Cameroun: Message aux femmes pour la journe Internationale de la Femme 2017 par le prof Vincent-Sosthne FOUDA prsident du MCPSD :: CAMEROON

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Cameroun: Message aux femmes pour la journ?e Internationale de la Femme 2017 par le prof Vincent-Sosth?ne FOUDA pr?sident du MCPSD :: CAMEROON
Cameroun: Message aux femmes pour la journ?e Internationale de la Femme 2017 par le prof Vincent-Sosth?ne FOUDA pr?sident du MCPSD :: CAMEROON
« En faisant avancer les droits de la femme, nous stabilisons nos foyers et construisons la famille d’aujourd’hui et de demain » Camerounaises de tous âges et de toutes conditions, de nos villages et de nos villes, d’une rive à l’autre de notre beau pays, chères compatriotes,

C’est avec plaisir que je vous souhaite en ce 8 mars 2017, une bonne journée Internationale de la Femme. Journée que vous soulignerez avec éclat afin de célébrer les avancées dans votre combat pour l’égalité des genres.

Le thème de cette année, « Les femmes dans un monde du travail en évolution : pour un monde 50-50 en 2030 » rappelle à suffisance que l’égalité des genres est loin d’être acquise dans le milieu du travail mais également dans tous les compartiments de la vie. Les femmes sont toujours sous-représentées quand elles le sont dans toutes les instances dirigeantes de la société au Cameroun, leurs compétences à peine reconnues, elles sont reléguées a des postes et des tâches subalternes.

Mais en même temps il est important pour nous que nous sortions du folklore que représente dans l’esprit et dans les faits la journée internationale de la femme pour nous inscrire durablement dans la Journée Internationale des droits de la femme qui n’est pas une journée de constat et ou de revendication, mais d’expression des acquis en matière de droit et le droit va avec les obligations.

C'est une constante dans l'étude : les femmes se sentent plus heureuses si elles sont en couple. À la question « vous sentez-vous heureuses ou très heureuses (happy ou very happy) ? », 71 % répondent « oui » dans le monde. Un taux qui grimpe à 77 % lorsqu'elles sont en couple et descend à 65 % pour les célibataires. Le Cameroun se situe dans cette moyenne (70 % des femmes se disent heureuses, 83 % pour les femmes en couple, mais seulement 38 % pour les célibataires). Voilà pourquoi nous

devons nous efforcer de consolider les bases de la famille, gage de la stabilité de notre société et du bonheur des uns et des autres.

J’ai pris l’habitude depuis une dizaine d’années d’échanger avec vous sur différents thèmes directement liés à vous, à votre épanouissement, à votre insertion professionnelle, je suis conscient que ces thématiques abordées ne sont pas exclusives à la femme, bien au contraire, elles épousent le genre humain tout entier, mais leur écho est plus visible chez la femme à cause des habitudes qui ont la peau dure ou alors parce que nous ne nous donnons pas le temps nécessaire à l’explication et à la formation. Un couple est équilibré quand les deux parents peuvent subvenir aux besoins du ménage, quand la femme travailleuse à l’extérieur n’est pas soumise à un harcèlement en permanence tant sur le plan salarial que sexuel. Ce sont des thématiques que nous devons aborder sans faux-fuyant.

Le travail est un commun dénominateur et une condition de toute vie humaine en société, parce que le travail humain consiste à créer de l’utilité et la femme comme tout humain est nécessaire à la transformation du monde. Travailler ce n’est donc pas seulement s’occuper, ce n’est pas seulement lutter contre la précarité c’est donner une orientation au futur en agissant sur le présent. La femme y a toute sa place. J’ai par le passé condamné toutes les violences faites à la femme, j’ai aidé dans mes combats et mon engagement politiques à faire avancer ses droits et aujourd’hui encore je voudrais redire que la virilité ne doit pas s’ériger en droit du conquérant.

Le Mouvement Camerounais Pour la Social Démocratie (MCPSD) voudrait avec votre soutien renforcer les droits de la femme mais surtout les faire passer dans les faits dans notre pays et réaffirme par ma voix toute sa détermination à lutter contre les violences faites aux femmes. Ainsi, nous réitérons ces propositions faites il y a quelques années, à savoir :

1. La création dans les Maisons de la Femme de notre pays de « Référents violences » pour aider les femmes sur l’ensemble du territoire national dans leurs démarches administratives, sociales et judiciaires. Des plates-formes d’écoute téléphonique et physique encadrées par les assistantes sociales et la police, des actions menées à la fois par des instances gouvernementales et associatives.

2. Dans les marchés et autres lieux de grande fréquentation, une dynamique Espoir aux Femmes avec des intervenantes sociales dans un but de sensibilisation et de répression.

3. Au niveau de la justice, une loi renforçant la protection des victimes, la prévention et la répression des violences faites aux femmes. Nous devons introduire dans notre loi une ordonnance de protection qui permettra au juge de décider sans délai de mesures de protection des victimes, en amont ou en dehors du dépôt de plainte. Dans le cadre de cette ordonnance, toutes les femmes pourront bénéficier de l’aide juridictionnelle, sans aucune autre condition.

4. Afin de protéger les mineures menacées de mariage forcé ou de mutilations sexuelles (excision, repassage des seins) nous nous devons d’associer nos chefferies traditionnelles à cette vaste campagne.

Il est temps de nous auto-éduquer en posant un regard différent sur nos mères, sur nos sœurs, sur nos filles, sur nos épouses, sur chaque femme camerounaise. Pour cela, une réelle volonté politique est nécessaire, une politique publique pour la reconnaissance de l’apport des femmes dans notre pays.

Aujourd’hui, nous devons parler des femmes avec elles, nous devons reconnaître leurs droits, parler avec elles de la place qui est la leur dans tous les compartiments de la vie car, la femme consommatrice d’autrefois est aujourd’hui dans plusieurs cas, chef de famille.

Femmes camerounaises, travailleuses et volontaires, gardiennes du foyer, au moment où les valeurs de l'amour sont mises en péril dans notre pays, et que le vivre ensemble camerounais est mis à rude épreuve nous parions sur vous ! L’avenir du Cameroun dépend de vous, épouses, mères de famille, premières éducatrices du genre humain dans le secret de nos foyers. Chères mères, sœurs, épouses et filles, continuez à insuffler minutieusement à notre société l'énergie dont elle a besoin pour les importants changements sociaux à venir.

Bonne fête à vous mesdames, c’est de vous que nous attendons la meilleure partition pour que vive dans notre pays, la paix, le travail, et la Patrie !

C’est avec vous que doit vivre le Cameroun un, debout et fier pour toujours !

© Correspondance : Vincent Sosthne Fouda, Prsident Du MCPSD

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