de matières validées pour voir notre séjour être prolongé, nous oblige à redoubler d’efforts, à travailler d’arrache-pied. Nombreux sont ceux qui ont confessé le fait que, avant l’obtention de cette perle rare, avaient la profonde conviction que les études iraient comme sur des roulettes car ils seront plus concentrés dans la

mesure où, le stress du séjour aura disparu de leur liste d’inquiétude. Force est de constater que des années plus tard, très peu parmi eux réussissent à vraiment décoller. Ils se lancent dans les petits jobs font des petites affaires qui finalement prennent le dessus sur ce qu’ils sont venus faire en Allemagne. Même si ses bâtiments sont sinistres, son personnel rigoureux et quelques fois mal accueillant, le service des étrangers représente un atout non négligeable si nous voulons réussir, et vouloir le contourner revient à diminuer nos chances de réussites. D’aucun, dans le but de discréditer cette réalité, trouveront toujours, à titre d’illustration, dans leur entourage, des personnes qui ont malgré le Kaolo pu persévérer jusqu’à la fin. Cela est vrai, mais très peu peuvent faire preuve d’autant de discipline et de toutes les façons ceux qui auront réussi n’auront pas besoin des moyens mafieux pour obtenir ce fameux séjour. Ils le recevront par poste sans même en avoir fait une demande.

Un autre piège semblable est celui que j’évoquais dans une précédente réflexion. En effet le Syndrome de Mercedes doit être géré avec beaucoup de sagesse. Qui de nous n’a jamais été tenté de battre les cours ou un examen en brèche au dépend d’un job ? Nous sommes peut-être unanimes sur cette réalité qu’il est très difficile voire même impossible de se concentrer lorsque nous sommes traqués par les sociétés d’assurances, le bailleur, les opérateurs téléphonique pour ne citer que ces quelques exemples de sources de dépenses fixes mensuelles. Il n’en demeure pas moins que nous devons rester lucide et surtout savoir s’arrêter dans les jobs. « L’argent est un bon serviteur et un mauvais maitre ». Cette affirmation qui découle d’une déclaration du poète Horacle nous met suffisamment en garde par rapport aux conséquences de l’argent. Apres moins de deux ans en Allemagne, un jeune qui a la chance de gagner 5000 euros à Daimler-Mercedes ne pense plus trop en termes d’études. D’aucuns se renseignent déjà pour voir comment acheter le kaolo afin de s’assurer une résidence définitive en Allemagne. D’autres commencent à avoir des projets du genre il faut que je me construise au pays. Bref ils ont ce problème car ils ne savent pas très exactement comment ils vont dépenser de manière rationnelle tous ces sous qu’ils ont gagnés à la sueur de leur front. Pourtant si on se souciait de ses études, on pouvait se payer un an de loyer afin de rester concentré au maximum pendant les cours. De manière générale, faisons en permanence l’effort de ne pas sacrifier notre période de cours pour de l’argent. Pour ceux qui veulent s’offrir la marque Air max, des tablettes Apple ou bien des voyages aux caraïbes, c’est mieux de consacrer la période des congés pour le faire. Au cas contraire, nos envies vont être de plus en plus grandissantes et nous allons de manière progressive reléguer les cours au second plan et les mauvais résultats s’en suivront

Le choix de nos amis ainsi que nos activités extra universitaires

Durant toute la période que nous arpentons les couloirs du campus universitaire, nous sommes en compagnie des amis, et nous exerçons des activités extra-universitaires. Ces amis et ces activités, biens que ne paraissant pas en relation directe avec nos études, ont une part de responsabilité sur notre devenir. La mauvaise gestion de ces deux éléments ne peut que naturellement impacter négativement nos études. Il faut faire le bon choix en ce qui concerne les personnes avec qui nous passerons le plus de temps au quotidien. Ne pas se laisser entourer par les canards boiteux qui ont d’autres objectifs que réussir comme nous, car dans ce cas, ils ne nous donneront jamais un bon conseil et si nous sommes des esprits faibles ils nous entraineront dans leur déluge. Mon objectif n’est pas de créer la paranoïa entre les individus, cependant s’entourer de personnes qui ne parlent pas université ne nous propulse pas en avant car notre quotidien n’est pas au même diapason que le leur. Dans la même foulée, nos activités extra-universitaires bien qu’elles nous permettent de nous relaxer au quotidien, peuvent prendre le dessus sur ce qui est vraiment

crucial pour nous, c’est à dire la réussite. Je prends très souvent l’exemple du football que beaucoup d’entre nous pratiquons. Le football est la parfaite illustration d’une activité qui peut nous freiner au point même de nous dérouter de notre objectif. Si nous nous plaisons à jouer trois fois par semaines, cela n’est pas sans conséquences. Le soir après le retour des stades de jeux, nous sommes épuisés et dans l’incapacité d’ouvrir nos cahiers. Pour ne pas être incompris, je ne demande pas aux personnes d’abandonner ce qui leur procure du plaisir, tout en diminuant par la même occasion et de façon considérable leur stress, mais de juste faire la part des choses. Limiter nos sorties dans des boites de nuit ainsi que le temps que nous passons devant les réseaux sociaux car ce sont des moyens par excellence de consommation de temps qui est justement la chose dont nous en avons le plus besoin mais qui est une ressource limitée. Il est vrai que nous pouvons difficilement nous défaire de ces activités relaxantes mais rassurons-nous que la balance du temps pèse toujours en faveur de nos scripts.

