AFRIQUE :: Dans ma religion ancestrale africaine, le paradis et lenfer nexistent pas

AFRIQUE :: Dans ma religion ancestrale africaine, le paradis et lenfer nexistent pas

AFRIQUE :: Dans ma religion ancestrale africaine, le paradis et l?enfer n?existent pas
AFRIQUE :: Dans ma religion ancestrale africaine, le paradis et l?enfer n?existent pas
Dans la plupart des communautés de l’Ouest Cameroun, à côté du culte voué aux ancêtres, il y a une variété de divinités mais au finish l’on distingue essentiellement deux dieux : Le dieu personnel et le dieu commun. Ici, les humains ne sont en aucun cas des prisonniers de ces deux dieux.

* Dans cette religion ancestrale, il n’y a de monde meilleur qu’ici-bas, et le travail et les efforts quotidiens des uns et des autres doivent les conduire à l’amélioration du bien-être social et du bien-vivre. Ceux qui ne s’illustrent pas par le travail ne peuvent imputer leurs échecs aux dieux.

* Les disparus ou les morts ne vont ni au paradis ni en enfer, car ces deux mondes n’existent pas ici. Bien que devenus physiquement invisibles, les morts ne quittent jamais les vivants. Ils sont connectés à eux au quotidien ; ils sont en constante communication avec eux.

* L’amour de l’autre est automatique et n’est pas dicté par la crainte d’un certain châtiment de l’ordre divin. L’autre est perçu comme je me perçois moi-même et mérite l’amour et la compassion dans l’adversité.

* L’entraide entre les membres des communautés bien que n’étant consignée nulle part erre sans cesse sur les consciences individuelles et collectives des pratiquants de cette religion comme une dure loi.

* La vie humaine est sacrée et exige un respect absolu, de même que le respect des droits et biens des autres.

* Les créatures de la nature sont à la disposition des humains. Toutefois, ceci ne signifie pas que tout est permis. Celui qui va tuer un animal domestique ou sauvage doit justifier son acte à la Mère Nature ; c’est pour se nourrir et nourrir les siens qu’il le fait. Il en est de même quand il s’agit d’abattre de grands arbres, de détruire des rochers, etc.

* On ne croise pas les bras ou se met à prier quand il y a des problèmes. On le fait étant debout, en agissant, en cherchant des solutions, puisque les dieux ne sauraient être des obstacles à leurs créatures.

* Dans cette religion ancestrale africaine, les humains ne sont pas un produit fini des dieux. Ils peuvent devenir ce qu’ils veulent. Le dieu personnel de chacun, le « Sií » ou « Símo » peut ouvrir autant de portes à son protégé, suivant la volonté, les efforts et la détermination de ce dernier.

* Dans cette religion africaine, le dieu personnel de chacun (suivant le caractère noble de la quête et l’éthique qui l’entoure) le Sií est obligé de prendre les doléances de son protégé et aller enjoindre au dieu commun, Sí, de les satisfaire.

Mais tout s’est assombri. De nos jours que ne voit-on de si étrange ? De plus en plus les membres de ces communautés s’éloignent de cette religion ancestrale, courent aveuglement et happent avec chaleur des hameçons spirituels et religieux étrangers et en deviennent de grands prisonniers.

Au jour d’aujourd’hui, en méprisant cette religion, les gens se sont ainsi ouvert les portes à tous les malheurs. Avec les religions étrangères, ils ont vu que ceux qui les ont apportées ont une facilité légendaire de piétiner et ôter la vie des autres. Alors, ni la vie des humains ni celle des créatures de la nature ne sont respectées, ne sont précieuses.

C’est pourquoi pour peu de chose l’on apprend ici et là que tel est mort, battu à mort, poignardé, empoisonné, fusillé, étranglé, etc. C’est pourquoi tuer de petits et grands animaux devient une partie de plaisir et un sport. C’est pourquoi un seul individu peut se lever et dévorer des hectares de forêt avec des scies à moteur et autres engins sans rien se reprocher.

Les populations ont pris assez de distance vis-à-vis de cette religion ancestrale africaine. Mais où vont-ils et que font-ils ? Ils marchent, ils courent à leur perte et à la perte de leur société. Ils se laissent prendre, ils se laissent paralyser, ils se laissent broyer et avaler.

Face aux problèmes, nombre de ces gens qui ont embrassé d’autres vies religieuses et spirituelles ne réfléchissent plus. Ils ont vendu leurs cerveaux à leurs gourous. Ils refusent d’agir et poursuivent la facilité, ils lèvent les mains vers le ciel, se résignent et bossent pour une vie meilleure après la vie. C’est de la trahison.

© Correspondance : Leon Tuam

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