Cameroun: Il y a un an mourait Monique Koumateke et le pouvoir lançait une guerre ouverte contre les réseaux sociaux :: CAMEROON
Cameroun: Il y a un an mourait Monique Koumateke et le pouvoir lançait une guerre ouverte contre les réseaux sociaux :: CAMEROON

Cameroun: Il y a un an mourait Monique Koumateke et le pouvoir lançait une guerre ouverte contre les réseaux sociaux :: CAMEROON

Cameroun: Il y a un an mourait Monique Koumateke et le pouvoir lan?ait une guerre ouverte contre les r?seaux sociaux :: CAMEROON
Cameroun: Il y a un an mourait Monique Koumateke et le pouvoir lan?ait une guerre ouverte contre les r?seaux sociaux :: CAMEROON
Il y a exactement un an mourrait Monique Koumateke. Nous avons tergiversé pendant une semaine, sur son patronyme mais pas sur la gravité de l’événement que nous avons très vite perçu. Les réseaux sociaux ce jour-là se sont imposés comme le baromètre du peuple même avec un taux de pénétration inférieur à 5% d'Internet au Cameroun. Mais il a fallu compter avec 89% des abonnés qui tapent « Cameroun sur un moteur de recherche qui vivent hors du Cameroun » mais les faits sont là. La dépouille de Monique Koumateké gisait là, à même le sol, jambes écartés, ventre ouvert, la dépouille d’un des jumeaux entre ses seins ! Une émission sur Vision 4 a été interrompu, j’ai été interpellé et conduit à la délégation générale à la sureté nationale et interdit de prendre la parole devant l’hôpital Laquintinie à Doula ! La répression était lancée contre les médias sociaux, un an après Bamenda, Buéa sont privées de connexion !

Le gouvernement camerounais a cependant mesuré l’ampleur du drame et de l’émotion qui s’est emparée du peuple camerounais, le directeur de l’hôpital Laquintinie a été limogé, Rose Tacke 37 ans aujourd’hui qui avait tenté le geste désespéré dit avoir contribué à mettre à nu le système de santé publique au Cameroun ! Que de cacahuètes donc et rien d’autres car le système reste en place avec les mêmes défauts et la répression a redoublé partout sur l’ensemble du territoire national. Il y a un an, jour pour jour, j’ai écrit sur le triomphe du peuple, celui qui se contente de peu et se félicite des malheurs qui peuvent arriver aux plus nantis en se disant, « je me console que pour une fois, eux aussi puissent subir ce que nous autres endurons au quotidien. » Cette perception reste vraie encore aujourd’hui.

Oui, je me souviens du décès de mon grand-père. C’était à une époque où nous n’avions pas de morgue au Cameroun. Alors l'exposition de la dépouille ne pouvait excéder 2 jours. Quand on annonça le décès de grand père à une maman qui cultivait son champ pas loin de l'actuel emplacement du palais de l'unité (les terres appartenaient à mon bel oncle grand père de Yves Atanga journaliste à CT aujourd'hui -) Cette grand-mère eu cette phrase malheureuse qui structure la formation de mon être intellectuel – « Qui devrait alors mourir dans cette ville, dans ce village? Vous voulez vraiment que qui meurt dans ce village? Les pauvres comme moi? » Ma belle grand ‘maman qui pleurait s'arrêta nette, c'est ce qui m'a marqué d'ailleurs au fer rouge.

Le pauvre a son heure de gloire, le riche l'a compris, Jean de Dieu II Dissongo a été limogé, toutes les sirènes sont au hurlement, Monique Koumateke est ressuscitée, le Dr Ngo kana n'est plus morte, elle est dans les bras de son époux, Vanessa Tchatchou n'a-t-elle pas eu son bébé après le limogeage du directeur de l'Hôpital Gynécologique Obstétrique et Pédiatrique de Ngousso en 2012? Le corps médical de mon pays m’en veut toujours aujourd’hui pour ce limogeage dont on m’attribue la paternité. Je l’ai expérimenté encore jeudi dernier lors des préparatifs de l’enterrement de mon frère Charles Roger Abéga.