Les pressions familiales

Notre famille est certainement la chose la plus merveilleuse dans notre existence. Malgré ce rôle central qu’elle a dans notre vie, faut savoir quelle peut se transformer en obstacle pour nous. Les pressions familiales sont à manager avec beaucoup de tact. Une fois atterrie en Allemagne, indénombrable sont ceux qui se métamorphosent en souffre-douleur pour leur famille en Afrique. Celui-là qui va à chaque fois brandir quelques billets vert pour solutionner des problèmes interminables qu’ont nos familles. Le but ici n’est pas de créer une discorde entre Soi et la famille, mais de leur faire comprendre de manière polie et subtile que ce qu’elle veut de nous ne contribue qu’à nous ralentir dans les objectifs que nous nous sommes fixés. Les heures supplémentaires qu’il faut faire dans les petits boulot d’étudiants pour pouvoir aider la famille est un temps plus que précieux que nous pouvons mettre à profit pour mieux réviser nos leçons. Au lieu de chercher à résoudre tout leur problème pour sauver la face et sauvegarder son statut de « nbengusite », soyons humble et honnête en leur faisant comprendre que le projet pour lequel elle vous a envoyé en Europe n’a pas encore abouti et par conséquent ne porte pas encore des fruits. En le faisant, nous nous épargnons des interminables coups de fils qui nous donnent que des insomnies et n’ont pour seul impact que de baisser notre niveau de concentration.

Remarques d’ordre général

Essayons de toujours former ou de nous insérer dans les groupes d’études déjà établis. L’une des maladresses que nous commettons est de nous croire peut être plus intelligent que les autres et de vouloir faire cavalier tout seul. Pourtant, les questions et les remarques des autres pendant une séance de révision ne peuvent que contribuer à améliorer notre compréhension. Ne dit ton pas que l’union fait la force? Ensembles, nous serrons toujours plus fort. Et quand j’évoque le fait de constituer des groupes d’étude, il ne s’agit aucunement de ne le faire qu’avec nos compatriotes camerounais, mais d’approcher tout camarade de classe et lui faire cette proposition en cas de besoin. Un très célèbre proverbe populaire dit : « qu’on ne nourrit pas la poule le jour du marché ». Bien qu’ayant l’air banal, cette conception des choses trouve tout son sens dans le milieu estudiantin, surtout quand les études se font dans une langue étrangère. De manière plus simple, il est recommander d’éviter les surmenages de la dernière minute car un bon examen se prépare depuis le premier jour ou les pieds ont foulé le campus. Attendre deux jours avant les examens pour vouloir tout emmagasiner est une grave erreur que nous commettons très souvent et qui ne peut avoir pour conséquence que l’échec. D’ailleurs, il y a des unités de valeur qu’on ne peut jamais réussir en procédant de la sorte à cause du volume et de la complexité dont ils font l’objet. Seul un travail régulier et continu peut nous mettre à l’abri des surprises négatives. Il faut donc éviter de se dire qu’on a encore assez de temps avant l’examen surtout qu’en Allemand, il faut parfois lire six à sept fois avant de pouvoir enfin mémoriser. Généralement, nous avons tendance à détester un enseignant quand la matière qu’il nous dispense nous parait très difficile. Un tel état d’âme est une erreur très grave à éviter. Il faut aller vers lui à tout heure, tout faire pour poser des questions, le « harceler », pour que de manière individuelle, il nous apporte plus d’explications. En se comportant ainsi, nous gagnons sa sympathie et croyez-moi, il ne nous laissera jamais tomber si une éventuelle exmmatriculation s’amusait à nous narguer. Il est très difficile pour un enseignant de plaider la cause d’un étudiant qu’il ne connait pas, à nous de nous faire connaitre pour en tirer profit le moment venu. Nous devons aussi entre autre trouver des heures et des lieux dans lesquels nous sommes au maximum concentrés pour pouvoir lire surtout que l’une des choses que j’ai apprise est qu’on peut toujours s’efforcer d’apprendre mais s’y prendre de la mauvaise manière. Le septième commandement du bonheur prescrit d’éviter la vraie faillite qui est le découragement. Un tel commandement doit nous accompagner au quotidien car si nous baissons les bras à peine le premier orage à l’horizon, rien ne nous sourira jamais car la réussite n’est rien d’autre que l’aboutissement d’une succession d’échecs. Ceux qui réussissent ne sont pas forcément les plus doués, c’est ceux qui ont pu d’une manière ou d’une autre garder les yeux braqués sur leurs objectifs même après avoir essuyé des affronts. Une des malices est de tout faire pour ne pas aller à un examen sans avoir une idée de la manière donc le l’examinateur structure son épreuve. Il y a des matières impossibles à réussir si nous n’avons pas au préalable un ancien examen. Cela vient du fait que le support de cour n’a aucun rapport avec l’examen et que nous pouvons bien lire toute une vie mais le jour de l’examen nous ne verrons que du vent. La distance entre notre domicile et le campus détermine également notre régularité à l’université. Avec les moyens de transport public qu’offre l’Allemagne, c’est possible de vivre à mille lieux de son université et la conséquence est que, après avoir passé des heures dans les trains ou les bus, nous rentrons le soir dépourvu d’énergie. Et comme si cela ne suffisait pas, nous n’arrivons pas à nous lever très tôt le matin pour y retourner. Surtout quand l’enjeu se limite à une matière et que nous sommes en période hivernale.

Tout un bouquin ne saurait apporter une solution générale et irréfutable à cette thématique, mais dans la vie en général, le secret de la réussite c’est de se lever tôt et bosser assidument. Se lever chaque jour étant prêt à affronter toutes difficultés qui nous fait ombrage.

© Correspondance : Djoufack Anicet Happy

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Très bons conseils; ce sont exactement le point communs de ceux qui ont atteints les objectifs universitaires mais professionellement il faut garder le cap et surtout en faire plus...

Chers intervenants,

Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Camer.be. Si votre site se veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.

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