CAMEROUN :: Discours DE FIN D’Année : Biya oublie l’insalubrité de Yaoundé :: CAMEROON
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En n’accordant point la moindre attention dans son message de fin d’année aux millions de citoyens de la cité capitale qui vivent depuis plusieurs mois dans un environnement d’une insalubrité publique quasi permanente, le président de la République montre bien qui est loin des soucis quotidiens et immédiats de ses concitoyens, même ceux de la capitale dont il est aussi le premier habitant.

Depuis plus d’un mois, l’atmosphère est presque irrespirable dans la presque totalité des quartiers de Yaoundé. De Mimboman à Bastos, d’Elig Essono à Nkol Bisson, ou encore d’Etoudi à Biyem- Assi et Mendong, en passant par Carrière, Mokolo, Elig Effa, et autres, aucun coin de la capitale camerounaise n’échappe aux montagnes d’ordures ménagères. Dans certains quartiers, notamment à Nylon Bastos, où vivent nombre de diplomates étrangers, les immondices se sont tellement entassées qu’ils finissent inéluctablement à réduire la chaussée. C’est aussi le cas au lieu-dit Biscuiterie à Obili, une des citadelles d’un désordre urbain chronique, du fait des agences de voyages, à l’origine de multiples embouteillages, et qui voit son étroite chaussée prise d’assaut par les ordures nauséabondes.

Ou encore au lieu-dit Texaco Ecole de police, où un lieu de grande restauration populaire jouxte un monticule d’ordures ménagères où des cadavres de chiens servent de victuailles à d’autres chiens. Dans les marchés populeux tels ceux du Mfoundi, de Mokolo, et autres Etoudi, Biyem-Assi Acacias, les vivres sont servis pendant ces périodes de fêtes et bien avant, dans une insalubrité révoltante. On a le souvenir de ces vendeurs de poulets installés en pleine chaussée au marché dit 8ème et qui, après avoir débarrassé leurs produits des plumes et autres intestins, déversaient sur la route ces déchets d’une odeur insupportable.

Au Centreville, précisément à l’avenue Kennedy,  naguère l’une des plus prestigieuses de la ville ou encore devant un célèbre super marché derrière le boulevard du 20 mai, la situation n’est guère plus reluisante. Les eaux usées retrouvent les montagnes d’ordures, où précisément les enfants de la rue viennent chercher leur pitance quotidienne. L’atmosphère est pestilentielle pratiquement partout dans la ville, et les Yaoundéens n’arrivent plus à se déplacer sans se boucher les narines qui sont constamment agressées par des odeurs nauséabondes.

Parler de la vie quotidienne

Mais qui donc depuis ces deux derniers mois ne connaît pas d’insalubrité dans son environnement immédiat dans la cité capitale ? Pratiquement personne. Riche, pauvre, enfant de la rue, bref tous les citadins de la ville aux sept collines n’échappent à l’invasion des poubelles. Mêmes les alentours immédiats du Palais de l’Unité (vous vous rendez bien compte !), où habitent le président de la République (c’est-à-dire la plus grande et la plus importante institution du Cameroun) et sa famille sont envahis par les ordures. C’est le cas de ces immondices que l’on trouve non loin du lieu-dit « Carrefour du Palais ». Pour s’en débarrasser, les riverains ont cru bon y mettre le feu. Au mépris des précautions les plus élémentaires de préservation de l’environnement, de l’hygiène et de la santé.

A l’observation, Yaoundé est sous un épais nuage de fumée toxique émanant des tas d’ordures en feu. Même les efforts des ouvriers d’Hysacam de ces dernières heures n’arrivent pas à résoudre ce grave problème. Alors, faire un discours de fin d’année et oublier de dire que Yaoundé, la capitale, la vitrine du Cameroun souffre d’une insalubrité désormais banale n’est pas acceptable de la part du président de la République. Oui, monsieur le Président camer.be! Et le président Biya doit comprendre, comme il l’avait saisi dans la période de son état de grâce, il y a 30 ans de cela, lorsqu’il parlait des choses qui concernent la vie immédiate et quotidienne de ses compatriotes, qu’il est à nouveau temps qu’il comprenne qu’il est à nouveau attendu sur ce genre d’aspect. Nous voyons d’ici les yeux écarquillés des thuriféraires du régime qui, à la lecture de ce propos, se disent sans doute que Le Messager fait dans du « non sérieux » en demandant au président de la République de laisser « les grands dossiers » de la République, pour vautrer dans l’insalubrité de la ville.

Oui, l’insalubrité  actuelle de Yaoundé doit fortement préoccuper le chef de l’Etat. Les Camerounais subissent en ce moment un poison lent du fait des tas d’ordures qu’ils sont obligés de brûler depuis plus de deux mois. Et le président de la République qui s’est adressé à la nation a choisi le silence sur un problème aussi sensible de santé publique. Pourtant c’est lui qui, un jour a dit : « tant que Yaoundé respire, le Cameroun vit ». Dans la situation actuelle, Yaoundé suffoque ; la ville dont André Fouda Anaba, de regrettée mémoire aura a été un super maire est en train de pourrir. Elle suffoque de ses mauvaises odeurs. Et on ne sait plus où  mettre le nez.

Au final, Le Messager se devait de faire ce constat et dire au président de la République qu’il a oublié, ou alors omis de parler de l’insalubrité de sa capitale. Son message de fin d’année aurait été à la fois plus constructif et plus plaisant s’il avait parlé de cette petite chose qui constitue pourtant pour lui un devoir régalien, à savoir améliorer la vie quotidienne des Camerounais. Au lieu de se perdre dans un discours émotionnel, dans lequel il a plus voulu rappeler aux « agitateurs fédéralistes » ou « sécessionnistes anglophones », que son régime a depuis choisi de réprimer brutalement, qu’il tient le bon bout. Il n’y a pas que ces adeptes de la sécession à qui l’immense majorité des Camerounais, y compris nos frères anglophones eux-mêmes ont déjà dit non à leurs velléités irrédentistes. Il y a aussi et surtout ces Yaoundéens que l’on a abandonnés dans l’insalubrité et qui doivent avoir le regard du locataire d’Etoudi.

© Source : Le Messager : Jean François CHANNON

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