Cameroun: Une prise de conscience ratée quand Mamadou et Bineta même devenus grands ne peuvent point entrer à l’université par le Prof. Vincent-Sosthène FOUDA :: CAMEROON
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Cameroun: Une prise de conscience ratée quand Mamadou et Bineta même devenus grands ne peuvent point entrer à l’université par le Prof. Vincent-Sosthène F
Dans sa lettre à Maurice Thorez, Aimé Césaire invite à assumer « nos luttes singulières », j’ai relu cette lettre il y a une heure.

En regardant la ligne que vient de franchir notre pays avec la désignation des membres de la Commission Nationale pour le Bilinguisme et le Multiculturalisme, je voudrais après avoir écouté et lu la nomination par le président du premier ministre Peter Mafany Mussongue et un des membres, en l’occurrence madame Angouing Ndanga au journal radio de la CRTV de ce jour 17 mars 2017, je voudrais dire avec force qu’il serait lâche de ne point prendre position, suicidaire de ne pas attirer l’attention des uns et des autres sur l’inutilité de cette commission et surtout souligner l’incompétence à venir de l’ensemble de cette commission.

Un fait à mes yeux capital est celui-ci : que nous, hommes de culture, de lettre, en ce moment précis de l’évolution historique de notre pays, devons, dans notre conscience, prendre possession de tout le champ de notre singularité et nous devons accepter d’assumer sur tous les plans et dans tous les domaines les responsabilités qui découlent de cette prise de conscience.

Singularité de notre « situation dans notre pays » qui ne se confond avec nulle autre.

Singularité de nos problèmes qui ne se ramènent à nul autre problème.

Singularité de notre histoire coupée de terribles avatars qui n’appartiennent qu’à elle.

Singularité de notre culture que nous voulons vivre de manière de plus en plus réelle.

C’est assez dire que nous sommes convaincus que nos questions, ou si l’on veut la question du bilinguisme et ou du multiculturalisme, ne peut être traitée comme une partie d’un ensemble plus important, une partie sur laquelle d’autres pourront transiger ou passer tel compromis qu’il leur semblera juste de passer eu égard à une situation générale qu’ils auront seuls à apprécier.

Le combat que nous menons, que nous avons à mener, est un combat singulier et en même temps autonome qui n'en est pas moins universel pour autant. Nous sommes fondés à lutter pour nos causes singulières, et les critiques que nous entendons à longueur de journée ne sont la plupart du temps que les traces de cet impensé gouvernemental à construire le nous-commun dont nous sommes les artisans et le gouvernement l’acteur qui doit l’implémenter.

Notre cri n’est pas une déclaration de guerre entre les anciens et les nouveaux, non ! Il est certain qu'il y a des différences. Un sociologue y verrait une différence de génération, de classe, et sans doute aussi d’ « ethnies », au sens où nous sommes des ethnicisés appelés à la citoyenneté, assumant ce qu'ils sont. Nous nous réjouissons qu'il y ait des membres de différentes ethnies qui structurent le Cameroun, tournés résolument vers la Nation, vers la citoyenneté. La Nation camerounaise ne saurait exister sans les Bakweri, les Moundang, les Eton, les Bassa, les Malimba, les Bakoko, les Fufuldé, bref sans les membres des 256 ethnies qui constituent le Cameroun aujourd’hui comme hier. Nous pensons même, suprême audace, que notre parole autonome doit être prépondérante dans ce domaine. For us, by us. La nomination ou la désignation des membres de la Commission Nationale pour la Promotion du Bilinguisme et du Multiculturalisme est un casus belli et une volonté de prostituer la pensée et la réflexion dans notre pays.

J’ai pris la peine de parcourir le CV de tous ceux qui ont été nommés dans cette commission, aucun n’a écrit ni en tant qu’étudiant ni en tant que chercheur une ligne sur le bilinguisme ou encore sur le multiculturalisme. Certains me citeront la dernière sortie du ministre David Abouem A Tchoyi. Le chef de l’Etat par cet acte s’est mis dans la sauce tout seul et personne ne trouvera des condiments pour lui. S’il y a une Commission qui ne devrait pas être une antichambre de la mort et ou un cimetière des politiques c’est bien cette commission qui devrait accueillir les universitaires et les journalistes car il s’agit de faire du terrain, de fouiller, de bécher, de ne laisser aucun coin où la main ne passe et repasse afin de libérer la parole et d’aider notre pays à construire son nous-commun. Car, comme le disait Mandela, « ce que vous faites pour nous, sans nous, est toujours contre nous ». Le chef de l’Etat en nommant les membres de cette commission et en écartant journalistes, universitaires, hommes de pensée a tout simplement réduit la pensée à la prostitution en voulant que ceux-ci soient entretenus par les politiques fourbes et galants d’où l’appel du pied du premier ministre Peter Mafany Moussongue. Mais il a oublié que Mamadou et Bineta même devenus grand ne peuvent point entrer à l’université, qu’un magistrat ne saurait être nommé commandant d’une région militaire et malgré toute sa bonne volonté ne saurait inviter les militaires à lui faire des suggestions. Non !

© Correspondance : Prof. Vincent-Sosthène FOUDA

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Mvog-Ada
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Devant le drame prétendument anglophone qui se déroule sous nos yeux , il serait vain de donner une thérapie sans avoir fait de diagnostique; ne nous enfermons dans un autisme "moral" qui nous empêcherait de regarder les réalités en face; ayons la modestie ou le courage de reconnaître que les Camerounais ne forment pas un peuple, mais un ensemble de peuples, chacun avec son identité historique ou culturelle; le seul rôle que doivent avoir les autorités est de permettre à ces peuples d'être liés par un destin commun , pas nécessairement , avec des structures étatiques
ou administratives identiques

Chers intervenants,

Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Camer.be. Si votre site se veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.

Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.

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