Tout le monde a oublié que cette nuit-là même, aussitôt les passations de service et de fonction effectuées, Vanessa Tchatchou fut expulsée comme une malpropre de cet établissement qui lui avait volé son enfant. Elle fut battue, traînée par terre comme une chienne en laisse. Ses cris devinrent inaudible pour les médias qui célébrèrent le lendemain l’acte salvateur et humaniste du chef de l’Etat pendant que Mutations ouvrait le procès du vagin de la jeune fille accusée de se livrer à la prostitution au Monastère des Bénédictins du Mont Febé dans les hauteurs de Yaoundé. Le combat était terminé, nous voulions collectivement le départ de Ndo Anderson, il était tombé, « vous voulez quoi, que le président lui-même démissionne? »

Aurait alors demandé Ngan Ngan un internaute depuis son Allemagne natale où il élève grassement ses enfants sur les efforts du peuple germanique. Qu'importe, nous avons eu la peau du Dr Jean de Dieu II Dissongo, le combat est terminé.

- VIVE LA MEDIOCRATIE

Depuis l'année académique 2007/2008, une nouvelle filière a fait son entrée dans le cycle « A » des divisions administratives et régies financières. Il s'agit de l'Administration hospitalière. Où sont ces administrateurs des hôpitaux ? Que font-ils dans les ministères pour lesquels ils n’ont jamais été ni recrutés, ni formés ! 70 administrateurs donc moins de 6% sont en poste dans les hôpitaux à se tourner les pouces pendant qu’on dépouille les hôpitaux de médecins pour leur confier des actes administratifs et financiers. Monsieur Fritz Ntoné délégué du gouvernement, ancien directeur de l’hôpital Laquintinie et aujourd’hui président du comité de gestion de l’hôpital reste solidement en place !

Le samedi 12 mars 2016, juste après le décès de Monique Koumateke, nous demandions la convocation des états généraux de la santé dans notre pays. Nous avions alors pensé que le gouvernement saisirait la balle au bond pour enclencher les réformes dont notre système de santé a tant besoin. Nous avons vu naître une commission Mbédé du nom de son président pour confirmer qu’il n’y a jamais eu d’erreur médical à Laquintinie et que le personnel avait été professionnel et humain. Les 87 familles qui ont confisqué le Cameroun depuis l’indépendance se soutiennent et ceci par tous les moyens et les nombreux morts n’y changeront rien.

Le drame de Laquintinie a un an et nous pouvons constater que rien n’a changé vraiment dans nos hôpitaux, que les promesses faites par le ministre ne furent que pour désarmer le peuple, celui-ci a baissé sa garde, l’ivraie a poussé à nouveau. Le prochain drame est-il si loin ? Non il s’en produit tous les jours, mais en intimidant, en privant les camerounais de leur liberté d’expression forgée par les réseaux sociaux, l’appareil répressif de l’Etat a réussi à installer au cœur de la misère du peuple le silence. Vive la médiocratie.

© Correspondance : Prof. Vincent-Sosthène FOUDA

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excamerounais
Cameroun: Il y a un an mourait Monique Koumateke et le pouvoir lançait une guerre ouverte contre les réseaux sociaux :: CAMEROON France (Divonne-les-Bains)
Poor Monique Koumateke, rest in peace !!!
Cameroon and Cameroon will never forget you.
There are still many here on this forum, like Gabson to justify the unjustifiable about your death. To mean that it's normal, nothing happened, it's routine.
Just as for the dead Eseka, they try to make it worth trying to explain the inexplicable.
You are robbed of your child in the hospital, no one is responsible
A poor woman and her newborn babies die within a hospital, they are accused of being responsible for their own death
A train is derailed and killed, passengers are blamed for embarking on this train

@Gabson, is this how things happen in your Germany ???
So this Cameroon is advancing and of which you say that it has surpassed all the countries using the Fr CFA
excamerounais
Cameroun: Il y a un an mourait Monique Koumateke et le pouvoir lançait une guerre ouverte contre les réseaux sociaux :: CAMEROON France (Divonne-les-Bains)
Pauvre Monique Koumateke, repose en paix!!!
Le Cameroun et les Camerounais ne t'oublieront jamais.
Ils sont encore nombreux ici sur ce forum, à l'instar de Gabson à justifier l'injustifiable au sujet de ta mort. A vouloir dire que c'est normal, il ne s'est rien passé, c'est la routine.
Tout comme pour les morts d'Eséka, ils tentent vaille que vaille à trouver d'expliquer l'inexplicable.
On vous vole votre enfant à l'hôpital, personne n'est responsable
Une pauvre femme et ses nouveaux-nés meurent dans l'enceinte d'un hôpital, on les accuse d'être eux-mêmes responsables de leur mort
Un train déraille et fait des morts, on s'en prend aux passagers en leur reprochant d'avoir embarqué dans ce train

@Gabson, est-ce ainsi que les choses se passent dans ton Allemagne ???
Voilà donc ce Cameroun qui avance et dont tu dis qu'il a dépassé tous les pays utilisant le Fr CFA

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